Sciences humaines & sociales

  • Nous sommes tous assoiffés d'amour, nous vivons dans l'idée romantique que l'amour va nous tomber dessus sans crier gare. Et si nos relations amoureuses échouent, c'est bien souvent parce que " nous n'avons pas trouvé la bonne personne ".
    Pour Erich Fromm, éminent psychanalyste d'après-guerre, l'amour, qu'il soit parental, fraternel, érotique ou amour de soi, est un art. Et comme tout art, il s'apprend et se cultive. Apprendre à aimer, c'est prendre conscience de sa place dans la société ; c'est comprendre qu'en se tournant vers l'autre, on explore ses propres ressources ; c'est aussi, paradoxalement, réaliser que c'est en s'aimant soi-même qu'on se rend libre.
    Accessible, profondément humaniste,
    L'Art d'aimer est un ouvrage majeur, un classique indispensable, plus que jamais en résonance avec notre époque.

  • La femme mystifiée

    Betty Friedan

    • Belfond
    • 7 Mars 2019

    Événement ! La Femme mystifiée, le livre qui a changé la vie des femmes, est pour la première fois réédité depuis sa parution en France en 1964, dans la traduction originale de celle qui n'était pas encore madame la ministre Yvette Roudy.
    Quand il paraît aux États-Unis en 1963,
    La Femme mystifiée fait l'effet d'une bombe.
    Dans cet essai passionnant, fruit d'innombrables entretiens et d'une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l'indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par l'
    American Way of Life, la femme noie ses frustrations, intellectuelles, culturelles, sexuelles, dans l'alcool et les psychotropes, réduite au rôle de procréatrice silencieuse par un système patriarcal sournoisement oppressant, coupable d'être malheureuse dans une société qui prétend tout faire pour la combler.
    Plus de cinquante ans plus tard, la voix de Betty Friedan résonne toujours. Une lecture essentielle pour mesurer le chemin parcouru et comprendre les enjeux de notre époque. Le combat n'est pas terminé !

  • Le saviez-vous ? Avoir un état d'esprit positif permet de gagner sept ans d'espérance de vie ; un médecin heureux fait de meilleurs diagnostics ; et les personnes âgées qui voient la vie du bon côté ont davantage de tonus et une meilleure mémoire.
    S'appuyant sur les découvertes les plus récentes en neurosciences et sur son expérience de professeur de bonheur, Shawn Achor offre un ouvrage incontournable pour devenir sur-le-champ un optimiste contagieux.
    Proposant sept outils aussi ludiques qu'efficaces, Shawn Achor nous apprend à nous fixer des objectifs à notre mesure, à faire le choix des vrais plaisirs sans dépenser à tout va, à déployer mille ruses pour abandonner nos mauvaises habitudes, en bref à remodeler notre cerveau pour voir la vie sous son plus beau jour, donner le meilleur de nous-mêmes et en faire profiter tous ceux qui nous entourent.
    Débordant d'humour et d'anecdotes scientifiques passionnantes, un ouvrage de référence en psychologie positive, par l'assistant de Tal Ben-Shahar à Harvard.

  • Après La Peur de l'insignifiance nous rend fous, le nouvel essai de Carlo Strenger. Empreint de l'esprit de tolérance des Lumières, un manifeste pour lutter contre les attaques faites à la liberté d'expression grâce à un concept révolutionnaire : le mépris civilisé.
    Le 7 janvier 2015, les valeurs de nos sociétés occidentales ont été bafouées. Le traumatisme, ravivé par les attentats du 13 novembre à Paris, est toujours aussi vif, mais en débattre n'a jamais été aussi délicat. Car si critiquer les croyances qui nourrissent le terrorisme, c'est risquer d'être perçu comme intolérant ou raciste, s'interdire de les critiquer, c'est être prisonnier du politiquement correct et, en fin de compte, risquer de faire le jeu des extrémismes de tous bords.
    Pour sortir de cette impasse et réagir avec discernement face aux attaques contre les libertés au coeur de nos démocraties, Carlo Strenger, philosophe, psychanalyste et membre du comité d'observation du terrorisme, crée un concept inédit : le mépris civilisé.
    " Je le définis comme une capacité à s'inscrire en faux contre des credo, des comportements et des valeurs, dès lors qu'ils nous apparaissent irrationnels, immoraux, incohérents ou inhumains. "

