Editions Gunten

  • Depuis 20 ans, Bernard Fripiat donne ces trucs en réponse aux interrogations des patrons, assistantes de direction, commerciaux qui s'inscrivent à ses stages d'orthographe. Son but : lutter contre la honte de faire des fautes, pire ennemie de l'apprentissage.
    Chaque truc renvoie à un épisode de la série humoristique « Orthogafe.com » accessible sur YouTube, ce qui vous permettra de rire de l'orthographe en famille. Après avoir bien ri, nous cesserons de la regarder comme une montagne infranchissable et la verrons telle qu'elle est : une épine dans le pied. Ce n'est pas grave, mais pour courir, c'est embêtant ! Enlevons l'épine !
    « L'orthographe, 99 trucs pour en rire et la retenir », stylo rouge et nez rouge très compatibles pour ne plus s'en faire un mauvais sang.
    Bernard Fripiat est aussi chroniqueur sur Europe 1.

    « Bernard Fripiat, le plus fameux coach d'orthographe, s'est constitué un incroyable matériel de prestidigitateur. »
    François de Closets, Zéro faute, Éditions des Mille et une nuits

    « D'une phrase, d'une expression ou d'une question toujours avec cet accent belge inimitable, Bernard a emballé les auditeurs de France Bleu 107.1 et a donc ajouté chroniqueur radio à la longue liste de ses activités. »
    Billie, Radio France

  • Entre légende romanesque et véritable fresque historique, les personnages fictifs se mêlent aux personnages authentiques de l'époque qui vit mourir le dernier roi burgonde enterré sous le château du même nom et le début d'une prophétie se réalisant au 13eme siècle au sein de sa descendance.
    Lou Malaval raconte comment «Hersende», la sorcière, prêtresse manipule le destin de cette noble famille à l'aide de divinations et d'augures. Elle engendrera la malédiction et le drame s'abattra sur les membres de cette famille. Ils connaîtront tour à tour et parfois en même temps, l'amour et la guerre, le sang et les larmes, la trahison et l'amitié.
    Qui de Bertrand de Mesirey ou de son frère Roland gagnera le coeur de la belle Aélis de Saint-Loup? Lequel gagnera la bataille livrée par leurs deux camps pour la Comté? Lequel sera «le dernier Burgonde»? Ermengarde de Mesirey, la mère reste la clé des mystères de la réalisation de la prophétie. Et son déroulement voire sa fin réserve d'énormes surprises.
    L'auteur, Lou Malaval, très éclairée, retrace avec beaucoup de connaissances et de précision cette grande période historique pour la Franche-Comté. Son talent d'une rare efficacité se met autant au service de l'Histoire que de l'histoire, pour le plus grand plaisir des amateurs de l'une et de l'autre! Un festival d'écrits et de lumières

  • « Le chant des chevaux », vient en écho à celui de « Joli coeur ». Dominique Meyer ne pourra démentir qu'elle est la compositrice de ces mélodies inspirées par sa passion pour eux. Mais cet ouvrage sous forme de nouvelles est plus que cela encore, il est un hymne à l'âme, aux âmes, celle abritée par tout être de chair et celle toujours présente des chers disparus comme « des oiseaux sur les branches des arbres généalogiques », écrit-elle. Chacune de ses nouvelles se fait leur interprète sous sa baguette. Le véritable talent de ce chef d'orchestre est l'énigmatique délicatesse d'en comprendre à la fois tout leur mystère et même leur secret sans jamais les trahir ni les dévoiler tout à fait.

    Avec elle, avec Dominique Meyer, nous avançons dans un sous-bois d'automne entre ombre et lumière, au-delà du temps, et pour notre plus grand plaisir, elle a rassemblé « les feuilles emportées par le vent comme les pages d'un livre déchiré ». Il est dédié à chaque être, à chaque âme, donc, avec ce qu'ils ont de plus humain à leurs côtés, l'animal et de plus beau autour d'eux, la nature.

  • Lou Malaval nous propose, « Entre chien et loup », la suite espérée du Livre 1 « Entre l'arbre et l'écorce ». L'histoire se déroule sous le règne de Philippe le Bel, en Franche-Comté. Pour notre grand plaisir, nous retrouvons les personnages romanesques mêlés aux figures historiques, telles la fière Héloïse de Joinville, sa prestigieuse famille des Faucogney.

