Artège

  • Le souci de l'unité des chrétiens est une donnée fondamentale de la foi chrétienne. Les diverses Églises et communautés ecclésiales, en raison de leurs conceptions, en ont développé différentes représentations, lesquelles ne sont pas forcément compatibles entre elles. C'est ainsi qu'on en est souvent arrivé à des idées obscures et parfois même confuses sur ce qu'est l'oecuménisme et sur ce qu'il doit être.

    Malheureusement, ces malentendus sont trop souvent associé à l' enseignement du concile Vatican II ainsi qu'à la pratique recommandée par lui. Ils en viennent à un injuste refus de principe de ce que le concile a mis en place.

  • Le renouveau des études thomistes, engagé à la suite de la publication de l'encyclique de Léon XIII, Aeterni Patris a été porté par de grands noms dans les différentes disciplines des sciences sacrées, mais si l'actualité de la philosophie thomiste est bien connue, celle de la christologie l'est beaucoup moins. Cette recherche part de la question de la grâce du Christ pour examiner ce qu'elle suppose et implique à titre de corollaire ou de conséquence. De la grâce à la résurrection du Christ, le parcours est assez long, mais organique. Chaque chapitre aborde un thème ou une notion, parfois un ensemble de questions corrélées chez plusieurs auteurs, et parfois chez un même théologien dont on peut suivre l'évolution. L'auteur a essayé de respecter au plus près la pensée de chacun, d'analyser et non de résumer, de présenter à chaque fois les points forts et saillants, parfois les faiblesses de telle ou telle thèse. Cette série d'études n'est pas exhaustive, mais elle confronte une diversité de sujets fondamentaux dont le contenu ne peut pas ne pas rencontrer l'intérêt du lecteur chrétien, ou, tout au moins, la curiosité de ceux qui aiment la réflexion théologique spéculative, assez rare de nos jours. Certes, l'intention de ce travail est d'abord de contribuer à la réhabilitation d'une théologie trop souvent « déclassée », mais ensuite et surtout de poser quelques jalons pour une christologie thomiste intégratrice. Philippe-Marie MARGELIDON, Prêtre dans l'ordre dominicain est professeur de théologie et directeur des études du couvent de Toulouse.

  • « Qu'est-ce que la Révélation ? Comment est-elle communiquée ? » Le théologien américain Avery Dulles aborde ces questions dans la perspective de la théologie fondamentale. Théologies de la Révélation (Models of Revelation) , devenu rapidement un classique dans le monde anglophone, est le fruit de plus de vingt ans d'enseignement et de recherches. Ce livre est la première synthèse depuis La Théologie de la Révélation de René Latourelle (1963), qui abordait la question de la Révélation d'un point de vue historique et dogmatique. Outre l'intérêt du sujet la Révélation est présupposée à la foi et fonde toute l'entreprise théologique et spirituelle , Théologies de la Révélation a l'avantage de présenter une méthode théologique originale et achevée : celle des modèles. La méthode, initialement développé en sciences physiques, permet d'acquérir une intelligence limitée mais valide du mystère de la Révélation, qui dépasse l'appréhension directe, mais qui est attesté par tous ceux qui peuvent dire : « je crois », dans un contexte religieux chrétien, Catholique ou protestant. Théologies de la Révélation est un ouvrage surtout pédagogique qui permettra à tous ceux qui s'intéressent à la théologie, de profiter de l'érudition et de l'intelligence méthodologique d'un grand théologien contemporain, et d'aiguiser leur réflexion sur un sujet théologique particulièrement fondamental. L'auteur : Avery Dulles (1918, 2008), Jésuite, a notamment enseigné la Théologie de la Révélation à l'Université de Fordham aux USA. Il a écrit de nombreux livres et a été créé cardinal en 2001 par le pape Jean Paul II.

  • Selon la parole du cardinal Joseph Ratzinger, Newman fait partie des grands docteurs de l'Église, « parce qu'en même temps il touche notre coeur et illumine notre pensée » . Cette étude de l'abbé Lotte met en évidence l'actualité de la pensée mariologique du théologien anglais. En suivant la manière de faire des Pères de l'Église, Newman montre la mission singulière de la bienheureuse Vierge Marie « dans le mystère du Christ et de l'Église » et donc dans « l'économie du salut » . Il prépare ainsi la voie à la mariologie renouvelée de la constitution dogmatique Lumen Gentium du concile Vatican II. Ce volume se distingue par la richesse du contenu et la clarté de l'exposition,montrant de manière exemplaire que la théologie « prend part à la forme ecclésiale de la foi » et se met « humblement à garder et à approfondir la foi de tous » , comme l'écrit le pape François dans sa récente lettre encyclique Lumen Fidei (n.35).

  • Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur ! (Ph4, 4) Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Panzerkardinal, le Grand Inquisiteur est avant tout un apôtre de la joie chrétienne. Mgr Joseph Murphy offre pour la première fois en langue française une réflexion, à la fois systématique, exhaustive et accessible qui ouvre de toutes nouvelles perspectives sur les sources de la pensées du cardinal Ratzinger et de Benoît XVI. La Joie chrétienne y apparaît non comme un thème annexe, un plus, mais bien comme le coeur du message du Chrit en même temps que le signe et la marque d'une vie chrétienne authentique. Cet ouvrage, de par sa qualité, son sérieux et l'importance de son auteur, constitue une étape importante de la réception de l'enseignement et de l'apport de la théologie de Joseph Ratzinger. Il montre en particulier de quelle manière en interprète authentique de la tradition, il ouvre la voie aux inspirations du Second Concile du Vatican. Mgr Joseph Murphy, né en 1968 à Cork, en Irlande, a été ordonné prêtre en 1993 pour le diocèse de Cloyne. Après des études de Lettres et de Théologie au Collège Saint-Patrick de Maynooth et à l'Université Pontificale Grégorienne où il a obtenu le doctorat en théologie, il est entré au service du Saint-Siège. Il travaille actuellement à la Section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d'Etat.

  • « Si le sacerdoce éternel de l'Église venait à disparaître, le principe sacerdotal survivrait à cette ruine et se poursuivrait, incarné dans la conscience. » Au lieu de mettre en concurrence l'autorité de l'Église et celle de la conscience, John Henry Newman s'est attaché à en montrer les profondes affinités. Reprenant et illustrant dans La lettre au duc de Norfolk la plus classique doctrine de l'Église en la matière, il insiste sur la nature éthico-religieuse de la conscience qui en fait une voie privilégiée de connaissance de Dieu. Plus encore, la conscience comme l'Église sont à comprendre en intériorité mutuelle et leur autorité comme leur mission en réciprocité. L'autorité de l'Église ne saurait donc menacer celle de la conscience, elle en est au contraire la plus vigilante gardienne car elle reconnaît en elle une certaine préfiguration d'elle-même.

  • Elle est vivante l'oeuvre de Charles Péguy. Depuis près d'un siècle, elle est entre nos mains, à la merci du lecteur. Elle suscite bien des commentaires et d'innombrables analyses. Elle reste une référence même si la tentative d'en offrir une interprétation d'ensemble semble une gageure, un défi difficile à relever.

    Retrouver l'intention constante de l'auteur, montrer l'unité profonde d'une oeuvre qui embrasse toute une existence intellectuelle et spirituelle, dégager l'intérêt théologique d'une pensée tout à la fois combative et contemplative, voilà le but que poursuit ce travail. De façon magistrale cette étude démontre que, Fils de la modernité, Péguy a offert au jeu de la grâce toutes les ressources de sa personnalité intellectuelle et spirituelle. Cet engagement total est la dernière réponse, la réponse définitive, à la fois implacable et magnanime, au parti intellectuel, au monde moderne.

  • Les études ici présentées ont été rédigées au fil de quelques décennies d'enseignement de la philosophie. Leur visée principale et leur axe directeur, sciemment intempestifs, ont été la défense de la métaphysique, et plus précisément de l'idée d'une connaissance métaphysique, objet d'une dénégation insistante au cours du dernier siècle. Elles affirment qu'une connaissance, et même un savoir sont possibles par-delà ceux que nous offrent les mathématiques et les sciences de la nature ou de l'homme. Autrement dit : un savoir qui nous offre la connaissance de ce que ces sciences ne connaissent pas, et qui importe encore plus à notre existence que leurs objets respectifs.

    Dans leur diversité et nonobstant leurs recoupements, ces études veulent être la défense et illustration d'une métaphysique que l'on croit supplantée par la conscience et la culture scientifiques d'aujourd'hui. Et ce, alors qu'il apparaît de plus en plus clair que, sinon la science, du moins le scientisme inflige au monde contemporain un déficit de sagesse que beaucoup sont tentés de pallier d'une manière irrationnelle, quand ladite métaphysique cherchait au contraire à y remédier en poussant la raison et la confiance en celle-ci à ses ultimes limites.