    Renouer avec la responsabilité de s'instruire, refuser d'amalgamer individu et idéologie, Le Mépris civilisé est un rappel indispensable des valeurs humanistes héritées des Lumières, un pamphlet d'une actualité brûlante, un outil indispensable pour oser mener un débat éclairé.

  • Dans le contexte actuel, celui des attentats, de la résurgence des fondamentalismes et des grands débats sur la laïcité, une réédition qui s'impose comme une évidence et une nécessité. Un brûlot culte par celui qui fut l'un des principaux penseurs de l'athéisme.
    Avec un mélange jubilatoire d'érudition et d'humour, s'appuyant sur une argumentation rigoureuse et une parfaite connaissance des textes sacrés et des classiques, Christopher Hitchens nous livre un pamphlet intelligent et incisif, un brûlant plaidoyer pour un nouvel humanisme des Lumières.
    Que l'on soit fidèle croyant, fervent athée ou indécis, cet ouvrage soulève le débat et fait souffler un vent de liberté de pensée et de parole.

  • En ces temps incertains, ceux des attentats, des fondamentalismes, de la montée de l'extrême-droite et du populisme, Carlo Strenger, philosophe et essayiste, grande figure de la gauche libérale israélienne nous interpelle : et si plutôt que de sombrer dans la peur et dans le défaitisme, nous revendiquions haut et fort nos valeurs fondamentales, à commencer par la liberté ?
    S'inspirant tout à la fois de grands penseurs, du XVIIème siècle à nos jours, mais aussi des romans de Michel Houellebecq, des films de Scorsese et de la psychanalyse, Carlo Strenger nous offre une lecture inédite, à la fois géopolitique et existentielle, des grands maux de notre époque. Il nous rappelle que la liberté n'est pas un droit fondamental mais une conquête de la culture occidentale qu'il s'agit de préserver, nous exhortant ainsi à opposer au consumérisme passif, au manque de responsabilité citoyenne et au renoncement, le courage d'une pensée critique instruite et ouverte au débat.
    Après le succès du Mépris civilisé, ce nouveau pamphlet de Carlo Strenger vise toujours aussi juste et nous donne les outils pour un engagement éclairé.



  • La découverte de la photo de son grand-père maternel, Saül Selzerovitch, juif russe né à la fin du XIXe siècle, va bouleverser Paule qui, un jour, part sur les traces de cet homme qu'elle n'a jamais connu mais qui l'a toujours fascinée. Elle découvre qu'en 1905, son Diedouchka, étudiant révolutionnaire opposé au tsar, est dénoncé puis emprisonné à la forteresse Pierre-et-Paul, à Saint-Pétersbourg, d'où il réussit à s'évader avant de s'exiler en France, où il fonde une famille. Nostalgique de sa terre natale, Saül décide de repartir en Russie en 1934, avec l'espoir d'y faire venir les siens, mais il disparaît à jamais dans un goulag stalinien.
    Douleurs et bonheurs, secrets de famille, Paule Coudert livre le récit émouvant d'une quête d'amour, mais aussi une approche de la grande histoire à travers le destin fascinant d'un homme épris de liberté. Le chemin sera long, compliqué mais lumineux, qui la mènera de Staraïa Roussa, le berceau des Selzerovitch, à Saint-Pétersbourg, en passant par la Lettonie et l'Ukraine, puis, au bout de ce long périple, Israël, où elle rencontrera des cousins qui, comme son grand-père, ont choisi l'exil.

