Editions du Jasmin

  • Des contes en tout genre pour découvrir le monde de manière poétique.
    Merveilleux ou fantastiques, classiques ou modernes, ces vingt six contes suivent le cours de l'alphabet. Tout en étant indépendants, chaque conte s'achève sur l'annonce du suivant, et certains peronnages se retrouvent d'un conte à l'autre.
    Plongez dès à présent dans le troisième volume de ce recueil de contes orientaux, magnifiquement illustrés par Quentin Gréban !
    EXTRAIT DE T Tom qui voulut être un grand homme
    Tom était un homme de très grande taille. Du haut de ses deux mètres, il toisait avec mépris les habitants de son pays, tous plus petits que lui.
    - Je les dépasse tous, je les domine tous ! se disait-il fièrement chaque jour.
    Mais cela ne lui suffisait pas d'être un homme grand : il lui fallait aussi renommée, célébrité,reconnaissance. En un mot, il voulait être un grand homme.
    Et, tous les jours, dans sa maison aux murs recouverts de miroirs, de toutes tailles et de toutes sortes, il vaquait à son occupation favorite : la contemplation admirative de sa personne.
    Ainsi était Tom. Un homme grand mais qui n'était plein que de lui-même. Un homme bourré d'illusions, persuadé que tout le monde enviait sa taille, jalousait son esprit, rêvait de sa grandeur. Un homme, aussi, aveuglé par son orgueil. Quand on le saluait dans la rue :
    - Eh ! Grand Tom !
    Il entendait :
    - Eh ! Grand homme !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En 26 contes, reliés les uns aux autres dans l'ordre des lettres alphabétiques, apparaît une vision du monde poétique et tendre où chacun tient sa place, solidaire de l'autre. Philosophiques ou fantastiques, classique ou modernes, ces histoires écrites avec sensibilité et humour se lisent d'autant mieux qu'elles sont illustrées à ravir par Quentin Gréban. - Lire
    Un superbe voyage en toutes lettres. - Critiques libres
    À PROPOS DES AUTEURS
    Née en 1973, Emmanuelle de Saint Chamas, après des études littéraires et artistiques, et Sciences-Po, écrit des contes et étudie la graphologie.
    Né en 1970, Benoît de Saint Chamas, après Sciences-Po et des études d'économie, s'est aperçu qu'il préférait les lettres aux chiffres et les contes aux comptes.
    Leur goût commun pour les contes les a conduits à imaginer le concept des Contes de l'alphabet. Ils ont écrit le premier de ces contes la semaine de leur mariage et le dernier deux ans après, à quelques jours de la naissance de leur premier enfant.
    Quentin Gréban est né à Bruxelles en 1977. Après des études artistiques, il a illustré plusieurs ouvrages en Belgique, aux éditions Erasme et Mijade, puis les Contes de l'alphabet aux Éditions du Jasmin. Il a été sélectionné par l'Annual 99 de Bologne pour des illustrations de Nils Holgerson.

  • L'éclaireur

    Isabelle Vouin

    Combattre avec les mots ? Combattre avec les armes ?
    Combattre avec les mots ? Combattre avec les armes ? Tel est le terrible dilemme qui se pose au jeune Aman, issu d'un peuple de poètes nomades. Tout comme son grand-père, il est l'Éclaireur, le poète qui aide les hommes de sa tribu en leur contant l'histoire de leurs ancêtres. Alors que la guerre civile fait rage en Somalie, Aman est contraint de rejoindre la ville. Enrôlé dans des milices, il deviendra enfant-soldat, avant de décider qu'il en sera autrement. Dans un récit captivant, Aman nous conte son histoire, celle du désert et de la sécheresse, de la guerre et de la mort, de la vie de soldat et de l'amour qui le feront passer brutalement à l'âge adulte.
    Découvrez l'histoire bouleversante d'Aman, un enfant-soldat en pleine guerre civile de Somalie qui décide de prendre son destin en mains.
    EXTRAIT
    Non ! Les poignards sont les armes des guerriers. Laissez-moi tranquille. Je dois dormir.
    Aman ! Je suis Safa, ta mère. Écoute Haruni, écoute les mots qui te guident.
    Safa ! Mère ! Où êtes-vous ? Vous êtes encore en vie ? Oh oui ! Je vous vois avancer vers moi avec votre regard si doux. Je ne rêve pas. Si vous étiez morte, le soleil aurait cessé de briller, le jour ne se lèverait plus, les vagues n'auraient plus la force de se jeter sur le rivage, la terre aurait cessé de tourner.
    Oui, je suis là, Aman. Tu es l'Éclaireur.
    Mère, pourquoi m'avez-vous mis ce fardeau sur les épaules ? Je ne peux pas sauver mon peuple avec des mots. Vous le savez bien. Tout le monde le sait. Les hommes ne m'écouteront pas. Ils ne pensent qu'à se battre et je dois les rejoindre. Mère, comprenez. C'est mon chemin.
    Ton chemin. Apprends. Raconte. Chante. C'est ton chemin, Aman.
    Arrêtez ! Je ne veux plus rien entendre !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    L'éclaireur, est un roman qui nous fait voyager dans des contrées où l'espoir est rare, à "L'extrême limite de l'inhumain", où seules la filiation et la tradition semblent un rempart à la folie de la guerre. Le style s'apparente à un conte moderne, pas de digressions, l'auteur va à l'essentiel dans un style simple qui évoque la forme orale. Le jeune Aman est un personnage bien attachant, dans ses questionnements et ses émois d'adolescent. Bien que destiné à un public jeune, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ses aventures. - Cécile St Martin, Babelio
    Un récit simple. Un récit simple, qui touche au coeur. On espère faire entendre notre voix. La lier à celle des ancêtres pour qu'elle atteigne le pauvre Aman avant qu'il ne sombre entièrement. Consumé par le sang et les torpeurs narcotiques, on désespère de le voir déchoir... Et on se souvient de ce proverbe africain : " Un homme sage qui disparaît, c'est une bibliothèque qui brûle " - Instinct Polaire, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ethno-historienne, Isabelle Vouin-Bigot a vécu et enseigné durant six ans au Kenya où elle a partagé de nombreux moments avec les Maasaï. Elle a ensuite parcouru l'Ethiopie dans le cadre d'une recherche sur le khat. Après avoir séjourné durant un an en Thaïlande au sein de l'ethnie Karen, elle a vécu deux ans à Paris pour déposer enfin ses valises à Montpellier où elle élève ses enfants tout en peignant, écrivant des romans et enseignant l'histoire-géographie.

  • Des contes en tout genre pour découvrir le monde de manière poétique.
    Merveilleux ou fantastiques, classiques ou modernes, ces vingt six contes suivent le cours de l'alphabet. Tout en étant indépendants, chaque conte s'achève sur l'annonce du suivant, et certains peronnages se retrouvent d'un conte à l'autre.
    Plongez dès à présent dans le deuxième volume de ce recueil de contes orientaux, magnifiquement illustrés par Quentin Gréban !
    EXTRAIT DE J La jatte écarlate
    Jadis, dans une lointaine contrée, s'étendait un village du nom d'Exoge, ceint d'une vaste forêt. Les habitants étaient des gens comme vous et moi. Des siècles durant, les Exogènes avaient vécu modestement, dans le respect de la justice et de la vérité, dans le souci de l'autre et du bien agir.
    Mais voilà, cette douce quiétude qui semblait épargnée par les assauts du temps et les rudesses de l'âme humaine fut soudain troublée par un événement peu commun : une mine d'or venait d'être découverte.
    En l'espace de quelques semaines, le village s'enrichit. Je dis le village, je devrais dire certains villageois, car tous les Exogènes ne bénéficièrent pas du partage de cet or qui, chaque jour, était extrait par charrettes entières de la fabuleuse mine.
    Exoge commença à se diviser. Il y eut les riches et les pauvres.
    Les pauvres n'étaient pas plus pauvres qu'auparavant, non ! Mais lorsqu'ils croisaient les riches vêtus d'habits neufs, chaque jour différents, ils prenaient conscience qu'ils n'avaient, eux, pour s'habiller, qu'une seule tunique. Et si certains s'en accommodèrent fort bien, d'autres, en revanche, commencèrent à ressentir de l'envie, de la jalousie et malheureusement parfois aussi de la haine.
    Les riches, quant à eux, étaient grisés par cette fortune nouvelle. Si certains en profitèrent pour aider leurs voisins restés pauvres, c'étaient, hélas, des exceptions. Car la plupart des enrichis conçurent du mépris pour la misère. Et, rejetant la pauvreté, ils rejetèrent aussi les pauvres.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En 26 contes, reliés les uns aux autres dans l'ordre des lettres alphabétiques, apparaît une vision du monde poétique et tendre où chacun tient sa place, solidaire de l'autre. Philosophiques ou fantastiques, classique ou modernes, ces histoires écrites avec sensibilité et humour se lisent d'autant mieux qu'elles sont illustrées à ravir par Quentin Gréban. - Lire
    Un superbe voyage en toutes lettres. - Critiques libres
    À PROPOS DES AUTEURS
    Née en 1973, Emmanuelle de Saint Chamas, après des études littéraires et artistiques, et Sciences-Po, écrit des contes et étudie la graphologie.
    Né en 1970, Benoît de Saint Chamas, après Sciences-Po et des études d'économie, s'est aperçu qu'il préférait les lettres aux chiffres et les contes aux comptes.
    Leur goût commun pour les contes les a conduits à imaginer le concept des Contes de l'alphabet. Ils ont écrit le premier de ces contes la semaine de leur mariage et le dernier deux ans après, à quelques jours de la naissance de leur premier enfant.
    Quentin Gréban est né à Bruxelles en 1977. Après des études artistiques, il a illustré plusieurs ouvrages en Belgique, aux éditions Erasme et Mijade, puis les Contes de l'alphabet aux Éditions du Jasmin. Il a été sélectionné par l'Annual 99 de Bologne pour des illustrations de Nils Holgerson.

