Albin Michel

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    On savait que le cerveau était l’entité la plus complexe de l’univers connu. Mais les nouvelles découvertes démontrent que ses possibilités sont bien plus étonnantes qu’on ne le croyait. Non seulement il est totalement élastique – même âgé, handicapé, voire amputé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer –, mais aussi totalement social – un cerveau n’existe qu’en résonance avec d’autres : nous sommes neuronalement constitués pour entrer en empathie. La combinaison de ces deux facultés permet de supposer que l’homo sapiens peut évoluer en changeant lui-même sa structure. Nous avons le pouvoir d'influer sur l’évolution de notre propre cerveau – encore faut-il savoir comment il fonctionne.Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, aborde ces questions avec cinq spécialistes, tous médecins et chercheurs :le neuropsychiatre et éthologue Boris Cyrulnik, qui démontre que la résilience repose sur la plasticité neuronale ;le neuropharmacologue Pierre Bustany, qui raconte comment les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale ont révolutionné notre vision de la psyché ;le psychiatre Jean-Michel Oughourlian, qui établit le lien entre les « neurones miroirs » et le concept de « désir mimétique » ;le psychiatre Christophe André qui met en pratique les découvertes des neuro-cognitivistes sur les moines en méditation ;le psychothérapeute Thierry Janssen, qui s’interroge sur la médecine d’Orient, peut-être mieux outillée que la nôtre pour comprendre le cerveau.

  • Il existe des sociétés où la violence est identifiée, canalisée, où les jeunes sont élevés en harmonie avec la nature et d'où la pauvreté est absente. Des sociétés hautement démocratiques, solidaires, en quête permanente d'équilibre et de paix. C'est le cas de la société des Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes civilisations précolombiennes du continent sud-américain. Repliés dans les hautes vallées de la Sierra Nevada de Santa Marta (Colombie), ils tentent de préserver leur mémoire et leur équilibre face aux agressions de la modernité (guérilla, narcotrafiquants, pilleurs de tombes...). Sauvé de la mort par les Indiens Kogis, Éric Julien s'est lancé, avec Gentil Cruz, son « frère » colombien, dans un pari fou : rendre leurs terres aux Kogis et les accompagner dans le réveil de leur culture. Trois ans après la parution de son premier livre, Le Chemin des Neuf mondes, il est retourné sur les territoires kogis et la chance lui a de nouveau souri : des cités de pierre revoient le jour ; des terres reprennent vie ; des rituels sacrés sont réinstaurés ; des objets précolombiens, récupérés auprès des pilleurs de tombes, sont rachetés et restitués aux autorités spirituelles de la communauté, les Mamus. Là-bas, une mémoire reprend vie, un peuple retrouve espoir, une guérison s'accomplit. Et, pas à pas, un chemin se rouvre qui interroge notre monde et révèle une philosophie à même d'éclairer les impasses de notre temps.

  • Éric Julien a fait la connaissance des Indiens Kogis de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, il y a trente ans. Ils lui ont sauvé la vie. Une extraordinaire aventure qu'il a racontée dans ses deux livres précédents, Le Chemin des neuf mondes et Kogis, le message des derniers hommes.Voyage dans le monde de Sé s'ouvre par une tragédie : l'enlèvement et l'assassinat de son ami Gentil Cruz, ancien « agent aux affaires indiennes », Colombien devenu l'alter ego du Français. Ensemble, ils ont réussi à gagner peu à peu la confiance des Indiens Kogis, à s'entendre avec eux, et à engager un formidable pari : racheter des terres spoliées par la colonisation, et les rendre à cette société millénaire. Parmi les rares sociétés précolombiennes encore existantes, celle des Kogis est sans doute restée la plus intacte. Ces montagnards d'une profonde spiritualité ont réussi à échapper aux massacres et à l'acculturation en s'installant toujours plus haut. Quand Éric Julien les retrouve en 1992, la guerre civile déchire la Colombie et le sort des « Indiens » empire. Aussi sa proposition de faire racheter leurs terres par une ONG française devient-elle vitale. Après vingt ans d'engagement, le pari est réussi. Pour la première fois une société-racine retrouve ses terres ancestrales et réveille sa culture ; lorsqu'un rêve est porté par des milliers de personnes, il devient réalité. En échange, les Kogis vont initier Éric au « Monde de Sé ». Équivalent du Tao chinois, Sé est l'énergie qui gouverne le ciel et la terre, comme le moindre de nos mouvements. Son exploration mène à un art de vivre fondé sur l'idée d'interdépendance: entre les éléments, les espèces, les individus. L'exploration de cette culture chamanique nous interroge sur les enjeux écologiques et spirituels du monde d'aujourd'hui.