  • Captivant, impressionnant, l'extraordinaire destin d'Irena Sendler, une Oskar Schindler au féminin. Brillamment documentée, plus qu'une biographie, une leçon d'humanité.
    En 1942, alors que Varsovie est plongée dans la terreur et que tous les Juifs de la ville sont parqués dans le ghetto où ils tentent désespérément de survivre, une jeune femme au caractère bien trempé va faire preuve d'un courage exceptionnel : Irena Sendler.
    En tant qu'agent des services de santé publique, Irena est l'une des très rares non-Juives autorisées à se rendre quotidiennement au coeur du ghetto. Bravant tous les risques, elle se lance alors dans la dangereuse construction d'un réseau de résistance afin d'exfiltrer les enfants juifs, allant même jusqu'à lister secrètement le nom de ceux qu'elle réussit à mettre à l'abri.
    À elle seule, Irena Sendler aura sauvé 2 500 vies.
    Dans le ghetto de Varsovie, quatre-vingt-dix pour cent des familles ont péri.

  • Après un quart de siècle consacré à des recherches en neurophysiologie, qui lui valent une renommée internationale, Freud, en un geste audacieux de rupture, s'engage dans cette étrange auto-analyse, qui lui fait inventer la psychanalyse - sur la base d'une analyse de ses propres rêves, et d'une perception singulière des hystéries et des névroses. Véritable « roman intellectuel », au cours duquel, longtemps seul, il affronte un monde hostile - avant de grouper autour de lui, « horde sauvage », ses premiers compagnons, et de mettre partout, enfin, son emprise. À vocation clinique, certes, avec son objectif tant cité, la « cure analytique », la pensée freudienne, se donne pour tâche d'explorer tous les domaines de la condition humaine. Outre l'"érotique" freudienne, sont posées les bases d'une « science des rêves », l'"onirique" ; s'affirme une "esthétique" qui renouvelle l'analyse des textes et des formes ; et se déploie une "anthropologie" qui ouvre, à l'enseigne de l'« anarchique Aphrodite », d'originales perspectives sur la société et la politique - où cette nouvelle édition s'engage, pour dessiner l'esquisse d'une psychanalyse politique. Voici Freud, théoricien de la sexualité et de la pulsion de mort, penseur de la pulsion du pouvoir, chasseur d'illusions, à nouveau requis face aux terribles défis du monde contemporain.

  • Dans ce nouveau document exceptionnel, l'auteur de Rescapé du camp 14 continue d'explorer l'histoire hallucinante du pays le plus fermé du monde : la Corée du Nord. S'appuyant sur des archives russes, chinoises et américaines longtemps classées secret défense, il nous raconte comment Staline et Mao ont oeuvré à l'ascension de Kim Il-sung, donnant ainsi naissance à un des régimes totalitaires les plus durs.
    No Kum Sok a 16 ans en 1948. Issu d'une famille aisée, très américanophile, il espère étudier l'anglais et se rendre aux Etats-Unis. Oui mais voilà : Truman et Staline se partagent le pays ; No vit au Nord, son rêve s'envole, il intègre une académie navale.
    Guérillero contre l'envahisseur japonais, puis chinois, Kim Il Sung est un petit militaire sans charisme apparent, néanmoins doté d'un ego démesuré et d'une capacité infinie à transformer ses échecs en victoires et ses incompétences en actes héroïques. Une qualité aux yeux de Staline qui va se servir de lui pour asseoir sa propagande et en faire un héros de la résistance.
    Mais l'élève va bientôt dépasser le maître : fort de ses rêves de grandeur, Kim Il Sung souhaite envahir le Sud, contre l'avis de Staline. Qu'à cela ne tienne, l'appui viendra de Mao, les armes, elles, resteront russes. Contre toute attente, les Américains répliquent, c'est le début de la Guerre de Corée.
    No, lui, devient pilote de chasse sur les MiG dangereux et mal équipés. Forcé de jouer la comédie du communiste fanatique, il n'a bientôt plus qu'une seule idée en tête : passer au Sud, du côté des Américains.
    Et pendant ce temps, Kim Il Sung laisse libre cours à sa mégalomanie galopante...