    Dans ce volume 2 la prophétie d'Hersende, la prêtresse, poursuit son oeuvre, prend de l'ampleur et le pouvoir sur chacun des personnages pour s'accomplir.

    Qu'advient-il donc de Gontran, son disciple, de Roland agissant entre amour et haine, mais surtout à quel prix l'héritier de la prophétie, Loup-Enguerrand pourra-t-il grandir dans son ombre ? Quels sacrifices devra-t-il accepter pour devenir le dernier Burgonde ?

    L'auteur, Lou Malaval, forte de connaissance et d'inspiration répond aux questions que l'on se pose dès le début.

    Ce deuxième tome très attendu et bien mené réserve plein de surprises. Lou Malaval relève le défi de nous passionner et y parvient sans mal. Son écriture sensible à la fois poétique, romantique et réaliste ne manque pas non plus d'un certain piquant voire d'une certaine cruauté.

  • Patricia Gavoille commence son roman par la fin de Jeanne au mouroir dans lequel elle fait face à un cancer, soulignant la lucidité de ce personnage principal. Pas d´hommage, pas de compassion, l´auteur ne fera « rien » pour Jeanne ni pour les autres comme s´ils devaient se débrouiller seuls, se battre chacun sans espoir de médailles ni d´honneur. C´est toute la beauté de ce texte, de ces lignes que Patricia esquisse simplement, tracé qu´elle ne saurait imposer ni à Jeanne, ni à son entourage, mari, fils, soignants. Libre cours à la force et à la faiblesse qui se rejoignent sur cette route, pour eux souvent inconnue et hostile. Tous avancent maladroits, presque méfiants comme des enfants le premier jour de l´école. Là, Jeanne apprend à mourir comme peut-être elle avait appris à vivre et l´entourage apprend à « être ». Pas de place pour les « a-t-on été ? », « qu´a-t-on vécu ? ». Patricia met l´art d´écrire au service des âmes. Les personnages ne sont pas des héros... Encore que... Chacun d´entre eux appelle, réclame si fort qu´il apprivoise « le sourire aux larmes » grâce au talent unique de leur auteur qui s´est comme acharnée à les perdre, les semer. Un ouvrage tragique d´une rare beauté. Un roman d´émotions... d´une force rare. « Il m´a semblé qu´on dit le même genre de sottise aux petits-enfants qu´on amène pour la première fois à l´école maternelle, leur paire de chaussons sous le bras ; la maîtresse se colle un sourire en travers de la figure et dit : Tu peux les poser là, en dessous de ton portemanteau. Et le petit, le coeur étreint, hésite à se défaire de ses précieux chaussons pour les poser « là ». Parce que « là », ce n´est pas un lieu, c´est nulle part. Nulle part ! »

  • Les Rendez-vous de Toussaint pour permettre à Yves Couturier de conter les vivants et les morts de la famille de Rémi dans laquelle il nous fait entrer avec respect et émotion. Des grands-parents aux belles-filles, passant par les petits- enfants, les cousins, les cousines, les voisins, les amis, les destins se cousent et se décousent au fil des affections ou des afflictions. Le maître, un auteur qui tisse leurs jours comme un tissu, solidement certes mais surtout délicatement sans déchirer ni froisser. Un cousu main, une broderie rare, jamais désuète. Nostalgiques, tristes parfois mais jamais amers, nous ne manquerions ces rendez-vous. Un dé d´or à Yves Couturier qui, aussi, signe haut et fort ses sentiments comme ses engagements. Et, dans une grande dignité, un fini tragique. « Le vent du nord papote avec quelques vieux corbeaux noirs. La Toussaint d'hier a battu son record de chrysanthèmes. Les morts rêvent de toutes les couleurs. Le Bon Dieu a fait salle comble. Les hosties étaient à point. Le vin de messe d'un cru exceptionnel. Maintenant, au fond des mouchoirs, les larmes dorment mêlées à la morve. »