  • Des contes qui proposent une palette de thèmes variés !
    C'est dans un monde aux mille couleurs qu'apparaissent un roi plein de sagesse, un cupide cordonnier ou une charmeuse magicienne hors du temps. À travers ces personnages et bien d'autres, Boubaker Ayadi dresse un portrait à la fois caustique et plein de douceur de la société arabe, au confluent de la modernité et de la tradition.
    Passant du rire aux larmes, ces contes du monde arabe proposent une palette de thèmes variés, livrés sans concession mais toujours avec humanité.
    Plongez dans ce recueil de contes arabes illustrés par Saïna Cissé.
    EXTRAIT DE La leçon
    On raconte qu'un homme, vivant dans une contrée fertile, avait un enfant unique. Il l'éduqua bien, lui apprit les bonnes manières et lui inculqua les vraies valeurs de la vie.
    Lorsque le garçon atteignit l'âge de voyager seul, son père lui dit :
    - Maintenant que tu es grand, mon fils, va ton chemin. Je voudrais que tu parcoures les pays pour t'affermir, apprendre davantage et faire fortune. Quand tu auras accompli ton périple et pris le chemin du retour, alors, tu seras un homme.
    Le jeune homme se munit de provisions de route, fit ses adieux à son père, baisa le front de sa mère et s'en alla faire son chemin.
    Son parcours ne fut pas sans embûches. Contraint de dévaler des pentes, de suivre des sentiers sinueux, de traverser des rivières, il sentit l'épuisement le gagner. Lorsqu'il s'arrêta au troisième jour de marche pour se reposer dans une vaste prairie à l'orée du bois, il était à bout de forces.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Boubaker Ayadi, né en 1949 à Jendouba en Tunisie, vit en région parisienne depuis 1988. Écrivain bilingue, il s'est essayé au roman, à la nouvelle, à la traduction, au feuilleton radiophonique et à la littérature de jeunesse. Il a publié, en arabe, cinq recueils de nouvelles, cinq romans et dix contes pour enfants, et en français, six recueils de contes et un roman de jeunesse. Sa littérature, saluée par les critiques, est en cours de traduction, elle fait également l'objet de travaux universitaires.
    Saïna Cissé est illustratrice.

  • Des contes en tout genre pour découvrir le monde de manière poétique.
    Merveilleux ou fantastiques, classiques ou modernes, ces vingt six contes suivent le cours de l'alphabet. Tout en étant indépendants, chaque conte s'achève sur l'annonce du suivant, et certains peronnages se retrouvent d'un conte à l'autre.
    Plongez dès à présent dans le premier volume de ce recueil de contes orientaux, magnifiquement illustrés par Quentin Gréban !
    EXTRAIT DE A L'arbre qui marchait
    Avez-vous déjà passé une nuit dans une forêt ?
    Dès que le soleil se couche, dès que les enfants s'endorment, la forêt s'éveille. C'est le hibou qui donne le signal. Alors les crapauds des marécages lui répondent. Puis, tout s'anime ; tout prend vie. Les buissons bruissent. Les ruisseaux chantent. Les animaux parlent. Et certains rochers bougent pendant la nuit et ne reprennent leur place qu'au lever du soleil.
    Il y a très longtemps vivait un arbre. Il s'appelait Chêne. Il poussait dans une clairière au sol recouvert d'herbe grasse. Près de lui vivait Roc, un énorme rocher, et Hêtre, un vieil arbre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En 26 contes, reliés les uns aux autres dans l'ordre des lettres alphabétiques, apparaît une vision du monde poétique et tendre où chacun tient sa place, solidaire de l'autre. Philosophiques ou fantastiques, classique ou modernes, ces histoires écrites avec sensibilité et humour se lisent d'autant mieux qu'elles sont illustrées à ravir par Quentin Gréban. - Lire
    Un superbe voyage en toutes lettres. - Critiques libres
    À PROPOS DES AUTEURS
    Née en 1973, Emmanuelle de Saint Chamas, après des études littéraires et artistiques, et Sciences-Po, écrit des contes et étudie la graphologie.
    Né en 1970, Benoît de Saint Chamas, après Sciences-Po et des études d'économie, s'est aperçu qu'il préférait les lettres aux chiffres et les contes aux comptes.
    Leur goût commun pour les contes les a conduits à imaginer le concept des Contes de l'alphabet. Ils ont écrit le premier de ces contes la semaine de leur mariage et le dernier deux ans après, à quelques jours de la naissance de leur premier enfant.
    Quentin Gréban est né à Bruxelles en 1977. Après des études artistiques, il a illustré plusieurs ouvrages en Belgique, aux éditions Erasme et Mijade, puis les Contes de l'alphabet aux Éditions du Jasmin. Il a été sélectionné par l'Annual 99 de Bologne pour des illustrations de Nils Holgerson.

  • Les trésors ne sont pas toujours ceux que l'on imagine...
    Il y a les trésors faits de diamants, d'or et de pierreries. Et puis il y a les autres, bien plus précieux encore. Ce livre propose un voyage merveilleux et fantastique à la découverte de quelques-uns de ces trésors.
    On y découvre la mystérieuse vie nocturne du Louvre et le secret d'un coffre-fort. On y croise un ascenseur magique et une boutique pleine d'objets insolites. On y rencontre un fou qui devient roi et un ange envoyé sur terre pour une étrange mission.
    Six histoires indépendantes, mais pourtant réunies par un lien secret.
    Plongez dans un recueil de six contes illustrés maintes fois récompensé et participez à un voyage merveilleux et fantastique à la découverte de trésors plus précieux que l'or, les diamants et les pierreries.
    EXTRAIT DE Les tribulations de Triboulet
    Dans un pays qu'on ne trouve pas sur les cartes vivait autrefois un fou qui se faisait appeler Triboulet.
    Cet échevelé de l'esprit avait commencé sa carrière dans les foires, échangeant grimaces et cabrioles contre piécettes ou victuailles. Et comme il était bigrement talentueux, et de surcroît laid et difforme, sa réputation ne cessa de grandir jusqu'à chatouiller les oreilles du roi Benjamin Ier.
    À force de simagrées désopilantes, de contorsions grotesques, de remarques irrévérencieuses, le bouffon sut s'attirer l'estime amusée du souverain. Et c'est ainsi que Triboulet fut embauché à la Cour. Le roi l'affubla du titre de « Conseiller spécial chargé de l'égaiement et des divertissements de Sa Majesté ». Dès lors, son influence au palais ne cessa de croître. Triboulet devint le plus proche confident du roi, avant de devenir son mentor. Benjamin Ier ne prenait plus une seule décision qui n'ait été préalablement validée par son fou, quand elle n'était pas tout simplement suggérée par lui.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ces contes sont à la fois originaux, inventifs, diversifiés, superbement bien écrits et ponctués par des illustrations fort sympathiques. C'est un plaisir ! - Corinne, La valse des pages
    Un savoureux mélange de contes fantastiques, très bien écrits et inattendus. - Alysée, Les allées candides
    À PROPOS DES AUTEURS
    Née en 1973, Emmanuelle de Saint Chamas, après des études littéraires et artistiques, et Sciences-Po, écrit des contes et étudie la graphologie.
    Né en 1970, Benoît de Saint Chamas, après Sciences-Po et des études d'économie, s'est aperçu qu'il préférait les lettres aux chiffres et les contes aux comptes.
    Leur goût commun pour les contes les a conduits à imaginer le concept des Contes de l'alphabet. Ils ont écrit le premier de ces contes la semaine de leur mariage et le dernier deux ans après, à quelques jours de la naissance de leur premier enfant.
    Eric Puybaret est né en 1976 à Vichy. En 1994, il entre à l'atelier préparatoire de Penninghen. L'année suivante, il intègre l'école nationale supérieure des arts décoratifs, où il se spécialise dans l'illustration. En 1999, il devient lauréat du festival du livre pour enfants de Bologne. Son premier livre, Au pays de l'alphabet, a été publié en 1999 chez Gautier-Languereau. Il travaille pour plusieurs maisons d'édition dont Hachette et Flammarion. Il est l'auteur, notamment, de Cache-Lune, paru en 2002 chez Gautier-Languereau , et a illustré Graine de cabanes, son dernier livre, paru en 2005, chez Gautier-Languereau. Il pratique également la peinture et expose régulièrement ses toiles.

