Littérature générale

  • Cette Ballade raconte une magnifique histoire d'amitié entre un vieux luthier tchèque, Georg Henig, et un enfant de Bulgarie, Victor. Au-delà des sentiments et de la transmission du savoir, c'est l'amour de l'Art qui est ici chanté, et nous ne sommes pas près d'oublier la chanson du bois dont sont faits buffet et violons...À sa lecture, Tzvetan Todorov écrivit : « Cette Ballade est une petite merveille, un hymne à la musique en guise d'air de la liberté. C'est aussi un acte de combat, un livre politique dans le meilleur sens du mot. (...) Paskov sait brosser en quelques lignes des vignettes dignes de Woody Allen, extrêmement drôles et profondément mélancoliques. »Un enchantement.

  • Gioconda

    Nikos Kokantzis

    Nìkos, un adolescent, et Gioconda, une jeune fille juive, s'aiment d'un amour absolu jusqu'à la déportation de celle-ci à Auschwitz, en 1943. Un récit lumineux d'une initiation amoureuse, vibrant de naturel et de sensualité malgré la haine et la mort.

  • Dans la communauté très unie du Paradis, un bidonville délabré caché au milieu des gratte-ciels luxueux de Bangalore, cinq jeunes filles à l'aube de l'âge adulte forgent des liens indestructibles. Musulmanes, chrétiennes, hindoues, homosexuelles ou hétérosexuelles, toutes pleines de vie, ces filles s'aiment, s'acceptent sans réserve et partagent le peu qu'elles possèdent. Jeunes femmes marginalisées, elles sont déterminées à se transcender. Lorsque le gouvernement local décide de raser leurs huttes de tôle afin de construire un centre commercial, les filles et leurs mères s'y opposent. Ensemble, elles partent en guerre contre les bulldozers envoyés pour détruire leurs maisons et contre la municipalité qui aimerait que les familles comme les leurs restent à jamais cachées !

    Mathangi Subramanian est éducatrice et auteure. Née dans le Minnesota, elle a vécu plusieurs années à New Delhi. Diplômée de Brown et de Columbia, elle a déjà publié trois livres jeunesse/jeunes adultes. Les toits du paradis est son premier roman pour adultes. Elle est l'une des membres fondateurs de l'institut UNESCO Mahatma Gandi d'éducation pour la paix.

  • « Je l'ignore. J'ignore si l'oiseau que vous tenez est vivant ou mort, mais je suis sûre d'une chose : il est entre vos mains. Il est entre vos mains. »

    Toni Morrison, née en 1931 dans une famille d'ouvriers afro-américains de l'Ohio, est écrivaine. Elle a reçu le prix Pulitzer en 1988 et le prix Nobel de littérature en 1993. L'Aube publie ici le magnifique texte qu'elle a alors prononcé à Stockholm, illustré par Pascal Lemaître, et traduit par Benoîte Dauvergne.

  • Dans ce nouveau recueil, Nguyên Huy Thiêp nous offre un kaléidoscope de son immense talent ! Recourant à la métaphore historique comme à l'observation la plus aiguë de la société vietnamienne d'aujourd'hui, il décortique sans complaisance les mécanismes humains dans des textes presque atemporels : la pauvre petite Sinh, orpheline, sera enlevée par un merveilleux prince charmant ; le chef d'un village contaminé par les sauterelles retrouvera la buccine dont les accords foudroient les cruels insectes ; une célèbre poétesse du XVIIIe siècle consommera trois amants entre rire et larmes... Ce faisant, il fait oeuvre politique, même s'il s'en défend derrière un sourire malicieux.

  • « Il veut ce qu'il y a de plus simple, que leurs regards se croisent et que se renouvelle ce qui a toujours été. »
    Sur une petite île italienne, chaque été Giulia vient passer ses vacances. Et chaque été, elle y retrouve Salvatore. Au fil des années, l'amourette enfantine se mue en passion flamboyante. Le roman est alors sensuel, poétique. Mais il y a bientôt une ombre à ce tableau idyllique, et pas des moindres. Des naufragés échouent sur l'île. Des « migrants » qui portent en eux toute la détresse du monde, fracassant la bulle qui contient la merveilleuse petite île. Alors les gens se divisent, la politique entre en scène, les vrais visages se révèlent. Et Giulia et Salvatore grandissent, découvrant que le temps a la fâcheuse tendance de compliquer ce qui semblait pourtant évidence...

