De Boeck Supérieur

  • La formation buissonnière des enseignants ; leurs apprentissages personnels, entre enjeux pédagogiques et politiques Nouv.

    Les enseignants et les enseignantes se forment par le biais de leur formation - initiale ou continue - mais pas seulement. Ce qui se joue « entre les murs » de ce processus est complexe et objet de beaucoup d'attention, mais qu'en est-il des apports extérieurs, de tout ce que les professionnels du savoir apprennent hors des écoles où ils reçoivent et donnent tour à tour un enseignement ? Des recherches conduites au plus près des transactions observables en France, en Belgique, en Suisse et au Québec permettent de comparer les contextes et de renouveler la réflexion sur la forme scolaire et ses évolutions : de leurs apprentissages informels à ce qu'en font leurs études, quel rôle la formation buissonnière des enseignant.es joue-t-elle dans leur appropriation de leur métier et sa professionnalisation ?

  • Le raisonnement clinique de l'infirmière dans une approche interdisciplinaire est aujourd'hui formalisé à la fois dans un référentiel de compétences et dans un référentiel de formation.
    Infirmiers praticiens, formateurs, personnels d'encadrement sont tous concernés par le processus d'apprentissage du raisonnement clinique dans une alternance intégrative. Ils vont donc accompagner les étudiants à développer un haut raisonnement clinique auprès des usagers afin de proposer des soins de qualité adaptés aux vrais problèmes de santé et en respectant les compétences du patient et de sa famille.
    Dans la première partie de l'ouvrage, le concept du raisonnement clinique permet de découvrir les ressources indispensables et leur interaction pour développer un haut raisonnement clinique. Dans les chapitres suivants, le contexte et le processus d'apprentissage à l'institut de formation et en stage, ainsi que la posture des formateurs et du personnel d'encadrement sont analysés avec le modèle socioconstructiviste et interactif.
    Cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des professionnels de santé qui s'intéressent au raisonnement clinique collectif et à l'apprentissage de ce raisonnement auprès des étudiants et des professionnels débutants.

  • Les directions d'établissement au coeur du changement ; pilotage, collaboration et accompagnement des équipes éducatives Nouv.

    L'ouvrage étudie les pratiques de directions d'établissement dans le monde éducatif francophone en les situant dans le contexte des changements en cours (nouveau management public, demande de mobilisation des acteurs, leadership centré sur l'apprentissage, gestion axée sur les résultats...), avec l'objectif d'y discerner les activités mais aussi les cohérences construites effectivement par les directions.Les pays pris en compte sont la Belgique francophone, la France, le Québec et la Suisse, plus un milieu anglophone (San Francisco). Cet ensemble permet de mieux comprendre les réformes en cours dans ces divers pays ou régions, et d'entrer de manière concrète dans l'implémentation et le développement de celles-ci.Les auteurs présentent 4 défis majeurs auxquels sont confrontés les directions : 1. Diriger une école pour tous 2. Élaborer des partenariats et des collaborations pour se former à la fonction de direction 3. Susciter et soutenir la mobilisation des enseignants 4. Développer des compétences pour encadrer et évaluer le travail enseignant, en particulier à travers les rendez-vous de carrière et les visites de classe.L'ouvrage est centré sur l'exercice du leadership comme processus de mobilisation et transformation du monde scolaire, tenant compte des injonctions contradictoires reçues par les directions.

  • Partant d'une analyse des politiques éducatives, les auteurs analysent tout le processus de construction, de mise en oeuvre et de validation d'un nouveau curriculum et présentent le concept de compétence dans une perspective pragmatique.

  • L'originalité de cet ouvrage est d'aborder le concept d'accompagnement au-delà des conditionnements des dispositifs, des publics, des secteurs professionnels ou des formes spécifiques de l'accompagnement. Le « matériel » proposé ici, méthodologique et théorique, détient son opérationnalité d'avoir été recueilli et travaillé auprès des professionnels de l'accompagnement. Il a été conçu pour eux, par eux et avec eux.L'ouvrage est structuré autour de l'identification des fondamentaux de toute pratique d'accompagnement.Rassemblés en repères, ils fournissent en quelque sorte une table d'orientation à partir de laquelle chaque lecteur, praticien ou chercheur, individuellement autant que collectivement, peut mener une réflexion sur ce qu'accompagner veut dire, pour lui, dans son contexte professionnel.Cette réflexion s'est donné pour fil conducteur l'exigence, pour tout accompagnement, de répondre à la triple identité d'un être humain : son identité singulière, celle que lui confère sa culture d'appartenance et celle qui lui revient dans l'ordre de l'humain.Comprendre le concept d'accompagnement n'est pas le définir, mais se doter de repères partagés pour une construction collective de ce qu'il engage et des enjeux sociopolitiques qu'il représente.