  • Lumière d'argile

    Fatma Omar

    Un ouvrage qui consacre l'art au rang qu'il mérite, au rang le plus beau c'est à dire proche de chacun de nous. Fatma Omar choisit à juste titre la sculpture, cet art troublant qui seul permet de matérialiser la lumière, le temps, l'équilibre. Le héros de son roman, Settir, est cet artiste qui grâce à la rencontre de Socco, son maître va chercher tout au long de sa vie à créer l'oeuvre à travers laquelle il se révèlera à lui-même. C'est cette quête que Fatma nous raconte dans un style bien à elle, avec la poésie et la rigueur des grands contes moralistes. Le récit se déroule en Egypte il y a quelques siècles... Voyage d'argile, de pierre, de marbre et de bois, autant dire merveilleux... Destination : bonheur... Arrivée : tout près de soi.


    Extrait

    Voici l'histoire d'un jeune sculpteur, devenu vieux. Il a fait un long chemin, mais il sculpte toujours. Maintenant, c'est seulement un plaisir, l'obsession du créateur l'a enfin quitté. Settir laisse cette gymnastique au Tout-puissant. Il vit auprès de sa femme et ses deux grandes filles dans la maison de son père. Son frère aîné et sa soeur vivent avec leur famille, à quelques pas de chez lui. Settir et Ali, amis de toujours projettent d'ouvrir, dans quelques jours les portes de leur troisième association. Elle ne sera pas aussi ambitieuse que l'Arche de l'espoir, mais elle pourrait venir en aide à beaucoup de gens. Ce récit se déroule il y a bien longtemps. Settir était encore un enfant et il cherchait un sens à sa vie. Bien sûr, il ne savait pas qu'il était déjà en quête. Pour lui ce n'était que de l'ennui. Il ignorait qu'il cherchait une raison à son existence, un but à son être, un endroit pour son corps et son âme, ensemble. C'était il y a tant d'années et pour lui c'est comme si c'était hier...

  • Un 24 décembre

    Agnes Siegwart

    Ce 24 décembre sera la charnière de la vie de trois femmes. Solène, Bérengère et Anna vont voir leurs destins bouleversés brutalement.
    A leur insu, elles vont se retrouver, pour quelques heures, dans une histoire commune.
    « Mais un soir de réveillon, on n'a pas le droit, non, on n'a pas le droit de rendre quelqu'un malheureux, ne serait-ce que cinq minutes.

    Que l'on aime Noël ou pas, Noël fait craquer les coeurs comme la neige sous les pas.

    Ce soir-là, on est doux, tolérant, mais très fragile et ému. Noël sensibilise. Noël fait tout fondre, sauf les glaçons. Décor naturel et féerique des toits jurassiens.
    De joie ou de peine, parfois les deux mélangées, les yeux des grands sont humides et ceux des enfants étincellent. »

  • Julie la «gentille maîtresse» comme l'appellent les enfants, a été tuée, un soir, à Dole, à la sortie d'un spectacle. Qui a bien pu commettre ce crime ? Pour quel mobile ? Stéphane, l'inspecteur, épris de Julie, est chargé de mener à son terme cette difficile enquête. Après bon nombre d'interrogations, trouvera-t-il enfin le meurtrier... un collègue, un parent d'élève, une connaissance, un amoureux éconduit, un proche ou tout simplement un inconnu ? Christian Jelsch, l'auteur de ce roman policier tient le lecteur en haleine du début à la fin avec talent et malice. Un réel suspense, une enquête très bien campée, soigneusement troublante, précisément vague et pour ne rien gâcher un dénouement attendu très inattendu !
    L'inquiétude, maintenant bien présente secrètement, se propage, mais tout est fait pour ne pas perturber les enfants. «Elle est où la maîtresse ?», dit l'une ; «Elle est malade ?», dit un autre. Oui, on aimerait bien ; on espère même qu'elle soit alitée, fiévreuse et que son téléphone soit hors d'usage ; on n'ose pas encore imaginer plus grave, mais de sombres hypothèses commencent à germer, véhiculées par Odile notamment, toujours aussi négative en ce qui concerne sa collègue de moyenne section. Sera-t-elle présente cette après-midi ? C'est à souhaiter. Un des parents, Stéphane Coly, dont le fils Rémi figure parmi les élèves de Julie, fonctionnaire de police de surcroît, se voit informer de cette inexplicable absence, de plus en plus alarmante au fil des heures. On ne peut que remarquer cet homme élégant, un solide gaillard à la barbe brune bien soignée et, portée autour du cou et sur ses épaules, une large écharpe rouge attirant ostensiblement les regards.

