Arts et spectacles

  • "En 2011, les artistes Damien Beguet et P.Nicolas Ledoux achètent contractuellement l'oeuvre et le nom de l'artiste Ludovic Chemarin, après que celui-ci a décidé en 2005 de mettre fin à sa carrière.
    Ils en poursuivent depuis l'exploitation sous le nom de Ludovic Chemarin© qui expose en France et à l'étranger, participe à des conférences, donne des entretiens, fait l'objet de recherches et d'articles.

    Cette monographie documente un projet inédit dans l'histoire de l'art qui questionne les limites du droit et remet en cause les usages et pratiques de la création contemporaine dans un contexte artistique en pleine crise.

    Projet & artiste, artiste & projet, Ludovic Chemarin© interroge en effet les notions fondamentales de l'art : le statut de l'auteur, la définition de l'oeuvre originale, la valeur de la signature ou du geste de l'artiste, mais aussi les différents temps et process de la création : conception, production et monétisation.

    Résolument conceptuelle et juridique, cette approche critique, dans le droit fil d'artistes comme Marcel Broodthaers ou Philippe Thomas, occupe cependant et volontairement l'espace officiel de l'art, nécessaire terrain d'expérimentation par la production d'oeuvres en fonction de protocoles et de systèmes de déclinaisons bien spécifiques.

    Cette édition propose donc un panorama complet des expositions et des productions contractuelles et plastiques de l'artiste depuis quatre ans, un inventaire de l'ensemble des oeuvres rachetées, des regards croisés de critiques, historiens et avocats qui décryptent et délimitent un projet subversif, complexe et passionnant dont cette première étape prouve toute l'étendue et la singularité.

    Avec des textes de Raphaële Jeune, Perrine Lacroix, Isabelle de Maison Rouge, Jean-Claude Moineau et Olivier Moussa. "

  • OPTICAL SOUND N.3

    Collectif

    Le troisième numéro de la revue d'artiste publiée par le label Optical Sound, entre musique expérimentale et art contemporain. OpticalSound nume

  • Une revue hors norme autour de l'art contemporain et des musiques expérimentales. Un système graphique présent qui s'adapte à la version numérique, en couleur, et à la version imprimée, en noir et blanc. opticalsound lutte à sa manière contre la standardisation des objets du monde, l'allégeance de l'information et de la critique à l'argent et aux médias. La plupart des grandes institutions, les salles de ventes ou les galeries internationales sont devenues aujourd'hui des trous noirs qui aspirent l'entière surface d'expression et d'exposition. Elles imposent normes, règles et protocoles directement liés au marché. White cube / black cube : caisson sensoriel, espace de neutralisation et d'aveuglement. Flux de communication de plus en plus sophistiqué et impossible à stopper : Annonces, invitations, publireportages, newsletters, dossiers de presse... On expose comme on achalande un concept-store, on édite comme on copie-colle, on informe comme on tweete... Les alternatives en faible miroir participent à la bonne conscience collective et s'épuisent à maintenir des zones encore possibles mais de moins en moins viables avant l'effacement définitif dans l'ultra-vitesse. Rien ne se fixe, tout se perd. Ici nous tentons d'appuyer sur pause. Pas plus, pas moins. Nous concevons cette édition à notre manière, avec nos qualités et nos défauts, nos limites aussi - en toute lucidité et sans compte à rendre. La difficulté n'est plus de penser ou de créer, mais de diffuser et de se financer. L'émiettement et la virtualisation des données participent à la mise à nu du tout et engendrent le rien. L'économie - même de survie - occupe l'espace central de l'art et la périphérie bascule dans la précarité. Le ciel étoilé se fissure, l'étau se resserre. L'art quitte l'art... Un art en dehors du monde l'art... Ce numéro est en grand écart, entre deux continents sous pression, dont la dérive et l'émancipation réciproques ne seront pas le résultat d'un séisme brutal mais d'un lent et douloureux arrachement. Nous sommes dans cette phase de transition : chaotique, complexe, angoissante, dévastatrice mais nécessaire. IN AND OUT & OUT AND IN. Chacun doit alors interroger et repenser de façon drastique sa position, sa pratique, son écosystème et sa participation au monde de l'art. Chacun sa foulée. OpticalSound est une surface de fixation, une zone de plaisir, un développé incertain.

