Editions Wombat

  • Savez-vous que Flipper le dauphin est en réalité un obsédé sexuel qui saute sur tout ce qui bouge, quilles de navires compris ? Que le poisson-clown, héros du Monde de Nemo, change de sexe à volonté pour trouver des partenaires ? Que les cris d'extase trop « humains » des tortues des Galapagos empêchaient Darwin de dormir ? Que le panda géant se reproduit mieux en matant des films pornos ? Et que le macaque est même prêt à payer pour en voir ?

    C'est trop tard : si vous lisez ce texte, vous le savez désormais et ne pourrez plus regarder ces mignonnes petites bestioles du même oeil. Du panda à l'albatros, en passant par le chimpanzé, le rhinocéros ou la girafe, ce texte instructif et hilarant, signé par l'un des meilleurs humoristes anglais, est illustré avec humour par Florence Cestac.

    Né en 1975 à Londres, Gideon Defoe suit des études d'anthropologie et de zoologie, avant de se lancer dans l'écriture avec la série de romans humoristiques Les Pirates ! (5 tomes, Le Dilettante & Wombat) qui connaît un succès international et est adaptée en film d'animation par Peter Lord (Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout). Cet héritier de Will Cuppy et des Monty Python ramène parallèlement sa science en signant Le Sexe tout bête, essai humoristique sur la sexualité des animaux.

  • Ce recueil original rassemble six nouvelles et novellas inédites en français d'Edogawa Ranpo. Publiées sur plus de trente ans, entre 1926 et 1955, elles reflètent ses thèmes fétiches de la passion obsessionnelle et d'une fascination amoureuse aux accents morbides, parcourues d'un frisson d'étrangeté caractéristique de l'oeuvre de l'auteur.

    Contes noirs et fantastiques, dans la lignée d'Henry James et d'Edgar Poe, ces récits hypnotiques explorant les figures de la poupée (« Un amour inhumain ») ou de la femme fantôme (« L'abri antiaérien ») frappent par leur profonde modernité.

    La passion amoureuse en particulier s'y dévoile dans tout son absolu, éclairant les recoins les plus sombres de la nature humaine.

    Edogawa Ranpo (1894-1965) est le maître de la littérature policière et fantastique japonaise des années 1920-50. Assumant ses influences occidentales (Poe, Wells, Doyle...), Ranpo insuffle à ces genres un ton unique mêlant érotisme, perversion, grotesque et macabre, dans des textes comme La Chenille, La Bête aveugle ou Le Lézard noir, devenus des classiques. Père du mouvement « ero guro nansensu », son influence marquera aussi le cinéma (de Masumura à Schroeder) et le manga (Maruo).

  • Les Mémoires d'un vieux con offrent la parodie définitive et sonnent le glas d'un « genre littéraire » qui est une véritable plaie : les mémoires prétentieuses. Une oeuvre de salubrité publique !

  • Les tribulations loufoques d'une famille farfelue - grand-père et chien compris - signées par l'un des maîtres de l'humour anglo-saxon

    « Quand j'atteindrai quarante ans, mes facultés se seront peut-être repliées, telle la corolle des fleurs au crépuscule, me laissant incapable d'écrire mes mémoires en y mettant la dose idoine de sobre inexactitude, ou alors, étant venu à bout de la tâche, incapable d'aller les porter à mon éditeur... »
    C'est donc en pleine force de l'âge, dès les années 1930 dans les pages du New Yorker, que l'auteur fait paraître Ma chienne de vie, autobiographie loufoque et illustrée racontant sa jeunesse au sein d'une famille farfelue de l'Ohio.
    De l'effondrement du lit paternel à la visite nocturne de bien étranges fantômes, des lubies du chien Muggs à celles d'un grand-père frappadingue hanté par la guerre de Sécession, James Thurber transfigure les petits événements de la vie en minuscules épopées tendres, drôles et cocasses.

