Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage retrace les phases essentielles de l'affaire Eichman, depuis la capture du criminel de guerre en Argentine jusqu'à son exécution en Israël, en 1962. Annette Wieviorka, historienne et auteure de nombreux essais consacrés à la mémoire de la déportation, analyse les conséquences retentissantes de ce procès sans précédent.
    Le 11 avril 1961, à Jérusalem, s'ouvre le procès d'un ancien dignitaire nazi : Adolf Eichmann, responsable logistique de la " Solution finale ", retrouvé l'année précédente en Argentine et enlevé par les services secrets israéliens. Au-delà d'un " Nuremberg du peuple juif ", il s'agit pour Israel de donner au monde une lecon d'histoire.
    Était-il légitime d'enlever Eichmann ? Devait-il être jugé par un tribunal israélien ? Ses droits fondamentaux furent-ils bafoués ? Quelles furent ses responsabilités réelles dans le génocide des Juifs ? Et sa vraie personnalité : haut fonctionnaire loyal, antisémite fanatique, exécutant discipliné, ou simple rouage de la " banalité du mal ", comme l'a suggéré Hannah Arendt ?
    De l'arrestation d'Eichmann, en mai 1960, jusqu'à son exécution dans la prison de Ramla, le 31 mars 1962, Annette Wieviorka retrace les phases essentielles d'un événement qui fit entrer la Shoah dans l'Histoire. Elle examine aussi les polémiques qui s'ensuivirent quant à l'appréciation des degrés de responsabilité dans la nébuleuse administrative nazie.

  • Les grandes pandémies de l'Histoire : de la peste au Covid Nouv.

    Confinement, quarantaine, distanciation sociale, fermeture des frontières, recherche de remèdes... et de boucs émissaires. Sous des formes diverses, ces notions caractérisent toutes les grandes pandémies depuis la peste de Justinien, au VIe siècle, qui fi t 25 millions de morts : dix fois plus que la Covid-19.
    Apparu au XVIIIe siècle, le terme " pandémie " désigne la propagation mondiale d'une maladie infectieuse. Fléaux de Dieu ou calamités naturelles, les causes réelles n'en seront découvertes que deux siècles plus tard par Koch et Pasteur. Mais il faudra attendre 1938 pour observer un virus au microscope...
    Peste noire (1347-1351) et peste de Marseille (1720), ravages de la variole dans le Nouveau Monde et de la syphilis dans l'Ancien (XVIe siècle), choléra, lèpre, rougeole, paludisme, vagues meurtrières de tuberculose et de grippe espagnole, rémanence du sida...
    Jean Vitaux scrute leurs origines et leurs causes, leurs modes de diff usion, les peurs qu'elles suscitent, leurs conséquences économiques et sociales, les mesures prises pour les endiguer... et les négligences qui les ont favorisées, telle l'importation du choléra en Haïti par les forces de l'Onu en 2010. Sans omettre d'alerter sur la résurgence de maux que l'on croyait jugulés et l'émergence de pathologies telles que le MERS ou le virus Zika.

  • Les historiens Catherine Hodeir et Michel Pierre revisitent la toute dernière exposition coloniale, qui s'est tenue à Paris, à la Porte Dorée, en 1931. Apothéose de la fierté coloniale et prélude au démantèlement de l'Empire.
    Vue par des millions de visiteurs en six mois, l'Exposition coloniale de 1931 est l'ultime représentation de la " Plus Grande France ", à l'heure des premières contestations du fait colonial et des premiers craquements annoncant la fin des empires.
    À l'invitation de la France et sous l'égide du maréchal Lyautey, les puissances européennes sauf la Grande- Bretagne présentent, exposent et rivalisent d'exotisme et de scénographies didactiques.
    Dans le bois de Vincennes s'installe la grande fête de l'imaginaire colonial : un décor de pagodes, de cases africaines et de minarets arabes, tout un théâtre de figurants pagayant sur le lac Daumesnil, servant dans les cafés maures ou dansant pour un public qui se presse à la rencontre de cette planète rêvée où l'Occident se mire.
    Premier, voici trente ans, à interroger ce moment de l'histoire coloniale, cet ouvrage fondateur s'enrichit aujourd'hui d'un avant-propos et d'une postface qui examinent sa place et son intelligibilité dans les débats issus de la recherche postcoloniale et décoloniale.