  • En 1985, le géographe et alpiniste Éric Julien entreprend une expédition dans les montagnes de Colombie. C'est là qu'il découvre les Indiens Kogis : victime d'un oedème pulmonaire, le jeune homme est sauvé par cette peuplade qui le soigne avec des plantes et des connaissances d'un autre temps. De retour à Paris, il découvre que ces Indiens sont les derniers héritiers des grandes cultures précolombiennes.
    Revenu dix ans plus tard sur les lieux de son expédition avec l'idée d'aider les Kogis à retrouver leurs terres ancestrales et à s'inventer un avenir qui leur soit propre, il doit faire face à de multiples difficultés (narcotrafiquants, guérillas, etc.) pour rejoindre, confinée dans de secrètes montagnes, une société qui a su préserver une grande beauté dans ses rapports avec la nature. Peu à peu, la confiance s'installe. En 1997, Eric Julien crée l'association Tchendukua « Ici et Ailleurs » qui, depuis la France, rachète et restitue aux Indiens Kogis leurs terres. En échange, il reçoit un cadeau d'une grande subtilité : la philosophie des Kogis, qui révèle une connaissance intime des écosystèmes.
    C'est justement l'un des messages dont le monde moderne a besoin pour mettre un terme à sa folie et redécouvrir l'harmonie.
    Nous pouvons aider les Indiens Kogis à survivre et ils peuvent nous aider à entrer dans le XXIe siècle. Saurons-nous écouter leur voix ?

  • Donner du sens à sa vie : c'est une clameur sourde qui monte de la société, un courant de fond qui parcourt chaque être. Mais aujourd'hui, on dirait qu'il se réveille avec plus de force. Est-ce dû aux incertitudes grandissantes, à l'amplification des catastrophes climatiques, à la montée des fanatismes, aux pollutions diverses, psychiques et physiques, qui se révèlent dans leur étendue chaque jour davantage ?Ces entretiens visionnaires, choisis parmi les meilleurs réalisés depuis 1988 pour le magazine Nouvelles Clés, nous parlent de philosophie, de vie, de mort, d'écologie, de spiritualité, d'amour et de transmission. Ils composent une anthologie passionnante, qui ne cesse de nous interroger sur le sens que nous pouvons donner à notre vie.

  • Associant la solidarité humanitaire à l'échange culturel et spirituel, ce Guide Clés nous invite à une exploration inattendue de l'Amérique Centrale. Des vastes montagnes mexicaines aux paradisiaques îles panaméennes des Kunas, Daniel Wermus a rencontré des Amérindiens partagés entre modernité et âge chamanique qui, petit à petit, se réapproprient les traditions précolombiennes qui étaient les leurs. Héritiers de cultures aujourd'hui menacées, ils s'imposent comme les acteurs d'une véritable renaissance. Conviviaux, écolos, guérisseurs, magiciens, ces hommes nous offrent des solutions d'avenir pour réconcilier notre Terre Mère avec ses enfants.
    Dans les sept pays abordés - Mexique, Guatemala, Honduras, Salvador, Nicaragua, Costa Rica et Panama - comme dans le reste du continent, les initiatives foisonnent malgré l'adversité : violence, exclusion, nature déchaînée. De la radio indigène citoyenne au collège qui forme les cadres mayas de demain, du village qui répond à la pollution pétrolière par des chants et des danses aux chamanes qui soignent les drogués, la démarche est semblable : reconstruire le passé pour redevenir soi-même au xxie siècle.
    Madre Tierra, c'est aussi le cheminement d'un couple franco-suisse, Diego et Christiane Gradis, qui ont abandonné leurs brillantes carrières pour créer Traditions pour Demain, une ONG qui aide les peuples autochtones à recouvrer leur identité. Depuis quinze ans, ils osent affirmer : « Nous connaissons des Indiens heureux. »

