EDITIONS DU FELIN

  • Comment explorer plus de 22 siècles de l'histoire du vin en France !? Éric Glatre a sélectionné pour nous 36 des dates qui ont façonné les vignobles français tels que nous les connaissons aujourd'hui.

    De l'invention du tonneau à celle du bouchon de champagne, des premières lois des burgondes aux classements Grands crus, du travail des moines du moyen-âge aux prémices du marketing. La grande histoire des vins de France regorge de ces petites histoires qui sont le reflet de la diversité et de la richesse de nos vignobles.

    À la rencontre des premiers champagnes,

    Eric Glatre est historien mais surtout grand spécialiste de gastronomie et l'oenologie, il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages sur ces sujets.

  • II y aura soixante-dix ans, le 5 avril 1951, que les époux Rosenberg furent condamnés à mort pour des faits d'espionnage qu'ils n'ont pas commis. Exécutés 2 ans plus tard, parce que juifs et communistes en pleine guerre froide.Au-delà des jugements sur leur innocence ou leur culpabilité, leur geste de liberté face à l'accusation ne doit pas être considéré comme un épiphénomène de l'Histoire, mais bien comme un acte de résistance contre la « chasse aux sorcières ».Tout cela nous rappelle avec force qu'aucune fin ne peut justifier l'injustifiable : l'atteinte aux libertés individuelles.

    Gérard A. Jaeger est historien, essayiste, romancier et grand reporter Suisse.

  • Le soldat inconnu est, en France, avec le bleuet, le casque Adrian et nos 36 000 monuments aux morts, l'un des symboles emblématiques de la Première Guerre mondiale et de l'armistice du 11 novembre 1918. Il en est même le symbole universel pour avoir été « adopté » dans de nombreux pays

    Cependant, le Soldat inconnu n'est pas arrivé sans mal sous l'Arc de Triomphe. Loin de rassembler, ce combattant français anonyme a suscité, d'emblée, de nombreuses polémiques, devenant un point de crispation et de cristallisation des querelles idéologiques et politiques franco-françaises.

    C'est à la découverte de cette histoire méconnue que le lecteur est convié.

    Diplômé de droit et de sciences politiques, Christophe Soulard-Coutand a exercé de nombreux métiers dans la presse et les médias. Officier de réserve féru d'histoire, on lui doit notamment "Syndicats : 13 entretiens pour comprendre" aux éditions Gnos-Ellébore (2006), "Royan 14-18" au éditions Bonne Anse (2014), ou encore "Clemenceau au fil des jours" aux éditions Sud-Ouest (2013) et plus recemment "Guynemer, la légende et le mystère" aux éditions du Félin en 2017.

  • Les émeutes étudiantes du Quartier latin, en Juillet 1893, sont aujourd'hui à peu près totalement disparues des mémoires. Les premiers jours de ce mois, à la suite d'une « bavure » policière, la communauté étudiante de Paris, alors peu nombreuse mais très solidaire, volontiers brutale et frondeuse, s'insurgea, érigea des barricades, pratiqua une véritable guérilla urbaine contre les forces de l'ordre.

    Fidèle à leurs traditions, les étudiants formaient une communauté fière de son originalité, souvent turbulente et il ne s'écoulait guère de mois sans qu'aient lieu des charivaris bruyants, des bagarres et des échauffourées qui pouvaient dégénérer et prendre la figure de véritables émeutes. La plus violente fut celle qui enflamma le Quartier latin, les premiers jours de juillet 1893.

    Bernard Hautecloque est un historien et écrivain français. Il est notamment l'auteur de biographies des célèbres criminels du passé, comme Antoine-François Desrues, Violette Nozière ou Frédéric Moyse.

  • La lettre d'un homme décrivant à sa femme ce qu'il reste de leur maison après qu'elle fut rasée par l'artillerie allemande ; La canne sculptée par le Poilu Claude Burloux dans la boue d'une tranchée ; Le combat de la veuve Maupas pour la réhabilitation de son mari ou encore la présence de la délégation des gueules cassées à Versailles en 1919 sont autant de « petits sujets sur la violence du fait guerrier ».

    Stéphane Audoin-Rouzeau aime cette micro-histoire, Le temps court (le plus court possible parfois), l'incident (souvent minuscule), l'objet isolé ou l'image unique, et finalement l'acteur social dans sa singularité irréductible.