  • La bataille d'Angleterre (juillet 1940-mai 1941) a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale. En infligeant à Hitler son premier échec, elle a brisé le mythe de l'invincibilité nazie.
    Dans la mémoire collective, cette bataille marque le triomphe de la volonté sur la fatalité. Combat d'une nation pour sa survie et d'un peuple pour sa liberté, drame immense par sa portée (30 000 morts, 2 millions de foyers détruits), elle apparaît comme l'un de ces moments où, en quelques semaines, se joue le sort du monde.
    Loin de toute vision épique, ce livre présente le déroulement des événements - la bataille dans les airs, le plan d'invasion de l'Angleterre, le Blitz - et met en lumière les composantes techniques et logistiques de la bataille, les données politiques, en particulier le rôle de Churchill et du peuple anglais, ainsi que les erreurs tactiques et stratégiques commises du côté allemand.

  • Quatre-vingts ans après la défaite de 1940, l'instauration du régime de Vichy et la politique de collaboration incarnée par Pétain et Laval, les mêmes questions continuent de se poser à l'historien. Spécialiste de la période, Jean-Pierre Azéma y répond point par point, dans un souci de clarté pédagogique. Le 30 octobre 1940, six jours après la poignée de mains échangée à Montoire entre Hitler et Pétain, le Maréchal annonçait aux Français : " J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. " Mais qui avait le plus d'intérêt à pratiquer cette collaboration, le Reich ou l'État français ? Quel fut, dans le régime de Vichy, le rôle de Laval, voire celui de Darlan ? Quels rapports entre la Révolution nationale et la Collaboration ? Qui étaient les collaborationnistes ? Quelle influence ont-ils eue ? Quels ont été les choix des forces politiques, religieuses et économiques ? La Collaboration a-t-elle facilité la mise en oeuvre de la " Solution finale " ? A-t-elle pesé dans l'évolution du conflit mondial ? L'épuration n'a-t-elle été qu'un règlement de comptes ? Autant de questions classiques reprises par Jean-Pierre Azéma, grâce à l'apport d 'archives d e plus en plus nombreuses à être ouvertes, afin d'éclairer l'ambivalence des choix, des attitudes, des opinions et des mémoires.

  • Rédigée par le spécialiste français de l'histoire des États-Unis, cette biographie de Kennedy nous aide à mieux percer les mystères qui entourent, encore aujourd'hui, cette personnalité complexe.
    Élu le 8 novembre 1960, le 35e président des États-Unis n'aura exercé ses fonctions que pendant mille jours. Mais la légende de John F. Kennedy continue de hanter les mémoires. C'est que, sur l'homme, sa politique, sa vie intime, sa tragique disparition, les mystères perdurent.
    Mystérieux, son assassinat à Dallas, le 22 novembre 1963, dont on a longtemps tenté de résoudre l'énigme. Surprenante, cette carrière politique dont la réussite repose sur le charme et l'intelligence, le gout de la publicité et le souci de l'image, un " libéralisme " prudent et tâtonnant. Complexe, cette personnalité qui résiste aux analyses simplistes. Reste la fascination pour un président charismatique, pour une famille qui a formé un clan, connu bien des vicissitudes, suscité l'inlassable curiosité des médias et de l'opinion publique.
    Kennedy a-t-il inventé le leadership moderne ? A-t-il bouleversé la société et la politique étrangère de son pays ? Questions auxquelles André Kaspi apporte des réponses précises, nuancées, étayées. Tout en reconnaissant que l'Histoire se heurte parfois au mythe et que celui-ci fait partie de l'Histoire.

  • Petersbourg

    Schalom Asch

    Zakhari Mirkin, fils d'un industriel juif de Pétersbourg, décide de rompre avec son milieu d'origine. Le premier volet d'une fresque en 3 volumes, chef-d'oeuvre du " Zola yiddish ", préfacé par Stefan Zweig, enfin disponible au format poche.
    Dans les cercles de la bourgeoisie juive de Saint-Pétersbourg, en ces années 1910, on ne parle que du prochain mariage de Zakhari Mirkin, fils d'un riche homme d'affaires, avec la fille de l'avocat Halperine, dont la renommée s'étend à tout l'Empire, attirant aussi bien les puissants que les rebelles opprimés par le régime.
    Mais Zakhari ne se reconnaît pas dans ce milieu. Il sait ce qu'il ne veut pas : ressembler à son père, mu par l'amour du luxe et du pouvoir, cachant sa judéité comme il cache sa liaison adultère. Tandis qu'il se rapproche des juifs malheureux, dont il aime la foi, les espoirs et les révoltes, Zakhari découvre qu'il parle et comprend mystérieusement leur langue, le yiddish...
    C'est le début d'une quête d'identité à travers les milieux et les destins juifs les plus divers car, écrivait Stefan Zweig, "c'est dans le coeur juif que Schalom Asch entend le mieux battre le coeur du monde ".
    Traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte

