Sports

  • Pierre et Philibert sont deux amis d'enfance, majeurs mais pas tout à fait vaccinés. L'envie de décamper les pousse à mettre leurs pas dans ceux des héros du Tour de la France par deux enfants : ce bestseller mythique de la IIIè République, au parfum d'encre violette, de craie et de grandes vacances.
    "On en avait rêvé de ce voyage. C'était une sorte de pari, et le livre d'Augustine Fouillée, dite G. Bruno, traînait depuis longtemps sur nos chevets. Cap ou pas cap ? On avait sorti les cartes et retracé le voyage exact d'André et Julien Volden. On prendrait le chemin des écoliers. Départementales, nationales, et roule !"
    Voilà nos deux enfants partis pour un road trip drolatique à travers l'histoire et la géographie, la littérature et la mécanique, les métiers d'hier et d'aujourd'hui. La France change mais rien ne compte plus que l'instant présent, le bonheur buissonnier des paysages et des rencontres.
    À leurs côtés, nous embarquons à bord d'une Peugeot 204 ou d'un voilier, roulons à bicyclette, en autocar ou en TGV. On écoutant Brassens, Véronique Sanson et IAM. On fait escale dans la Bourgogne d'Henri Vincenot et le Marseille de Plus belle la vie, dans la Bretagne des phares et des îles. Des villes fortifiées aux matchs de football, des cathédrales aux bars PMU, c'est une valse à deux temps sur les routes de la France, de l'enfance et de l'amitié.

  • « Sans le vélo, mon horizon n'aurait jamais dépassé la haie d'un champ, dans le Limousin. »
    Raymond Poulidor savait d'où il venait. Et il y revenait, toujours. Son port d'attache, Saint-Léonard-de-Noblat, se situe en plein coeur de la France. C'est un petit village niché sur le chemin de Compostelle où il a appris à traire les vaches de la ferme familiale mais où il a aussi acquis le bon sens du pays limousin, la sagesse, la patience, le travail bien fait.
    La casquette souvent de traviole mais les idées bien en place, l'éternel deuxième a couru quatorze Tours de France. Il paraît que les Français, en ce temps-là, n'aimaient pas tellement les gagnants, à la différence de ceux de maintenant. On était alors Anquetilistes ou Poulidoristes, une sorte de lutte des classes, même si l'un comme l'autre des deux antagonistes s'étaient présentés aussi démunis au départ de la vie. Ils auraient donc coupé la France en deux, mais c'est vite dit parce que dans toute sa ruralité d'alors, elle penchait quand même sacrément du côté de Poulidor. Il avait « percé » au temps des chanteurs yé-yé. Deux ans après Johnny, le voilà qui partait à son tour. Lui qui avait couru sous De Gaulle, Pompidou et Giscard s'en allait deux mois à peine après Chirac.
    Ceux qui ont grandi dans les années 1960 et 1970 n'avaient jamais connu un monde sans Poulidor. Mais ce n'est pas le souvenir des Tours d'enfance qui remuait en nous les nostalgies. Son exploit fut de ne jamais être vintage, mais intemporel. Tout changeait autour de nous et rien ne changeait tant qu'il était là. Lui restait le même. Au milieu de tout le chambard, quelque part, il était notre rassurance. « Poupou » s'était transmis de grand-père en petit-fils. Chacun pouvait se reconnaître en lui qui ne ressemblait à personne.

  • Quel est le plus efficace et le moins cher de tous les médicaments ? La meilleure des thérapies ? Le sport santé !
    Toutes les études scientifiques le démontrent : bénéfique pour l'organisme, l'activité physique et sportive (APS) réduit la mortalité, le risque de dépression, de fractures, prévient et soigne les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer. Il peut même retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer !
    Alexandre Feltz, médecin généraliste et adjoint à la mairie de Strasbourg, s'efforce de réduire la sédentarité et les inégalités de santé chez ses concitoyens. Il donne des conseils pratiques : monter les escaliers, faire du yoga, de la marche nordique, du longe-côte, se déplacer à vélo, ce qui en plus est écolo !
    Par son combat, en 2016, il a participé à intégrer ce dispositif dans la loi Santé, permettant aux médecins de prescrire du sport santé sur ordonnance. Et, pourtant, il n'est toujours pas pris en charge par la Sécurité sociale !
    Un manifeste ludique et tonique pour le mouvement.

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