  • Un numéro 2 exemplaire pour une revue de référence en art contemporain, réalisée par une partie de l'équipe d'Art Book Magazine. La version numérique est en couleur : les oeuvres et documents participent à une expérience de lecture différente, réaliste et lumineuse dans la perception du travail des plasticiens. Un prix modique pour un sommaire exceptionnel, une pagination dense, un travail de fond et de forme.
    À ne pas manquer.
    Art Book Magazine OpticalSound est une prise de parole, une construction erratique, un objet hybride - au service des plasticiens, des critiques, musiciens, chercheurs, commissaires, écrivains qui nous entourent et participent avec passion, souvent abnégation, à sécuriser un territoire auquel nous tenons et que nous défendons : celui d'un art de plus en plus éloigné du monde de l'art. Nous écrivions dans le sommaire du n°1 : l'art quitte l'art... La situation s'accentue, les frontières se creusent en un mouvement partagé depuis chacune des rives. Bon signe. Nous y participons. Ce numéro 2 appartient à tout le monde®. L'équipe rédactionnelle s'est étendue avec de nouveaux contributeurs et invités, s'est fidélisée avec certains. Nous avons essayé de maintenir un équilibre fragile entre les disciplines, les générations, les styles, les forces, les genres, les langages : un sommaire en constellation, sans centre - en gravitation. Il est - toujours - question d'engagement, de points de forces - de la place de chacun dans un système où nous devons repenser la position de l'artiste, de l'institution, du marché, du spectateur - ou plutôt de l'usager comme le qualifie Stephen Wright.
    Et repenser l'oeuvre d'art, son statut, sa temporalité, sa fonction, comme sa finalité. Vaste programme...
    Nous juxtaposons alors des propositions exemplaires, provoquons des rencontres, plaçons des repères, incitons à la dérive et au débordement. Au dépassement ?
    Opticalsound Avec : Paul Bernard, Cercueil, Nina Childress, Michel Chion, François Coadou, Tony Conrad, François Deck, Nicolas Descottes, Carole Douillard , FranckDavid, Raphaële Jeune, Alexandre Laumonier, Jerôme Lefèvre, Nathalie Leleu, Rainier Lericolais, Philippe Mairesse, Isabelle de Maison Rouge, Franck Marguin, Miquel Mont, Nicolas Moulin, Guillaume Ollendorff, Raivo Puusemp, Jacques Rivet, Thibaut de Ruyter, David Sanson, Mabel Tapia, Stéphane Thidet, Jim Thirlwell, Philippe Thomas, Laurent Tixador, Stephen Wright...

  • Fruit de trois années de recherches, d'échanges et de rencontres, cette publication rend hommage à ce créateur essentiel que nous sommes honorés de partager avec vous. A.-M. Cassandre est un affichiste prolifique à coter des années vingt. L'étoile du Nord, Le Transatlantique, Dubo-Dubon-Dubonnet et des dizaines d'autres... Chacune de ces affiches demandaient le dessin d'un caractère spécifique. La fonderie Deberny & Peignot a commandé à Cassandre plusieurs caractères de titrage (Bifur et Acier) et de labeur (Peignot), avec une réflexion prospective sur leur impact et leur lisibilité, au point de devenir emblématiques de leur époque. D&P a édité pour chaque typographie une brochure promotionnelle à l'attention des imprimeurs et des professionnels de la chaîne graphique. Il est rare aujourd'hui de les manipuler, ou simplement d'en trouver des reproductions complètes, même en ligne. L'ambition de cette publication est de combler cette incompréhensible lacune. En bonus, des documents d'époque replaçant la création de ces caractères dans leur contexte.