  • Les parets de Julie se séparent...
    "Il y a des papillons dans mon coeur" chante Julie.
    Et pourtant, à neuf ans, elle vit une tempête familiale. Aux cris ont succédé les silences : ses parents sont sur le point de se séparer. La vie amoureuse de sa mère vole en éclats, la sienne s'ébauche, doucement : aujourd'hui, Marius lui a touché la main, longtemps.
    Découvrez l'histoire de Julie, qui vit les prémisses de sa vie amoureuses, tandis que celle de ses parents vole en éclats.
    EXTRAIT
    Je me réveille et c'est le grand jour de la sortie. Le ciel est bleu. Il chasse la terrible nouvelle de cette nuit. Comme un sale cauchemar.
    Mon père me conduit à l'arrêt du bus. Je le regarde. Sur son menton, il y a des poils de barbe qu'il a oublié de raser. Il a ses petits yeux du matin. C'est toujours mon Papa. Il gare la voiture, coupe le moteur et me dit d'un air gai avec un sourire triste :
    - Bonne journée, ma puce. Profites-en bien.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce court roman montre bien l'ambiguïté des sentiments de Julie, partagée entre le bonheur et la tristesse. Ce qui en ressort, au final, c'est que tout l'amour ne s'éteint pas avec un divorce, il en reste toujours beaucoup... - La littérature jeunesse de Judith et Sophia
    Un très court roman pour les jeunes lecteurs tout en tendresse et en poésie qui aborde l'amour et le désamour. Parce que dans la vie, le pire et le meilleur peuvent parfois frapper à la porte en même temps. Et si Julie doit affronter le divorce de ses parents, le départ de son père et une nouvelle vie faite d'allers-retours entre deux maisons, rien n'empêche son petit coeur d'aimer Marius. La fin d'un amour ne signifie pas la fin de l'amour ! Petit livre sensible, Couleur Amour est un texte vraiment intéressant pour parler aux enfants de la séparation des parents parce qu'il évoque avec justesse les blessures d'enfant et rappelle avec douceur et poésie que la vie continue malgré tout. - Le port de l'Encreuse
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Emmanuelle Delafraye J'habite au sud de la France, dans une petite maison au pied d'une colline de chênes. Je suis très sensible à la présence des arbres, je ne pourrai pas m'en passer et, pourtant, je n'arrive jamais à me souvenir de leur nom. Je suis institutrice à mi-temps. J'ai la chance de partager avec mes élèves ce que j'aime : la poésie et la littérature, les ateliers d'écriture, les arts plastiques, l'expression corporelle ... Il y a dans la besace de mon coeur deux enfants qui comptent énormément pour moi.
    J'aime empoigner la vie à bras le corps, me sentir électrisée par elle, chercher à maîtriser son flux et, en même temps, j'ai un fort grand besoin d'être traversée par les rêves, de dériver, d'être en jachère. J'ai longtemps pris cet aspect de moi comme un travers, une anomalie, voire une anormalité, et puis je me suis faite à moi-même, petit à petit. Publier des livres m'y a aidé. J'ai pris conscience que les personnages nés de mon imaginaire pouvaient, à travers un livre, prendre vie dans l'imaginaire de personnes que je ne connaissais pas et j'ai trouvé ces naissances là très puissantes.
    Que dire d'autre ? Dire d'autres contradictions. J'aime les contacts, la découverte de l'autre, les miracles des rencontres et en même temps le besoin d'être seule est en moi un maître très exigeant. Qui peut me commander n'importe où. Là, ce sont mes proches qui s'y sont faits. Je suis aussi un paquet d'émotions, une grenade prête à exploser, je pratique le taï-chi, j'ai beaucoup de mal avec les procédures, j'aime que les choses soient en ordre...

  • Réda et Khalil sont prêts à braver tous les dangers pour retrouver leur grand-père mystérieusement disparu...
    Pour retrouver leur grand-père mystérieusement disparu, Réda et Khalil participent à la plus grande course de tapis du monde. Ils se confrontent à de dangereux adversaires, prêts à tout pour les empêcher de gagner. Mais l'enjeu est bien plus grand, c'est l'harmonie entre les hommes et les génies qui est menacée...
    Découvrez le premier tome d'une saga fantastique palpitante et vivez, aux côtés de Réda et Khalil, une course de tapis pleine de rebondissements, mais surtout de dangers.
    EXTRAIT
    - Ne t'inquiète pas, je gère.
    À la grande surprise de Réda, il prit un départ canon et évita aisément tous les obstacles qui se présentaient à lui. Il était sur le point d'atteindre l'extrémité du tronc mais il relâcha trop tôt sa vigilance, gagné par l'excitation. Un des gants de boxe l'envoya alors violemment dans le bassin. Ivre de rage, Khalil recommença, encouragé par Réda, mais il ne parvint pas à retrouver son calme, ressassant son échec. Il fut à nouveau envoyé dans la boue par une massue et le même scénario se reproduisit lors de son troisième essai. Les juges rendirent leur verdict.
    - Trente minutes. Les épreuves sont terminées, vous serez pénalisés de quarante-sept minutes et dix secondes à l'issue de cette étape. Prenez ce fanion qui atteste que vous êtes bien passés ici. Vous pouvez poursuivre la course maintenant.
    Les deux garçons s'emparèrent du petit drapeau vert où étaient inscrits leurs noms et saluèrent les deux hommes. En récupérant Adel dans son enclos, Réda constata que de nombreux tapis s'y étaient ajoutés. Depuis qu'il était sorti du bassin, Khalil ne disait plus un mot et Réda préféra le laisser tranquille. Il se permit cependant d'intervenir quand ils se retrouvèrent de nouveau seuls dans les airs, il fallait que Khalil retrouve son calme pour être opérationnel le reste de l'étape.
    - Ce n'est pas grave, Khalil. Tu y étais presque. N'oublie pas que le classement général nous importe peu.
    - Il n'empêche, je suis un boulet ! J'ai tout foiré.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Tout d'abord, le concept des génies intégrés au monde moderne est excellent. C'est une très bonne idée, bien développée, et on ne peut qu'en admirer l'originalité. Les courses de tapis sont palpitantes, bien décrites, et les dialogues des personnages sont bien pensés - je pense là aux morales ou aux messages philosophiques qui sont ainsi communiqués. - Le monde fantasyque
    Inutile de lambiner, ce roman m'a complètement conquise !
    D'une plume souple, agréable à lire, accessible à tout le monde, c'est une aventure extraordinaire, remplie de paysages magnifiques, qui va directement à l'essentiel. Rien n'est négligé, aussi, les détails et la description font que l'on se représente parfaitement l'univers qui flotte autour. Et justement, la plume de l'auteur nous entraîne des les premières pages dans une aventure incroyable si bien qu'il devient difficile de lâcher ce roman. - Livresse des lettres
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1973 à Nice, Florent Gounon, ingénieur Arts et Métiers, exerce dans le secteur de l'énergie. Passionné de littérature depuis son plus jeune âge et profondément humaniste, il puise son inspiration à travers ses lectures de tous genres et dans le quotidien. Réda et le maître génie est son premier roman.