  • C'est un plaisir rare que cette brillante reconstitution historique doublée d'un polar haletant qui remet en lumière une histoire infamante trop longtemps occultée, une effroyable injustice, dont il est important de prendre conscience : l'affaire Beilis - l'affaire Dreyfus de la Russie tsariste.

    Simon Sebag Montefiore, auteur des Romanov, 1613-1918

    À Kiev, entre 1911 et 1913.
    Un jour de Mars 1911, le cadavre d'un garçon de treize ans est retrouvé dans une grotte d'un quartier déshérité de Kiev. L'enfant est à demi-nu, son corps est lardé de 47 coups de couteau.
    L'Ukraine est alors intégrée à la Russie tsariste et sa population juive soumise aux mêmes règles de ségrégation, interdictions de séjour et humiliations permanentes. Dans ce contexte, les Black Hundreds, organisation violemment antisémite, relancent une vieille rumeur qui voudrait qu'à l'approche des Pâques, les Juifs sacrifient des enfants chrétiens pour mêler leur sang au pain azyme. Et c'est ainsi qu'un coupable est désigné : Mandel Beilis. Ce père de trois enfants, modeste et timide, ouvrier à la briqueterie voisine mène une vie paisible, mais il est Juif.
    Le procès commence et ce qui deviendra l'affaire Beilis va prendre un retentissement extraordinaire, mobilisant bientôt tout ce que le Monde compte de Lumières, de Thomas Mann à H.G. Wells, en passant par l'archevêque de Canterbury, Jane Addams, Sir Arthur Conan Doyle ou Anatole France.
    Et pendant ce temps, une femme jubile, Vera Cheberyak, machiavélique chef de gang, ravie de voir l'attention de l'opinion se détourner de ses propres activités sanguinaires...


  • Je vais donc me faire homme puisque ce sont les hommes qui se réservent le droit aux qualités essentielles, décide la célèbre courtisane Ninon de Lenclos ; et elle se prend au mot. Libertine érudite et sulfureuse, cette féministe avant l'heure défraye la chronique scandaleuse du XVIIe siècle. À tel point qu'on l'enferme au couvent ! Ce qui provoque une émeute chez ses nombreux et célèbres admirateurs.
    Artiste de l'amour, Ninon de Lenclos fascine autant par sa beauté que par son esprit. Son salon, des plus prisés, accueille toutes les stars de l'époque : de Richelieu à Racine en passant par Scarron, la future Mme de Maintenon, Lully ou encore les académiciens de la première heure. Molière s'inspirera même des intrigues qui se trament chez elle pour écrire son École des femmes. En prenant de l'âge -; mais en le prenant bien ! -;, Ninon, avide de chair fraîche, continue à multiplier les aventures...
    Quelle femme ! Sa légende demeure éternelle.


  • Entre philosophie et psychologie, un diagnostique éclairant du mal de vivre contemporain et des solutions pour trouver sa place dans le monde d'aujourd'hui.

    Jamais le champ de nos possibles n'a été si vaste, jamais nous n'avons eu accès à autant d'informations, jamais nous n'avons été aussi connectés. Et pourtant, jamais Carlo Strenger, psychanalyste réputé, n'a reçu de patients aussi déprimés, comme écrasés par leur propre insignifiance.
    Dans une société qui exhorte à toujours se dépasser à coups de Just do it ou de Yes you can, où chacun cherche frénétiquement à vivre son quart d'heure de célébrité, où la valeur personnelle se juge à l'aune de la richesse matérielle et du nombre de followers sur les réseaux sociaux, quelle place pour l'individu ?
    Entre philosophie, psychologie et sociologie, Carlo Strenger livre ici un essai passionnant, un brûlot incisif sur la nécessité d'un retour à l'exigence intellectuelle et à la pensée libre, et sur l'urgence de devenir un véritable citoyen du monde, responsable, engagé, conscient de ses limites mais bien décidé à ne pas se résigner.