  • OEuvre-produit, consommation et production culturelle, marché et valeur, artiste-marque : cet essai s'intéresse aux liens complexes entre art et économie pour en révéler les enjeux et les systèmes de domination. Le théoricien de l'art Jean-Claude Moineau interroge le statut de l'artiste au travers d'une histoire de « l'auteur collectif ». Au delà des morts annoncées de l'oeuvre et de l'auteur, l'essai s'intéresse à la notion d' « artiste entrepreneur ». À travers les images de Rembrandt et de son atelier, de Beethoven en « entrepreneur social », des «entreprises artistes » d'aujourd'hui, ou encore des oeuvres anonymes ou sous forme de contrats, Jean-Claude Moineau propose une lecture inédite et sans concession de l'histoire de l'art. Un essai prospectif, dense et fulgurant, une analyse engagée et critique et un style personnel de l'auteur qui se joue de citations et de 322 notes, une forme littéraire singulière, la première référence de la collection : Art et alentour.

  • Entre documentaire et livre d'artiste, ce livre tisse différentes histoires de l'art, des années 70 à nos jours : minimales, conceptuelles, relationnelles et contractuelles. Ainsi se côtoient les oeuvres d'artistes comme Joseph Kosuth, Philippe Thomas, Gilles Mahé, Sol LeWitt, Claude Rutault... Au travers des archives de l'agent d'art Ghislain Mollet-Viéville - «personnage» central et mystérieux - se dessinent les contours d'un art en perpétuelle reconfiguration, qui interroge ses frontières et ses protocoles pour tenter d'échapper à sa propre récupération. Exposant la réalité à la fiction, l'auteur et artiste P.Nicolas Ledoux agence et juxtapose des documents aux statuts différents, parfois contradictoires, souvent étonnants. Il pose alors la question de l'écriture de l'Histoire au travers des histoires, et s'empare au fil des pages d'un espace à fort coefficient d'art pour y dissimuler quelques subtiles interventions personnelles.

  • Rock etc.

    Philippe Levy

    Une monographie de Philippe Levy, photographe rock incontournable. Une sélection tirée à quatre épingles parmi des milliers de tirages. Rencontres et aventures qu'il a partagées depuis le milieu des années 80 avec toutes les scènes expérimentales de la planète rock : new wave, pop, post-punk, électro... Un casting de stars et de groupes cultes découverts bien souvent à leurs débuts. Une plongée dans une histoire en mouvement, où portraits, look, attitudes soulignent combien le regard du photographe est important pour fixer en un instant des icônes - acteurs vagabonds de leurs musiques. Près de 200 clichés légendées de Sonic Youth, Nirvana, Steve Albini, Henry Rollins, Lou Barlow, Björk, Electrelane, Einstürzende Neubauten, Tricky, Lee Scratch Perry, ESG, Daft Punk, Plastikman, Carl Craig, Mark E. Smith, Dominique A., Rodolphe Burger, Pete Doherty, Warpaint, Yasmine Hamdan, La Femme, Kindness... Avec une introduction de Christophe Basterra.

  • « L'Industrie Culturelle grandissant, l'artiste se voit toujours plus dominé par un impératif : celui de se rendre perceptible. Dans une époque qui demande d'apparaître toujours davantage, contre la bonne morale, je souhaiterais défendre la notion de "pratique élitiste de l'art". J'ai choisi cet alliage de mots moins pour son exactitude que pour ce à quoi il renvoie, à savoir une objection au projet d'"art pour tous" aujourd'hui plus que jamais embarrassant. Quand bien même une "pratique élitiste de l'art" serait le pire scénario imaginable, il vaudrait mieux que celui qui fait naître chaque jour des oeuvres d'art blafardes tellement machinées par le souci pathologique de s'adresser au plus grand nombre qu'elles échouent à attirer durablement l'attention de qui que ce soit. » Dans cet ouvrage recueillant plusieurs textes, Jean-Baptiste Farkas raconte avec force détails la façon dont son travail, entièrement fondé sur des modes d'emploi, est mis en pratique par lui-même et par d'autres acteurs depuis 2003.

