Entreprise, économie & droit

  • Ne dis rien

    Patrick Radden Keefe

    • Belfond
    • 24 Septembre 2020

    Immense succès critique, lauréat du prestigieux prix Orwell, Ne dis rien est une enquête journalistique d'une puissance inédite, une plongée au coeur de la violence politique, le portrait bouleversant d'une génération sacrifiée.
    1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais...
    Pourquoi une femme apparemment sans histoires s'est-elle retrouvée la cible de l'IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout le monde connaissait l'identité des agresseurs, personne n'a rien dit ?
    En s'intéressant à l'" affaire Jean McConville ", Patrick Radden Keefe, journaliste au
    New Yorker, revisite toute l'histoire du conflit nord-irlandais. Des manifestations du début des années 1960 jusqu'à la vague d'attentats qui a terrorisé tout le Royaume-Uni, en passant par les grèves de la faim de Bobby Sands et des
    Blanket men, il en révèle les derniers secrets, les zones d'ombre et, surtout, le prix à payer pour les individus.


  • L'argent nous définit. L'argent nous tente et nous effraie. L'argent trouble notre sommeil et nous fait bondir hors du lit chaque matin. L'argent crée la pagaille mais qu'y a-t-il de plus passionnant que l'immense pagaille humaine ?

    Quand il entame la rédaction de Combien ?, Douglas Kennedy a trente-cinq ans, pas un sou en poche et serait bien incapable de discuter actions ou investissements.
    Mais s'il n'est pas un as de la finance, Kennedy est le plus fin des observateurs. Car après tout, écrire sur l'argent, n'est-ce pas écrire sur la condition humaine ?
    Et notre explorateur des âmes d'entamer un périple dans les grands bastions de l'argent : New York, Singapour, Londres. Mais aussi les nouvelles places émergentes : la Bourse de Casablanca, sorte d'annexe du souk ; Sydney et ses salles de marché à la Star Trek ; et la toute jeune Bourse de Budapest qui passe brutalement du communisme à l'économie de marché.
    Autant de rencontres, cocasses ou désabusées, pour une comédie humaine passionnante autour du rôle central qu'occupe l'argent dans nos vies.
    Car aujourd'hui plus que jamais, en avoir ou pas, là est la question...

  • Notre civilisation est en train de vivre un changement fondamental, provoqué par le développement des nouvelles technologies, qui produisent désormais des richesses avec une quantité décroissante de travail. Face à ce phénomène, l'alternative est simple : ou bien, arc-boutés sur le dogme du plein temps, nous devrons nous résigner à une société à deux vitesses ; ou bien nous organisons le grand partage, qui verra chacun travailler progressivement moins et, cela, suivant des normes différentes de celles d'aujourd'hui. Mais, travailler moins, c'est recevoir un salaire moins élevé. Comment, dès lors, conserver le même niveau de revenus ? Telle est l'une des questions cruciales de notre époque, à laquelle Guy Aznar entreprend d'apporter une réponse. Il esquisse, dans cette perspective, un concept inédit : le deuxième chèque. Sa mise en oeuvre permet d'envisager un avenir, où chacun disposerait de plus de temps libre. Un temps libre qui ne serait pas nécessairement synonyme de loisirs, mais qui offrirait à chacun, au contraire, la possibilité de se lancer dans l'aventure de nouvelles activités. Loin des solutions rigides, Guy Aznar propose ici un autre écosystème entre la technologie, le social et l'individu.

  • Après avoir manqué, il y a dix ans, le virage du magnétoscope, Thomson envisage, à la fin des années 70, une alliance avec les Japonais, accueillie sans enthousiasme à l'époque par les autorités. Après 1981, le nouveau gouvernement signifie clairement à l'entreprise, qui vient d'être nationalisée, son refus. Moins de trois ans plus tard l'accord est signé. Avec le soutien des pouvoirs publics. Pourquoi ? Au début des années 60, les Américains refusent de livrer à la France un ordinateur qui aurait pu avoir des applications militaires. C'est cet affront qui donnera naissance au dessein gaulliste de construire une grande industrie informatique nationale. Pourtant, en dépit des efforts, des crédits et des bonnes intentions, ce secteur est aujourd'hui dans une situation plus dramatique que jamais. Pourquoi ? C'est ce qu'explique, à travers de nombreux récits pris sur le vif où les rebondissements relèvent quelquefois plus des vaudevilles que de la stratégie, ce livre sur les grandes manoeuvres dans l'industrie sous la Ve République. De Saint-Gobain à Rhône- Poulenc, de Péchiney à Elf- Aquitaine, les occasions de mariages, de brouilles et de divorces entre les groupes ne manquent pas et n'ont pas manqué, que ce soit dans la chimie ou le pétrole ou les télécommunications. On y découvre des hommes politiques et des hauts fonctionnaires obsédés par le principe de l'indépendance nationale et qui jouent à un super-Monopoly avec les entreprises sur lesquelles ils exercent une tutelle ou un pouvoir. En face, les managers se prennent pour Clausevitz. Cohen et Bauer projettent une lumière crue et souvent iconoclaste sur les politiques industrielles et les stratégies d'entreprise, et nous dévoilent ce que nous pressentions : l'État, empêtré dans les guérillas que se livrent ses grands corps, ses ministères et ses entreprises, est aujourd'hui frappé d'impuissance, parce que prisonnier de logiques et de principes trop souvent étrangers aux réalités économiques.