  • Le 27 avril 1938, Géraldine Apponyi, issue de la noblesse hongroise, surnommée " la rose blanche de Budapest " en hommage à sa beauté, épouse Zog Ier, roi des Albanais. De la gloire à l'exil, le destin hors normes d'une reine d'un an, dont la trajectoire lumineuse traverse près d'un siècle d'histoire européenne, du démantèlement des Balkans à la montée des fascismes, de la guerre froide à l'ère postcommuniste.
    Avec l'arrivée de Géraldine Apponyi à la cour de Tirana en 1938, le glamour et la modernité entrent en Albanie. De mère américaine et de père hongrois, de confession catholique et apparentée à toutes les familles royales de la vieille Europe, la " Rose blanche de Hongrie " tombe sous le charme du petit État des Balkans et de Zog Ier, son souverain musulman. Si la rencontre a été arrangée, le coup de foudre surprend la jeune comtesse et le roi dès le premier regard, dès le premier bal.
    Mais, un an plus tard, c'est le drame : l'Italie fasciste envahit l'Albanie et, tandis qu'elle vient de mettre au monde le prince héritier Leka, la reine doit fuir. Commence alors pour elle une vie d'errance, plus de soixante années d'exil qui ne prendront fin qu'en 2002, lorsque Géraldine rentrera triomphalement dans une Albanie délivrée du communisme.
    De l'Empire austro-hongrois à la montée du nazisme, de la guerre froide à la chute du mur de Berlin, Géraldine, reine des Albanais est une superbe fresque historique où l'épopée lumineuse et tragique de l'héroïne se confond avec celle d'une Europe à jamais disparue.
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  • Un document choc qui se lit d'une traite sur un sujet d'une dramatique actualité après deux années marquées notamment par l'attaque contre Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre 2015 et celui de Nice.
    À chaque minute, quelque part dans le monde, quelqu'un se fait tirer dessus.
    Il y a plus d'un milliard d'armes en circulation sur la planète. Chaque année, douze milliards de balles sont produites, soit presque deux balles par être humain, et on compte environ cinq cent mille décès par balle.
    Et dans certains endroits sur terre, il est plus facile de se procurer une arme qu'un verre d'eau potable.
    Pour mieux comprendre cette effarante prolifération, Iain Overton, grand reporter souvent primé, embarque dans un voyage de tous les dangers qui va le mener dans vingt-cinq pays, de l'Afrique du Sud à l'Islande, du Salvador au Cambodge, à la rencontre de soldats, de policiers, de victimes, de médecins, mais aussi de terrifiants chefs de gangs ou des starlettes du porno qui manient les AK47 dans les films X.



  • À cinquante-six ans, Henri IV caresse une nouvelle fois le projet de refaire sa vie. Avec la fille d'un prince, comme dit la chanson ! Et le vieux faune n'a que faire de la différence d'âge, même si Charlotte pourrait être sa petite-fille. Comment l'aurait-il donc écrite, cette nouvelle page d'amour, s'il n'y avait pas eu le coup de poignard de Ravaillac pour lui clouer le coeur ? Ce coeur qui n'avait battu que pour la France et pour les femmes ? Qu'elles soient princesses ou paysannes, ingénues ou gourgandines, il les a toutes connues avec fougue et aimées à la folie. Il leur suffisait d'être avenantes pour devenir alors ses " belles amours ", ses " doux menons ", pendant huit jours ou huit mois, huit ans ou huit heures.
    Pour entrer dans l'intimité de Margot la scandaleuse ou de Marie la Florentine, de Corisande, de Gabrielle ou de Charlotte, Michel de Decker a suivi Henri IV pas à pas, du berceau au tombeau. Les Dames du Vert Galant sont comme la chronique amoureuse d'un homme qui sut pacifier un royaume divisé par Dieu, et qui fut aussi gaillard sur les champs de bataille que paillard dans les alcôves.