  • Ignorées jusqu'au XVIIe siècle, on les a longtemps prises pour des « petites vies » amusantes avant de les rendre responsables de tous nos maux. Aujourd'hui, les bactéries font rêver les marchands qui voient en elles les robots vivants du XXIe siècle. Chacune de ces visions est partielle. Pour les auteurs de ce livre, la saga des bactéries mérite infiniment plus de respect.
    Le saviez-vous ? Il y a quatre milliards d'années, elles ont lancé l'immense chantier de la vie. Sans elles, la Terre serait restée un caillou stérile. Elles sont partout : dans les fosses océaniques, les glaciers des pôles, et même dans les volcans.
    Chacun de nous en porte cent mille milliards dans l'intestin et mille milliards sur la peau. Elles ont créé l'air que nous respirons, la couche d'ozone protectrice, l'humus, mais aussi le charbon, le pétrole, le gaz, les minerais. Sans elles, nous ne pourrions pas vivre. Elles peuvent nous aider à fabriquer aujourd'hui de nouveaux médicaments et de nouveaux produits bons pour la santé humaine et animale. Elles peuvent nous aider aussi à résoudre nos problèmes d'environnement, en nous débarrassant de nos déchets et en produisant de l'énergie propre. Enfin, ces êtres minuscules démontrent la supériorité de la coopération sur la compétition.
    Un message de sagesse qui nous invite à suivre de près leur sublime création.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Angelia, en grec, signifie l'annonce du nouveau. L'ange porte la nouvelle de ce que personne n'a encore jamais vu ni entendu. Loin de tout angélisme philosophique, une philosophie angélique affirme que le propre de l'humain est la faculté de susciter ce qui n'a encore jamais été. Nous pouvons nous libérer du passé, apprendre à aimer et créer sans limite ; nous pouvons devenir humain.Le malheur du monde actuel tient à ce que nous ignorons cette capacité inouïe au lieu de la cultiver. La société marchande, privée de toute transcendance, ne sait plus que nourrir la dimension pulsionnelle de l'individu, sommé de se laisser transformer en consommateur docile. Au moment même où les forces négatives mènent le monde vers un désastre annoncé, le désir d'inventer une vie nouvelle n'a jamais été aussi fort. Ce livre en propose les outils. Rédigé sous forme de textes courts et incisifs, voici le manifeste d'une révolution humaine qui a déjà commencé.

  • Dans ces entretiens avec le philosophe François L'Yvonnet, Thierry Gaudin, ingénieur devenu prospectiviste, s'attache à montrer que la mutation contemporaine n'est pas assimilable à un nouvel avatar de la révolution industrielle mais doit être comprise comme un véritable changement de civilisation. L'ampleur de cette transformation fait se lever les résistances et les conformismes. Mais quelque chose d'inévitable est en train de se produire.
    Thierry Gaudin constate que la notion même de connaissance est mise en cause. II propose une philosophie de la reconnaissance, qui vaut pour les individus comme pour les collectivités, ou encore les " personnes morales " que sont les entreprises. Vue avec le regard d'un prospectiviste, la philosophie apparaît en effet comme une production de l'espèce humaine, un de ces nombreux discours qu'elle élabore pour se reconnaître, se justifier, se confo rter, se rassurer.
    À partir de multiples exemples empruntés aussi bien au monde de la littérature, de la vie animale, des relations internationales ou de l'économie, Thierry Gaudin invite à rompre avec l'injonction philosophique de Parménide distinguer ce qui est de ce qui n'est pas en adoptant pour règle: distinguer ce qui est vivant de ce qui ne l'est pas. II jette les bases d'une philosophie de la prospective et d'une prospective de la philosophie. Un livre clé pour comprendre notre futur.

  • Ne confondons pas "sacré" et "tristesse" ! Les questions les plus graves peuvent être envisagées avec humour. Le mot "spirituel" n'a-t-il pas le double sens de ce qui est drôle et de ce qui a trait à l'essentiel ? Jadis, l'Inquisition alla jusqu'à condamner au bûcher ceux qui osaient prétendre que Jésus avait ri ! Et les intégristes de tout poil ne sont pas, on le sait, du genre rigolo.
    la meilleure preuve de l'adéquation parfaite entre le rire et le sacré est peut-être ce recueil. L'humoriste Jean-Claude Marol y a rassemblé des centaines d'histoires, de paraboles, de contes, issus des diverses traditions et où l'on voit les plus grands sages rire de mille manières : à ventre déboutonné, comme dans les histoires entre moines, taoïstes ou chrétiens ; de façon pince-sans-rire, comme dans les enseignements zen, où un maître use d'un humour décapant pour remettre un élève dans la juste voie ; à double tranchant, comme pour une foule d'histoires juives ; ou encore avec une tendresse jubilante, comme dans les récits et les contes soufis.
    Un ouvrage subversif, mine de rien.