    Écrivain et dessinateur, pilier de la rédaction du New Yorker durant plus de trente ans, James Thurber (1894-1961) fut un des grands talents de l'âge d'or du magazine, aux côtés de Robert Benchley, S. J. Perelman et Dorothy Parker.
    Si les textes d'humour de Thurber sont devenus des classiques constamment réédités dans les pays anglo-saxons, son style graphique sensible et naïf, très précurseur, eut aussi un impact considérable sur le dessin minimaliste d'après-guerre, de Charles Schulz et Jules Feiffer à Sempé.
    James Thurber est par ailleurs l'auteur de La Vie secrète de Walter Mitty (adapté plusieurs fois au cinéma, de Norman McLeod en 1947 à Ben Stiller en 2014) ainsi que de La Dernière Fleur, conte graphique traduit par Albert Camus (rééd. Wombat, 2018).

  • La vie est devenue trop dure : tout le monde jette l'éponge.

    Présidents, psychiatres, cosmonautes, chirurgiens, parents, enfants, CRS, PDG, artistes, tous s'effondrent.

    Dans ces lettres de burn-out, chacun revendique alors son droit au lâcher prise et au parler vrai. Car l'écroulement est un moment de lucidité. Ces courriers disent enfin tout, avec une sincérité frontale dont notre époque n'a pas l'habitude. Or, dans notre société de la performance, le véritable courage n'est-il pas de craquer ?

    Né en 1960 à Bordeaux, Jean-Luc Coudray écrit des nouvelles, récits, essais, textes humoristiques, poésies, strips, etc. Comme scénariste, il a travaillé avec Moebius, Lewis Trondheim, son frère Philippe Coudray ou encore Isabelle Merlet (L'Amusant Musée, Wombat, 2019).
    Il a publié une cinquantaine de livres, parmi lesquels les textes Le Guide philosophique de l'argent (Le Seuil), Monsieur Mouche (i éditions) et Lettres d'engueulade (L'Arbre vengeur, 2011, 2014).

  • Comment ridiculiser son cancer ou arrêter de fumer pour de bon ? En se suicidant, bien sûr !
    « La vie augmente, la mort reste abordable », constate à juste titre Roland Topor dans ce recueil de cent aphorismes aussi cyniques qu'amusants.
    Ces Cent bonnes raisons pour me suicider tout de suite sont suivies d'un précieux guide détaillant Douze possibilités d'échapper à Noël, à travers des solutions originales et tout aussi radicales, comme « Devenir bouddhiste ou musulman » ou « Perdre la mémoire en se tapant sur la tête ».
    Un pétillant recueil inédit de mauvais esprit et d'humour noir, signé par le grand rire de Topor.


    Roland Topor (1938-1997) : dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre et Hara-Kiri), il reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961 et cofonde le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique (1964), sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts.
    Du long-métrage d'animation La Planète sauvage (avec R. Laloux, prix spécial du Jury à Cannes en 1973) au meilleur film sur Sade, l'étonnant Marquis (avec H. Xhonneux, 1988), en passant par les émissions télévisées Merci Bernard, Palace et Téléchat, il marquera également de son empreinte le cinéma et l'audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde, toujours relevées d'un humour noir féroce.

  • Un homme divorcé et toujours en colère contre son ex-femme se retrouve un beau matin en état d'érection permanente ; une ravissante jeune femme qui rêve de célébrité s'imagine que tous les hommes la suivent dans la rue ; un lycéen redoute tellement de ne pas avoir d'amis qu'il envoie deux cents textos par jour... Tels sont quelques-uns des patients qui viennent - par hasard - consulter le docteur Irabu, un psychiatre obèse et fétichiste des piqûres, au complexe d'OEdipe assez mal résolu, et qui roule dans une magnifique Porsche caca d'oie. Il est assisté de Mayumi, une infirmière aussi sexy que revêche et exhibitionniste...
    Cinq histoires - on n'ose dire « cinq leçons de psychanalyse » - qui se transforment en autant d'aventures improbables et hilarantes, et desquelles, pourtant, les patients du docteur Irabu sortent rétablis et reconnaissants. Irabu est-il un parfait idiot, ou un médecin génial ? Bien malin serait celui qui pourrait répondre à cette question.