  • Rencontrez des personnages hauts en couleurs : clown, poète, infante, elfe insolent ou timide fée des bois.
    Autour de feuilles d'arbres de différentes essences, Éliane Jules a créé et dessiné un univers fantastique.
    Pour chaque personnage - clown, poète, infante, elfe insolent ou timide fée des bois -, Inès de Chantérac a écrit un poème. Ainsi naît tout doucement le Petit peuple des forêts, un herbier de feuilles à apprivoiser, à reconnaître, et à rêver.
    Découvrez un recueil de poésies illustrées, qui s'apparente à un herbier de feuilles à apprivoiser, à reconnaître, et à rêver.
    EXTRAIT
    Cheveux de lune dressés,
    À petits pas pointus,
    À petits pas pressés,
    Zita commande aux marées :
    « Ginkgo ! »
    « Biloba ! »
    Ce qui veut dire en langue de fée :
    « Montez ! »
    « Descendez ! »
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Sorte d'herbier pour découvrir les arbres, Le petit peuple des forêts est une invitation à la promenade. L'auteure nous emmène dans les sous-bois et décèle sous les feuilles mortes toute une population de personnages imaginaires qui emportent le lecteur et l'amènent à considérer les feuilles d'un peu plus près ! Les petits poèmes se succèdent et chaque personnage recréé, Arlequin, Colombine, Tulipin, raconte des fragments de sa vie secrète et souterraine. Tour à tour enjoués le clown, le musicien, ou mélancoliques, la ballerine, Pierrot-le-fou, tous composent une comédie élégante en poèmes courts, rythmés. Chaque texte accompagne ou est accompagné par un portrait construit à partir d'une feuille. Une feuille de biloba compose une fée, le sorbier de Scandinavie évoque Ophélie, Fidèle, l'érable est serviteur de sa majesté. Les feuilles servent de vêtements à d'adorables figurines qui ont une finesse de miniature sur des fonds colorés et délicats d'encre soufflée. Tout cela est charmant, élégant et doux. Une certaine conception de la poésie, verlainienne toutes proportions gardées, un « frisson d'eau sur de la mousse ». - Danielle Bertrand, Ricochet
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Passionnée de littérature et d'art, Inès de Chantérac a orienté toutes ses activités vers les enfants et les jeunes. Professeur de français à Paris, elle crée aussi des spectacles de marionnettes. Elle collabore régulièrement à un magazine pour enfants en tant qu'auteur et illustratrice.

  • une petite fille découvre un tas de formules magiques qui vont l'aider à transformer positivement son quotidien.
    Tout le monde l'appelle Pleurnichou. Sa mère, son frère, son maître d'école... Car elle pleure tout le temps, jusqu'à provoquer des inondations. Elle pleure parce que personne ne l'aime, elle pleure parce qu'elle est seule...
    Un jour, elle trouve un livre : L'Apprentie Sorcière, qui lui dévoile bien des secrets et lui enseigne plus d'un tour de magie. Petit à petit elle transforme son quotidien, fait disparaître ses peines, apprend à se protéger. Ces formules magiques l'aideront aussi à découvrir pourquoi son père n'est pas là...
    Chapouti ! Machicouli ! Consolissima ! Vazymolo !
    Du suspens, de l'humour... et des formules magiques
    Découvrez un roman jeunesse touchant, qui mêle suspens, humour et formules magiques !
    EXTRAIT
    C'est une formule magique extraordinaire. Comme machicouli, son effet n'est pas spectaculaire à l'extérieur, mais à l'intérieur.
    Indications : Consolissima a pour but de consoler. Utilise-le dès que tu as un chagrin contre lequel tu ne peux rien. Dès que tu as de la peine.
    Exemple : La sorcière Boudchou, encore apprentie sorcière, eut une grande peine : sa grand-mère adorée mourut dans un accident. Il lui sembla que rien ne pourrait jamais la consoler puisqu'on n'y pouvait rien changer. La magie ne fait pas revivre les morts. Pas encore. Or Canichou lui apprit cette formule magique : consolissima. Dès qu'elle l'eut prononcée trois fois, tout bas, quelque chose changea. La peine était toujours là, mais elle ne prenait plus toute la place. Boudchou avait de la peine, mais elle n'était plus cette peine : elle n'avait plus cette impression de n'être qu'une peine géante, et ambulante. Elle put continuer à progresser dans la magie.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire qui commence tristement mais qui finit bien. J'ai vraiment aimé cet ouvrage que j'ai lu d'une traite, voulant à chaque fois connaître l'étape suivante de sa formation de sorcière et découvrir les indices que sa transformation dévoile quant à son origine et sa relation avec sa mère. Je le conseille pour des pré-ados (en espérant qu'ils n'aient pas de raison de s'identifier à l'héroïne) qui apprécieront, je n'en doute pas, le style de l'auteur. - Petit Caillou, Babelio
    En bref, une histoire touchante et magique racontée par une petite fille qui découvrira comment s'aimer et que la vie peut être belle. Un livre à lire à partir de 10 ans, pour le côté magique de l'histoire mais aussi pour toutes ces petites choses qu'on ressent quand on est enfant et qu'on ne sait pas toujours comment expliquer ou interpréter... - InMyBookWorld, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Isabelle Minière est née le jour de la Saint- Barthélémy, mais elle n'y est pour rien. Elle aime bien écouter les gens, mais pas tous. Elle aime marcher, mais ça dépend avec qui. Elle ne regarde jamais la télévision, sauf le soir des élections. Elle a publié une douzaine de livres chez différents éditeurs (J.-C.Lattès, Le Dilettante, D'un Noir Si Bleu, Éditions du Chemin de fer, Éditions du Jasmin) et a été traduite dans une dizaine de langues.

  • Quel est le mystère autour de l'étrange dame au sari rouge, qui apparaît pour s'effacer aussitôt ?
    Dora a quitté sa Bretagne pour accompagner son père en Inde. Émerveillée, elle se trouve plongée dans un monde foisonnant, et surtout, elle découvre une autre façon de vivre. Savitri, sa nouvelle amie, l'initie aux coutumes et aux croyances de son pays. Mais bien des énigmes l'environnent. Dora ne comprend pas la résignation de Lila, promise à un homme riche et influent alors qu'elle en aime un autre. Révoltée, elle décide de l'aider à changer ce destin tout tracé, sans se douter qu'il va lui falloir affronter bien des dangers.
    Quel sera le rôle de l'étrange dame au sari rouge, qui apparaît si mystérieusement pour s'effacer aussitôt ?
    Découvrez l'histoire de Dora et découvrez avec elle l'Inde, sa façon de vivre, ses coutumes, et ses croyances.
    EXTRAIT
    - Ça va, Dora ?
    Elle serra très fort la main de son père, comme une petite fille. Ce n'était pas très glorieux à son âge, mais elle avait des excuses ! La tête lui tournait pour la première fois de sa vie.
    Tout était allé trop vite : la gare de Quimper, d'abord, où la famille au grand complet les avait accompagnés. Si sa mère s'était montrée stoïque et Thorec parfait, Luc, fidèle à lui-même, n'avait pu s'empêcher d'ironiser : « Dis-donc, ils vont te rabattre le caquet, là-bas ! C'est qu'ils n'aiment pas trop les filles. Paraît même qu'ils les tuent à la naissance, lol ! »
    Puis le TGV jusqu'à la gare Montparnasse, le taxi, Roissy, et les longues heures d'avion. Plus de dix ! Comme ils n'avaient pas de voisin, elle avait pu dormir un peu allongée sur deux sièges. Trois rangées plus loin, un bébé hurlait sans relâche.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Agrégée de lettres, Marie Pontacq a vécu longtemps en Inde avant de s'installer en Bretagne. Traductrice (elle a collaboré notamment à la traduction des oeuvres de Satprem de français en anglais), elle écrit des romans pour les enfants et des nouvelles pour les grands. Elle habite dans le Finistère, près de Quimper.