  • " Je ne voudrais pas exagérer, mais je crois que j'ai de par le monde plus de cinq cents enfants. " Il est vrai que la vie sentimentale et sensuelle d'Alexandre Dumas père tient du prodige. Marie Dorval, Mélanie Waldor, Belle Krelsamer, Ida la joufflue, Adah la fougueuse, Emma la phtisique...
    Comédiennes, chanteuses, pâtissières, écuyères, princesses allemandes, russes ou italiennes... Cet homme-là avait le coeur grand comme le monde, c'est le moins qu'on puisse dire ! Boulimique de bonne chère, de belles chairs et de bonnes pages, Alexandre Dumas avait plus d'une vie à vivre. Chef de file du théâtre romantique, inventeur du roman historique, mémorialiste, grand reporter avant l'heure et père du roman-feuilleton, pour mener de front toutes ses passions, il dormait peu mais vite. Et il fut tout aussi prolifique, fougueux et fécond assis à sa planche de travail qu'allongé sous la couette. N'a-t-il pas donné le jour à six cents livres, quatre mille héros principaux, neuf mille personnages secondaires et plus de vingt-cinq mille troisièmes couteaux ? Au total, du bout de sa plume intarissable, il aura réussi à peupler une ville comme Chartres ou Auxerre et à mettre au monde près de quarante mille " enfants " ! Une véritable force de la nature...
    Historien, scénariste pour la télévision, producteur et animateur d'émissions radiophoniques et télévisées, Michel de Decker est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, chez Belfond, Henri IV, les dames du Vert Galant (1999 ; 2010) ; Louis XIV, le bon plaisir du roi (2000) ; Hugo, Victor pour ces dames (2002) ; Talleyrand (2003) ; Marie-Antoinette (2005) et Napoléon III (2008). Plusieurs fois lauréat de l'Académie française, il vit aujourd'hui en Normandie.



  • Le Second Empire fut le règne des courtisanes de haut vol et l'apothéose des demi-mondaines. Si Napoléon III fut moins goujat que son oncle Napoléon Ier, il n'en fut pas moins volage.
    Dès sa première adolescence et jusqu'aux derniers jours de son règne fatigué, il succomba en effet aux charmes d'un nombre incalculable de femmes. De sa romantique cousine Mathilde aux élégantes comtesses et autres délicieuses comédiennes, en passant par une charmante blanchisseuse de prison, à laquelle il fit deux enfants, et une mystérieuse Anglaise qui l'aida à conspirer, sans oublier Eugénie, sa triste épouse légitime, la vie sentimentale du dernier empereur des Français est un chef-d'oeuvre du genre.
    Mais Napoléon III n'était pas seulement cet ardent amoureux. Donnant libre court à ses élans socialistes, l'auteur de L'Extinction du paupérisme se préoccupa durant tout son règne de faire baisser le taux de chômage et d'augmenter les salaires. C'est à lui que la France doit la légalisation du droit de grève, les premiers logements sociaux mais aussi les pistes de ski savoyardes !
    Ce sont toutes les facettes de ce " prince ami des femmes " que Michel de Decker propose d'explorer dans une biographie inattendue : du berceau au tombeau, il présente un homme passionné, secret, drôle et frondeur, aux antipodes du portrait austère qu'on a souvent fait de lui.