    Enzo Gianmaria Napolillo est né en 1977. Il vit entre Côme et Milan, et se consacre à l'écriture. Il est publié par les éditions Feltrinelli.

    « Enfin, un vrai nouvel écrivain italien ! » Il Sole 24 Ore

    « Un auteur qui prouve qu'il sait regarder l'âme humaine. » La Repubblica

    « Une prose de véritable écrivain. » La Provincia

  • Le Paon, c'est Pavline, un ancien serf qui a racheté au prix fort sa liberté. Devenu majordome au service de la propriétaire d'un immeuble divisé en appartements, dans le Moscou de la fin du XIXe, il fait régner un ordre impeccable. Sa vie est bouleversée quand il adopte puis élève une jeune aristocrate ruinée. Il finira par l'épouser pour qu'elle ne reste pas sans statut. Et surtout, il continuera à la servir et à la vénérer quand peu à peu elle reviendra vers sa classe d'origine, mais comme maîtresse d'un bel officier, un jour condamné à quitter Moscou pour la lointaine Sibérie... Le Paon se donnera corps et âme à cette aventure troublante, il s'exposera à des souffrances indicibles, se fera passer pour mort, mais demeurera inflexible dans son combat contre le mensonge et l'injustice.

    Nikolaï Semionovitch Leskov est né en 1831, honni par le camp progressiste, rejeté par les conservateurs. Il est mort en 1885. Tolstoï dira alors : "Le temps de Leskov n'est pas encore venu. Leskov est un écrivain de l'avenir."

  • Il a fallu deux ans à Maïssa Bey pour traduire en mots cette part muette de sa vie : son père mort sous la torture en 1957 pendant la guerre d'Indépendance, alors qu'elle avait sept ans.
    Son récit est splendide dans sa sobriété, la force de son évocation et l'absence inouïe de haine. Une leçon magistrale, qui l'a confirmée dans son rôle d'écrivain tout en mettant en avant son souci constant d'humanité.

  • "Bac Ky Sinh chantait avec simplicité, comme on parle. Je n'ai jamais entendu quelqu'un chanter de cette façon : sans artifice et sans effort, d'une voix indiciblement douce quand il s'agissait de souligner le sens d'un mot ou de faire vibrer une note ; une voix qui raconte sans trémolos et sans apitoiement les meurtrissures du coeur, les incertitudes de l'âme, où s'exhalent tour à tour la plainte de la solitude et l'impatience du désir ; une voix pleine, sans cesse sur le point de se briser telle une eau dans un récipient trop étroit, une voix d'où les mots tombent comme du miel."
    Comment mieux définir le style unique de Nguyên Huy Thiêp, qui nous raconte la force et la beauté des petites gens, ceux qui se débattent sans fléchir dans un monde luxuriant, certes, mais souvent si hostile...

    Nguyên Huy Thiêp vit à Hanoï, où il est né en 1950. L'intégralité de son oeuvre est publiée à l'Aube.

  • « Allez-y, dites Bismillah et suivez-moi. Mais d'abord, ­mettons-nous juste d'accord sur le fait que parler du mariage, des prétendants ou du recul de l'âge du mariage est très délicat en Égypte. »

    « J'ai beaucoup ri. C'est réellement le vécu d'une jeune fille dans sa quête d'un mari. J'ai eu l'impression de voir défiler les images de la scène du premier prétendant sous mes yeux ! » Agnès Debiage, librairie Oum El Dounia (Le Caire, Égypte).
    « On croyait rencontrer Bridget Jones, on se retrouve face à Gisèle Halimi. » Christophe Ayad, Le Monde
    « Épatant, à mourir de rire ! » Marie Colmant, I-Télé
    « Un roman savoureux. » Robert Solé, Le Monde
    « Une véritable peinture sociale dénonçant l'archaïsme d'une société. » Gazelle

    Ghada Abdel Aal est née en 1978 à El-Mahalla El-Kubra (Égypte) où elle travaille comme pharmacienne. Cherche mari désespérément est son premier roman - déjà traduit en plusieurs ­langues.