    1 autre édition :

  • On ne peut pas former a` un me´tier sans reconnai^tre les savoir-faire existants mais ame´liorer l'enseignement implique également de chercher ce qui pose problème. A` condition, bien su^r, que le souci critique ne de´courage pas l'envie de re´ussir et de s'engager. Cet ouvrage n'a pas pour objectif de de´cre´ter une seule bonne manie`re de proce´der mais de prendre appui sur la diversite´ des contextes de formation dans quatre pays francophones pour faire e´merger des variations et des re´gularite´s et ainsi interpeller la formation et, au-delà, le métier d'enseignant.

  • Dans la continuité de travaux antérieurs, cet ouvrage questionne le dialogue et les articulations possibles entre les recherches sur le rapport au(x) savoir(s) et la formation des enseignants, tous ordres d'enseignement confondus. Suivant des ancrages épistémologiques, théoriques ou méthodologiques variés, les contributions tentent de répondre aux questions suivantes : de quelle nature sont ces articulations ? Quelles sont leurs fonctions ? En quoi et dans quelle mesure les recherches sur le rapport au(x) savoir(s) enrichissent-elles la formation des enseignants ? En retour, comment la formation des enseignants interroge-t-elle les recherches sur le rapport au(x) savoir(s) ?

  • Cet ouvrage d'une grande actualité correspond à une nécessité dans le cadre de l'analyse des professions de l'éducation et de la formation en pleine transformation. Il s'inscrit dans des perspectives scientifiques contemporaines relatives à la dimension sociale de l'engagement professionnel et de l'apprentissage du et au travail. Il ouvre de nouvelles modalités de questionnement et de nouvelles pistes par rapport aux analyses motivationnelles et identitaires en contexte de travail en mettant particulièrement en évidence le caractère interactionnel de l'engagement, du désengagement ou du non-engagement professionnel en référence à des contextes actuels en mutation.L'ouvrage se compose de deux parties. La première est centrée sur l'engagement et le désengagement de futurs professionnels ou de professionnels dans leur activité de travail. La deuxième partie étudie les stratégies d'engagement d'acteurs dans des dispositifs de formation professionnelle initiale, dans une période de remise en cause des raisons mêmes qui justifient leurs processus d'engagement dans les métiers de l'éducation et de la formation.Une « synthèse  ouverte » proposée en fin d'ouvrage problématise les résultats exposés, issus d'une pluralité de terrains, en les mettant en relation avec les mutations contemporaines dans le monde du travail.Cet ouvrage s'adresse autant aux praticiens qu'aux chercheurs, aux acteurs de l'éducation et de la formation dans le domaine social et politique qu'aux étudiants.

  • Les résultats des enquêtes internationales sur les acquis scolaires des élèves montrent de meilleures performances globales des filles - un écart qui se creuse encore lorsqu'on s'intéresse à l'expression de la motivation ou des projets professionnels. Pourtant l'autocensure féminine perdure à l'entrée des filières prestigieuses, notamment dans les études scientifiques ; et les garçons montrent davantage de facilité à transformer leur capital scolaire en ressources professionnelles, au moment de l'insertion comme en cours de carrière. Les auteurs de cet ouvrage actualisent, approfondissent et renouvellent le débat sur la sur-réussite féminine à partir de trois questionnements clairement délimités : - Dans quelle mesure certaines trajectoires académiques laissent entrevoir un phénomène d'autosélection mais aussi de déperdition proprement institutionnelle des filles ? - En quoi les stéréotypes féminins dans l'espace scolaire régulent aussi les interactions des filles entre elles et avec les professionnels de l'enseignement ? - Que révèle la place des femmes dans l'institution scolaire sur leurs trajectoires professionnelles et à quelle légitimité sociale répond l'activité éducative lorsqu'on lui assigne une main d'oeuvre massivement féminine ? Au final, les contributions de ce volume montrent l'intérêt de poursuivre, développer et affiner les analyses sur les rapports sociaux de sexe dans la sphère éducative. Il nous appartient de prendre conscience de leurs effets inégalitaires, à la fois tempérés et renouvelés par la démocratisation ségrégative des cursus.