    « Hilarant ! Par ces portraits décalés de gens ordinaires placés dans des situations apparemment anodines mais néanmoins extraordinaires, Les Remèdes du docteur Irabu nous font vraiment passer un excellent moment. » (Mark Schreiber, The Japan Times)

    Premier tome, paru en 2002, d'une série qui en compte trois à ce jour, et dont le deuxième a obtenu le prix Naoki en 2004, Les Remèdes du docteur Irabu connaît un grand succès de librairie au Japon, avec plus d'un million d'exemplaires vendus. Traduit dans plusieurs langues, notamment en anglais et en allemand, le livre a été adapté au cinéma, à la télévision et en dessin animé.

  • Dans une ville inconnue d'Europe de l'Est, un homme esseulé et exilé de Paris, qui ne comprend pas la langue locale, erre par les rues... Honteux de sa corpulence, il fait pourtant diverses rencontres féminines, qui vont le conduire à se blesser le pied gauche. De cette plaie purulente, il ne tarde pas à tirer un étrange plaisir : car dans ce pied apparaît Suzanne, son amour disparu... Ce conte noir à l'ambiance « kafkaïenne » (on pense ici au Château) bascule alors dans une histoire d'amour fou très « toporienne ».

    Après Le Locataire chimérique (1964) et Joko fête son anniversaire (1969), Portrait en pied de Suzanne (1978) vient clore dans l'oeuvre de Topor sa « trilogie noire » romanesque, placée sous le signe de Kafka.

    Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, cinéaste, acteur, etc., Roland Topor (1938-1997) dessine pour Hara-Kiri, reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961 et cofonde le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles et des pièces de théâtre. Du film d'animation La Planète sauvage à Marquis, en passant par Palace et Téléchat, il marquera de son humour noir le cinéma et l'audiovisuel.

  • Partir en vacances en famille ? Quelle idée absurde ! Quels parents seraient assez irresponsables pour exposer leurs enfants (les êtres qu'ils aiment le plus au monde) aux coups de soleil, aux accidents de ski, à la fatigue, au froid, à la constipation, à la turista, aux arnaques, aux crocodiles et aux fourmis carnivores ? Qu'on aille à la campagne, à la montagne, à la mer, à la capitale ou à l'étranger, mille détails sont à régler, mille pièges à éviter...
    Mais si, malgré tous les dangers, vous voilà sur le départ, ce livre offre une mine de conseils précieux, d'infos véridiques et de témoignages choc pour vous accompagner dans cette aventure.
    Après le succès de L'Élevage des enfants, les inénarrables Prelle & Vincenot signent un nouveau guide hilarant pour parents dépassés.

    Emmanuel Prelle et Emmanuel Vincenot ont été enfants de 1969 à 1987. Depuis, ils ont écrit en collaboration plusieurs livres d'humour, parmi lesquels L'Anticyclopédie universelle (Mille et Une Nuits), parlant de tout et plus encore, L'Anticyclopédie du cinéma puis Nanar Wars (Wombat), explorant le cinéma de A à Z et pire encore, et L'Élevage des enfants (Wombat, 2014), déjà consacré aux bambins et salué par un éclat de rire unanime.

    Florence Cestac est lauréate du Grand Prix d'Angoulême 2000.