  • Quelques jours avant la fin de la guerre 39-45, deux enfants sont assassinés avec sauvagerie dans un petit village.
    Un officier SS doit prendre en charge l'enquête car la police française est quasi-inexistante...
    Dans ce roman « Les galets du ruisseau », Fabrice Cart tient à rappeler des faits réels tout en revisitant le passé.
    L'action se déroule à la fin de la guerre de 40 dans le Jura, à Lons-le-Saunier, et dans ses villages environnants. Ces petits galets qu'il jette et qui font ricocher l'histoire comme l'eau, sans en changer leur cours, troublent cependant leur surface et font trébucher le lecteur.
    Les personnages ont eux des petits cailloux dans le pied. Il s'agit de Hans, un soldat SS, au-delà de tout espoir et de toute compassion, amené à enquêter sur le meurtre de deux gamins, d'un commissaire d'opérette, une caricature, d'un chef de la gestapo digne du nom, d'un jeune agent inexpérimenté, des indics, des résistants, ou des passants par-là, par cette époque.
    Par quels sentiments Hans est-il animé ? La justice, la loyauté, l'indulgence, l'amour ? Peuvent-ils éclore en enfer comme une fleur au milieu des ruines ?
    Avec romantisme Fabrice Cart cherche à effleurer les états d'âmes sans en bousculer les frontières que l'on sent fragiles...
    Un texte audacieux, insolite et captivant rehaussé d'un vrai suspense du début à la fin.

  • Joli coeur

    Dominique Meyer

    « Me pardonnerez-vous si, en racontant votre vie, j'en fais plus un roman qu'une biographie ? Du reste, comment puis-je savoir ce que fut votre vie ? »
    A partir d'une lettre écrite par sa grand-mère plus de cinquante ans avant, Françoise remonte le temps... Elle entreprend d'écrire Joli Coeur le roman d'une rencontre qui a bouleversé quatre femmes de sa famille. La guerre, entre temps, n'a pas réussi à reléguer les souvenirs... 17 ans d'amour, d'attente se sont écoulés dévalant le coeur d'Augustine comme un torrent plutôt qu'une douce rivière. Ils ont érodé son âme elle aussi en guerre, mais contre elle-même, une autre facette de sa cruauté.
    Dominique Meyer, enseignante, est l'auteur de cet ouvrage. Elle refusera qu'on l'encense, cependant on ne résiste pas à lui trouver des petits airs ou plutôt des grands airs de Maupassant pour sa verve réaliste parfois sans concession derrière laquelle elle et lui cachent un grand romantisme.

  • Pierre, professeur de philosophie, part avec Anna, s'envole avec Anna, une ancienne élève. Dans les airs au-dessus de Rome ils croient se délester de leur différence d'âge.
    Dans ce très beau premier roman, Terminal de départ, Stéphane Haslé fait vivre à Pierre une histoire d'amour qui, malgré ou à cause de sa force vertigineuse, ne parvient pas à atténuer la pesanteur de la réalité ni même à alléger le poids de son existence. Avec, en toile de fond, cet amour impossible, l'ouvrage de Stéphane Haslé est aussi une critique sociale et politique.

    Il n'en est pas moins un roman dans lequel l'amour ne pactise jamais et conduit Pierre au désastre. Militant, marxiste, engagé jusqu'aux actes extrêmes, il n'aura plus d'autre prétention que de regarder sa vie se dérouler sans lui, de l'autre côté des nuages.
    Toutefois la poésie l'emporte jusqu'à « remplir la vacuité de bonheur », et à faire de Pierre, (ou, et), de Stéphane Haslé, deux grands romantiques, débarqués du XIXe siècle.