  • Qu'est-ce que la pensée critique en Histoire ? En quoi est-elle liée à l'esprit critique, à la méthode critique et à la lecture en histoire ? Comment s'apprend-elle ? Comment se manifeste-t-elle ? Permet-elle de mieux comprendre le monde et d'agir plus lucidement ? En quoi est-elle liée à l'école, à l'enseignement scolaire obligatoire de l'histoire et à l'éducation à la citoyenneté que cet enseignement de l'histoire prétendrait donner ? Les auteurs abordent cette question sous différents angles, y compris les usages populaires de l'histoire comme le cinéma et les jeux vidéos.

  • Une analyse comparée et systématique des politiques de régulation de l'école par ses résultats. Quels en sont les enjeux, les effets, les dérives ? L'École est de plus en plus soumise à une obligation de résultats et de performance. Depuis une vingtaine d'années, dans la foulée d'une promotion de l'autonomie des établissements scolaires et d'un processus de décentralisation, on assiste à la mise en place de nouveaux outils de pilotage et de régulation à distance des performances des organisations scolaires locales. Selon des modalités diverses, les États visent à mieux « réguler » les processus et fonctionnement des écoles. Des procédures d'évaluation des résultats des établissements et du travail des enseignants se construisent, accompagnées de mécanismes de reddition de compte. Ces dispositifs d'accountability sont supposés assurer un pilotage d'ensemble du système éducatif, l'orienter vers certaines priorités et en contrôler la qualité. La visée déclarée est d'améliorer l'efficacité éducative, de réduire les écarts de performance selon les origines sociales ou culturelles (l'équité), enfin d'améliorer l'efficience.Cet ouvrage a pour but d'analyser les significations variées, les usages et les effets des politiques de régulation par les résultats. Nous interrogeons leur genèse et leurs trajectoires dans différents contextes nationaux (Belgique, France, Hongrie, Israël, Québec, Suisse). Nous analysons les orientations cognitives et normatives des outils d'évaluation mobilisés pour les mettre en oeuvre. Enfin, la réception et les usages de ces politiques et outils par les directions ou les enseignants sont observés.Qu'est-ce que ces politiques font subir à l'école, désormais à l'épreuve de la performance ?Basés sur des travaux empiriques solides conduits par des chercheurs chevronnés, cet ouvrage montre à la fois que des tendances managériales analogues se généralisent dans les contextes étudiés, mais que les acteurs intermédiaires et locaux, en s'appropriant les politiques, peuvent aussi en "co-construire" les modalités d'application et en moduler les effets.

  • Quelles nouvelles voies s'ouvrent à la recherche et à la pratique en didactique de l'histoire, de la géographie et de l'éducation à la citoyenneté à travers le monde dans des contextes sociopolitiques et scolaires qui s'avèrent instables pour les premiers et, pour les seconds, en recomposition souvent profonde ? Ainsi, l'instauration de programmes fondés sur le développement de compétences a amené certains enseignants à revoir leurs conceptions de l'évaluation. Cela pose le problème de la nature des outils d'évaluation employés et de ce qu'ils évaluent. Par ailleurs, les enseignants se réfèrent généralement à un ensemble de pratiques et de valeurs culturelles et sociales, ainsi que de finalités : le développement de l'esprit critique des élèves, la construction autonome d'interprétations valides, etc. En outre, les enseignants et les élèves recourent de plus en plus à des outils TIC et à des environnements d'apprentissage numérisés servant au repérage, au traitement et au partage de l'information. Enfin, des mutations idéologiques et sociales profondes induisent une redéfinition des orientations curriculaires, mais aussi une métamorphose de la dynamique de la classe. Appelés à maitriser de nouveaux enseignements, les enseignants sont aussi confrontés à des élèves, dont les identités, les valeurs, les comportements et les acquis ont considérablement changé au fil des années. En associant les expertises croisées de plusieurs auteurs, avec une ligne directrice qui consiste à ne pas dresser un « état de la recherche », mais à comprendre dans quelle mesure la recherche en didactique histoire et géographie s'articulent autour d'une éducation à la citoyenneté aux contours encore mal dessinés, cet ouvrage a la vocation à devenir une référence.