  • « - Professeur Choron, comment recevez-vous l'interdiction de fumer dans les gares?- Nous n'aurons plus que le droit de nous faire mordre le cul par des chiens policiers tenus en laisse par des chefs de gare. Ce sont des chiens féroces qui ne portent même pas de muselière. C'est pourquoi je recommande de fumer afin d'être à tout moment en mesure de se défendre face à l'agresseur canin. Si le chien attaque, on lui écrase un mégot sur son gros museau humide. La bête féroce détale en hurlant, et pour se venger bouffe le chef de gare. La cigarette constitue donc une arme de défense. Un mégot brûlant dans l'oeil du violeur en rut et le viol n'a pas lieu. On oublie trop souvent de mentionner les aspects positifs du tabagisme. »

  • Abe, Noir américain du début du XXe siècle, n'aura connu qu'une brève vie d'injustice lorsqu'il meurt à 27 ans. Expédié en Enfer (zone USA), il constate stupéfait que les Noirs y sont privilégiés sur les Blancs pour mieux les faire souffrir. Abe profite de cet éternel séjour pour s'instruire et comprendre les racines des problèmes de son pays.
    Sympathisant avec un Blanc, Dave, ex-éclaireur de la conquête de l'Ouest scalpé par les Indiens au XIXe siècle, Abe convainc le Diable de les renvoyer tous deux dans l'Amérique de 1938. Séparés, mais promettant de se retrouver, les deux amis vont alors suivre des chemins très différents.
    Satire sociale féroce sous la forme d'une farce burlesque, Un Américain en enfer attaque frontalement et de manière originale l'essence même du « rêve américain ».

    Cinéaste, acteur, musicien et écrivain, Melvin Van Peebles est né en 1932 à Chicago. À Paris au début des années 1960, il rencontre Chester Himes, puis Cavanna et collabore à la revue Hara-Kiri, où il prépublie Le Chinois du XIVe illustré par Topor (Wombat, 2015). De retour aux États-Unis, il continue d'écrire et réalise plusieurs longs-métrages, dont Sweet Sweetback's Baadasssss Song (1971), le film fondateur du cinéma de « Blaxploitation ». Âgé de 87 ans, Melvin vit aujourd'hui à New York.

  • - Comment faire croire à son conjoint que c'est son tour de changer la couche ?
    - Réussir un goûter d'anniversaire : l'importance du plan de table.
    - Laisser ses enfants à la famille pendant les vacances : doit-on obligatoirement les récupérer ?
    - Préados : leur parler de sexualité sans les dégoûter.
    - Ados : leur parler de sexualité sans leur donner envie.

    Être père ou mère est une joie de chaque instant. C'est aussi une responsabilité écrasante. Il est encore temps d'y renoncer.
    Mais si vous avez déjà franchi le pas, ou que vous vous apprêtez à le faire, L'Élevage des enfants offre une mine de conseils éducatifs, d'informations véridiques et de témoignages de première main qui vous accompagneront dans chacune des étapes de cette prodigieuse et épuisante aventure.
    Un hilarant voyage dans le monde de l'enfance et de l'adolescence, cet univers coloré où se mêlent innocence et odeurs de pieds, pudeur et toxicomanie, acné et Père Noël.

  • Un bon père massacre toute sa famille à l'issue d'un Noël traditionnel, une petite fille finit le réveillon suspendue au lustre, l'oncle Edith flanque des taloches aux garnements qui n'écoutent pas ses contes stupides... Quant à Robert Benchley, il se lance dans la fabrication d'une neige artificielle (« qui causerait autant de problèmes que la neige ordinaire »), milite pour la prohibition des cartes de voeux et s'enthousiasme pour l'ajout d'un « Jour de fin d'année » au calendrier, qui permettrait de récupérer de sa cuite du Nouvel An avant de retourner au bureau.Composé de douze textes pour la plupart inédits, Pourquoi je déteste Noël est un livre salutaire à lire (et à offrir) avant Noël (pour s'y préparer), pendant Noël (pour le supporter) ou après Noël (pour s'en remettre).« Le dosage parfait entre loufoque et ironie sociale. L'humour de Benchley est plus moderne que jamais. C'est une immense référence pour moi. » (DAVID FOENKINOS)