  • Aussi hallucinant que glaçant, le témoignage unique d'un homme né il y a trente ans dans l'horreur d'un camp de travail nord-coréen et qui, au prix d'un courage et d'un instinct de survie inouïs, parviendra à s'enfuir. Une plongée édifiante au coeur de la barbarie, la folie et l'inhumanité.
    La première fois qu'il a vu Shin, Blaine Harden a été frappé par son regard, hanté, fuyant, et par son corps, couvert de cicatrices. Et Shin a raconté son histoire.
    Celle d'un enfant né d'une union arrangée entre deux détenus ; un petit garçon témoin des pires atrocités, obligé de trahir ses camarades pour un peu de nourriture ; un adolescent forcé de travailler dix-huit heures par jour et qui a été contraint sous la torture de dénoncer ses proches.
    Un jeune homme qui, un jour, par miracle, a réussi à s'échapper du camp pour, hélas, connaître l'errance et l'esclavage dans les fermes qui jalonnent la frontière sino-coréenne. Avant de trouver enfin la liberté.
    L'histoire d'un homme brisé par un pays où l'absurde le dispute à l'horreur, mais aujourd'hui bien décidé à éveiller le monde à une réalité d'autant plus révoltante qu'elle demeure délibérément ignorée.

  • Véritable hymne à l'optimisme, un ouvrage fort et lumineux, enrichi de conseils pratiques, qui fait de l'écoute et du don de soi un véritable mode de vie et d'appréhension harmonieuse du monde.
    En 1939, Andrew Bienkowski est exilé à l'âge de cinq ans en Sibérie avec sa famille. Les conditions de vie sont effroyables. Quand la nourriture vient à manquer, le grand-père choisit de se sacrifier et cesse de s'alimenter.
    De cet ultime acte d'amour, Andrew Bienkowski a tiré les enseignements. Aujourd'hui psychothérapeute, il mêle ses souvenirs au récit de son expérience avec ses patients, et montre comment la compassion, l'entraide et la gratitude permettent de surmonter tous les obstacles, et constituent la clef de notre épanouissement en tant qu'êtres humains.

  • Quand l'un des plus grands intellectuels américains contemporains bouscule toutes nos idées reçues sur les origines de la violence. Et si les plus grands conflits ne prenaient pas source dans le choc des cultures et la peur de ce qui nous est étranger, mais au contraire dans la crainte de ce qui nous ressemble trop ? Un essai absolument passionnant, convoquant aussi bien l'Histoire que la philosophie ou la psychanalyse, qui prend l'exact contrepied du discours ambiant.
    À l'heure où s'exacerbent les extrémismes, où attentats, guerres civiles, répressions font rage, on a tôt fait d'assimiler cette violence inouïe au choc des cultures et à la peur de la différence. Prenant l'exact contrepied du discours ambiant, l'un des plus grands intellectuels américains contemporains bouscule les idées reçues et relance le débat : c'est de la peur du semblable que naît la violence. Convoquant aussi bien la philosophie que la psychanalyse freudienne et les sciences humaines, Russell Jacoby revisite cinq mille ans d'Histoire, du mythe fondateur d'Abel et Caïn à la Saint-Barthélemy, de la Shoah au génocide rwandais, et propose de nouvelles pistes de réflexion passionnantes. Pourquoi les guerres civiles sont-elles les plus meurtrières ? Comment expliquer que les massacres les plus abominables aient été perpétrés par des bourreaux proches de leurs victimes ? Aurions-nous plus à craindre de notre propre voisin ? Aujourd'hui plus que jamais, il y a urgence à interroger les ressorts de la violence, pour mieux oeuvrer pour la paix.


  • Les images de ces femmes en blanc héroïques qui ont réussi à chasser Charles Taylor du Libéria ont fait le tour du monde. Parmi elles, Leymah Gbowee, le chef de file du mouvement. Un témoignage renversant, poignant et criant de sincérité sur son combat pour la paix et la démocratie au Libéria et en Afrique de l'Ouest, doublé d'un magnifique portrait de femme. Leymah Gbowee s'est vu remettre le Prix Nobel de la Paix en 2011.