    Cette même poésie fait ronronner le chat Platon et parvient à faire redécouvrir au lecteur, pour mieux le goûter, un conseil de Marx, ne vous laissez pas noyer « dans les eaux glacées du calcul égoïste ».

    Dans ce bel ouvrage, les héros et les personnages sont d'abord des personnes que l'auteur aime..., quant à la philosophie, elle plie un peu, mais ne rompt pas.
    Stéphane Haslé, philosophe de formation, anime depuis longtemps les cafés-philo de la Vieille Loye, célèbre village du Jura.


  • Vic cherche de vieilles photos au grenier, tombe sur d'anciennes lettres de sa grand-mère Victorine destinées à son amie Amédine. Jamais envoyées. En compagnie d'Amédine, Vic découvre la vie, le calvaire de Victorine : elle attendait la guerre, une autre guerre, celle qui devait la libérer.
    Et Lucien, son époux est mobilisé en août 1914. Il est soldat dans l'âme, guerrier implacable... il revient honoré.
    Vic et Amédine comprennent alors bouleversées de quel côté traîne l'horreur et de quel côté bouge le diable déplaçant l'enfer.
    Avec Patricia Gavoille, l'auteur de cet ouvrage, c'est le talent qui oeuvre partout... Les émotions se nichent dans les moindres recoins. Le temps d'une virgule, un sourire essuie une larme, parce c'est beau le bien écrit.
    Et bien menée l'histoire et bien posée la question : comment une jeune femme peut-elle prier en 1914 pour « que la guerre vienne ! »
    On apprend le pourquoi de cette prière grâce à sa petite-fille et Mamie Amédine.
    Patricia Gavoille, l'auteur de « L'arbre dehors » précédent chef-d'oeuvre, incorrigible rebelle, ne peut s'empêcher de nous bousculer, mélanger les damnés et les victimes, raconter les oiseaux, les fleurs, la mort, les tranchées. Incorrigible romantique, nous faire pleurer, vibrer, batailler et... mais cela le désire-t-elle vraiment : pardonner ?
    On l'ignore mais c'est toujours l'inévitable issue que ses personnages veulent éclairer... incorrigible humaniste !

  • "Pour connaître la vérité sur cette affaire il faudra attendre au moins un siècle" Giulio Andreotti - Président du Conseil - Italie, Octobre 2003.
    Inspirés de faits authentiques, les personnages de ce roman nous ouvrent les arcanes des machinations politiques occultes durant la guerre froide en plein coeur de Rome. Il ne s'agit ni d'une tragédie, ni d'un documentaire-fiction mais d'une histoire réelle, vécue. Grâce à Patrizio Avella nous retrouvons avec délectation une Italie traditionnelle aux mille saveurs mais aussi une Italie en pleine évolution avec ce que cela comporte de drames et de scandales... Guido Gian, un agent des « Servizi » saisit l'opportunité d'une mission pour organiser un évènement spectaculaire et meurtrier dans le but de créer un climat de terreur préalable à un coup d'état militaire. Au milieu de ce plan machiavélique qui concernera le « Tout Rome » un amour naîtra. Licia en détournera-t-elle les sombres desseins ? Après « La Dolce Vita », les années de plomb débutent dans le sang et les larmes. Patrizio Avella nous embarque littéralement en plein coeur de l'Italie, de Rome et de sa plume vise très habilement les nôtres.


    Extrait

    L'horizon embrasait les collines du capitole. Sur le Quirinal le ciel, chargé de nuages incendiés, illuminait la cité romaine avant l'orage de feu. Du plus profond de ses entrailles montait un vacarme galopant. La guerre se rapprochait. Rome, sombrait dans un grondement. Nul ne connaissait la progression exacte de l'invasion de la ville éternelle. Les Bolcheviks bousculaient les troupes de l'Otan pour les acculer devant le dernier rempart de la Chrétienté. Cette fois, Rome ne serait pas ville ouverte. Le berceau de la civilisation occidentale devait suivre l'exemple de Prague et lutter contre la barbarie. Les combats rageurs se poursuivaient. L'antique Rome se perdait. Le jeune Colonel italien épousseta son uniforme, ajusta précautionneusement son casque. Le moment devint solennel.