  • « L'histoire nigériane est l'histoire africaine, une histoire que nous écrivons nous-mêmes sans être pleinement conscients de ce que nous essayons de dire. »
    C'est parce qu'il pense ainsi que Diekoye Oyeyinka, dans ce premier roman, a choisi de nous raconter la naissance du Nigeria libre. Il le fait en donnant la parole au jeune Seun, qui, de retour au pays après des années de vie en Occident, va devoir renouer avec son histoire et celle du Nigeria, les deux étant inextricablement liées.
    Parfois, nous quittons Seun pour suivre d'autres destins - ceux d'Emeka, de Dolapo, ­d'Aisha -, et ensemble, c'est au Nigeria, ce géant africain, qu'ils donnent vie sous nos yeux. Le pays le plus ­peuplé d'Afrique, l'une des plus grandes puissances économiques du continent, gangrené par la corrup­tion, est à lui seul un personnage saisissant.
    Le lecteur n'a pas d'autre option que d'être happé par ce récit puissant, poétique, violent et foisonnant. Ne passez pas votre chemin : ce livre vous habitera longtemps.

    Diekoye Oyeyinka, né en 1986, a vécu sur trois continents. Il a passé ses quinze premières années au Nigeria et les dix suivantes entre l'Europe et les États-Unis. Diplômé de grandes écoles, il a travaillé auprès des Nations unies. Il vit aujourd'hui à Lagos où il écrit.

  • Daniel a un plan, une sorte de journal intime de l'avenir, dans lequel il anticipe toutes les étapes de sa vie. Parfois, il lui a bien fallu revenir en arrière et faire quelques ajuste­ments mais, globalement, tout se passe comme prévu. Jusqu'à ce que la crise frappe de plein fouet son pays, le Portugal, et au premier chef cette génération d'enfants de la Révolution des OEillets auxquels on avait promis que leur situation serait meilleure que celle de leurs parents. Daniel perd son emploi, son appartement. Sa femme et ses enfants doivent quitter Lisbonne. Ses deux meilleurs amis sont absents : l'un est enfermé chez lui, obsédé par les statistiques et profondément déprimé ; l'autre a été arrêté lors d'une tentative désespérée pour trouver de l'argent. Mais Daniel ne se laisse pas abattre. ­Inébranlable, il frappe à toutes les portes. Tout faire dans le sens d'une société juste et solidaire : on le doit à la génération ­suivante. Un roman éblouissant sur le bonheur et l'espoir. David Machado, né à Lisbonne en 1978, a publié, chez le même éditeur, Laissez parler les pierres. Indice de bonheur moyen, lauréat du prix de l'Union européenne 2015, a déjà été traduit en plusieurs langues et est en cours d'adaptation cinématographique.

  • Júlia, constamment sous l'emprise du cannabis, tient à distance la souffrance qui menace de la ronger depuis que "quelque chose" lui est arrivé. C'est sa rencontre avec Catarina qui la fait sortir de sa torpeur. Elle embarque sa toute jeune voisine dans une journée rocambolesque. Mais les démons de la jeune femme la rattrapent avant la nuit, dans laquelle elle s'évanouit, abandonnant la petite fille dans un bar.
    Des années plus tard, un homme profondément malheureux héberge une femme mystérieuse. Elle lui confie le récit de cette fameuse journée, pierre angulaire de son existence. Leurs souffrances vont se télescoper au point que sa vie à lui en sera définitivement marquée.
    À l'autre bout du pays, un garçon s'enregistre sur cassette et parle à l'adulte qu'il deviendra...

    David Machado, né à Lisbonne en 1978, a publié, chez le même éditeur, Laissez parler les pierres et Indice de bonheur moyen (lauréat du prix de l'Union européenne 2015).