  • Il se précipite vers l'un de ses six écrans, passe son ordre : un million de marks, dix millions de dollars, cinq cents millions de yens... Oui, dans cette partie de poker jouée contre un ennemi impalpable, le Marché, Paul T... va gagner. Une fois de plus ! Jeune, beau, riche, intelligent, notre golden boy n'a qu'un but : faire mieux que tous ses rivaux, pendant encore deux ou trois ans. Après lui, le déluge ! Dans le vaste mouvement mondial qui a transformé les principales places boursières en un immense casino, rien ne se perd, rien ne se crée mais rien ne va plus : les golden boys n'en sont que les croupiers. Sont-ils responsables des pertes ou des gains des plus gros joueurs ? Non : ils se contentent de quelques pourboires. Ces millionnaires de moins de trente ans étaient devenus les héros de la planète finances. Aujourd'hui, ils sont les boucs émissaires du Krach. Renaud de la Baume trace leur portrait, et esquisse le premier bilan de l'Octobre noir 1987.

  • Un million de chômeurs ? Vous n'y pensez pas, c'est économiquement impossible... Deux millions ? Vous plaisantez, ce serait l'explosion sociale ! Et pourtant ! Nous en sommes maintenant à deux millions et demi. Trois millions et demi de chômeurs, demain, est-ce si absurde, puisque rien n'indique que la tendance soit prête à s'inverser ? Prenant appui sur l'Indicateur de Gravité du Chômage - un instrument de mesure statistique qu'il a mis au point -, Philippe Vasseur nous oblige à regarder la réalité en face ; le changement politique, nous dit-il, est insuffisant : alternance ou pas, le chômage n'a cessé de progresser depuis cinq ans. Les remèdes-miracles ont fait long feu ; même si la France retrouvait une croissance forte, cette éclaircie inespérée ne permettrait pas de surmonter toutes les difficultés. Quant aux espoirs placés dans les progrès technologiques et les secteurs de pointe, on en est déjà revenu : c'est souvent là que l'on supprime le plus d'emplois ! Alors, peut-on dire, pour parodier une formule célèbre, qu'avant 1981, on était au bord du gouffre et que, depuis, on a fait un grand pas en avant ? Aujourd'hui, en tout cas, il est trop tard pour tergiverser, il faut agir. Un livre à lire, d'urgence. Parce que nous sommes tous, désormais, des chômeurs en sursis.

  • De 1945 à nos jours, la France a vécu sur un modèle de croissance spécifique et original, le social-colbertisme : interventionnisme de l'État, complicité des rapports entre partenaires sociaux, participation par décrets, développement d'une société cloisonnée et peu compétitive. Mais ce modèle gaulois se fissure sous les assauts de la crise : les exclus, les chômeurs (ce 13e État sans gouvernement de la CEE), le krach, les grands déséquilibres internationaux, etc. Jean-Baptiste de Foucauld, dans un premier temps, brosse un tableau sévère de cette schizophrénie française, fondée sur la crainte de l'autre et le refus du réel. Puis, il esquisse ce que pourrait être une stratégie de sortie de crise. Le travail à temps choisi, une nouvelle solidarité sociale, une croissance réinventée et mieux maîtrisée, telles sont, parmi d'autres, les pratiques que la société française doit adopter pour éviter l'éclatement. Et si l'utopie se réconciliait avec le possible ? Au-delà des échéances électorales, La fin du social-colbertisme pose les questions auxquelles les Français, dans leur ensemble, et leur classe dirigeante, en particulier, refusent le plus souvent de répondre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ils viennent de toutes les régions de France. Certains ont gardé la langue rugueuse de la terre, d'autres manipulent avec aisance le beau parler. Certains se lèvent avec le soleil, d'autres, la nuit, se penchent sur leurs ordinateurs et élaborent des systèmes complexes de gestion. Certains n'ont jamais franchi les limites de leur province, d'autres hantent les palais ministériels. On les appelle tous les paysans. Et pourtant, ils sont aussi différents les uns des autres, que l'ouvrier spécialisé de l'énarque... Aujourd'hui, ils sont en première ligne, ils font la une des journaux ; il est temps de les présenter, non comme une entité, mais comme des hommes et des femmes qui, certes, partagent une même aspiration : sauver le monde rural, mais dont les conditions de vie et les motivations divergent radicalement. Olivier Warin donne la parole à dix-huit d'entre eux, et c'est le paysage de la France paysanne qui se déroule, âpre et doux, contradictoire mais toujours déterminé à survivre.