  • À la fois étude et document, la réédition d'un ouvrage majeur le premier consacré à ce sujet en France dédié au retour des déportés en 1945. Un nouveau titre de la collection " Archidoc ", essais abordables au format pratique pour rendre intelligibles les plus grandes questions de notre Histoire. 1945, la guerre est finie. Pour certains, l'attente commence. Celle d'un proche, d'un parent disparu sans laisser de trace. Lorsque les Alliés libèrent les camps, c'est sur l'horreur du système nazi qu'ils ouvrent les portes. Nul n'imaginait l'ampleur et le sens véritable de la " Solution finale ".
    Au ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, Olga Wormser-Migot coordonne pendant " neuf mois mortels " les recherches de personnes déportées. Vingt ans plus tard, elle s'en fera l'historienne en publiant ce livre qui retrace " la découverte au jour le jour, d'aout 1944 à mai 1945, de la réalité concentrationnaire ". C'est elle, notamment, qui révèle les atrocités du Struthof, recueille les premiers témoignages d'Auschwitz, fait connaître " l'aventure du Lutetia ".
    Devenu un classique, ce travail pionnier raconte " comment on ne savait rien, ou si peu ", et permet de " comprendre les incroyables difficultés rencontrées par les femmes et les hommes dont le seul souci était le destin de ceux qui avaient été transportés vers l'Est ", écrit Annette Wieviorka dans sa préface.

  • À l'occasion de la présidentielle américaine, l'historien Alain Frerejean présente 52 grands discours de présidents américains, de George Washington à Donald Trump. Reflets des grands courants de l'histoire américaine, ils éclairent de façon révélatrice les enjeux de la campagne électorale de 2020.
    La liberté est l'étoffe du rêve américain, le mot brandi aux heures solennelles, lorsqu'il faut définir la nation. Et les mots de ceux qui ont occupé la Maison Blanche, de George Washington à Donald Trump, sont la version officielle de ce rêve, offerte au peuple américain et au monde.
    Rares sont les présidents qui osent rompre le mythe et montrer le revers de la médaille : le génocide des Indiens, l'horreur de l'esclavage, la fratricide guerre de Sécession, l'ignominie de la ségrégation, le fiasco des guerres lointaines au Vietnam et en Irak. Car toujours ils cherchent à faire prévaloir l'union sur les divergences, tout en mettant en lumière les orientations fluctuantes de la politique américaine, de l'isolationnisme à l'universalisme - défensif ou offensif...
    De la déclaration d'indépendance prononcée par Jefferson au " Yes, we can " d'Obama, les cinquante et un discours ici rassemblés éclairent cette longue histoire où s'illustrent les noms de Monroe, Lincoln, Roosevelt, Wilson, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Carter et Bush. Leurs discours, émouvants ou frappants, pacifiques ou guerriers, racontent les États-Unis.

  • Mon père m'a vendue

    Sean Boyne

    Irlande, début des années 1970... Nuala a 16 ans. Un jour, son père décide de la marier à l´un de ses riches clients : un veuf de 65 ans. Prix convenu : £2500 et une voiture.
    Bien que tout le monde réprouve cette union, nul n´ose affronter le patriarche. Malgré un arrangement prénuptial stipulant qu´il n´y aurait aucune relation sexuelle, son mari la violera et la battra.
    Elle essaie alors de demander de l´aide, mais à cette époque le viol conjugal n´est pas reconnu par le système judiciaire et la police préfère ignorer son calvaire.
    À la mort de son mari, libérée de ses menaces, Nuala s´enfuit à Londres où elle enchaîne les jobs. Aujourd´hui mère de plusieurs enfants, elle a réussi à se reconstruire.

