Écosociété

  • Cultiver un jardin de ville ou une terre agricole sans perturber les écosystèmes ni trop se fatiguer. Habiter une maison qui consomme moins et qui produise même un peu. Mettre sur pied des réseaux d'échanges dont les bénéfices resteront dans la communauté. La permaculture permet à chacun de concevoir et de réaliser ces projets - et bien d'autres - simplement en imitant les modèles déjà présents dans la nature.

    Dans ce micromanuel abondamment illustré, Graham Burnett montre en effet que la permaculture consiste d'abord à travailler avec la nature et non contre elle, en minimisant l'effort requis. Le niveau d'intervention optimal, selon l'auteur : « ne rien faire »! Car la nature est économe, pour ne pas dire paresseuse. Son principe est de multiplier les interactions fertiles, d'employer des éléments qui remplissent plusieurs fonctions, de tendre vers l'autosuffisance et de ne rien jeter.

    Apparue en Australie dans les années 1970, la permaculture (de "agriculture permanente") a évolué au-delà de la seule recherche de stratégies de production alimentaire viables pour devenir une véritable méthode de design écologique aux multiples applications.

  • Le fonctionnement du monde repose sur notre consentement, le plus souvent implicite et inconscient. Pourtant, ne serait-il pas temps de ROMPRE? De briser ce consentement et d'agir dès maintenant pour construire cet « autre monde possible » ?

    Voilà ce à quoi nous invite Dominique Boisvert. Après avoir ciblé quelles sont les sources du pouvoir, il démontre comment s'articule notre adhésion (in)volontaire au discours dominant, avec lequel il est impératif de rompre. Argent, vitesse, propriété, guerre, individualisme, compétition, (sur)consommation, travail, technologie... autant de thèmes et d'institutions sur lesquels se penche l'auteur pour explorer de nouveaux rapports au monde.

    Avec optimisme et détermination, il donne ainsi corps au cri que tentent de faire entendre les « indignés ». Parce que la rupture est aussi la possibilité d'une ouverture.

    Dominique Boisvert est membre fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Avocat de formation, il a travaillé en milieu communautaire dans les domaines de la solidarité internationale, de la défense des droits humains, de la paix et de la nonviolence. Il est l'auteur de « L'ABC de la simplicité volontaire » (Écosociété, 2005).

  • Depuis son lancement en Angleterre au milieu des années 2000, le mouvement des Villes en Transition fait tache d'huile (en France, notamment). Son ambition est de développer la résilience et la viabilité des communautés locales en prévision des énormes défis que poseront inévitablement le pic pétrolier et les changements climatiques. Sa force tient entre autres à son approche inclusive et participative.

    Dans ce court pamphlet, deux militants anglais sympathisants du mouvement, Paul Chatterton et Alice Cutler, proposent une critique constructive de la Transition. Ils soutiennent que la Transition aurait avantage à identifier clairement ses «ennemis» politiques et ainsi renouer avec une approche de confrontation qui caractérise d'ordinaire les mouvements sociaux. Pour les auteur.e.s, il ne faut pas perdre de vue qu'il faut lutter pour qu'adviennent les changements souhaités.

    "Un écologisme apolitique?" a suscité de nombreux débats parmi les militant.e.s de la Transition. La présente édition reproduit d'ailleurs la réponse que Rob Hopkins, auteur du "Manuel de Transition", a faite aux auteur.e.s.

  • Fidèle à ses idéaux, Serge Mongeau poursuit sa défense du bien commun dans ce nouvel opus qui peut être lu comme son «testament politique». Fustigeant toujours les inégalités sociales, l'absence de véritable démocratie et l'indifférence face à la crise écologique, ce militant de longue date pose une question toute simple: pourquoi ne pas commencer dès maintenant à vivre en adéquation avec les valeurs que nous défendons?

    Reprenant à son compte la sagesse populaire québécoise préconisant «que les bottines suivent les babines», Serge Mongeau nous invite à nous indigner, certes, mais aussi à agir. Devant l'urgence de la situation, il cible huit champs où nos actions peuvent faire la différence: reprendre le contrôle de notre alimentation, dire adieu à l'automobile, faire un usage modéré de l'avion, nous affranchir de la télévision, éviter le piège du crédit, nous libérer du salariat, sortir de l'individualisme et, enfin, nous engager politiquement.

    Le père de la simplicité volontaire au Québec fait ici un exposé clair des principes ayant guidé sa vie et sa réflexion. Il offre des solutions concrètes pour mettre en pratique ses idéaux et devenir vraiment «simplicitaire».

  • Après avoir barré la route au projet de déménagement du Casino de Montréal à Pointe-Saint-Charles, en 2006, le mouvement populaire du quartier le plus militant de Montréal poursuit son combat et obtient la cession gratuite, en 2012, d'un des anciens entrepôts du chemin de fer Canadien National, un immeuble de plus de 8 000 m2 voué à la démolition par les «promoteurs»: le Bâtiment 7. L'édifice rescapé abritera un pôle d'activités sociales, artistiques et politiques compatibles avec une économie solidaire et écologique.

    Ce livre fait le récit de cette appropriation populaire, une victoire obtenue de haute lutte contre un puissant groupe immobilier, les édiles municipaux, et l'urbanisme du tout-condo. Contre la résignation aussi.

    Les auteur-e-s, membres du Centre social autogéré qui a joué un rôle déterminant dans la lutte, analysent pour nous leurs stratégies, leurs succès et leurs doutes, tandis qu'ils se prêtent au jeu de la négociation, nouent des alliances avec des partenaires aux horizons très divers et combattent la redoutable inertie que leur oppose l'administration municipale.

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