  • Célibataire sans histoires, Minoura tombe éperdument amoureux d'une jeune collègue de bureau au passé mystérieux, Hatsuyo, avec qui il se fiance... Peu après, Hatsuyo est brutalement assassinée, dans sa chambre apparemment close. Dévasté, Minoura demande l'aide d'un ami, détective à ses heures, pour l'aider à retrouver la piste du criminel. Avant de disparaître à son tour, ce dernier lui laisse néanmoins une série d'indices dissimulés dans une étrange statuette. C'est alors qu'une autre connaissance vient prêter main-forte à Minoura : Michio Moroto, ancien colocataire et rival, qui nourrit une passion homosexuelle coupable à son égard et a ses propres raisons de s'intéresser à cette affaire. Leur enquête mènera l'étrange duo jusqu'à une île mystérieuse où se déroulent des expériences abominables visant à transformer l'humanité...

    Roman fantastico-policier, paru à l'origine en feuilleton en 1929-1930, Le Démon de l'île solitaire est une des oeuvres les plus célèbres du maître des « mauvais genres » au Japon. Mêlant énigme en chambre close, suspense et anticipation, chasse au trésor et romantisme échevelé, ce « mystère » baigné de sensualité perverse multiplie allègrement les références à Edgar Poe et Conan Doyle, évoquant aussi parfois L'Île du Dr Moreau ou Le Mystérieux Dr Cornélius. Mais c'est pour mieux aborder d'exotiques contrées où déviances et monstruosités creusent le réel d'une inquiétante étrangeté, brouillant les frontières entre l'humain et le bestial, le masculin et le féminin...

    Considéré par de nombreux écrivains japonais comme le chef-d'oeuvre de Ranpo, cet étonnant classique de la littérature populaire est traduit en français pour la première fois.

  • Et si les Noirs devenaient blancs, le racisme disparaîtrait-il pour autant ?Comme l'a vite appris Max Disher, jeune Noir de Harlem en ce début des années 1930, un membre de sa communauté n'a que trois alternatives : « Foutre le camp, devenir blanc ou serrer les dents. » Incapable de partir et n'appréciant guère de s'aplatir, Max va bondir sur la deuxième opportunité.En effet, grâce à Black No MoreTM, mystérieux procédé créé par un certain Dr Junius Crookman, qui permet de changer de couleur de peau en trois jours (et vingt-quatre heures seulement pour un nouveau-né !), Max et une foule de clients noirs empressés sont blanchis et peuvent ainsi s'introduire dans un monde qui leur était jusque-là interdit. Mais les Blancs sont-ils vraiment plus heureux ? Ce que Max découvre de leur société ne tarde pas à le laisser dubitatif.Roublard et opportuniste, cet anti-héros ira néanmoins au terme d'une rocambolesque aventure qui fera de lui, l'ex-Noir de Harlem, le porte-parole d'une nouvelle organisation suprématiste blanche, les Chevaliers de Nordica, des épigones du Ku Klux Klan qui s'insurgent contre la transformation de la race à grande échelle !Fable satirique grinçante, dans la lignée d'un Swift et d'un Orwell, Black No More ne se contente pas de déboulonner les mythes de la suprématie blanche et de la pureté raciale mais brocarde aussi les principaux leaders de la NAACP et de la Harlem Renaissance. Original et atypique, le roman de Schuyler nous offre un point de vue décapant sur l'hypocrisie, la démagogie et les magouilles populistes accompagnant l'obsession américaine pour la couleur de peau.

