Littérature francophone

  • Fabuleux récit de Khemmali et de ses compagnons de route dans un Maroc, quelque peu désuet, des années soixante-dix, avec son lot de mystère, d'histoires colportées et de légendes. Narration sobre qui allie, avec imagination et réalisme, poésie et humour, le récit de personnages exceptionnels à celui d'un pays absorbé par ses us et coutumes religieux, voire païens. Le roman met en scène le parcours de vie d'hommes et de femmes, en marge de la société et qui affrontent courageusement leur destin. Aussi au creux de leur solitude, choisissent-ils de vivre, au jour le jour, en sillonnant les régions montagneuses de l'Atlas à la quête d'une paix intérieure plus ardente que jamais.
    D'agave et de miel est un véritable récit d'initiation au monde et de voyage au coeur de la condition humaine.

  • Ce livre relate l'histoire tourmentée de deux êtres nés d'un même père, que le destin fait naître dans deux foyers différents pour les réunir dans une même mort.
    Pendant leur parcours tumultueux dans un monde sans merci, ils perdront chacun de leur côté leurs parents dans des circonstances douloureuses, qu'ils voudront éclaircir. Ils découvriront à leur grande surprise les liens du sang qui les unissent et les apparentent à des frères et soeurs.
    L'idée de trouver et de châtier celui qu'ils pensent être la cause du malheur de leurs parents les conduira, sans qu'ils ne s'en doutent, vers un sort cruel que la fatalité consacrera inéluctablement pour les ravir à la vie.

  • Raoudha est tunisienne. Après avoir vécu un temps en France et réussi le concours d'assistante de l'enseignement supérieur dans la discipline arts et métiers, elle retourne travailler en Tunisie. Elle épouse Slim, avec qui elle part en voyage de noces à Cuba. Bien vite, elle souffre du fait que son mari médecin soit souvent absent, comme de leurs nombreux déménagements. Raoudha développe une phobie de la voiture qui provoque des crises d'angoisses chaque fois qu'elle monte dans un véhicule. Douloureusement marquée par l'interruption d'une première grossesse, elle abuse des antidépresseurs. Enceinte d'un garçon en 2008, elle appréhende avec beaucoup d'anxiété le changement qui s'opère dans son corps. À deux reprises, son existence isolée la fait sombrer dans la mélancolie, puis la dépression. En outre, elle rencontre des difficultés à finir sa thèse traitant de l'autobiographie. Les moments heureux passés en famille l'aident à surmonter ses angoisses. Lorsqu'en janvier 2011, Ben Ali est chassé du pouvoir, la Tunisie bascule dans une nouvelle ère. Dans ce climat d'insécurité, elle prend à nouveau peur.

  • Un roman retraçant mes mémoires marquées par quarante ans d'histoire, de secrets d'époque et de vie communautaire des différentes ethnies ayant participé à la richesse économique, sociale et culturelle du Kef, situé au nord ouest tunisien et ce, sous le protectorat français. Un récit passionnant plein d'anecdotes sur les rites tunisiens : la fête de la circoncision, la préparation de la mariée à sa nuit de noce, le paranormal, l'art et la culture keffois.

  • Ce recueil de poèmes constitue un calmant pour la souffrance, la misère et les calamités de la planète Terre. Parce que les sujets qui y sont traités sont universels, et que les pensées, idéologies et paroles de l'auteur sont dirigées vers les 5 continents.
    Que nous soyons enfant, adulte ou vieux, nous sommes tous pris dans cette réalité de proximité, cette distance intime ou personnelle que l'on veut garder à bien des égards.
    Cette oeuvre traverse les frontières du temps, du silence, des cataclysmes, de l'amour et de la spiritualité que le monde vit à l'instant.

  • Le téléviseur, est cet objet qui est introduit dans cet espace maghrébin au nom de la modernité, du bien-être, du droit à l'information et au divertissement, faisant preuve d'une grande présence au quotidien des populations et aussi d'une grande puissance de pénétration dans les foyers. Il peut être cet intrus à la fois angélique et diabolique qui laisserait les rues vides et silencieuses pendant la retransmission d'événements nationaux ou mondiaux. C'est aussi, cet objet qui nous projette vers l'imaginaire, l'irréel, la tromperie voire le mensonge, il est aussi cet ailleurs qui habite nos rêves, et nos attentes. Dans cette atmosphère du non-dit, où le flou s'entremêle avec le licite et l'illicite, l'imaginaire de l'image et de la représentation s'est construit. Un impact d'influence différentielle a marqué les sociétés africano-arabo-berbéro-musulmanes dans leur rapport à l'image. Vouloir comprendre cette relation assez ambiguë de l'audiovisuel et le monde arabo-musulman est complexe car tantôt l'image est maudite, tantôt tolérée, et parfois même glorifiée. Les lectures de spécialistes théologiens nous conduisent à appréhender ce sujet avec modestie et humilité. Le téléviseur, cet objet technique venu de l'occident s'est introduit dans chaque foyer maghrébin, sans résistance de la part des populations, en tant qu'élément anthropologique, objet de savoir, lien de culture, lieu de distraction et de conflit. Le téléviseur faisant désormais parti du quotidien des maghrébins, quelles conséquences engendre-t-il sur cet espace ?