  • L'historien Arnaud Blin analyse l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale et la lourde responsabilité prise par le président Roosevelt. Un nouveau titre de la collection " Archidoc ", essais abordables au format poche pour rendre intelligibles les plus grandes questions de l'Histoire.
    Rien ne destinait Franklin D. Roosevelt à la présidence des États-Unis. Et tout indiquait que ce pacifiste épargnerait à son pays, farouchement isolationniste, un nouvel engagement dans un conflit dangereux. En décembre 1941, les 2 500 vitimes de l'attaque japonaise de Pearl Harbor changent la donne. Mais la décision du président est déjà prise.
    Faire la guerre pour obtenir la paix ? Avant de s'y résoudre, Roosevelt aura suivi un long cheminement, personnel et politique, qui l'amène à faire un choix, puis à convaincre le Congrès de le suivre. Il est soutenu par Churchill avec qui il met au point une vaste stratégie pour vaincre Hitler et Hirohito et par Eleanor Roosevelt, sa femme. Mais il doit faire face à ses propres convictions religieuses et politiques, à ses partenaires comme à ses nombreux adversaires, sans oublier le peuple américain qui ne rêve que de paix.
    Arnaud Blin explore les causes d'une résolution tout à la fois improbable, inévitable et murement réfléchie, qui va contribuer à redéfinir l'ordre du monde. Un récit passionnant qui conjugue biographie, psychologie et analyse politique.

  • La mort, des tranchées jusqu'à l'ultime retraite de Colombey, fut la compagne familière du Général. Grâce à une documentation minutieuse et une enquête approfondie auprès de grands témoins, François Broche dessine le portrait d'un homme trop souvent dépeint comme insensible et inébranlable.
    Jusqu'à son ultime retraite de Colombey, la mort fut la compagne familière du général de Gaulle. Laissé pour mort devant Douaumont (1916), rescapé d'une grave crise de paludisme (1942), puis d'une fusillade à Notre-Dame (1944), cible de plusieurs attentats de l'OAS (1961-1962), il aurait également connu la tentation du suicide après son échec devant Dakar (1940).
    Sa vie fut jalonnée de deuils intimes, d'ennuis de santé, de haines tenaces, marquée par la tentation de tout quitter et par la hantise du déclin (" La vieillesse est un naufrage "). Il a toujours fait face avec sa sensibilité, ses convictions, sa force de caractère, mais aussi avec ses angoisses et ses doutes.
    " Il y a le pauvre homme de Gaulle, disait-il. Et puis il y a le de Gaulle dont on attend l'Histoire. " C'est leur rencontre qu'organise François Broche dans cet essai qui confronte l'homme et sa légende, l'action politique et la méditation philosophique. Éclairant l'ultime journée du 9 novembre 1970 à l'aide d'une documentation minutieuse et de témoignages rares, il prolonge d'ombres intimes la silhouette du " plus illustre des Français ".

  • Historien et consultant, Jean-Louis Dufour analyse les grandes crises de l'ère moderne. Un nouveau titre de la collection " Archidoc ", essais abordables au format pratique pour rendre intelligibles les plus grandes questions de l'Histoire. Révolte des Boxers (1900), attentat de Sarajevo (1914), génocide arménien (1915-1917), occupation franco-belge de la Ruhr (1925), remilitarisation de la Rhénanie (1936), accords de Munich (1938), missiles de Cuba (1962), guerre des Six Jours (1967), intervention soviétique en Afghanistan (1979), guerre des Malouines (1982), intervention francaise au Tchad (1986), crise yougoslave (1991), guerre russo-géorgienne (2008)...
    En principe brèves, à l'occasion dangereuses et donc redoutées, les crises sont susceptibles de modifier le cours de l'Histoire.
    Analysant soixante crises internationales, les unes fameuses, d'autres oubliées, Jean-Louis Dufour éclaire quelques-uns des événements qui ont rythmé le siècle passé et faconné le monde d'aujourd'hui.
    Une fiche résume le déclenchement de chacune de ces crises, son déroulement, les forces en présence et sa conclusion.