  • Korea On/Off

    Tendance Floue

    A l'occasion de l'exposition Korea On/Off du collectif de photographes Tendance Floue présentée dans le cadre de l'année France-Corée à la Cité internationale des Arts à Paris (30 août-25 septembre 2016), Art Book Magazine publie un ebook trilingue, complément de l'exposition.

    Le catalogue de Korea On/Off retranscrit le travail du collectif en proposant une présentation détaillée de chacun des douze récits de l'exposition, ayant tous un auteur et un thème singuliers.
    Les oeuvres s'attachent à montrer les antinomies présentes dans l'univers coréen avec le concept de Ying et de Yang. Empreintes de poésie et d'engagement, ces images révèlent la vision et le talent du collectif. Cette publication offre l'ensemble des supports visuels du projet Korea On/Off (photographies, vidéos, son, textes et liens internet) et approfondit certains éléments de l'exposition. Finalement, elle soumet au lecteur une nouvelle vision de la Corée, pays aux multiples paradoxes.

    Crée en 1991, le collectif Tendance Floue se donne pour mission de défendre la liberté propre à la photographie : les pratiques traditionnelles de la photographie documentaire sont remises en question afin d'offrir une vision décalée et innovante du monde. Pour cela, le travail du groupe repose sur une confrontation collective des travaux de chacun afin de présenter des manifestations interpersonnelles.

  • OpticalSound 4

    Collectif

    Revue indépendante dédiée à l'art contemporain et aux musiques expérimentales.
    OpticalSound privilégie les pratiques artistiques décalées, frontières et subversives; lutte à sa manière contre la standardisation des objets du monde, l'allégeance de l'information et de la critique à l'argent et aux médias; propose des pratiques exemplaires et références; puise dans l'histoire de l'art, la création contemporaine mais aussi le cinéma, les sciences, sociales et la littérature.

  • Queeriser l'art, ce n'est pas vouloir promouvoir un art queer, si tant est que cela existe ou que cela puisse exister, et encore moins vouloir esthétiser ou « artistiser » la pensée et la pratique queer. C'est renoncer définitivement à toute ontologie comme à tout paradigme, c'est rejeter toute prétention à la catégorisation, à commencer par les catégories d'art pur et même d'art. Ouvrir des pistes, mais pas pour les refermer aussitôt, le queer ne procédant pas de la vaine recherche d'une identité de plus, même minoritaire ou «mineure», mais tout au contraire d'une entreprise de désidentitarisation, de désidentification, de critique de toute identité.
    ... Non pas un roman-fleuve mais un livre-fleuve, pas si tranquille que cela, un livre-montage, une sorte de cut-up théorique mixant les références les plus diverses, les plus hétérogènes, voire les plus hétéroclites.

    « (...) Faut-il quitter le monde de l'art pour rester debout ? On pensera ici . Lee Lozano, Raivo Puusemp et beaucoup d'autres de cette première génération d'artistes qui avaient anticipé ce devenir de l'art toxique et obscène et ne voulaient s'y compromettre. Certains y sont revenus, d'autres ont disparu... Décision terrible et aveu de faillite personnelle. Perspective d'anéantissements.
    La question s'est posée. Elle a fait autour de nous l'objet de nombreuses discussions...
    Personnellement, nous ne nous résignons pas à abandonner - à la fois pour maintenir les zones de résistances mais aussi parce que c'est sans doute le moment d'agir, de repenser tout l'écosystème
    de l'art, de participer à l'effondrement de celui en place en anticipant des échappatoires... »

  • Monographie anniversaire du label Optical Sound et de son fondateur Pierre Beloüin : l'ouvrage retrace vingt années d'activité à l'intersection des musiques expérimentales et de l'art contemporain, avec de nombreux documents inédits et des vues d'expositions, un tiré à part, ainsi que des textes critiques et des entretiens en annexes.