  • Biographie d'une figure essentielle du XIXe siècle : San Martín.
    Peu de Français connaissent San Martín. Pourtant, sa vie en fait une figure essentielle du XIXe siècle : il a mené l'Argentine, le Chili et le Pérou vers l'indépendance. Général victorieux, il a toujours veillé à ce que le pouvoir soit rendu aux citoyens, ce qui l'a probablement privé de la popularité universelle d'un Washington ou d'un Bolivar. Né en Argentine, il passe son enfance et sa jeunesse en Espagne où il s'illustre comme officier contre l'armée de Napoléon. La révolution espagnole écrasée par les Français, il s'embarque en 1812 pour son Amérique natale. C'est là désormais qu'il luttera contre l'absolutisme de l'occupant espagnol.
    Mêlant une grande histoire d'amour, des combats, la poursuite d'idéaux, la vie de San Martín épouse le romantisme de son temps.
    Plongez dans ce récit de vie palpitant et découvrez le parcours de San Martín, mêlant amour, combats, idéaaux et romantisme de son temps.
    EXTRAIT
    « Soldats, voici le premier drapeau indépendant béni en Amérique. Soldats, jurez-vous de le défendre au prix de votre vie, comme je le jure moi-même ? » Le 5 janvier 1817, veille de l'Épiphanie, sur la Plaza Mayor de Mendoza, l'aumônier militaire don José Güiraldes bénit l'armée des Andes et son emblème auquel elle prête serment, après son chef, qui dépose son bâton de commandement dans les mains de la statue de la Vierge mendocine, Nuestra Señora del Carmen. Par ce geste qui appartient à une longue tradition catholique familière à tous les assistants, il fait d'elle la patronne de l'armée et proclame qu'il ne part pas conquérir le Chili ni s'emparer du pouvoir mais qu'il se met au service d'un intérêt plus grand, la liberté et le bonheur des peuples. Il tiendra ce discours jusqu'au bout de sa vie publique, malgré les sceptiques.
    Dix jours plus tard, San Martín adresse un message codé à Solar, négociant de Santiago. Un après-midi, au plus fort de la chaleur, une gueusaille de volailler ambulant entre à grand bruit dans l'opulente maison : « Sont beaux, mes poulets, patron ! » Solar le saisit par le bras et s'enferme avec lui dans son bureau. Il en ressort radieux, tandis que le braillard s'en va mendier dans la rue. La nouvelle qu'il attendait tient sur un papier à cigarette : « 15 janvier. Frère S... J'envoie aux Canards 4 000 pesos or. D'ici un mois, vous aurez avec vous votre frère José. » Cette nuit-là, il y eut beaucoup de va-et-vient chez Solar.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Docteur en littérature comparée de l'Université de Paris, Denise Anne Clavilier se prend de passion pour la culture argentine en 2004 en découvrant la littérature du tango-canción. La faible présence du tango sur le marché francophone du livre lui inspire en 2007 l'idée d'un premier livre : Barrio de Tango. Depuis juillet 2008, elle développe un important travail de promotion vers le public francophone : elle édite un blog sur l'actualité culturelle argentine, www.barrio-de-tango.blogspot.com, elle collabore avec le musicien et producteur argentin Litto Nebbia, directeur-fondateur de Melopea Discos, dont elle a notamment traduit en français le site Internet. Elle conçoit et accompagne des voyages culturels à Buenos Aires. Depuis 2010 Denise Anne Clavilier est académicienne correspondante en France de l'Académie nationale de tango de la République Argentine.

  • Embarquez dans ces sept contes grecs adaptés par Gilles Decorvet et illustrés par Emilia Stepien.
    EXTRAIT DE La reine des sirènes
    Il était une fois un roi et une reine qui avaient un fils. Or, autant le père et la mère étaient bons, autant le prince était méchant. Dans le château, vivait encore le premier ministre du roi - son vizir, comme on dit - qui avait un fils, lui aussi. Mais, si le fils du roi était mauvais et teigneux, le fils du vizir, lui, était brave et gentil. Si bien que le premier cherchait par tous les moyens à faire du mal au second.
    Un jour, le fils du vizir partit à la chasse avec son maître d'école. Tandis qu'ils chevauchaient tous les deux, le garçon aperçut tout à coup, au bord du chemin, une plume éclatante, qui brillait au soleil.
    « Maître, demanda-t-il, est-ce que je peux ramasser cette plume qui est si jolie ?
    - Ma foi, mon garçon ! lui dit le maître, qui était un savant. Si tu la ramasses, tu en auras du remords, mais si tu ne la ramasses pas, tu en auras des regrets.
    - Eh bien ! dit le garçon, je vais la ramasser, puisqu'elle me fait envie ! »
    Il mit pied à terre, prit la plume et la planta dans ses cheveux.
    Pendant ce temps, le prince, qui était monté tout en haut du donjon pour observer le paysage avec une paire de jumelles, vit un éclair de lumière, brillant comme un diamant. « Tiens ! se dit-il. Qu'est-ce que ça peut bien être ? » Il ajusta ses jumelles et se rendit compte que la lumière provenait d'une espèce de panache que le fils du vizir portait sur la tête.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Conteur, comédien et traducteur littéraire du grec au français, Gilles Decorvet est né en 1962 à Genève, en Suisse. En tant que traducteur littéraire, il a contribué à faire connaître en France l'oeuvre de grands écrivains grecs, tels que Georges Vizyinos, Nicos Panayotopoulos ou Takis Théodoropoulos. Il a également publié un recueil de Contes de Grèce et de Chypre, aux éditions Esprit Ouvert. Comme conteur, il se produit régulièrement en Suisse et en France, dans les bibliothèques, les écoles et les théâtres.
    Par ailleurs, il est comédien. Il a participé à de nombreux spectacles, tels que : Zorba d'après Nikos Kazantzaki, Ezéchiel d'Albert Cohen, 100 dessus dessous de Miguel Fernandez-V., Le dîner de Babette d'après Karen Blixen et La confession d'Abraham de Mohamed Kacimi.

  • Les facettes moins connues de la vie de Beaumarchais.
    On ne connaît souvent de Beaumarchais que ses comédies. Homme de théâtre, il fut aussi horloger, maître de musique à la Cour, éditeur des oeuvres complètes de Voltaire... Négociant, armateur, il mit ses activités au service de ses idéaux. En leur livrant des armes, il a notamment aidé les insurgés des jeunes États-Unis d'Amérique à se défaire du joug anglais. Aventurier, il a joué les agents secrets en Angleterre, en Hollande, ou encore en Autriche... Héritier de l'esprit des Lumières et libertin, il aura défendu au long d'une vie trépidante de nombreuses causes, réussissant toujours à concilier son ambition et son idéal de liberté.
    Plongez dans la biographie de Beaumarchais, héritier de l'esprit des Lumières et libertin, qui aura défendu au long d'une vie trépidante de nombreuses causes, réussissant toujours à concilier son ambition et son idéal de liberté.
    EXTRAIT
    Ces privilèges exorbitants des comédiens sont difficiles à remettre en cause, parce que chaque auteur craint des représailles : si les comédiens ne sont pas satisfaits de lui, ils ne représenteront plus ses pièces ou les joueront mal à dessein. La situation est d'autant plus injuste que les acteurs vivent dans l'opulence, grâce à leur situation privilégiée (il n'existait pas de concurrent à la Comédie-Française, seule troupe autorisée par le roi). Les auteurs qui ne disposent pas d'une fortune familiale sont obligés, pour survivre, d'obtenir une pension royale, ce qui compromet fortement l'indépendance de leur création. Quand Beaumarchais cherche à assurer aux auteurs un revenu décent, il montre encore son attachement à la liberté de l'esprit et à son expression.
    Avant lui, d'autres auteurs avaient tenté de s'élever contre les comédiens, stupéfaits du peu d'indemnités qu'ils recevaient au regard du succès de leur pièce : leurs protestations sont restées éphémères car solitaires. À l'inverse, Pierre-Augustin comprend que, pour obtenir gain de cause, il doit s'allier aux autres auteurs dramatiques pour créer un front commun. Il invite donc ses confrères à dîner chez lui, le 3 juillet 1777 : il s'agit de discuter de leurs intérêts et de voir comment les défendre. L'auteur du Barbier compte aussi sur un effet de publicité. En rendant l'affaire publique, il souhaite apitoyer le public sur la situation des auteurs, et compte ainsi obtenir son soutien.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1980, Marie Geffray a suivi des études de lettres : elle a rédigé une thèse de doctorat sur les écrits et les discours d'André Malraux et Charles de Gaulle. Agrégée de lettres modernes, elle cherche à transmettre auprès des plus jeunes sa passion pour la littérature. C'est aussi cette volonté de faire aimer les livres qui la pousse à écrire pour les adolescents.