  • Ce texte, rédigé entre janvier 2014 et le mois d'août de la même année, vient de trouver une confirmation tragique dans les événements qui ont secoué l'opinion française au tout début de l'année 2015.
    Deux options s'ouvrent alors au lecteur : y voir un raccourci quelque peu hâtif vers des conclusions alarmistes, ou bien tenter d'y déchiffrer l'agenda, fortement prémonitoire, des mois et années à venir ? Une chose est cependant certaine : une fois la dernière page tournée, il y a de fortes chances qu'il sente lui venir, sinon l'envie, du moins la curiosité de regarder son milieu humain en se demandant : est-ce que je le vois tel qu'il est ou tel qu'on m'a appris à le voir ?

  • La vie est faite de choix,
    Elle est un chemin de la croix,
    Regarder droit devant la chapelle ou tourner
    Oui ou non ! Continuer ou abandonner.
    Se relever ou rester à terre et ne pas changer la donne,
    Vivre aux cotés des hommes ou de la faune,
    Certains choix comptent plus que d'autres : aimer ou haïr,
    Tout choix a des conséquences dans la vie : réussir ou faillir,
    Voilà ce qui motive nos sens aujourd'hui.
    Ce recueil est le fruit d'un amour de la vie,
    Une vie qui se relate à la plume d'un nègre,
    Vis et tu verras ! Vois et tu vivras !

  • « Te rends-tu compte qu'au bout de dix-neuf ans, ma vie ne m'appartient toujours pas ? De plus, l'éducation française et la tradition arabe sont très différentes. Moi, Adam, le Musulman, aux cheveux bruns frisés et au teint basané. Circoncis. Alias Gabriel, le Français, le Parisien. Devenu chrétien. Qui suis-je ? Que suis-je ? »

  • Deux pays : la Roumanie et le Canada (Québec) ; et deux personnages en quête du Graal de notre temps - une vie meilleure sous d'autres cieux. Paul Casimir et Maria aiment le Canada, leur pays adoptif et ils pensent, enthousiastes, mais imprudents, avoir tourné définitivement la page sur leur passé roumain.
    Le Canada se trouve dans l'attente anxieuse d'un possible grand renversement avec le référendum de 1995. Toute la société québécoise est concernée et Paul Casimir vit pleinement la tension du débat politique et l'émotion générale des Canadiens avant et après le référendum.
    Dans un style qui allie l'humour, l'ironie et la gravité ce roman est non seulement une histoire sensible et touchante, mais, également, une réflexion subtile sur les aventures identitaires de notre époque.


  • Younes Douiri est un jeune Marocain, qui tout au long de sa vie, n'eut qu'un seul et unique rêve, celui de vivre aux États-Unis. Un rêve ô combien important pour lui, mais qui lui était malheureusement depuis toujours inaccessible. Du moins jusqu'au soir où un incident inattendu survint et bouleversa sa vie ! À la suite de ce dernier, Younes put enfin se rendre au pays de ses fantasmes, dans lequel il vécut l'aventure la plus exaltante, mais aussi la plus éprouvante de sa vie. Lui, qui de par son existence dans ce si beau pays, découvrit pour la première fois ce qu'est véritablement l'amour, avec toutes les joies, mais aussi toutes les peines qu'il a à lui offrir...

  • « De retour chez lui, Djeha longea une école sans enceinte, et dont les salles de cours donnaient à même la rue. Il entendit une enseignante s'adresser à ses élèves au milieu d'un chahut indescriptible.
    Curieux, il se plaça sous la fenêtre et tendit l'oreille.
    L'institutrice disait de sa voix fluette :
    - Savez-vous, mes enfants, ce qui est arrivé au doux agneau qui n'a pas écouté sa maman ?
    Et toute la classe de répondre en coeur :
    - Oui, maî... tres... se ! Le mé... chant loup l'a... man... gé !
    Djeha esquissa un petit sourire et dit en lui-même : - Pauvre agneau ! Mais malheureusement, les autres agneaux qui eux ont écouté leur maman, c'est nous qui les avons mangés !
    Mais laissons nos chérubins dans leur innocence... »

  • Le 29 octobre 1996, la destinée de neuf membres d'une famille, dont Chris, change. Ils doivent quitter leur maison à Bukavu dans l'est du Congo car la ville vient de tomber aux mains des rebelles. C'est le début d'un long et périlleux parcours qui les conduira à travers les rudes montagnes et les dangereuses forêts de l'est et du nord du Congo. En outre, ils doivent faire face aux rebelles tutsis congolais, aux guerriers traditionnels Maï-Maï et aux soldats gouvernementaux déchaînés avant d'atteindre la ville de Kinshasa, à environ 2400 km.
    Le 26 août 1998, l'Histoire se répète. Cette fois-ci, Chris et d'autres jeunes garçons abandonnés par les soldats gouvernementaux doivent faire face à d'autres rebelles qui viennent de prendre d'assaut la ville de Kinshasa.