  • Comment expliquer le grand retour des ancêtres en psychothérapie ? Freud n'ignorait pas leur importance : chacun de nous n'est pas seulement déterminé par le triangle « Papa-Maman-Bébé », mais aussi par une cascade d'influences venues de son arbre généalogique. Certes, le fondateur de la psychanalyse avait assez à faire avec l'oedipe, et c'est sciemment, selon certains, qu'il aurait remis l'étude des ascendances à plus tard. Beaucoup plus tard. Il aura fallu attendre un siècle pour que la dimension transgénéalogique soit vraiment reconnue par les milieux autorisés de la psychologie. Et brusquement, ce regain d'intérêt prend l'allure d'un mouvement : la psychogénéalogie émerge dans de nombreuses pratiques et écoles. C'est à une large présentation de celles-ci qu'est consacré ce livre, au fil de sept entretiens avec des acteurs majeurs de ce mouvement : Dr Anne Ancelin-Schützenberger, Alexandro Jodorowski, Bert Hellinger, Chantal Rialland, Vincent de Gaulejac, Serge Tisseron et Didier Dumas.

  • Ce livre est le testament spirituel d'un grand chercheur. A la fois physicien, auteur d'une Théorie de la relativité complexe, et philosophe en quête de la nature réelle de la conscience, Jean Charon a tissé pendant quarante ans une toile originale et audacieuse entre l'étude de la matière et celle de l'esprit.
    Son idée fondamentale : matière et esprit sont les deux faces inséparables du réel. Les particules atomiques renfermeraient un espace-temps assimilable à l'esprit, bien différent de celui auquel nous sommes accoutumés. La matière serait soumise à la loi d'entropie qui l'entraîne vers la dégradation et la mort alors que l'esprit obéirait au contraire à la loi de néguentropie qui conduit à un enrichissement continu des structures et de la conscience.
    Par la publication conjointe d'ouvrages scientifiques pointus ou de haute vulgarisation - dont, chez Albin Michel, Treize questions pour l'homme moderne, L'Homme et l'Univers, et surtout L'Esprit cet inconnu -, Jean Charon a très tôt connu la célébrité. Aujourd'hui, à travers ces entretiens avec Erik Pigani, journaliste notamment à Psychologies, il passe en revue les idées qu'il a soutenues en précurseur à une époque où bien peu envisageaient des passerelles entre matière et esprit. II nous guide dans ces dédales du savoir où il est bien difficile de faire la part des choses entre spéculations d'avant-garde et théories fantaisistes. Un ouvrage utile pour éclairer en termes simples une recherche fondamentale.

  • Il est des mots dont la soudaine irruption révèle une révolution souterraine. Ainsi le mot tendresse. Depuis quelques années, nous le voyons prendre place en des lieux où longtemps il aurait paru déplacé. Quoi de plus vital pourtant ? Sans tendresse, le petit humain ne peut s'édifier ; ni l'adolescent s'émanciper ; ni l'adulte former un couple ; ni le vieillard mûrir. Sans tendresse, les amants ne s'aiment pas vraiment et les mourants laissent derrière eux d'irrémédiables regrets. Sans tendresse, nous n'existerions pas.
    Avec la participation de : Patrice van Eersel (Nous sommes notre propre instrument de tendresse) Jacques Salomé et Gérald Pagès (Tendresse dans les cycles de la vie) Dr Christophe Massin, Pr Jean-Pierre Relier et Dr Hugues Reynes (Tendresse dans l'enfantement) Dr Suzanne Robert-Ouvray et Dr Boris Cyrulnik (Tendresse dans l'éducation) Christiane Singer, Guy Corneau, Paule Salomon, Dr Gérard Leleu (Tendresse en amour) Alain Delourme, Dr Odile Ouachée, Dr Jean-Pierre Klein et Luc Boulanger (Tendresse entre soignants et soignés) Stan Rougier et Alain Mamou-Mani (Tendresse dans la spiritualité) Dr Michèle Salamagne et Marie de Hennezel (Tendresse jusqu'au dernier souffle)W462

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