  • L'enseignement de la morale chrétienne a connu un rétrécissement autour des notions de permis-défendu et d'obéissance à la loi (morale dite des manuels ou casuistique). Au XXe siècle, des moralistes oeuvrent à son renouveau en redécouvrant la place centrale de la charité. Pour cela, ils s'appuient sur les sources bibliques, les Pères de l'Église et saint Thomas d'Aquin. Le concile Vatican II (1962-1965) reprend le donné de ces théologiens pour lui donner une place spécifique dans la constitution Lumen Gentium : une vie de charité peut et doit être recherchée par tout baptisé. Il s'agit d'un horizon de perfection et de sainteté commun à chaque membre de l'Église qui le fait entrer dans la communion trinitaire. Cette étude revient sur l'élaboration de la place et du rôle de la charité au concile Vatican II.L'auteur : Prêtre du diocèse de Strasbourg, le Père Frédéric TRAUTMANN est Docteur en théologie, membre fondateur de l'Association européenne de théologie catholique (AETC-France), il est conseiller religieux auprès de l'Association des Guides et Scouts d'Europe, et conseiller spirituel aux Équipes Notre-Dame.

  • Qui sont nos frères d'Orient ? Les connaissons-nous suffisamment ? Savons-nous la différence qui existe entre un syro-malankar catholique, un malankar orthodoxe et un syro-malankar orthodoxe ? Les grecs orthodoxes sont-ils des orthodoxes grecs ? Combien d'Églises sont en communion avec le patriarcat oecuménique de Constantinople ?

    Le présent livre tente de fournir une vue d'ensemble de nos frères orientaux, tant unis à Rome que séparés : D'où viennent-ils ? Où vivent-ils ? Comment sont-ils organisés ? De quand datent les ruptures ?

    Les réponses nous rendent ces chrétiens plus proches, et nous aident aussi à compatir profondément aux souffrances de ces frères, souvent soumis à de dures persécutions.

    Cependant, la tunique du Christ souffre d'une autre forme de déchirure, postérieure à la Réforme du xVIe siècle : les diverses variétés de protestantisme (anglicanisme, luthéranisme, calvinisme, etc.) et de jansénisme (Union d'Utrecht). Pourquoi et quand ces chrétiens occidentaux se sont-ils détachés de la Mère Église ? Où et comment ont-ils évolué ?

    La réponse à tout cet ensemble de questions, qui concernent près d'un milliard de baptisés, est indispensable pour comprendre l'histoire récente de l'Église et du monde, mais aussi pour se préparer à saisir ce que l'Église catholique entend par oecuménisme.

  • Les genres modernes de la dissertation et de la leçon de philosophie peuvent être considérés comme les héritiers directs de la disputatio médiévale. Pas plus qu'en ce temps-là, il ne s'agit seulement d'exercices scolaires, mais bien d'outils performants pour la quête du vrai.

    Fondées sur la conviction que « l'étude de la philosophie ne vise pas à savoir ce que des hommes ont pensé, mais ce que les choses sont en vérité » (Commentaire au Traité du Ciel et du Monde, leçon 22, n° 228), les Disputes philosophiques parcourent les principales problématiques de la pensée philosophique contemporaine en les éclairant d'un regard réaliste.

    Peut?on expliquer l'existence ? La nature est-elle pour l'homme une norme ou un obstacle ? Penser le mal. Qui a le pouvoir ? Telles sont quelques-unes des problématiques abordées dans cet ouvrage. Il offre une synthèse magistrale manifestant ainsi la modernité et l'actualité du thomisme, sa capacité d'apporter des réponses pertinentes aux plus difficiles questions.

  • Appuyé sur des travaux d'exégèse solides, confrontant les interprétations, fouillant les données de l'histoire, dans un esprit de rigueur théologique, ce livre voudrait aider à approcher la personne de Marie. Les questions typiquement modernes de la virginité de Marie, des frères de Jésus sont abordées de façon originale et exhaustive. Les questions épineuses du mal, du péché, originel et personnel, de la mort, de la souffrance, du statut de l'Adam originaire face aux découvertes de la paléontologie, sont confrontées à la lumière essentielle des Écritures. Le sacerdoce des femmes n'est lui, non plus, pas oublié. Ainsi, notre auteur par le mariage d'un style étonnamment poétique et d'une rigoureuse théologie visite le mystère marial. Nous entrons pas à pas dans le dessein divin, dans le drame du mal qui mine le monde, dans l'intimité spirituelle d'un petit couple juif, dans le véritable sacerdoce que fut la vie de cette Femme, dans la grâce aérienne qui accompagne les oeuvres de l'Esprit, et couronne un être d'autant plus lumineux qu'il fut infiniment simple.L'auteur : Guy Touton, religieux dominicain est auteur d'ouvrages de spiritualité. Il a préché le 100e Pèlerinage du Rosaire à Lourdes.

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