  • Faire ses courses par Minitel ; commander un bijou grâce au télé-achat ; se faire servir une pizza bien chaude sur un simple appel téléphonique ; choisir une chemise à sa taille et à son goût dans un distributeur automatique, et régler par carte bancaire ; transmettre des télécopies ; faire régulièrement établir son diagnostic-santé en restant chez soi ; étudier sur son ordinateur personnel relié au centre serveur de l'université. Les modifications des styles de vie et des comportements d'achat des consommateurs, l'évolution du rôle de la femme dans la société, l'omniprésence de la télévision, et l'émergence de moyens technologiques nouveaux, ont rendu possible l'éclosion d'une véritable industrie de la commodité. L'auteur, expert international, dresse un inventaire détaillé de toutes ces propositions nouvelles qui poursuivent le même objectif : nous rendre la vie plus facile, supprimer les distances, et nous faire gagner du temps. Il raconte l'aventure, souvent étonnante, de ceux qui inventent et mettent en oeuvre ces nouveaux modes de consommation et de communication. Au-delà de cette description, et loin de prédire la mort des magasins traditionnels, il envisage l'évolution et la cohabitation des différents modes de distribution.

  • En 1971, quelques hommes enthousiastes et généreux fondaient l'association Médecins Sans Frontières. Ce fut le début d'une très belle histoire, et le commencement d'une action originale menée par des médecins désireux de venir au secours des hommes là où ils avaient besoin d'aide, sans se soucier des barrières politiques ou diplomatiques. Oubliant les distances et le danger, des médecins, des infirmières, des logisticiens, sont partis porter assistance à des populations entières. Leur action n'a pas toujours été sous l'objectif des caméras. Qui sont-ils ? Pourquoi partent-ils ? Comment vivent-ils en mission ? Dans ce livre, on retrouvera quelques-unes de ces femmes, et quelques-uns de ces hommes, dans la vie qu'ils ont menée en mission, pendant des mois, parfois des années, du Biafra au Kurdistan. Les auteurs, qui ont suivi pendant plusieurs années l'action des Globe doctors, nous rapportent ici leur témoignage. Aujourd'hui, le droit d'ingérence humanitaire existe, grâce à toutes les associations d'aide humanitaire. Ce livre entend leur rendre hommage.

  • La saga des entreprises lancées à la conquête du marché multimédia et du contrôle de l'information. Par des spécialistes.

  • Plus personne, ou presque, ne pense que la loi-cadre sur les 35 heures sera efficace contre le chômage de masse. « 35 heures sans perte de salaire », le slogan des législatives, se révèle être un piège dangereux, un double piège... Pourtant, dans certaines conditions, la réduction du temps de travail peut être une arme puissante contre le chômage. Dans ce livre, Pierre Larrouturou apporte la preuve que la semaine de 4 jours (avec une faible perte de salaire) pourrait créer jusqu'à 2 millions d'emplois et offrir à chacun une nouvelle qualité de vie. Il permet à chaque lecteur de comprendre comment cette petite révolution est possible tant au niveau de l'entreprise qu'à celui des finances publiques. En refusant la langue de bois, l'auteur analyse les blocages du CNPF, des syndicats et des responsables politiques qu'il a rencontrés depuis 4 ans... 39, 35 ou 32 heures ? Ce n'est pas une querelle d'experts. C'est de notre avenir et de celui de nos enfants qu'il s'agit. Au-delà même de l'emploi, l'enjeu est de taille : construire l'Europe sociale, moderniser l'éducation et la formation, repenser la démocratie...

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