    Inspirant et bouleversant, le témoignage unique d'une femme dont le courage, la passion et l'exceptionnelle force de conviction ont fait renaître l'espoir dans un pays ravagé.
    Leymah Gbowee n'a que dix-huit ans quand la guerre civile éclate au Liberia. Pendant quatorze ans, les troupes de Charles Taylor vont semer la terreur et la mort. Premières victimes, les enfants dont le dictateur fait des soldats, et les femmes harcelées, parfois violées par les miliciens.
    Au prix d'une volonté inouïe, Leymah Gbowee va relever la tête. Avec dans le coeur une conviction inébranlable : qu'importe l'ethnie, qu'importe la religion, si elles se rassemblent, les femmes peuvent défier la violence des hommes.
    D'innombrables sittings en terrifiantes confrontations avec les seigneurs de guerre, en passant par une grève du sexe aussi spectaculaire qu'efficace, Leymah Gbowee et son armée de femmes en blanc vont réussir l'impensable : pousser Charles Taylor à l'exil et ramener la paix au Liberia.
    Leymah Gbowee a reçu le prix Nobel de la paix en 2011.

  • Elle ne vivra que vingt-huit ans, mais ce sera suffisant pour entrer dans la légende et l'histoire du romantisme. Si Rossini, Stendhal, Delacroix, Musset, Lamartine comptèrent parmi ses admirateurs et soupirants, elle fut aussi adulée dans toute l'Europe du XIXe siècle, et aujourd'hui encore des mains anonymes viennent fleurir sa tombe au cimetière de Laeken, en Belgique. Née en 1808 à Paris, María de la Felicidad García est la fille du ténor espagnol Manuel García. Très tôt, le chanteur lui impose un enseignement musical terrifiant tant par son rythme que par son exigence, la poussant littéralement sur scène alors qu'elle n'a que six ans. Sa voix de mezzo-soprano, d'une tessiture exceptionnellement étendue, son incomparable beauté et sa présence sur scène la propulsent au sommet. Devenue " la " Malibran, du nom de son premier mari, elle incarne la diva par excellence, celle qui, mettant fin au règne des castrats, réussit à imposer au public l'image de la prima dona assoluta, celle pour qui les compositeurs de l'époque, dont Bellini et Rossini, écriront les plus beaux rôles d'opéra. Véritable météore, elle fait un triomphe à New York, se produit dans toute l'Europe, de Londres à Milan, de Rome à Paris, et épouse enfin, après un divorce mouvementé, le violoniste belge Charles-Auguste de Bériot, son seul grand amour, avant de mourir tragiquement des suites d'un accident d'équitation, sa seconde passion. La Malibran, qui a électrisé les foules, aura eu le monde pour scène et le public pour paradis, avec cette voix incomparable qui la place au firmament : " la voix qui dit je t'aime ".

  • Essai coup-de-poing sur le calvaire vécu par les femmes dans le monde arabe, état des lieux accablant de la misogynie ambiante dans un Moyen-Orient travaillé par les extrémismes, Foulards et hymens est un document choc, brillant et nécessaire. Nous, les femmes arabes, vivons dans une culture qui nous est fondamentalement hostile.
    Face à ce constat, la journaliste égyptienne Mona Eltahawy, elle-même emprisonnée, battue, sexuellement agressée sur la place Tahrir en 2011, a décidé de prendre la parole.
    Dire la difficulté de vivre dans une société patriarcale qui diabolise la femme, la cache, la rejette.
    Dire la situation de ces femmes forcées de porter le hijab et le niqab, embarquées en pleine rue pour un " test de virginité ", battues, violées, excisées, mutilées.
    Dire que si le monde arabe hait ses femmes, c'est parce qu'il les craint. Qu'il craint ce qui se trouve sous le voile, le nie, piétine son existence, sous prétexte de mieux le préserver.
    Parler pour libérer la parole féminine. Car comme nous le rappelle Mona Eltahawy : l'acte le plus subversif qu'une femme puisse commettre est de parler de sa vie comme si elle importait réellement.

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