    Consacré à l'artiste Pierre Beloüin et à son projet Optical Sound initié en 1997, cet ouvrage anthologique de plus de 200 pages regroupe sur une période de 20 ans l'ensemble des oeuvres, éditions et événements produits par Pierre Beloüin et son label. Le texte principal commandé à Jérôme Lefèvre se déploie de manière inédite entre la critique d'art et les liner notes, mettant en lumière les liens entre musiques et art contemporain dont l'artiste se nourrit.

  • Présentant une vaste sélection de photographies provenant du musée de quai Branly - Jacques Chirac et d'autres musées partenaires français, le catalogue de l'exposition explore les circonstances dans lesquelles la photographie a été introduite en Europe dès 1839 et pratiquée ensuite à travers le monde, y compris au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et sur le continent américain, par de grands photographes comme Jacques-Philippe Potteau, Isidore van Kinsbergen, Auguste Bartholdi, Désiré Charnay, Muhammad Sadiq Bey, Lala Deen Dayal, Abdullah frères et Timothy O'Sullivan. Il comporte également une sélection de textes historiques que le théologien et philosophe, l'émir Abd el-Kader a consacré à la photographie.

  • Featuring a broad selection of photographs from Musée du Quai Branly - Jacques Chirac and other French partner museums, the exhibition catalogue explores the circumstances in which photography was introduced in Europe since 1839 and then practiced around the world, including the Middle East, Africa, Asia and the Americas by leading photographers like Jacques-Philippe Potteau, Isidore van Kinsbergen, Auguste Bartholdi, Désiré Charnay, Muhammad Sadiq Bey, Lala Deen Dayal, Abdullah Brothers and Timothy O'Sullivan. It also features a selection of historical texts on photography by prominent theologian and philosopher, the Emir Abd el-Kader.

  • This catalogue, which accompanies the exhibition "Roads of Arabia: Archaeological Treasures of Saudi Arabia", presents a historical journey through the trade routes, incense roads and pilgrimage paths of the Arabian Gulf. Following the major themes of the exhibition and highlighting its masterpieces, the book introduces a variety of cultures that inhabited these lands through their statues, funerary monuments, grave goods and daily use objects. Beginning with artifacts from the earliest human settlements to prehistoric times, continuing through to the dawn of Islam and precious religious objects and finally exploring the Middle Ages and the modern period with maps and photographs, the catalogue illustrates the essential connections and networks that the Gulf has always maintained with surrounding regions and civilizations.

  • Accompagnant l'exposition « Routes d'Arabie : trésors archéologiques de l'Arabie Saoudite », ce catalogue en reprend le parcours historique et les différents thèmes que sont les routes commerciales, de l'encens et les chemins de pèlerinage du golfe Arabique, illustrant les connexions essentielles et les réseaux que le Golfe a toujours entretenus avec les régions et les civilisations avoisinantes. Il vous propose de découvrir les principaux chefs-d'oeuvre de l'exposition, tels que les objets et monuments funéraires, mais également des objets du quotidien, témoignant tous de la diversité des cultures ayant peuplé les terres d'Arabie au fil des siècles. L'ouvrage débute à la Préhistoire par des oeuvres datant des premiers établissements humains, se poursuit avec la très riche période islamique et ses précieux objets de culte et se termine en explorant le Moyen Âge et l'époque moderne à travers cartes et photographies.