  • L'histoire de Vera commence bien avant sa naissance, lorsque son grand-père participe à l'instauration du bolchévisme, puis traverse la Deuxième Guerre mondiale juste après la venue au monde de son fils, Suleïman. Cette saga familiale sur fond d'histoire de la Russie raconte le destin de Vera, née sous le signe du rejet maternel et de la mésalliance parentale, qui tente de trouver sa place aux États-Unis et en Russie. En quête de l'homme avec lequel elle fondera un foyer, elle ne rencontre que grossièreté et mépris. Les échecs de Vera sont-ils les siens, ceux des hommes qu'elle croise, ou ceux de la Russie ? La beauté a-t-elle sa place parmi l'obscénité et la violence ? Y-a-t-il en Russie une place pour une femme qui se prénomme « la Foi » ? Une écriture au scalpel, acérée et puissante.

    Alexandre Sneguiriev est né à Moscou en 1980. Diplômé en sciences politiques, il travaille aujourd'hui comme architecte et consacre tous ses moments libres à l'écriture. Auteur de nombreuses nouvelles, il est
    lauréat de plusieurs prix et considéré comme l'un des écrivains russes contemporains les plus prometteurs. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Je ris parce que je t'aime.

  • La famille Sabas vit dans la banlieue d'Amman, la capitale jordanienne. Elle connaît enfin l'aisance matérielle grâce à l'acquisition judicieuse d'une truie. Hussein Sabas fait fortune lorsqu'il commence à vendre du porc aux chrétiens de la ville, sans cesser de fournir en agneau et en boeuf la population musulmane. Cependant, l'extrémisme religieux qui gangrène les pays voisins envahit peu à peu la ville et le boucher se sent menacé. De leur côté, les femmes de la famille résistent vaillamment à la pression ambiante. Fadhma veille au bien-être de chaque membre de la famille. Laila continue à enseigner. Samira rejoint un groupe d'activistes syriennes réfugiées en Jordanie. Muna, fraîchement arrivée d'Amérique, découvre ce pays qui est aussi le sien.

  • Bien décidée à ne pas vivre comme ses parents qui ont vu leur vie leur échapper, Macha fuit sa province morne et sans espoir plutôt qu'elle ne la quitte. Singulière, talentueuse, passionnée, opiniâtre, elle devient bientôt une réalisatrice très en vue sur la scène européenne. La vie de Macha défile, entre Berlin et Saint-Pétersbourg - l'omniprésence de la ville, qui a inspiré nombre d'auteurs russes avant Levental, confère un charme et une dimension particulière au roman. Très vite on comprend qu'aucun d'entre eux ne pourra véritablement aider Macha, que l'amour n'est pas le propos, la recherche du bonheur encore moins, et que la vie de Macha est une course en avant sur un chemin solitaire à la recherche de sa vérité artistique, dont le prix à payer est inévitable.

    Vadim Levental est né à Saint-Pétersbourg en 1981. Après des études de lettres, il devient éditeur chez Limbus Press et en même temps secrétaire du prix National Bestseller. Macha Regina est son premier roman, sélectionné pour le prix Booker russe et finaliste du prix Bolchaïa Kniga. Il a déjà été traduit en anglais.

  • Dans ce recueil, Ali Erfan met en scène l'Iran où les règles deviennent loi divine - ou l'inverse - dans une terrifiante métaphore de la vie et de la mort.

    « Des nouvelles rapides, troublantes, sombres et ­ironiques qui nous viennent d'un pays dont la réputation littéraire n'est plus à faire. » Thierry Bayle, La Croix
    « Beaux, déroutants, inquiétants parfois, ces quatre contes sont une manière de découvrir un autre Iran, revivifié par la mémoire de l'exil. Ali Erfan excelle dans l'art de raconter des histoires. » Le Monde ­diplomatique

    Ali Erfan, né à Ispahan (Iran) en 1946, écrit son premier roman à 15 ans, un texte très politique qui le mènera en prison. Cinéaste et écrivain, il est réfugié en France depuis 1981. Il a publié ­plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dont Sans ombre et Ma femme est une sainte.