  • 43 recettes de cuisine cannibaleEn ces temps de haro sur la viande, la gastronomie française se devait de réagir en défendant le mets le plus goûteux pour cet admirable prédateur qu'est l'homme : lui-même. Mais de quelle manière le cuisiner avec art ? Mâle ou femelle, jeune ou vieux, inconnu ou familier, chacun demande un soin particulier, sans parler du choix des morceaux...De la « Tête de patron dans la purée » à la « Maman aux roses blanches », en passant par le « Pâté de campagnard » et la « Soupe aux fous », vous saurez désormais grâce à ce livre de recettes très originales comment mieux accommoder, servir et apprécier votre prochain.Dédiée au précurseur Jonathan Swift, La Cuisine cannibale lève avec humour le dernier grand tabou culinaire, ce qui ne manquera pas de réjouir (outre les zombies) tous les vrais gourmets.

  • À l'issue de la 12e Guerre mondiale, la civilisation s'est effondrée, les chiens ont quitté leurs anciens maîtres, toutes les forêts et les jardins ont été détruits et l'amour a fui le monde. Un jour, pourtant, une jeune fille découvre la dernière fleur subsistant sur terre et décide d'en prendre soin...

    En 1939, alors qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, James Thurber dessine pour sa petite fille Rosemary, âgée de 7 ans, cette émouvante « parabole en images » (véritable « roman graphique » avant l'heure), pour lui raconter les cycles de la guerre, de la paix et de l'amour, à travers la résilience d'une simple petite fleur. Un conte écologiste et pacifiste, grave et tendre, mais enjoué et d'une délicate sagesse, traduit en français en 1952 par Albert Camus.

  • Connaissez-vous le Star Wars turc ? Le King Kong indien ? La Batwoman mexicaine ?... Nanar Wars présente les plus étonnants piratages de grands succès hollywoodiens hors des USA, soit plus d'une trentaine de films tous plus délirants, fauchés et kitsch les uns que les autres : le Rambo argentin, un E.T. espagnol, la version bollywoodienne de Zorro (avec ses numéros dansés), la copie hongkongaise de Robocop, mais aussi Tijuana Jones, Rambito y Rambón et Jarry Putter... Entre autres titres, car l'énergie des faussaires est sans limites et leur production surabondante.

    Ce livre coloré et cocasse offre en filigrane une réflexion amusée sur les chemins surprenants que peut prendre la mondialisation culturelle, ainsi qu'un plaidoyer vibrant pour l'adhésion du Bangladesh à l'Union européenne.

    Emmanuel Vincenot et Emmanuel Prelle ont écrit en collaboration plusieurs livres d'humour, parmi lesquels l'Anticyclopédie universelle (Mille et une nuits), Le Grand Livre du futur (Mille et une nuits), L'Élevage des enfants (Wombat ; rééd. J'ai Lu) et l'Anticyclopédie du cinéma (Wombat).
    Passionnés et collectionneurs de cinéma Z, ils ont également collaboré au magazine Cinéastes (mais aucun cinéaste n'a jamais voulu collaborer avec eux).

  • « Le regard des vaches, tout le monde dit qu'il est bête. Il n'est pas seulement bête. Il est méchant. Un regard de tueur comme on en décrit dans les Série noire. Une vache noire sortirait un flingue et vous arroserait de pruneaux sans même cesser de mâcher son chewing-gum. Sans états d'âme et sans remords. Un contrat comme tant d'autres, pour le fric, voilà comment elles sont, les vaches noires.Saloperies ! »Composé par l'auteur lui-même en 1996, Vaches noires est le dernier livre de Roland Topor. Ce recueil de trente-trois nouvelles inédites concentre les thèmes qui lui sont chers : l'aliénation par les choses et l'argent, la déchéance physique, jusqu'au démembrement et au morcellement, la hantise du temps qui file et de la mort qui rôde. Le tout baigné dans cet humour noir grinçant, ce sens inné du grotesque, cette fantaisie tantôt blagueuse, tantôt inquiétante, qui furent la marque de l'auteur. Quinze ans après sa mort, Topor rit encore !