  • Le 18 mars 1962, la signature des accords d'Évian met fin à la guerre d'Algérie. Chantal Morelle, spécialiste du gaullisme, retrace les étapes du processus de sortie de guerre et des négociations, dans le contexte de violences terroristes perpétrées par le FLN et l'OAS.
    Le 18 mars 1962, la signature des accords d'Évian met fin à la guerre d'Algérie. Mais c'est avec le retour au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958 que tout se noue. Bien qu'il n'ait pas de politique définie, la fermeté de ses propos, après l'annonce de l'autodétermination en septembre 1959, donne une première indication sur ses intentions pour sortir du conflit et sur la négociation qu'il entend mener par le truchement de son ministre d'État, Louis Joxe, mais sur laquelle il veille de très près.
    Rappelant l'histoire de ce pays et les jalons du conflit, Chantal Morelle concentre son analyse sur le processus de sortie de guerre. Retraçant les longues discussions entre délégations françaises et algériennes, elle évoque toutes les embûches qu'il fallut surmonter avant de parvenir à la paix et parcourt les étapes mouvementées des pourparlers, dans le contexte de violences terroristes perpétrées par le FLN, comme par l'OAS à partir de 1961.
    Ce récit raconte également les derniers mois de la présence française, l'exil des pieds-noirs et des harkis, puis l'amorce de relations diplomatiques et de coopération entre les deux pays.
    Archidoc, une collection proposée par André Versaille

  • Une nouvelle collection d'essais, au format compact et au prix très accessible, pour comprendre les grands enjeux de notre Histoire contemporaine.
    Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche Janvier 1898. Zola est scandalise par la tournure que prend l'affaire Dreyfus. Face au secret militaire et a la raison d'État qui empêchent tout débat public, il rédige une lettre ouverte au président de la République. Il y met en cause le grand état- major, accuse de mensonges, de parjure et de crime. Publie le 13 janvier a la une de L'Aurore, le journal de Clemenceau, sous le titre " J'accuse... ! ", ce réquisitoire fait l'effet d'une bombe. Comme il l'avait prévu, Zola sera inculpe et traduit en cour d'assises. Mais, cette fois, aucun huis clos possible : ce proce s-la sera public. Zola sait déjà qu'il sera condamne . Du moins aura-t-il arrache le cas Dreyfus a la nuit dont s'entoure le tribunal militaire. Trois ans plus tard, sous le titre La Vérité en marche, Zola publie l'ensemble des articles qu'il écrivit sur l'affaire Dreyfus, rassemblés et présentés dans ce livre par Henri Guillemin, historien et biographe de Zola, et postfacés par Jean-Denis Bredin, l'un des meilleurs connaisseurs de " l'Affaire ".

  • Une nouvelle collection d'essais, au format compact et au prix très accessible, pour comprendre les grands enjeux de notre Histoire contemporaine.
    Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche Bien que de nombreux ouvrages aient e te consacrés a la Seconde Guerre mondiale, certaines questions, qui suscitent, aujourd'hui encore, émotion, controverse et interrogations, méritent une mise au point. Que sait-on, par exemple, du conflit entre les Russes et les Ukrainiens entre 1941 et 1946 ?Pourquoi le Japon n'a-t-il pas attaque l'URSS en 1941 ?Comment fonctionnait la propagande des différents belligérants ?Comment se comportaient les divers groupes nationaux a l'intérieur des camps d'extermination ?Qu'a-t-on su du sort des Juifs ? S'agit-il de tabous ? Ou est-ce l'information qui manque ? Le but de cet ouvrage est de rendre intelligibles les principales questions que soulèvent encore ces évènements. Une chronologie permet en outre de les replacer dans le cours de la guerre.

  • Une réflexion sur la France coloniale de Ferry à de Gaulle, en passant par Alger, pour ouvrir les débats difficiles mais essentiels auxquels les Français du XXIe siècle sont confrontés.
    L'histoire de la France coloniale, dont les territoires éparpillés sur quatre continents faisaient rêver les écoliers de la IIIe République, est loin d'être close. Mémoires et groupes de pression s'activent pour en tirer les leçons qui leur conviennent. Les politiques s'en mêlent a coups de " lois mémorielles ". Mais que faut-il entendre exactement par " colonies " et " colonisation " ? Faire le bilan de ce " passe qui ne passe pas " ne peut consister a refaire le procès du système colonial ni a glorifier une épopée. Jean-Pierre Rioux rappelle les étapes de la colonisation française, dresse les portraits des grands artisans de cette histoire, et pose un certain nombre de questions : qu'impliquait le rêve de Jules Ferry ? L'entreprise coloniale fut-elle économiquement rentable ? Comment évaluer l'action de De Gaulle outre- mer ? Enfin, comment lier les débats sur les prolongements du malheur colonial aux interrogations que suscitent l'état de la France, son " identité " toujours en chantier, son pacte républicain et sa présence au monde ?