  • "Par où commencer ? Quiconque aborde une page blanche est sans doute rongé par cette question. La logique suggère de se reporter aux temps anciens. Mais je ne suis pas le moine de Pimène [...]" Du narrateur, nous ne saurons pas grand chose, si ce n'est la bienveillante attention qu'il prête à ses congénères. Des jeunes gens, garçons et filles, qui sillonnent en tout sens leur pays aux nouvelles dimensions - la Russie d'aujourd'hui, de la Sibérie à Saint-Pétersbourg. Leur moyen de transport ? Le stop, qui permet de belles rencontres, d'amour et d'amitié. Un focus pertinent et impertinent sur une jeunesse russe qui se cherche.

  • Un petit garçon est abandonné par sa mère dans un aéroport. Recueilli par un couple, il grandit en essayant d'oublier. Devenu adulte, alors qu'il est enfermé hors de chez lui, tout lui revient en mémoire. Il va trouver son ex-femme, son meilleur ami, puis boit en compagnie d'un inconnu qui semble le comprendre.

  • Dans un institut qui se dresse au centre de São Paulo, des drôles de thérapeutes reçoivent des patients endormis auxquels ils suggèrent des rêves à l'aide de miniatures très diverses, allant du tigre... à un ovaire?! Las?! la machine s'enraye lorsqu'un des onirocrites se retrouve en charge de deux membres d'une même famille, ce qui est rigoureusement interdit. Commence alors un stupéfiant récit à trois voix?: celle de la mère qui se bat pour garder le goût de l'existence, celle de son fils adolescent bien décidé à tracer son chemin et celle de l'onirocrite, complètement obsédé par leur destin.
    Une ambiance digne d'un Kafka à la sauce brésilienne?: détonnant et savoureux !

    «?Andréa del Fuego apporte un souffle d'air frais à la littérature contemporaine. ?» Folha de Pernambuco
    «?Une prose parmi les plus excitantes des auteurs de langue portugaise d'aujourd'hui.?» Express

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Auteure de romans et de contes déjà traduits en plusieurs langues, elle est lauréate du prestigieux prix José Saramago (attribué à l'unanimité !).

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Elle a déjà publié plusieurs contes et livres pour enfants. D'origine indienne, elle se sert admirablement des croyances et coutumes indiennes dans ses écrits. Ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Lauréate du prestigieux prix José Saramago (à l'unanimité !), Andréa del Fuego est considérée comme l'une des écrivains brésiliens contemporains les plus talentueux.

  • "'Salam à toi, Dalagat !' dit l'homme qui s'avance vers lui d'un pas large et sûr. De la rue voisine parvient la musique rythmée d'instruments à percussion." Dalgat déambule dans les rues du marché, enivré par les bruits, les couleurs et les odeurs - et les filles, jolies, malicieuses. Nous sommes dans une petite ville de la République russe du Daghestan, et Dalgat nous semble un peu perdu. Perdu jusqu'où ? Les tentations sont nombreuses, mais d'autres veillent...
    Dans ce bref roman mené de main de maître, l'auteur dévoile une nouvelle donne politique, en Russie comme partout ailleurs : la montée de l'extrémisme. Et on a envie de crier : "Attention, danger !"

  • "Non, pas de sexe ni de vin. Seulement des livres, déclara Hunter, et il se plongea entièrement dans les paragraphes descriptifs de Jules Verne."Habitants et objets engloutis par la forêt, réserve de chasse sans le moindre gibier, un grossesse par Internet, Jules Verne qui tient tête à Brigitta...L'écriture d'Alexandre Seline est rapide, caustique, drôle et en même temps pleine d'empathie pour ses personnages, qu'il crée puis malaxe et triture pour mieux illustrer son propos essentiel : la Russie - le monde - tourne à l'absurde !Une révélation.

  • La plus belle femme du monde ensevelie dans un tremblement de terre, un paysan qui met le feu au village par dépit amoureux, un vieil homme qui apprend à sa petite-fille ce que c'est que le rire, un sourd, une muette et un aveugle. Des situations extrêmes que Dongxi dépeint avec humour et violence, réussissant le pari de parler de son pays, la Chine, avec distance et complicité.

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