  • Dans ce nouvel ouvrage, Christian Jelsch relate l'histoire énigmatique d'un notaire dolois passionné de violon dès son plus jeune âge devenu vagabond.
    Après des années d'errance, clochard, il est retrouvé sans vie sur un banc du Cours Saint-Mauris, allée du plus grand parc de Dole.

    C'est avec brio et réelle empathie pour son héros que l'auteur raconte le cheminement chaotique de celui qu'on surnomme dans le milieu « le musicien », « l'homme au caddie » ou tout simplement « Édouard ».

  • Dans son récit « Des âmes vives », François-Xavier Perthuis nous livre le très touchant témoignage d'un jeune enfant marqué par le décès de sa petite soeur, comment naufragé dans sa solitude il sortira de ses années blanches, comment le refus de l'oubli et la présence de cette petite soeur au plus profond de lui, donneront tant d'élan à sa vie jalonnée de belles réussites et d'instants infiniment bouleversants. La sincérité de l'écriture témoigne de l'impact du deuil au sein de la fratrie, de la force de la foi, de la transformation possible de la vulnérabilité en un inépuisable amour de la vie, hommage aux êtres chers restés dans nos coeurs.

    Extrait


    « Mais bien au-delà de la simple promenade des années précédentes, ces instants hors du temps me renvoyaient maintenant à mon monde intérieur, à la grande fracture de ma vie, à mes émotions toujours contenues, aux larmes que je n'avais jamais versées, aux tristesses que je n'avais jamais épanchées. Je quittais ces lieux avec l'impression qu'ils m'avaient compris et qu'ils savaient pourquoi je reviendrais. »

  • Jean-Paul Colin, écrivain, auteur de nombreux essais et romans, nous livre ici « Ernest Dossette, le prof du silence ». Il raconte la métamorphose de ce professeur de français, latin, grec, au lycée Desnos durant les années 70. Celui-ci, un beau jour, devant ses élèves fait « aveu d'impuissance à relater des vérités, surtout littéraires », et dit être aussi « faible et ignorant qu'eux ». Accusé d'être contestataire, à la fin d'une honorable carrière, il se verra prié de quitter l'éducation nationale. Et au lieu de se retrouver parmi les bannis, il se retrouve « rajeuni » dans une autre vie, où il découvre un véritable bien-être, sans plus chercher à « apporter la lumière dans ce qui n'est pas obscur », ceci après avoir tenté de réinventer les cours « par un cheminement souterrain de la pensée », c'est-à-dire, le silence, qu'il nomme chef d'orchestre d'instruments nouveaux, afin qu'aucun autre son ne vienne troubler les accords de ceux-ci.
    Ernest Dossette est-il bouffi d'orgueil au point de simplifier lui-même le monde ? Est-il un imposteur qui abandonne ses élèves à une soi-disant liberté, les condamnant à ne rien apprendre ? Un égoïste, un lâche ? Ou au contraire un courageux héros qui se bat pour affranchir le savoir du pouvoir ? Un vrai maître à penser qui incite « les jeunes tourments qui se cachent derrière les pattes de mouche » non plus à livrer leur part la plus secrète d'eux-mêmes, mais à comprendre que toutes vérités s'emboitent, gigognes sans fin ? Ou encore un professeur tellement épris de lectures et de littérature qu'il ne peut suffisamment en toute humilité retransmettre son envoûtement et en enseigner la magie ?