  • OpticalSound 6

    Collectif

    Une rencontre impossible arrivée par un coup de dés : deux pierres angulaires musicales - dont l'une disparue - des années 1980 1990 posées l'une à côté de l'autre pour raviver une présence et conjurer une longue absence : L'Invitation au suicide de Yann Farcy et Sordide Sentimental de Jean Pierre Turmel - comme une épitaphe réjouissante et l'apparition de quelques souvenirs lointains - qui parleront peut-être à peu, justement. Deux albums fétiches chez l'un : Loin de la plage des Provisoires (album abrasif, cru et spectral sans équivalent) et Catastrophe Ballet de Christian Death (second album cathédrale et bancal, mais recelant « The Blue Hour » - petit joyau en forme de madeleine personnelle) et chez l'autre l'impertinence et la suprême classe de sortir des disques de Joy Division, Psychic TV et Monte Cazazza entre autres et ce dans le chant de ruines de la production française de l'époque. Par le truchement de Pierre-Yves Cachard et Thierry Weyd, quelques insistances : les entendre nous parler depuis le purgatoire des temps modernes... À côté de Présence Panchounette, IFP...
    Vaste cimetière que ce numéro.
    Quelques vivants, heureusement ! Hubert Renard et Nathalie Leleu, Nicolas Boulard, Caroline Delieutraz, Cosey Fanni Tutti, Olivier Quintyn...
    Un dossier spécial autour de l'exposition que nous avons organisée l'année dernière à Genève : comme un poing levé. On n'est jamais mieux servi que par soi-même surtout quand l'événement était aussi furtif qu'impossible - pris dans les grèves et un calendrier serré.
    On en a profité alors pour échanger avec Alexandre Bianchini et Cocoon - dont nous sortons un superbe vinyle, intitulé comme une sentence définitive : You've arrived.
    Cultiver l'entre-soi avec plaisir.
    Ce numéro aurait dû sortir en septembre 2018, puis en novembre, puis en décembre...
    Ce sera finalement en 2019.
    Une envie de laisser un peu reposer...
    Prendre son temps dans un contexte où l'art n'a jamais été aussi éteint et muet. Incapable de quitter l'art ou ce qui est montré de l'art, ou ce qui est vendu comme de l'art.
    On a pensé jaune : de notre trahison et à l'impuissance à agir sur les ronds points autrement que par l'envie de détruire les quelques sculptures de mauvais goût qui nous rappellent avec violence combien l'art a perdu son projet émancipateur et gagné en inutilité. Combien aux yeux de beaucoup il n'est devenu qu'un décor à mondanités ou quelques chiffres bien alignés sur les écrans des salle de ventes, nouvelle salle des marchés.
    Le brouillard s'est dissipé. Pas le souvenir des violences policières et la manière dont a voulu nous isoler, nous séparer les uns des autres : corps social distendu jusqu'à se briser. Nous évoquions dans notre précédent numéro l'émiettement des luttes.
    Encore ici. Des plaques de contreplaqué pour protéger les devantures des boutiques, banques, assurances, etc. Comme pour la première maison des Trois petits cochons que le loup souffle en une expiration. Mais déjà celle en bois et celle en briques... Comme des rues vidées des enseignes, logos, publicités - rendues abstraites, nettoyées - avant un ouragan qui ne vient pas. Quelques mois plus tard, les cadres et structures sont encore là, prêtes à être recouvertes... Au cas où...
    Au cas où...

  • Première monographie de l'artiste qui fait des états du corps en mutation le territoire de ses recherches, entre désirs et souffrance : un livre-objet non pas chronologique ou descriptif, mais davantage tourné vers l'intimité d'un processus de création, conviant le lecteur à s'immerger dans un geste pictural et à plonger dans le quotidien d'un atelier.