  • Dans cet ouvrage, les apprentissages professionnels accompagnés sont présentés comme des formes de médiations opérées par les intervenants (formateurs, tuteurs, référents professionnels). Les apprentissages professionnels accompagnés apparaissent alors comme des processus de changements pensés, provoqués et valorisés par les formateurs. Apprendre pour l'apprenant serait alors affaire de transformations de soi et de son agir dans des conditions formatives qui relèvent d'un espace transitionnel et protégé, d'une aire de jeu dans laquelle les tâtonnements et les essais sont permis. Ce souci de l'accompagnement des processus de changement transparait à travers des dispositifs de formation spécifiques (formations en alternance, démarches d'analyse des pratiques professionnelles, modalités présentielles et distancielles...), il est aussi tangible dans les postures des accompagnateurs censées soutenir l'analyse des actions des sujets. L'apprentissage professionnel accompagné apparaît comme une voie de développement et d'évolution des acteurs faisant l'expérience d'épreuves de passage, qui modifient leurs manières de voir, parler, penser, agir et interagir, avec la présence d'un tiers favorisant la co-analyse et la co-interprétation de cette même expérience.

  • Dans le cadre de cet ouvrage, des auteurs français, belges, canadiens, suisses et africains se penchent sur le phénomène de l'évolution des programmes de formation à l'enseignement, cherchant à circonscrire les forces en jeu. Au fil de sa lecture, le lecteur découvrira les facteurs qui ont influencé, d'une façon ou d'une autre, la trajectoire des formations dans chacun des contextes décrits par les auteurs. L'ensemble des contributions permet d'apercevoir des façons dont sont initiées et pilotées les transformations ; la réaction des institutions face à la transformation accélérée des contextes professionnels ; les facteurs qui conditionnent particulièrement l'orientation du curriculum et ceux qui jouent un rôle dans la mobilisation des acteurs. Le phénomène de résistance est aussi abordé par quelques auteurs.Structuré en quatre sections, l'ouvrage explore l'influence du contexte d'exercice de la profession, la demande sociale et les cadres législatifs, les attentes et les stratégies des acteurs, et les tensions internes aux dispositifs et aux démarches de formation. On y découvre que les transformations s'inscrivent toujours dans une histoire et dans une culture et qu'elles sont fortement affectées par les rapports de force entre les groupes et les individus.

  • Depuis une vingtaine d'années, les responsables de l'enseignement de nombreux pays mettent en place des objectifs et des indicateurs leur permettant de piloter le système et de mieux réguler le fonctionnement des établissements et des organisations scolaires. Par ailleurs, des procédures d'évaluation des résultats des établissements, et indirectement du travail des enseignants, se développent, accompagnées de mécanismes parfois pressants de reddition de comptes. L'école est ainsi de plus en plus soumise à une obligation de résultats et de performance mise en place sous des appellations diverses : « accountability » dans les pays anglo-saxons, « pilotage » basé sur l'évaluation externe en Europe continentale, « gestion axée sur les résultats » au Québec.L'objectif de cet ouvrage est d'étudier les effets de ces politiques sur le travail et le professionnalisme des enseignants : il s'agit d'interroger les formes d'acceptation, d'adhésion, mais aussi de résistance, de contestation et de changement de relations qu'elles suscitent. Son intérêt est de porter un regard comparatif sur la situation générée dans des pays aux traditions très diverses (Belgique, Brésil, Espagne, France, Québec et Suisse) à travers les résultats d'enquêtes menées auprès des enseignants et des cadres éducatifs et un ensemble d'études de cas complémentaires portant par exemple sur l'évaluation des acquis des élèves, l'orientation, le travail en équipe ou encore la formation des enseignants. Ce livre, sans équivalent dans la littérature francophone, aborde une thématique de forte actualité, la redéfinition du professionnalisme des enseignants, à la croisée de l'intérêt des chercheurs et des préoccupations des acteurs de terrain.