  • Un conte méconnu des Mille et une nuits magnifiquement illustré par Éric Puybaret !
    L'amour extraordinaire qui unit Qamar az-Zaman et la princesse de la Chine est le point de départ d'une histoire riche en péripéties et en aventures.
    Le merveilleux se conjugue au romanesque dans ce conte des Mille et une nuits qui tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne.
    L'adaptation de Marie-Claire Baillaud rend ce texte accessible à un jeune public, tout en lui conservant toute sa saveur.
    EXTRAIT
    Au pied de la tour il y avait un puits, où habitait une fée nommée Maïmoune, fille de Damriat, grand roi des génies. Lorsque, vers minuit, elle sortit du puits pour aller faire un tour très haut dans le ciel, elle fut fort étonnée de voir de la lumière dans l'ancienne tour où dormait le prince. Elle entra et se trouva devant le serviteur endormi à la porte de la chambre. Elle s'avança jusqu'au lit, souleva la couverture qui cachait à demi le visage de Qamar az-Zaman, et vit le plus beau jeune homme qu'elle eût jamais vu sur la terre habitable. « Quel éclat, dit-elle en elle-même, quelle beauté, quelle grâce ! Une telle perfection est rare. Je me demande pourquoi ce jeune homme si merveilleux dort ici, dans cette tour en ruines. Sans doute est-ce ce prince que son père voulait absolument marier et dont tout le monde parle. Je ne laisserai personne, ni homme ni génie, lui faire du mal. »
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marie-Claire Baillaud est professeur agrégée de lettres classiques.
    Eric Puybaret est né en 1976 à Vichy. En 1994, il entre à l'atelier préparatoire de Penninghen. L'année suivante, il intègre l'école nationale supérieure des arts décoratifs, où il se spécialise dans l'illustration. En 1999, il devient lauréat du festival du livre pour enfants de Bologne. Son premier livre, Au pays de l'alphabet, a été publié en 1999 chez Gautier-Languereau. Il travaille pour plusieurs maisons d'édition dont Hachette et Flammarion. Il est l'auteur, notamment, de Cache-Lune, paru en 2002 chez Gautier-Languereau , et a illustré Graine de cabanes, son dernier livre, paru en 2005, chez Gautier-Languereau. Il pratique également la peinture et expose régulièrement ses toiles.

  • Embarqué sur le bateau de son oncle, Benji a un drôle de sentiment : quelque chose de louche se trame et il est bien décidé à découvrir de quoi il s'agit !
    Lorsque Benji arrive à Port-Vendres pour faire son stage embarqué sur le bateau de son oncle, il ne se doute pas que ce séjour ne sera pas de tout repos. Sur la Belle Maria, il découvre Pierre, un motoriste bourru, et Yacoub, un marin mauritanien avec lequel il se lie d'amitié. Mais une ambiance bizzare règne sur le bateau. Benji sent qu'il se trame quelque chose de louche. Pourquoi Pierre insiste-t-il pour naviguer en pleine tempête sur un bateau qui ne respecte pas les normes de sécurité ? Yacoub s'est-il vraiment noyé par accident ? Aidé de Cheïkha, la fille de Yacoub, Benji parviendra-t-il à mener à bien son enquête ?
    Suivez pas à pas l'enquête du jeune Benji, et laissez-vous emporter par ce roman d'aventures où se croisent navigation, suspens et investigations périlleuses !
    EXTRAIT
    La soirée passa comme par enchantement. Yacoub avait préparé un plat de riz accompagné du poisson pêché le matin même. Benji s'était lancé dans la fabrication d'un flan aux oeufs. Un repas délicieux, décrétèrent-ils à l'unanimité. Yacoub et Cheikha parlèrent longuement de la Mauritanie, de leur vie là-bas. Benji s'émerveilla de la passion qu'ils avaient pour ce pays, de leur générosité et de leur joie de vivre, malgré les difficultés du quotidien. Au moment du thé, Cheikha sortit de son sac un instrument de musique bizarre, une sorte de guitare à trois cordes. La caisse était constituée d'une peau, comme pour un tambourin, et tendue sur une armature de bois.
    - Trop cool, ta guitare ! s'exclama Benji. Tu l'as faite toi-même ? Chez moi j'ai une contre-bassine, tu sais comment c'est ? Avec une bassine, un manche à balai et une corde...
    Mais Cheikha lui jeta un regard noir.
    - Non, je ne sais pas ce qu'est une « contre-bassine », mais ça, c'est un gaaci. Ma mère est musicienne. Elle me l'a offert avant que je parte en France.
    Le garçon se tut. Visiblement il avait commis un impair.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En tout cas, c'est un très bon petit livre policier pour des enfants et pré-adolescents, bien écrit et bien mené. J'imagine tout à fait ma professeur de français nous donner ce livre à lire en CM2 ou en 6ème. Au final, j'ai passé un bon moment et je n'aurais pas dit non à quelques chapitres en plus. - Marines Books, Babelio
    On suit les aventures de Benji avec ce plaisir juvénile qu'on ressentait en découvrant les romans de Jack London ou de Rudyard Kipling. [...] c'est le rapport entre un adolescent et la mer, les conditions difficiles des pêcheurs, ce goût de l'aventure qui suinte tout au long du récit qui prend le lecteur dans ses filets, sans toutefois lui donner le mal de mer. Les rapports entre les deux adolescents, Cheikha et Benji, apportent un vent de fraîcheur dans une histoire qui pourrait être glauque, éclaboussée de paquets de mer et de traces de gas-oil. Pas d'esbroufe dans ce roman mais un voyage qui sans être au long cours dépayse. [...] L'auteur est un enfant de la mer et il nous fait partager son univers avec enthousiasme entre deux vagues déferlantes. - Les lectures de l'Oncle Paul
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né à Collioure, Gildas Girodeau, passionné de mer et de voile, breveté de la Marine marchande, a participé à de nombreuses compétitions et traversées de l'Atlantique en voilier. C'est au lycée, à Perpignan, que sa passion pour l'écriture puise ses sources, ainsi que dans le bouillonnement politique et culturel engagé.

  • Poèmes illustrés.
    Au clair de la lune
    mon ami Pierrot
    Plus besoin de plume
    Pour conter fleurette
    Avec son forfait Internet
    Arlequin ne craint plus le rhume
    Découvrez en famille ce recueil qui ravira petits et grands.
    EXTRAIT
    On ne fait aucun cadeau
    au bonolo
    Il est en très grand danzer
    le chimpanzé
    Il n'a plus beaucoup de temps
    l'orang-outan
    Quant au gorille
    il part en vrille
    Fronçons donc tous nos sourcils
    nos cousins sont en péril
    On joue aux quilles
    avec leur population
    Voie d'extinction
    J'en crois pas mes yeux
    Pour la mise à mort
    l'animal humain
    ce singe malin
    réussit bien mieux
    qu'un gros météore
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Patrick Joquel est né à Cannes en 1959. Instituteur et poète, il habite Mouans-Sartoux (06). Il participe volontiers à des lectures de poésies pour petits et grands. Il anime des ateliers d'écriture et de découverte poétique dans différents lieux, tels que les établissements scolaires (de la maternelle au collège) et les bibliothèques. Il intervient régulièrement dans des stages de formation continue pour les enseignants afin aborder le « métier » d'écrivain, la création poétique ou la littérature jeunesse en général.

  • Un recueil de contes aux origines celtiques joliment illustrés par Thomas Carretero
    Qui de Tom, Deirdre, Cuchulain ou du célèbre Finn Mac Cool parviendra à déjouer les pièges des nombreuses créatures qui peuplent l'Irlande ? Entre amours, guerres de royaumes, lépréchauns et banshies, les peuples du Nord nous bercent de leur folklore.
    Ces contes prennent racine dans l'univers celtique qui entraîne le lecteur vers une histoire, une culture, un ailleurs.
    Laissez-vous emporter par ces contes irlandais qui vous feront découvrir de nouvelles contrées!
    EXTRAIT DE Le taureau tacheté
    En ce temps-là, le fils du roi d'Irlande était un beau jeune homme, en âge de se marier. Les demoiselles de la haute et de la petite noblesse étaient avec lui tout miel et tout sourires, mais il ne les regardait même pas. Il n'avait d'yeux que pour ses deux voisines, deux jolies filles de condition modeste. Chaque fois qu'il sortait du palais pour se promener ou aller à la chasse, il les saluait. Elles répondaient à son salut. Un jour, ils échangèrent quelques mots. Petit à petit ils tinrent de vraies conversations. Enfin ils devinrent amis et comme l'amitié conduit à l'amour, il s'éprit de l'une d'elles et l'épousa. Non pas l'aînée, comme le voulait l'usage, mais la plus jeune qui était davantage à son goût.
    Ils vécurent heureux quelque temps dans leur palais. Naturellement, selon la coutume de cette époque, l'aînée avait suivi la cadette et vivait confortablement à ses côtés. Elle faisait bonne figure, mais elle était horriblement jalouse et décidée à faire à sa soeur le plus de mal possible. Elle n'attendait qu'une occasion.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    De jolis contes pour voyage sur les terres Irlandaises à la découvertes de son folklore et de ses légendes. Un très joli recueil de contes pour petits et plus grands ! - Cestpasfaux, Babelio
    À PROPOS DES AUTEURS
    Françoise Rachmuhl était professeur de lettres modernes en lycée et collège. Elle a également dirigé la collection des petits classiques aux éditions Hatier. Actuellement, elle se consacre à l'écriture. Elle a publié des nouvelles, deux romans pour adultes et une vingtaine de recueils de contes traditionnels pour la jeunesse.
    Thomas Carretero est né à Bayonne et a grandi au pays basque.
    Après un bac « Arts Appliqués » et des études d'illustration à Paris, il étudie maintenant le cinéma d'animation à Angoulême.

