Editions Verdier

  • Cette étude parut à Vienne, en 1923, dans les Monumenta talmudica, ouvrage savant et oecuménique prestigieux. L'auteur y aborde, de manière très didactique, la difficile question du statut des rêves dans le Talmud. Son mérite est d'avoir montré, à travers les textes, combien la société juive, même pharisienne, a été poreuse au monde antique, à ses superstitions, à sa culture. Les maîtres du Talmud n'ont nullement rejeté le savoir gréco-romain?; ils en ont pris acte et l'ont traité (Aristote, Hérodote, Plutarque et Artémidore, l'auteur de l'Onirologie, sont notamment cités dans l'ouvrage). Ils ne se sont guère non plus montrés insensibles aux croyances populaires de la culture environnante. Ils en ont intégré les formes disparates dans leurs discours, qui témoignent aussi de la diversité des jugements propre à la tradition orale du judaïsme. Né en 1884 en Galicie, Alexander Kristianpoller est issu d'une famille de rabbins cultivés. Il suivit à Vienne l'enseignement secondaire du lycée puis entra au séminaire rabbinique. Inscrit par ailleurs à l'université, il obtint un doctorat en philosophie. à l'automne 1942, après que la bibliothèque où il travaillait fut fermée, lui et son épouse sont acheminés vers la région de Minsk. À leur arrivée, ils sont assassinés, avec tous les Juifs du convoi, dans une forêt proche de la ville.

  • La tradition est la plus noble des liberts pour la gnration qui l'assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l'esclavage le plus misrable pour celui qui en recueille l'hritage par simple paresse d'esprit. travers ces textes, dont la publication s'chelonne entre 1909 et 1952, Martin Buber s'efforce de penser le judasme et, plus prcisment, le processus spirituel du judasme qui s'accomplit dans l'histoire comme un effort vers la ralisation toujours plus parfaite de trois ides connexes : l'ide d'unit, l'ide d'action, l'ide d'avenir ; l'ide n'tant pas entendue comme concept abstrait, mais comme force de manifestation de l'tre au monde.

  • Comment un juif de l'étude peut-il comprendre Auschwitz ? Quelle est la place de la Shoah dans l'histoire millénaire et souvent tragique d'Israël comme dans l'histoire du monde ? Emil Fackenheim - héritier de la pensée de Franz Rosenzweig et de Martin Buber - interroge le Midrach, le Talmud ainsi que la philosophie occidentale. Il montre que seule la tradition juive peut répondre à cette impossible question : malgré le mal, Dieu est-il présent dans l'histoire ? Cette étude courageuse va à la source métaphysique du judaïsme pour trouver le moyen de parler aujourd'hui de la catastrophe d'Auschwitz.

  • Considéré dans son ensemble comme l'oeuvre majeure de la littérature judéo-espagnole, le Meam Loez est un commentaire des Livres bibliques qui a connu dès sa parution un véritable succès populaire.
    Le Meam Loez sur le Livre d'Esther, dont l'auteur est Rafael Hiya Pontrémoli, fut publié à Smyrne en 1864.
    Écrit en langue vernaculaire - le ladino - dans un style simple et vivant, agrémenté de proverbes, d'anecdotes et de paraboles, il s'adresse directement à une communauté en exil oublieuse des préceptes fondamentaux et des leçons des grands maîtres de la tradition.
    Section après section, en s'appuyant notamment sur le Talmud et le Midrach ou Le Zohar, il développe l'épisode biblique qui est à l'origine de la fête de Pourim, au cours duquel le peuple juif, qui vivait en diaspora dans l'empire perse, fut sauvé de la destruction. Par l'entremise d'Esther et de Mardochée, la persécution et le deuil se trouvèrent renversés en allégresse et en libération.

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