  • Les estocades

    Alain Richard

    Dans ce recueil de nouvelles « les estocades », Alain Richard relate les assauts, plus ou moins brusques que nous font subir la vie et la mort, capricieuses, versatiles, parfois cruelles, parfois violentes. Dans des anecdotes puisées dans le quotidien, l'une vient bousculer, chambouler l'autre, transportant et déplaçant le temps. Passé, présent, futur dévalent comme les galets du torrent, déboulent, charrient, brinquebalent amour et haine, s'enchevêtrent, pour terminer assemblés, voir confondus.
    Alain Richard nous dépeint un combat sans merci entre ces deux puissantes adversaires, où tous les coups sont permis pour nous fasciner, nous égarer (nous duper ?), sûr, nous captiver. Il met tant d'aisance, de précision, de rythme, de « mines de rien » ou de « carrément », dans son récit que finalement roués de coups, tout sourire (jaune), nous retrouvons notre chemin tout éclairé grâce à son minutieux talent.
    Dans cet ouvrage, l'ordinaire devient extraordinaire, ou l'inverse ; l'insolite devient évident, ou l'inverse ; l'anodin, féroce ; le calme, farouche ; la cruauté, pardonnée ; le beau parfois laid, le laid toujours beau ; le mal pour un bien, l'inverse aussi. « Les estocades » d'Alain Richard font mouche, touchent nos coeurs, les ébranlent et nous atteignent faisant et défaisant les plis de nos mémoires.
    Les personnages d'Alain Richard ont des petits airs, rafraîchis, de ceux de La Fontaine et de La Bruyère...

  • Après la 3ème guerre mondiale, il ne reste que des femmes sur terre. Les hommes sont morts au combat et ont succombé à Wolbachia, une bactérie tueuse de mâles. Traumatisées par cette mort sélective de leurs maris, de leurs pères et de leurs fils, les femmes ont constitué 4 Royaumes. Désormais elles n'enfantent plus mais des filles viennent au monde dans une incubatrice concevant les enfants in vitro par sélection d'ADN féminins.
    En 2600, Adsila, la compagne de la Reine Ozalee, découvre l'existence d'un mâle élevé comme une fille. Elle va s'acharner à le détruire et à accaparer le pouvoir.
    Au-delà de réconcilier avec la lecture, « Le Seul Homme » de Marianne Chabadi et Thierry de Massia transporte dans un univers d'émotions et d'aventures aussi lointaines qu'intérieures, à la recherche des autres et de soi-même. La narration épique de cette odyssée nous conduit dans des paysages magiques au milieu d'êtres fascinants. On se laisse emporter par Eyota, le jeune héros, dans les mêmes élans et les mêmes espoirs que lui. On chevauche, on gambade, on profite de sa jeunesse, de sa fougue, de ses rêves, de sa ferveur à battre la campagne, combattre... et se relever. Comme lui, du fond de l'âme, l'on sent l'appel de l'inconnu et la force de l'Amour qui construit le destin d'Eyota et de chacun !
    Ce roman est une oeuvre fantastique, poétique, sentimentale, initiatique. Comme dans une parabole, Eyota nous emmène sur un chemin éclairé et parsemé de symboles. Puisse « Le Seul Homme » être désormais accompagné de nombreux lecteurs...
    Marianne Chabadi et Thierry de Massia se sont rencontrés dans le monde de l'Art. Leur première collaboration a donné naissance au court-métrage "Life Blood", tiré de la nouvelle "Le Sang de la Vie" de Marianne Chabadi. La création du "Seul Homme" est leur second travail en commun.

  • Mars 2001, « L'Affaire Hamrouzi » secoue la ville de Dole. Le maire a disparu quelques heures à peine suivant son élection. Au fil des mois son cadavre est retrouvé morcelé et dispersé aux quatre coins de la Cité. Ces lieux choisis sont-ils des indices, des symboles ou de purs hasards ? Qui peut bien se cacher derrière cet ignoble meurtrier surnommé le tueur diabolique et qui raconte lui-même les faits ? Qui est donc ce « je » qui se prête impunément à un jeu macabre auquel il semble prendre un malin plaisir ?
    « Le tueur » donne délibérément le ton à ce roman, très original, une forme attractive et quasi participative. Il en fait son roman, et défie le lecteur à deviner son identité...Qu'il prend soin de « noyer » elle aussi parmi les vies en eaux troubles de multiples suspects !

    Dans la peau seulement, de celui-ci, mais avec lui, complice, l'auteur, Christian Jelsch, s'amuse à nous faire des pieds de nez, à nous faire mettre les doigts dans l'engrenage. L'humeur de ce polar fait planer un réel suspense et l'humour de l'auteur nous extirpe des sourires...

    Après la lecture de ces lignes, jamais plus à Dole et ailleurs, nous ne vivrons sereinement des élections municipales.