  • Daphnis, chat blanc, adulte, lourd de connaissance intérieure, est écrasé devant sa maison.
    Le vendredi 3 mai 1974, vers 14 h, Daphnis, chat blanc, adulte, lourd de connaissance intérieure, est écrasé devant sa maison.
    A travers ce court ouvrage illustré, découvrez la surprenante réflexion d'un chat décédé !
    EXTRAIT
    Il y eut cette nuit d'été :
    Tu mis des voleurs en déroute
    Armé de ta simple colère
    Échine hérissée, griffes au clair

  • Le Japon nous dévoile ses plus beaux contes...
    Une merveilleuse invitation au voyage, à la découverte des plus beaux contes du Japon. Ce pays dévoile ainsi ce qu'il a de plus précieux et de plus subtil : une sagesse infinie et une beauté sans nom.
    Au détour de ces récits à la fois hauts en couleurs et d'une douceur extrême, on apprend pourquoi la mer est salée, pourquoi la méduse n'a pas d'os ou bien pourquoi le chat n'est pas un signe du zodiaque...
    Des histoires au parfum de cerisiers en fleur, qui plongent les petits comme les grands au coeur de la tradition japonaise.
    Laissez-vous emporter au pays du Soleil-Levant par ce recueil de contes joliment illustrés par Eric Puybaret.
    EXTRAIT DE Le capuchon rouge
    Il était une fois un jeune paysan qui avait très bon coeur. Un jour d'hiver, comme il allait aux champs, il découvrit un petit renard qui était tombé dans un piège. Pris de pitié, le jeune homme délivra l'animal et le laissa partir. Ravi, celui-ci se retourna plusieurs fois en guise de remerciement avant de s'enfuir dans la forêt.
    Le lendemain, le jeune paysan revint au même endroit et aperçut un gros renard qui s'approchait de lui, tenant un capuchon rouge entre ses mâchoires. L'animal posa le capuchon aux pieds du jeune homme, puis tourna les talons et s'enfonça dans la forêt.
    « C'est sans doute le père du petit renard que j'ai sauvé hier, se dit le paysan avec un sourire. Il m'apporte un cadeau en signe de reconnaissance, mais que veut-il que j'en fasse ? »
    Sans plus y penser il fourra le capuchon rouge dans la poche de sa veste et repartit au travail.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un très beau recueil de contes pour découvrir le folklore et les légendes japonais. - Cestpasfaux, Babelio
    À PROPOS DES AUTEURS
    Après avoir étudié à l'université Gakushûin, Mayumi Watanabe enseigne le français et le japonais dans plusieurs universités à Tokyo.
    Elle a deux filles et maintenant un petit- fils de six mois.
    Eric Puybaret est né en 1976 à Vichy. En 1994, il entre à l'atelier préparatoire de Penninghen. L'année suivante, il intègre l'école nationale supérieure des arts décoratifs, où il se spécialise dans l'illustration. En 1999, il devient lauréat du festival du livre pour enfants de Bologne. Son premier livre, Au pays de l'alphabet, a été publié en 1999 chez Gautier-Languereau. Il travaille pour plusieurs maisons d'édition dont Hachette et Flammarion. Il est l'auteur, notamment, de Cache-Lune, paru en 2002 chez Gautier-Languereau , et a illustré Graine de cabanes, son dernier livre, paru en 2005, chez Gautier-Languereau. Il pratique également la peinture et expose régulièrement ses toiles.

  • Hacking !

    Jeanne Desaubry

    Quel est ce nouveau chantier dans la forêt ? Rachid et Bastien mênent l'enquête !
    Ils auraient pu passer devant sans y prêter attention... Quel est ce nouveau chantier que Rachid et Bastien découvrent dans leur forêt ? S'agit-il vraiment de construction comme l'indiquent les panneaux ? Pourquoi les représentants de la mairie sont-ils hostiles à leurs recherches ? Passionné d'informatique, Rachid décide de s'infiltrer dans l'ordinateur du chantier, sans savoir quels dangers l'attendent...
    Un roman policier plein de suspense.
    Aux côtés de Rachid et Bastien, plongez dans un polar passionnant et suivez pas à pas les investigations des deux jeunes garçons, bien décidés à comprendre ce qui cache les représentants de la mairie...
    EXTRAIT
    Bastien se cambre, agitant les mains devant sa poitrine. Leïla regarde vers lui, perplexe, puis fronce les sourcils. C'est que le geste du garçon est universellement connu pour signifier de gros seins, et l'attitude des garçons la surprend. Elle les aime bien, ils sont gentils, pas casse-pieds, Rachid est même un peu timide. Elle espère qu'ils ne sont pas sur un site adulte, sinon, elle leur tirera sévèrement les oreilles.
    Heureusement pour eux, un problème survient au fond de la salle. Leïla doit aller aider une dame qui n'arrive pas à se connecter. Les deux garçons reprennent leurs travaux. Rachid, toujours concentré sur l'écran n'a pas suivi l'épisode.
    - Ouais, des playmates... J'avais pensé à « cliquer ici, vous avez gagné le gros lot » mais « cliquez ici et je retire le haut » c'est pas mal non plus. T'as raison. Classique, mais il y a toujours des abrutis pour se laisser prendre. Notre adversaire n'a pas l'air d'être une lumière.
    Si Leïla venait faire un tour du côté des garçons, elle serait déçue. Malgré le sérieux de la situation, ils ne peuvent s'empêcher de glousser en choisissant sur le net une photo de fille, la plus sexy possible et déjà passablement déshabillée.
    Bastien s'essuie les yeux, reprenant son sérieux.
    - Et maintenant ?
    - Imagine : il ouvre son message, il clique sur la fille, et...
    - Qu'est-ce qui se passe ?
    - Rien ! C'est là que c'est beau, non ? Rien du tout. Il reçoit un message d'erreur : « La page que vous avez demandée n'existe pas ». Mais, sans qu'il le sache, le programme que je viens de glisser dans le message est téléchargé sur sa machine. Au démarrage suivant, pof, il s'exécute et je prends le contrôle.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Dans ce court roman, tous les ingrédients du bon policier pour enfants sont réunis : enquête menée à l'aide de nouvelles technologies, combat pour l'environnement, suspens et intimidations des adultes pour les éloigner de la vérité ! - Réseau Co Libris, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jeanne Desaubry a voulu écrire dès qu'elle a su lire, ce qu'elle a appris très tôt, clandestinement. Lire, écrire, éditer, chroniquer, sa vie tout entière est emplie par la littérature. Aujourd'hui, après trois romans policiers, des romans pour la jeunesse, des nouvelles dans des revues ou des ouvrages collectifs, elle défend encore et toujours son genre de prédilection : le noir, où la fiction rencontre la réalité et se fait miroir de notre époque. Régulièrement, elle anime des causeries, des lectures, dirige des ateliers d'écriture.