  • Le commandant Robin est expédié au pôle Sud par un magnat de la presse nommé Herbst. Équipé de tout sauf du nécessaire, le navigateur se trouve embarqué dans une aventure « bipolaire » et scénarisée à son insu. Car la prétendue entreprise scientifique se révèle être une gigantesque opération publicitaire, où l'on croise de biens drôles d'oiseaux, de la starlette Cynara au pingouin alcoolique Jake.
    Parodie burlesque du récit de la première expédition de Richard Byrd (1928-1930), Tous au pôle ! s'attaque aux dérives des nouveaux médias de son époque (le cinéma et la radio) qui se mettent au service de l'information-spectacle. En ces temps de chaînes d'infos en continu et de voyages spatiaux sponsorisés, cette critique visionnaire du tourisme aventurier n'a rien perdu de son mordant.

    Wolcott Gibbs (1902-1958) travailla comme éditorialiste, critique de théâtre et parodiste pour le New Yorker de 1928 jusqu'à sa mort. En plus de son roman satirique Tous au pôle ! (1931), il a publié une pièce de théâtre, Season in the Sun (grand succès à Broadway) et trois recueils d'articles humoristiques. De cet incurable misanthrope, Harold Ross, son employeur, avait coutume de dire : « Il n'aime peut-être rien, mais il sait tout faire. »

  • Bienvenue au Café Panique ! Soit trente-huit histoires, véridiques et loufoques, récoltées par Topor dans les bistrots, où se mêlent anecdotes, légendes urbaines et mythologies de comptoir. Dans ce grand Barnum des clowns humains, on écoutera l'histoire d'Attends-la-Suite, le comique le plus triste du monde, celle de Double-Face, l'inventeur d'un cocktail qui transforme les hommes en femmes, ou encore celle de Poney-Express et Vodka-aux-herbes, dont les scènes de ménage sont si explosives que l'ONU doit envoyer un casque bleu !
    Ces contes grotesques, burlesques et tragi-comiques, distillés par l'imagination panique de Topor, sont autant de fables cruelles sur lesquelles planent les ombres de Gogol, Kubin et Ambrose Bierce.
    Ce classique de la littérature de comptoir est suivi du rare Taxi Stories, quinze histoires recueillies par Topor dans les taxis. En route pour le Café Panique, bien entendu.

  • « Vous pensez que vous avez des problèmes ? Moi, je suis en train de me faire dévorer par un ours ! Oh, mais désolé, toutes mes excuses, écoutons donc vos problèmes ! Mmm-hmm ? Alors comme ça, votre patron est méchant avec vous ? Et votre voiture vous cause des soucis ? Et vous vous inquiétez pour l'environnement ? Tiens donc ! Votre environnement vient juste de me bouffer un pied ! Je pisse mon sang sur votre environnement. Je peux donc à présent affirmer sans crainte d'être contredit que MES PROBLÈMES SONT PIRES QUE LES VÔTRES. Alors fermez-la avec vos problèmes, OK ? »

    Manager tyrannique, Marv Pushkin embarque son équipe de publicitaires pour un week-end de chasse en Alaska. Alors qu'il est en train de changer une roue de son 4 x 4, un ours l'attaque. Coincé sous la voiture, la jambe broyée par le châssis, Marv se fait grignoter le pied par Monsieur l'Ours.
    Une situation pour le moins inconfortable, qui plongerait plus d'un citadin dans le désespoir. Mais, grâce aux puissants analgésiques dont il ne se sépare jamais, Marv est résolu à tenir le coup en attendant les secours. S'engage alors un délirant monologue où il s'attache à démontrer la supériorité de l'Homo Sapiens sur le Plantigrade, et plus largement de la Civilisation sur la Nature, n'en déplaise aux écolos chevelus et autres thuriféraires de ce ringard de Thoreau.
    Car Marv Pushkin déteste la nature, sa femme geignarde et ses lopettes de subordonnés. En revanche, il adore son Range Rover aux sièges rabattables en cuir d'Oxford, ses vêtements de marque, ses drogues aux propriétés chimiques merveilleuses, sa maîtresse Marcia du service clients, et surtout lui-même.
    L'être supérieur qu'est Marv Pushkin parviendra-t-il à se tirer de ce mauvais pas - et à repartir du bon pied ?
    L'Ours deviendra-t-il l'avenir de l'Homme ?
    Vous le saurez en lisant cette satire hilarante, une trépidante aventure immobile aux multiples rebondissements.