    Le texte est accompagné d'un cahier en couleurs illustrant les sujets du livre.

    /> Stéphane Audoin-Rouzeau est historien, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme. Grand spécialiste de la guerre, en particulier du premier conflit mondial dont il a fortement contribué à renouveler l'historiographie.

  • La guerre de l'indépendance de la Grèce, qui s'étend sur une dizaine d'années, constitue avec l'expédition d'Espagne menée par le duc d'Angoulême en 1823, l'un des deux actes déterminants de la politique étrangère de la Restauration.

    Long, acharné, confus le plus souvent car étant de type guérillas et razzias, c'est un conflit atroce pendant lequel les belligérants multiplient les exactions sur les combattants et les populations civiles, femmes et enfants compris.

    Si la situation géographique de la Grèce attise la convoitise des « Puissances » de la fameuse question d'Orient, ce sont bien les opinions publiques européennes - entre poussée du romantisme et résurgence du christianisme - qui forceront leurs gouvernements à intervenir en faveur du peuple grec.
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    Antoine Roquette est historien, spécialiste de la Réstauration. Il a déjà publié aux éditions du Félin Le Concordat de 1817 et La Restauration et la révolution espagnole.

  • En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, La Révolution cubaine vue par la lucarne gaulliste (1959-1969) permet de revenir sur les relations franco-cubaines au cours de la présidence de Charles de Gaulle et de la première décennie castriste. Il porte également un regard inédit sur la télévision gaulliste, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui la mit largement à profit afin de servir ses intérêts. Contre toute attente, la Révolution cubaine fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure, avec l'aide des instances de contrôle de l'information chargées d'en préserver le plus possible les téléspectateurs de son contenu subversif.
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    Docteur en histoire contemporaine, professeur de culture générale et de techniques rédactionnelles pour à l'université catholique de Lille. En 2017, il a publié un premier essai intitulé Ernesto « Che » Guevara - La fabrique française d'un mythe (1957-1967).

  • À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorça son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes puis, au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque laïque et moderne.

    Yves Ternon est chirurgien et historien français. Spécialiste des génocides, il est l'auteur de nombreux livres sur le génocide arménien avant d'écrire ces dernières années sur le Rwanda.

  • L'aboutissement de plusieurs séjours effectués chez ces hommes du désert, au Niger en 1990-1991. L'auteur en rapporte leurs légendes et nous expose leur histoire passée et présente avec leurs drames courants : sécheresse, acculturation, résistance de la tradition...

  • Tchèque né en 1592, Comenius peut être considéré comme le fondateur de la pédagogie moderne. Philosophe, théologien, il défend l'idée d'une instruction publique obligatoire, d'une école ouverte à tous. Un essai historique et philosophique sur cet esprit universel, défenseur de la Bohème et précurseur de l'union de l'Europe.

  • Au XVIe siècle, avec la même ferveur que dans le Nouveau Monde, trois cents ans plus tard, les monts Métallifères de Bohême furent le théâtre d'une course inattendue vers la richesse. Ce ne fut pas une « fièvre de l'or » mais une « ruée vers l'argent ». L'aventure de Joachimsthal mobilisa des mineurs et des ingénieurs, des théologiens et des médecins... Elle suscita l'intérêt jaloux des monarques et des banquiers. Car cette fièvre est à l'origine de la création d'une monnaie commune : le thaler d'argent. Et d'une étrange maladie... Avec cette saga de la « civilisation de l'argent », Philippe Flandrin fait surgir les figures des mutins du Batavia, le calvaire de Rimbaud au Harrar, rappelle les rivalités entre chrétienté et islam et les conflits du capitalisme naissant... Le thaler - d'où dérive le mot dollar -, qui s'imposera comme la valeur de référence du Saint-Empire germanique, conquiert les pays du Rhin, l'Autriche mais aussi la Pologne et la Scandinavie. Il devient, par le jeu des relations commerciales, la monnaie d'échange entre l'Europe et l'Empire ottoman, les Indes, puis l'Afrique et certains pays d'Orient. Une diffusion ininterrompue jusqu'à nos jours puisque, au début des années 1980, certains pays envisagèrent de lui faire rejouer un rôle monétaire majeur. Le thaler d'argent ? Une clé précieuse pour comprendre l'essor économique occidental.

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