  • La notion de rapport au(x) savoir(s) a connu un déploiement important dans le monde francophone au cours des années 1990 et 2000, dans des contextes d'éducation et de formation très variés. Ces recherches ont fait appel à des approches d'inspiration sociologique, clinique, anthropologique et didactique, afin de mieux cerner les différentes facettes du rapport au(x) savoir(s) d'élèves, d'une part, et d'enseignants, d'autre part. Or, très peu de recherches ont tenté de repérer et d'explorer simultanément les interrelations entre le rapport au(x) savoir(s) de l'enseignant et celui de l'apprenant. C'est précisément l'objectif que poursuit cet ouvrage en tentant de répondre à la question posée par Philippe Perrenoud dans un premier ouvrage coordonné par Vincent et Carnus (2015) : « Le rapport au savoir est-il contagieux ? » (p. 180). Les dix chapitres présentent ainsi des recherches empiriques permettant de recueillir certains éléments de réponse. Les auteurs mobilisent des approches novatrices et originales sur les plans théorique et méthodologique, à différents ordres d'enseignement. Les textes permettent d'observer qu'il y a bel et bien « une rencontre » entre le rapport au(x) savoir(s) de l'enseignant et de l'apprenant, mais cette rencontre demeure énigmatique en ce sens qu'il est difficile d'en cerner tous les processus d'influences réciproques et les enjeux de pouvoir qui s'y exercent.

  • Cet ouvrage explore les formes que prennent les dispositifs et les activités destinées à développer l'esprit d'entreprendre de l'enseignement primaire à l'enseignement supérieur en croisant les regards d'auteurs français, québécois et suisses. Les auteurs y interrogent les politiques éducatives relevant de l'esprit d'entreprendre ou de l'entrepreneuriat, les formes pédagogiques adoptées, la professionnalisation des intervenants, les enjeux pédagogiques, la place de ces dispositifs dans le curriculum ainsi que les dimensions genrées associées à ces pratiques de formation

  • L'ouvrage présente des contributions d'auteurs venant de Belgique, de France, du Québec, de Suisse romande, reflets d'un contexte international qui voit les disciplines scolaires se transformer dans leurs contenus, leurs missions et leurs relations. Les différents chapitres analysent certaines recompositions des curriculums de disciplines du monde social et de disciplines de la nature, en relation avec l'introduction des compétences et des Éducation à... Ce livre permet ainsi des comparaisons et suscite aussi une réflexion sur les transformations que les enseignants doivent désormais prendre en charge. En s'appuyant sur des recherches de nature différente, il propose des résultats et des cadres méthodologiques et théoriques utiles aux chercheurs et aux enseignants en formation. Il pose aussi des cadres d'analyse dont les formateurs d'enseignants et les enseignants experts peuvent s'emparer pour réfléchir aux enjeux et aux effets des recompositions disciplinaires en cours actuellement.

  • Les systèmes éducatifs de la plupart des pays ont connu de profonds bouleversements et sont à la recherche d'une nouvelle gouvernance. De quelles manières les cadres scolaires conçoivent-ils et s'approprient-ils leur rôle ? Comment associent-ils les exigences des nouvelles politiques de gestion aux spécificités des établissements scolaires dont la culture organisationnelle est si différente de celle des entreprises ? Quels sont les savoirs d'action et les compétences professionnelles qu'ils développent dans le but de faire face aux nouvelles responsabilités et exigences identitaires qui sont attendues d'eux ? À partir de leurs recherches empiriques, les auteurs de ce livre, des chercheurs et formateurs français, belges, québécois, suisses et libanais, répondent à ces questions en offrant des pistes de réflexion et d'actions adaptées à leurs différents contextes.

  • Cet ouvrage interroge le paradigme de la réflexivité prôné dans la plupart des systèmes contemporains de formation des enseignants au niveau de sa mise en oeuvre qui rencontre des résistances chez les étudiants, voire des formateurs. Ces dernières décennies, les formations d'enseignants ont partout mis en avant la nécessité d'une formation par la réflexivité pour former un enseignant professionnel à une pratique réfléchie. Depuis « le praticien réflexif » défini par D. Schön (1983) à partir de Dewey, la pratique réflexive a fait l'objet de nombreux travaux de recherche qui tous en montrent l'intérêt au niveau de la construction des savoirs professionnels par l'action et la réflexion dans et sur l'action, de la prise de conscience de l'action et du développement professionnel. L'essence de cette pratique réflexive est cette posture de mise à distance et d'analyse de sa propre action. Mais cette prise de recul et de conscience ne va pas de soi et force est de constater que beaucoup d'étudiants, qui cherchent avant tout à faire face aux difficultés et urgences qu'ils rencontrent lors du « choc de la réalité », se sentent déstabilisés par cette approche réflexive et y résistent. Appartient-il vraiment à la formation initiale de développer cette posture ?Les chercheurs, auteurs de l'ouvrage vont d'abord analyser derrière les injonctions, les différentes conceptions de cette réflexivité qui n'est pas donnée d'emblée et, partageant cet intérêt pour une formation professionnalisante réflexive, vont prendre au sérieux les résistances observées, en rechercher les raisons ; ils vont identifier les obstacles en examinant finement plusieurs hypothèses : des représentations stéréotypées du métier et de la formation, des représentations issues de l'expérience scolaire, les styles des étudiants, plus pragmatiques, le scepticisme affiché de formateurs. Les auteurs vont approfondir les exigences des dispositifs favorisant la réflexivité et montrer comment il est possible de travailler le sens de la réflexivité comme disposition intériorisée pour la faire accepter et faciliter ainsi ce recul qui permet de s'adapter à toute situation et surtout d'apprendre à partir de l'expérience. Ils vont également proposer des pistes et des dispositifs dans lesquels les étudiants parviennent à investir la démarche réflexive.