  • « Qu'il est dur d'être un garçon ! » Tel pourrait être le sous-titre de ce recueil de trois histoires, mettant en scène des enfants et des adolescents, écrites par Takeshi Kitano à l'aube de sa carrière de cinéaste. Dans « Tête Creuse », deux frères se remémorent avec des bonheurs variés la fête des sports de l'école primaire ; mais ils s'accordent à reconnaître le courage de leur champion, surnommé Tête Creuse, qui avait voulu concourir malgré la grippe qui le terrassait... Dans « Nid d'étoiles », deux frères emménagent à Ôsaka après le décès de leur père. Maltraités par leurs nouveaux camarades, délaissés par leur mère, ils vont contempler le soir les étoiles avec un télescope que leur père, astronome amateur, leur avait offert... Dans « Okamé-san », un collégien tokyoïte passionné d'histoire fugue pour aller visiter les temples de Kyôto. Le jeune garçon y croise la route d'une bande de voyous, mais aussi d'une jeune fille délurée qui lui offre l'hospitalité... Ces trois fictions réalistes s'inscrivent dans la veine tendre et sensible de l'auteur-réalisateur de Kids Return et de L'Été de Kikujiro. D'une plume lucide, nostalgique et parfois cocasse, Kitano se met en quête de cette part d'enfance et d'innocence perdue qui hante ses plus beaux films. « On trouve dans les trois histoires que contient Boy les prémices du style unique de Kitano. Elles offrent un aperçu de ses films postérieurs, un combiné d'humour impassible et de sentimentalité mélancolique. » (Donald Richie, The Japan Times)

  • Jusqu'où faut-il s'humilier pour travailler ? Jeune homme honnête et soutien de famille, Joko va travailler à la citerne de la ville, comme tous les matins, lorsqu'un inconnu bondit subitement sur son dos et lui ordonne de le porter jusqu'à l'hôtel, contre rémunération. D'abord outré d'être pris pour une bête de somme, Joko ne tarde pas, comme ses collègues, tous attirés par l'appât du gain, à changer d'avis et à se vendre. Mais la dépendance entre le porteur Joko et ses clients va prendre des formes tout à fait étranges et monstrueuses, l'entraînant avec ses proches dans un véritable cauchemar...Relecture Panique de la théorie du maître et de l'esclave, fable kafkaïenne d'un comique cruel sur l'« ubérisation » généralisée, Joko fête son anniversaire est un des romans les plus noirs et les plus féroces de Topor, récompensé par le prix des Deux-Magots en 1969.« Il sera peu question de fêtes ou de loisirs dans Joko mais beaucoup de travail : un travail traité avec un humour carnavalesque sombre, un grotesque "gothique" très drôle et très triste... Joko est un roman, entre autres, sur les véritables raisons de l'exploitation des hommes : ni la nécessité structurelle, ni l'organisation sociale, ni les froides raisons économiques, ni même l'impression de supériorité d'une partie de la planète, mais le plaisir de faire souffrir d'autres hommes. Oui, seulement ça. » (Extrait de la préface de Pacôme Thiellement)Roland Topor (1938-1997). Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre et Hara-Kiri), il reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961. En 1962, avec Fernando Arrabal et Alexandro Jodorowsky, il crée le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts. Du film d'animation La Planète sauvage à l'étonnant Marquis, en passant par les émissions télévisées Merci Bernard, Palace et Téléchat, il marquera de son empreinte le cinéma et l'audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde, toujours relevées d'un humour noir féroce.

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