  • « La nuit fut très courte pour Ngambi. Au petit matin de ce mercredi 8 octobre, il alla à la gare routière mais malheureusement il n'y avait aucune voiture pour Massanga. Il ne trouva qu'une vieille voiture pour Mouila Magondo appelé "tombeau ouvert", surnom donné au chauffeur pour son goût très poussé pour l'excès de vitesse malgré l'état de vétusté de son bolide. Ngambi se rapprocha des chargeurs qui lui firent comprendre qu'il y avait pénurie de voiture en partance pour Massanga mais qu'il pouvait faire escale à Magondo... L'état du véhicule aurait dû décourager Ngambi le sage, mais comme poussé par un esprit supérieur... »

  • Lacérer le pantalon et le slip d'un garçon pour voir s'il est circoncis et d'un mouvement d'éclair l'égorger car il l'est ?... Centaure sera-t-il tué uniquement parce qu'il avait une telle envie de monter son cheval venu de l'imaginaire ? Le criminel de guerre qui se cache à l'Occident sous le faux nom sera-t-il découvert ? Trois hommes vont-ils attaquer ce tombeau-sanctuaire et commettre ainsi le crime qui blessera profondément les sentiments religieux des citoyens ? Voilà quelques récits d'outre-tout trempés dans la haine et la cruauté bestiale. Les préjugés ont-ils un poids sur la vérité où les complexes se cachent derrière l'impudence d'une logique tordue ?

  • Les Joies jaunes est la première rencontre ou disons le premier cri poétique de Richard Muanda. Quelque part
    « entre la fin d'une idylle adolescente et la prise de conscience de certains horizons cyniques et austères qui sont si propres à l'existence des êtres sensibles ».
    La couleur jaune se réfère au soleil pour représenter le jour de l'illumination poétique mais aussi le fait que lorsque l'on rit jaune, on ne rit pas véritablement. Une indicible peine se dissimule toujours un peu dans la fente de notre sourire. Ainsi Les Joies jaunes dansent entre complaintes et célébrations de la vie, dans ces événements les plus succincts comme les plus horribles.
    Les thèmes du recueil sont divers, certains d'été et d'autres d'hiver...

  • Kedi, une jeune fille née à Makossi après douze mois de gestation, est à nouveau l'objet de tous les discours dans son village. En effet, la jeune fille va épouser un « moukala ». Mieux encore, elle attend un enfant de lui, un garçon. Épouser un moukala, au-delà de son caractère inédit à Makossi et dans les environs, entraîne un flot insoupçonné de non-dits, d'a priori et de fantasmes aussi colorés les uns que les autres. Épouser un moukala équivaut pour beaucoup à engendrer une progéniture métissée et donc privilégiée, à l'opulence matérielle, à un amour véritable et éternel.

  • Les hommes meurent d'un mal mystérieux mais les femmes survivent. Une peur atavique ressurgit du fond des âges. La survie de l'espèce est menacée et aux Etats-Unis, berceau de l'épidémie, le pouvoir est en crise. Cependant, comme toujours, certains cherchent à profiter de la situation...
    Pour sauver l'humanité, le professeur Bloomfeld et son équipe travaillent à la recherche d'un remède.
    Pour retrouver les responsables, Alex Covas, directeur des enquêtes criminelles au FBI, et Laura Mac Scaraugh, une séduisante journaliste, mènent l'enquête...
    Homo hominis lupus est... Cette fois, c'est par le biais du roman que Boris Canutchef nous confronte à nos propres démons...

  • « Apporter une contribution personnelle à l'édifice commun, avec une ambition : celle de participer à maintenir en vie (d'autres, c'est mon souhait, se chargeront de le faire prospérer avec un plus grand talent) la poésie francophone. »
    C'est cette ambition qui a animé, pendant un long temps, l'auteur de ces Éclats d'un miroir qui n'est dit brisé que parce que, devant nos yeux, nous, francophones de tous horizons, le beau, peut-être un brin imbu de lui-même, se laisse étouffer par les laideurs du mal qui, dangereuse chienlit, s'étend en tout, partout et sans que cela n'émeuve guère quiconque.
    Aussi :
    « Que la beauté reste reine, que le beau soit fait roi,
    Même si [c'est] sous un ciel taiseux, énigmatique et froid. »

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