  • Comprendre les mécanismes de l'engagement/désengagement professionnel dans trois grands domaines : l'éducation, la fonction de l'inspection et la formation à divers métiers de l'humain. Pour les professionnels de l'éducation et de la formation, l'engagement dans le monde du travail indique un attachement pour l'activité professionnelle. Il peut également supposer des conflits de valeurs : les contraintes de gestion ont pris de plus en plus de place, l'injonction au professionnalisme est plus forte en ce début de 21e siècle. Dès lors, s'engager professionnellement revient à composer avec des mondes professionnels complexes qui obligent les acteurs à des prises de risque. Ainsi, l'engagement professionnel suppose que les acteurs entrent dans des processus de transformation afin d'agir de façon efficiente. Le jeu des régulations de soi dans l'activité constitue un défi professionnel qui est plus ou moins accepté et relevé par les acteurs engagés. En tant que composante de l'agir professionnel, l'engagement professionnel traduit une modalité de l'accomplissement de soi au travail.

  • Comment les formateurs d'adultes tiennent-ils compte de l'expérience des formés dans la conception, le développement ou l'évaluation des dispositifs de formation ? En quoi ces choix définissent-ils leurs rôles, leurs professionnalités ? L'ouvrage aborde une problématique actuelle dans le champ de la formation des adultes. Chaque adulte est porteur de diverses expériences personnelles et professionnelles qui peuvent être considérées par le formateur soit comme une ressource, soit comme un obstacle à gérer en formation. L'expérience, produit de l'activité est aussi l'occasion de nouvelles activités de formation et, en cela, peut devenir un support d'apprentissage. L'apprentissage à partir de l'expérience interroge donc à la fois les dispositifs de formation et les professionnalités des formateurs.Mais comment les formateurs d'adultes tiennent-ils compte de l'expérience des formés dans la conception, le développement ou l'évaluation des dispositifs de formation ? En quoi ces choix définissent-ils leurs rôles, leurs professionnalités ? Quelles tensions peut-on identifier entre ces différents rôles, aux différents moments du processus de formation ? Quels gestes professionnels, quelles compétences professionnelles sous-tendent l'action des formateurs ? Sur quelles logiques d'action prennent-elles appui ?À la lumière de dispositifs de formation continuée qui misent sur l'expérience des adultes dans de diverses organisations (scolaires, marchandes et associatives), cet ouvrage questionne donc trois axes : le rapport des formateurs à l'expérience des formés ; les spécificités des dispositifs de formation ; l'identité des formateurs.

  • S'appuyant à la fois sur des recherches et des pratiques de formation, ce livre propose, selon des perspectives diversifiées et des angles d'approches originaux, des balises pour le groupe en formation des adultes. Quelle est la spécificité du groupe en formation des adultes ? Quelle identité offre-t-il au formateur ? Comment doit-il fonctionner pour qu'il y ait construction de sens ? Construction de savoir ? Apprentissage de la recherche ? Quel est le rôle de l'argumentation ? Qu'est-ce que l'apprentissage coopérant ? Telles sont quelques-unes des dimensions traitées dans cet ouvrage. S'appuyant à la fois sur des recherches et des pratiques de formation, ce livre propose, selon des perspectives diversifiées et des angles d'approches originaux, des balises pour le groupe en formation des adultes. Il s'adresse principalement aux formateurs d'adultes et aux chercheurs.

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