    Entre l'âge de sept ans et vingt ans, Sarah Jérôme exerce la danse quotidiennement. La danse classique appelle à un dressage du corps, une discipline que l'artiste a peu à peu refusée et abandonnée. En 2008, elle décide de se plonger dans le dessin, la peinture et la sculpture. Le corps constitue la colonne vertébrale de sa réflexion plastique. Des ramifications s'opèrent vers d'autres territoires comme le temps, la mémoire, le paysage et la matière. Ses oeuvres génèrent des impressions contradictoires. Si la danse représente une source de jouissance et de beauté, elle renferme aussi la douleur, la privation et la soumission. La grâce y est synonyme de torture.

    Cette monographie est une invitation à la découverte du regard d'une artiste qui retranscrit le monde à travers un spectre à la fois poétique et critique dans une esthétique de la dissonance. Au moyen de media protéiformes comme le dessin, la peinture, la sculpture ou l'installation cet ouvrage est le témoignage d'une démarche qui sensibilise le spectateur à une vision tapissée de zones grises d'une troublante attraction.

    « Un rapport dichotomique que Sarah Jérôme distille dans son oeuvre en opérant à des frottements entre la séduction et la répulsion, l'étonnement et l'effroi, le rêve et le cauchemar, la délicatesse et la brutalité. Elle explore un espace entre-deux, deux états, deux sentiments, deux moments. Son oeuvre engendre une vision plurielle de notre histoire, des relations humaines et de nos relations à la nature. Entre épanouissement et aliénation, l'artiste sonde la matière humaine pour en extraire les trésors monstrueux. »

    Sarah Jérôme est née en 1979 à Rennes, elle vit et travaille à Montreuil. Diplômée du conservatoire national supérieur de danse de Paris en 1998, elle fait un passage à l'Opéra national de Lyon puis se tourne vers les arts plastiques et étudie à l'école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.
    Son oeuvre engendre une vision plurielle de notre histoire, des rapports humains et de notre relation à la nature.

  • Il s'agit dans cet ouvrage de rendre compte du projet artistique en tant que resultat d'interactions complexes entre des personnes, materiaux, techniques et pratiques et de restituer aussi bien la conception que la realisation de l'exposition. Cette publication hybride fait suite a l'exposition « Typoeticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre di Sciullo qui a eu lieu, sous le commissariat de Francesca Cozzolino, au Bel Ordinaire a Pau au printemps 2017.
    Dans l'exposition, les visiteurs etaient invites a completer une phrase, deviner une ecriture secrete ou activer des machines sonores.
    Cet ouvrage vise a reproduire la manipulation des oeuvres au moyen d'une remediation des principes des pieces originales. Des gestes interactifs proposeront au lecteur du livre numerique une experience sensible proche de l'emerveillement ou de la surprise.
    Outre le changement d'echelle et de format, il s'agit de tirer parti des possibilites interactives des supports et ecritures multimedias pour proposer de nouveaux modes d'analyse et de restitution de la creation en design graphique.

    L'ouvrage est concu en trois parties : une approche materielle et processuelle du projet de creation tout au long de son elaboration ; les recherches de Pierre di Sciullo sur la relation entre le son et le signe typographique ; une analyse ancree dans l'anthropologie de l'art et des techniques et ainsi que des portraits interactifs des « machines sonores ».
    Cette publication repose sur une articulation inedite entre design et sciences humaines et sociales et sur une reflexion sur les nouvelles formes de publication pour decrire la creation. Ouvrage collectif dirige par Francesca Cozzolino, publie et distribue sous forme numerique et interactive au format ePub par l'editeur Art Book Magazine dans la collection liteal dirigee par Lucile Haute. L'ouvrage et la collection sont concus au sein d'EnsadLab, le Laboratoire de recherche en art et en design de l'Ecole des Arts Decoratifs, Paris.
    Auteurs et autrices : Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois, Lucile Encreve, Julien Gineste.
    Photographies et video : Hortense Soichet.
    Conception interactive et graphique : Benoit Verjat et Quentin Juhel.
    Developpement : Sylvie Tissot.

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