  • Une nouvelle collection d'essais, au format compact et au prix très accessible, pour comprendre les grands enjeux de notre Histoire contemporaine.
    Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche Les discours sont des armes en temps de guerre. Ils doivent exhorter au courage, exalter le patriotisme, calmer les impatiences, pousser au combat, démoraliser l'adversaire. Par la voix, il s'agit d'électriser les foules, d'éviter qu'elles ne s'interrogent sur l'issue des combats et qu'elles ne contestent la légitimité des pouvoirs. Au cours des années 1930 et 1940, la radiodiffusion se généralise. Désormais, des centaines de milliers d'hommes peuvent écouter en même temps les discours des dirigeants, dont le rôle ne consiste pas seulement a ordonner, mais aussi a informer - ou a désinformer. Ce livre propose une lecture originale de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale a travers cinquante discours qui en ont marque le cours, prononcés par les principaux acteurs du conflit : Chamberlain, Churchill, Daladier, Eisenhower, Franco, de Gaulle, Goebbels, Himmler, Hirohito, Hitler, Mussolini, Pe tain, Pie XII, Roosevelt, Staline, etc. Chaque discours est replace dans son contexte historique et mis en perspective avec les grandes décisions qui ont rythmé le déroulement de la guerre.

  • La seule édition intégrale et authentique des vrais" Mémoires de Vidocq, aventurier et bandit devenu "premier flic de France", à l'occasion de la sortie du film L'Empereur de Paris,avec Vincent Cassel et Patrick Chesnais."
    Fils d'un boulanger d'Arras, Vidocq (1775-1857) est tour à tour délinquant, soldat, déserteur, bandit et forçat. Évadé du bagne, il trahit le " milieu " en échange d'une amnistie et se fait engager comme agent secret dans la police, c'est-à-dire comme mouchard. Son zèle y fait merveille. Audacieux, séducteur, machiavélique, il ne recule devant aucun danger.Placé en 1812 à la tête de la brigade de Sûreté, il invente la police judiciaire. Mais ses méthodes sont crapuleuses, ses agents sans scrupules, ses ennemis nombreux et sa fortune suspecte. De scandales en réhabilitations, d'arrestations en procès à grand spectacle, il survit pourtant à tous les régimes et crée la première agence de détectives privés de l'Histoire. Son rôle équivoque, en 1848, lui sera fatal : le Second Empire l'ignore, son destin rocambolesque prend fin. Sa légende, elle, ne fait que commencer.Le succès de ses Mémoires, en octobre 1828, avait été considérable, et son prestige d'autant plus grand auprès des Balzac, Hugo ou Dumas. Mais Vidocq crie à la falsification. Les volumes suivants ne passent même pas entre ses mains et sont truffés d'inventions. Sans compter les récits fantaisistes qui envahissent les librairies !Cet ouvrage est la reprise du texte original rédigé par Vidocq, sans les ajouts apocryphes. Un document présenté et annoté par Roger Martin, qui offre une immersion saisissante dans le monde du crime au début du XIXe siècle.

  • Julie est allongée sur la table d'examen d'un médecin. Elle n'a pas douze ans, elle est maigre, elle est faible. Il est 4 heures de l'après-midi et elle n'a toujours pas été autorisée à manger quoi que ce soit. À côté d'elle, sa mère semble étrangement excitée. Elle est sur le point de suggérer une opération à coeur ouvert pour sa fille...
    Depuis son plus jeune âge, Julie est une enfant fragile qui passe plus de temps en consultations que sur les bancs de l'école. Pourtant, ce mal étrange dont elle souffre, et que seule sa mère sait décrire, ne trouve pas de remède, en dépit des médicaments ingurgités, des traitements infligés et des innombrables spécialistes interrogés...
    Tout simplement, parce que Julie n'est pas malade... Elle est victime du syndrome de Münchhausen par procuration. Ma mère, mon bourreau est le récit de son enfance, volée par une mère souffrant d'un besoin maladif d'attention. Un récit sans fard. Un témoignage poignant.