  • Vague meurtriere

    Lalie Walker

    Un apprentissage de la peur et du courage !
    Au coeur des marais de Brière se cachent bien des secrets et des dangers que Thomas et Julien n'hésitent pas à braver afin de sauver une petite fille tombée aux mains de dangereux trafiquants.
    Au cours d'une nuit mémorable, portés par la force de l'amitié, les deux garçons vont faire l'apprentissage de la peur et du courage.
    Dans ce récit d'initiation plein de suspense, Lalie Walker nous livre un roman policier mêlant les rebondissements aux questions de société, le tout avec un ton juste.
    Aux côtés de Thomas et Julien, plongez dans un roman policier qui livre un récit d'initiation plein de suspense et de rebondissements tout en abordant des questions de société.
    EXTRAIT
    Au bout de quelques minutes, Thomas fait signe à Julien de se baisser. Les garçons se cachent derrière un épais tronc d'arbre. La flamme d'un briquet jaillit dans la nuit, et Julien manque pousser un cri en apercevant une petite fille assise sur le sol.
    Thomas lui colle immédiatement une main sur la bouche. La retire lentement, une fois certain que Julien ne va pas les trahir. Les garçons scrutent la pénombre, espérant que l'un des hommes va allumer une cigarette.
    Plusieurs minutes passent dans un silence étouffant. De temps à autre, ils perçoivent un mouvement dans les hautes herbes, sans doute un mulot ou une petite bestiole qui se faufile non loin d'eux.
    Thomas fait signe à Julien de bouger et de le suivre. Il veut changer de cachette pour mieux observer les hommes qui, il en jurerait, sont des braconniers.
    Une fois à l'écart, il murmure à l'oreille de Julien qu'il est à peu près certain qu'ils sont en train d'allumer un feu, très discrètement, à cause des gardes-chasses qui rôdent parfois la nuit.
    - Mais comment tu sais tout ça ? s'étonne Julien.
    - Parce que moi aussi je me promène la nuit dans les marais.
    - Et ton père, il ne dit rien ?
    Thomas hausse les épaules.
    Il s'accroupit brusquement, en tirant Julien par une manche. Un petit bruit se fait entendre et Thomas manque d'éclater de rire. L'homme qui s'est rapproché d'eux ne l'a fait que pour se soulager la vessie. Il repart sans avoir remarqué la présence des garçons.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un fort joli roman : amitié, fidélité, courage, un décor naturel fort joliment peint. Une lecture à conseiller à tous les jeunes lecteurs avides d'émotions et d'aventures (Nostalgie, nostalgie : le club des cinq s'était bien aussi ! Non ?) - Sylvaine, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née à Versailles, psychothérapeute de formation, Lalie Walker se consacre depuis l'an 2000 à l'écriture : romans noirs, polars, essais, scénarios... Lalie Walker vit à Nantes où elle anime des cafés littéraires et des conférences sur l'art, la folie et la fiction.

  • Lucien pourra-t-il atteindre son objectif, et devenir un pêcheur accompli ?
    Depuis tout petit, Lucien va à la pêche avec ses grands-parents. C'est sa passion, et il est doué. Son voeu est d'attraper un brochet, la plus belle prise dont il puisse rêver. Pour ses sept ans, son père l'emmène au bord du lac. L'enfant y rencontre toute sorte d'animaux aquatiques, des poissons bien sûr, mais aussi des serpents, des grenouilles... Le temps passe et le garçon s'impatiente. Pourra-t-il atteindre son objectif, et devenir un pêcheur accompli ?
    Découvrez l'histoire de Lucien, un petit garçon passionné de pêche, et plongez en famille dans un roman qui traite de thèmes importants tels que le respect de la nature, la patience et la persévérance.
    EXTRAIT
    Elle est grande, élégante, d'un noir luisant avec un collier blanc. Elle vient de sortir des roseaux et elle évolue maintenant sur la terre ferme avec cette si belle ondulation qui semble arrêter le temps. Ils la regardent se diriger vers l'eau, mais Lucien se ressaisit bien vite. Il brandit son épuisette et s'élance vers le serpent. Puis il s'approche plus doucement, tout doucement, et à moins d'un mètre, il abat l'épuisette devant la tête de la couleuvre qui, surprise, y pénètre. Mais c'est sans compter sur la vivacité du reptile qui s'entortille à la vitesse de l'éclair et ressort du piège avant qu'on ait pu faire le moindre geste. Et voilà que le serpent se coule tranquillement dans l'eau et s'éloigne en nageant en surface. De rage, Lucien en jette son épuisette au sol. Oh, bien sûr, il ne voulait aucun mal à la couleuvre ; et s'il avait réussi à l'attraper, il lui aurait rendu la liberté après seulement quelques minutes d'observation. Non, ce qui le fait pester, c'était d'être passé à côté d'un si bel animal et de ne pas avoir eu plus de temps pour l'admirer. Tant pis, passons à autre chose. Et tiens, retournons à notre brochet.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce roman illustré est un hommage de Philippe Napoletano à la nature, il enseigne aux enfants le respect de l'environnement, la patience et la persévérance. Les illustrations sont magnifiques et le personnage principal est franchement attachant. Conseillé dès l'âge de 7 ans. - N.M. L'IBBY LIT, Bruxelles
    Alors que de nos jours les enfants s'occupent essentiellement dès leur plus jeune âge sur des écrans, cette petite histoire au coeur de la nature peut faire découvrir d'autres agréments. - Sur la route de Jostein
    J'ai eu grand plaisir en effet à retrouver l'écriture choisie de Philippe Napoletano. Son art de nous conter une histoire en quelques mots simples, sans fioritures, et sans excès. Sa façon unique de ménager un suspense de bout en bout sur la fameuse prise du brochet, la lutte sans merci qui s'engage entre l'enfant et le poisson, la maîtrise des émotions de Lucien qui veut gagner son défi pour être fier de lui et faire la fierté de son père par la même occasion, sa patience mise à rude épreuve et son art consommé de la pêche associé au respect de la nature, de son environnement et des animaux qui les peuplent, les poissons bien sûr mais aussi ceux qui vivent au bord de l'eau, et ici, en l'occurrence, au bord du lac. - Martine, Lectures et plus
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Napoletano est conseiller en communication, concepteur rédaction, directeur de création à Grenoble et auteur. Il a commencé à écrire environ à l'âge de 25 ans, d'abord des nouvelles, puis assez rapidement des romans. Il opte pour un style dépouillé, au service d'une quête d'un essentiel pour porter l'émotion. Il s'attache également au rythme, à la ponctuation, les répétitions (cette obsession lui vient certainement de sa carrière avortée de musicien).

  • Agnès et Vincent continuent leur périple et découvrent le Japon !
    L'épopée de Vincent et Agnès touche à sa fin. Le frère et la soeur ont suivi le curieux vieillard rencontré au cours de leur séjour au Mexique.
    Le sage homme les conduit vers une nouvelle destination : le Japon. Nos deux héros vont devoir se familiariser avec les coutumes nippones, ce qui ne sera pas une mince affaire !
    Dans cet archipel à l'autre bout du monde, les enfants atteindront-ils enfin le but de leur quête : l'horizon ?
    Et si l'horizon était bien plus qu'un point géographique ? Et s'il n'y avait pas qu'un horizon ?
    Suivez Agnès et Vincent dans leur long périple, et découvrez avec eux le peuple nippon et ses étonnantes coutumes.
    EXTRAIT
    « Excuse-nous, dit enfin monsieur Shang en s'essuyant les yeux, mais c'est tellement drôle. La voix que tu as entendue était celle de la baignoire qui annonçait que le bain était à bonne température. »
    Si les baignoires parlaient, maintenant !
    Le bain fut bien étrange d'ailleurs, puisqu'il convenait de se doucher avant de se glisser dans la baignoire afin de laisser l'eau aussi propre pour les suivants qu'on souhaitait la trouver en se glissant dedans. Et que dire des WC dont le réservoir de la chasse d'eau était surmonté du lavabo pour économiser de la place ? Pendant ce temps, leurs hôtes avaient préparé les couchages ce qui, pour être plus exact, ressemblait davantage à une opération de métamorphose complète de l'appartement. Les tabourets avaient été escamotés, la table poussée sur le côté et Soya avait ouvert le canapé qui formait maintenant un confortable futon pour deux personnes. La literie en coton épais était on ne peut plus confortable. Il ne leur restait plus qu'à prendre place pour la nuit.
    Soya tira un shoji devant la fenêtre, un petit panneau de carrés de bois encollé de papier et destiné à atténuer l'agressivité lumineuse des publicités à l'extérieur. Elle tira ensuite sur une petite trappe au plafond duquel tomba un escalier télescopique très raide. Monsieur Shang leur souhaita une bonne nuit et monta. Soya vint faire une dernière caresse à son chien qui posa le menton entre ses pattes et elle monta à sa suite.
    Vincent et Agnès n'avaient pas intérêt à être somnambules pendant la nuit : il n'y avait plus un centimètre carré libre au sol. Et le chien ? Devenait-il chien de garde pendant la nuit ?
    L'avantage des petites chambres, c'est qu'il ne faut pas chercher bien loin pour trouver le sommeil.

empty