  • Mon nouvel horizon

    Christian Jelsch


    Christian Jelsch aime surprendre, c'est le moins que l'on puisse dire mais dans ce nouveau roman, « Mon nouvel horizon », il nous déroute, nous interpelle par un ton nouveau, un récit cru, sans complaisance pour son héroïne, Valentine qui nous raconte sa vie.
    De Nozeroy, à la grange rouge, un début bucolique de petite fille dans le Jura, elle glisse littéralement en enfer poussée par Patrick... qui lui fait connaître le démon.
    D'errance en errance, de subterfuges en subterfuges Valentine tombe d'abîme en abîme, se perd puis se cherche, se met et se remet en question. « S'ennuyant d'elle-même », se dévalorisant, toujours et encore, elle retrouvera malgré tout sur son chemin des petits cailloux, des pierres précieuses...
    Un voyage intérieur douloureux l'emmènera cependant sur de jolies routes...
    Dans ses précédents textes, l'auteur ne nous a pas habitués à une telle violence dans ses mots, une telle cruauté mais il le fallait, il le fallait pour nous faire comprendre le trajet et le questionnement sans repos, jamais, de Valentine. Et nous apaiser enfin car, dit-il, « une étincelle s'obstine à scintiller... »

  • Les natures humaines

    Alain Richard

    Après « Les estocades », Alain Richard nous propose « Les natures humaines ». Sa plume fine et enjouée aime virevolter, apparemment légère, avant de se poser comme le pinceau sur la toile, cocasse et caricatural. Elle dépeint, égratigne, chatouille, griffe, de connivence avec la sensibilité et le romantisme de l'auteur. « Les natures humaines », dont il s'agit dans ce recueil de nouvelles, prêtent volontiers le flanc à Alain Richard qui joue sérieusement à enchevêtrer leurs « trop », leurs « pas assez », leurs défauts, leurs qualités et leurs amours.
    Le temps qui passe, les saisons, les lieux sont ses vrais complices, et en réalité ses principaux acteurs. « Les natures humaines », personnages hauts en couleur de cet ouvrage, ne sauraient ignorer la Nature qui se révèle, c'est selon, une force ou une faiblesse...
    Alain Richard les décrit avec une telle acuité qu'il arrive à nous rendre ses héros familiers, et particularité d'Alain Richard, les rendre tous attachants. Même si certains pourtant... mais le talent de cet auteur, en plus de l'habileté et de la précision, ne serait-il pas de la générosité et de la bienveillance.

  • Dans ces nouvelles d'Agnès Siegwart, les personnages sont nombreux à avoir l'audace du perce-neige, ce recours, cette bravade, ce coup de force du faible, ce cran désespéré du timide. En général geste maladroit qui les conduit soit au désastre, soit, chose plus rare, à l'héroïsme. Mais au final, tous sont des héros.
    Captivantes sont ces nouvelles. Poétiques, réalistes, idéalistes, tristes, elles ne sont pas de simples et vulgaires caricatures mais des peintures plus vraies que nature.
    Le lecteur peut s'y promener comme à une expo mais attention aux surprises lorsqu'il s'agit d'audace.

  • Pour notre plus grand plaisir Chantal et Camille Raguin nous emmènent à nouveau sillonner les campagnes franc-comtoises et autres, mais ils signent leur retour d'un changement de style et nous proposent des nouvelles au titre enchanteur « Au creux de la nature ». Chacune d'elles y rend un vibrant hommage, qu'il s'agisse de son incontestable beauté, de sa toute-puissance ou de sa fragilité, de ses secrets ou même de sa cruauté. Avec Chantal et Camille nous pénétrons en son sein où se blottit l'humanité.
    Ce sont ses mille et un mystères qui donnent à ces anecdotes un ton original, à la fois insolite, délicat et sensible.

    Légendes et authenticité mêlées font de ces petites histoires comme des clins d'oeil, des sourires mais aussi des larmes, car Chantal et Camille Raguin nous rappellent combien la condition humaine indissociable à celle de la nature, est liée au temps qui passe sans jamais balayer le passé.
    Le lecteur se laissera convaincre par la spontanéité et tendresse du récit et ne pourra s'empêcher d'éprouver de l'affection pour ce couple d'auteurs comme pour leurs personnages.

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