  • Russie, USA, Chine, France, Royaume-Uni : l'essentiel des connaissances sur l'histoire des cinq plus grandes puissances mondiales, rassemblées dans un ouvrage de synthèse facile d'accès et riche d'informations.
    Des origines à nos joursOn compte de nos jours cinq puissances mondiales : la Russie, les États-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne et la France. Un point commun - majeur : tous ces pays sont des puissances nucléaires, puisque dotées de la bombe atomique. Philippe Valode retrace l'histoire de ces cinq nations, afin d'en mieux cerner les forces et les faiblesses.Si la Russie aspire à rejouer un rôle dans le concert mondial, elle souffre d'une démographie en berne, bien qu'elle soit un pays producteur et exportateur de matières premières (pétrole et gaz). Les États-Unis, quant à eux, remettent en cause leur responsabilité de première puissance dans la marche du monde. La période Trump, une parenthèse, est marquée par la compétition qui l'oppose à la Chine, notamment dans le domaine décisif de la maîtrise de l'innovation technologique. En portant à plus de 600 milliards de dollars le budget de la Défense, le président américain dope le complexe militaro-industriel.La Chine, par ailleurs, aspire à retrouver un passé glorieux. Force est de constater que Deng a sauvé son pays de la catastrophe maoïste, mariant capitalisme offensif et autoritarisme communiste. Mais le plus grave problème de la Chine en 2019 est sans doute l'effondrement de sa croissance sous la barre des 2%.La Grande-Bretagne, dont la défense est asservie aux États-Unis, est prisonnière de l'absurde Brexit et ne sait plus réellement où se trouve son avenir. Quant à la France, elle paie aujourd'hui l'excès de ses dépenses publiques et souffre d'une crise interminable : industrie rabougrie, déficit extérieur considérable et constant, chômage structurel élevé...

  • Ne dis rien...

    Cathy Glass

    Quand Reece, sept ans, est confié à Cathy Glass, mère d´accueil, le petit garçon est déscolarisé et a déjà été renvoyé de nombreux foyers. Dernier d´une famille de six enfants, tous placés, il est extrêmement violent.Portée par son désir de secourir

  • Une nouvelle collection d'essais, au format compact et au prix très accessible, pour comprendre les grands enjeux de notre Histoire contemporaine.
    Archidoc, la nouvelle collection de poche Histoire d'Archipoche Moments essentiels de la vie politique, les " grands discours " peuvent susciter des engagements, vivifier des croyances, marquer le destin d'un pays, voire le modifier. Vecteurs d'espérance, ils façonnent les évènements, engendrent le rêve, écrivent l'Histoire. Institutions, justice, société, culture, défense de l'environne- ment, relations internationales, construction européenne... autant de domaines ou se sont illustrés le verbe et la personnalité des Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron, mais aussi Michel Debre , Andre Malraux, Robert Badinter, Philippe Se guin, Georges Marchais, Lionel Jospin ou Simone Veil. Du fondateur " Je vous ai compris " de Charles de Gaulle a la défense du mariage pour tous par Christiane Taubira, Jean-Louis Debre présente quarante discours qui ont marque la Ve Re publique, de sa naissance en 1958 a nos jours.

  • Le parcours exceptionnel de Jackie Kennedy, dont l'on célèbre les vingt-cinq ans de la disparition et dont le rôle a été plus que déterminant dans l'Histoire américaine et internationale.
    Les 25 ans de la disparition de Jackie O." Icône de la mode construite à coups de photos volées et de couvertures de magazines, Jackie Kennedy (1929-1994) n'est pas la vraie Jacqueline, charismatique, intelligente et drôle. Incarnant avant l'heure la soft diplomacy, sa personnalité hors du commun a marqué Khrouchtchev, de Gaulle et bien d'autres, insufflant, aux heures les plus graves de la guerre froide, courage et fierté à ses concitoyens.Grâce à elle, Washington devient un haut lieu culturel, où cette antiségrégationniste valorise les artistes et intellectuels noirs. Férue de littérature et d'histoire, elle défend le patrimoine architectural américain et sauve Grand Central, la célèbre gare de New York sur le point d'être rasée.Malgré ce destin, elle a refusé d'écrire ses mémoires, ne révélant presque rien de son rôle à la Maison Blanche. Au fil des ans, elle était pourtant devenue l'un des principaux atouts de son mari en vue de sa réélection. C'était avant le 22 novembre 1963...Un parcours retracé par Maud Guillaumin, s'inspirant des interviews et écrits laissés par cette femme exceptionnelle."

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