Sciences humaines & sociales

  • Après un quart de siècle consacré à des recherches en neurophysiologie, qui lui valent une renommée internationale, Freud, en un geste audacieux de rupture, s'engage dans cette étrange auto-analyse, qui lui fait inventer la psychanalyse - sur la base d'une analyse de ses propres rêves, et d'une perception singulière des hystéries et des névroses. Véritable « roman intellectuel », au cours duquel, longtemps seul, il affronte un monde hostile - avant de grouper autour de lui, « horde sauvage », ses premiers compagnons, et de mettre partout, enfin, son emprise. À vocation clinique, certes, avec son objectif tant cité, la « cure analytique », la pensée freudienne, se donne pour tâche d'explorer tous les domaines de la condition humaine. Outre l'"érotique" freudienne, sont posées les bases d'une « science des rêves », l'"onirique" ; s'affirme une "esthétique" qui renouvelle l'analyse des textes et des formes ; et se déploie une "anthropologie" qui ouvre, à l'enseigne de l'« anarchique Aphrodite », d'originales perspectives sur la société et la politique - où cette nouvelle édition s'engage, pour dessiner l'esquisse d'une psychanalyse politique. Voici Freud, théoricien de la sexualité et de la pulsion de mort, penseur de la pulsion du pouvoir, chasseur d'illusions, à nouveau requis face aux terribles défis du monde contemporain.

  • Au cours de la nuit du 13 décembre 1981, se déroule en Pologne l'une des opérations militaires les plus marquantes de l'après-guerre. Depuis plusieurs mois, le pays est en pleine effervescence sous l'impulsion d'un syndicat contestataire, dont l'influence grandit de jour en jour, Solidarité. En quelques heures, le pouvoir va reprendre l'initiative. Préparé avec une exceptionnelle minutie par le général Jaruzelski, le coup d'État militaire surprendra adversaires, mais aussi partisans du régime. Familier des réalités polonaises, Gabriel Mérétik a longuement enquêté. Il a rencontré témoins et acteurs de cet événement. On découvre ici les coulisses de la haute politique internationale. Elles ne sont pas moins étonnantes, parfois, que les comportements des principaux dirigeants de la planète. Car la prise de pouvoir du général Jaruzelski n'a pas été seulement une affaire polonaise. Ainsi, les Américains, sans doute informés du complot, n'auraient pas prévenu Walesa. On découvre aussi dans quelles circonstances Claude Cheysson, alors chef de la diplomatie française, fit une déclaration en forme de gaffe. Enfin, l'auteur révèle les conditions dans lesquelles Reagan, Mitterrand, Schmidt et les autres ont été prévenus de ce coup d'État. De Washington à Varsovie, de Paris à Bonn, heure par heure, ce récit retrace l'histoire secrète d'une dramatique nuit où l'hiver sembla plus rudement qu'à l'ordinaire s'abattre sur la Pologne.

  • Ils sont environ 1 500 000 : à côté d'un PC aux rangs de plus en plus clairsemés, le nombre des anciens communistes ne cesse, lui, de croître. Parmi eux, des journalistes influents, des universitaires renommés, des créateurs reconnus, mais aussi des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprise ou des députés et anciens ministres... socialistes. Pourquoi ont-ils adhéré au parti communiste ? Comment des responsables importants du Parti, des hommes de marbre, se sont-ils retrouvés en position de dissidents, bons pour l'exclusion ? Qui sont ces ex et que sont-ils devenus après leur rupture avec le PC ? Forment-ils un réseau d'influence ? Pour répondre à ces questions, Jean-Pierre Gaudard a reconstitué l'itinéraire personnel de dizaines d'anciens communistes et recherché les raisons qui les ont conduits à quitter le Parti. D'André Glucksmann à Emmanuel Le Roy Ladurie, de Gilbert Trigano à Bernard Kouchner, de Charles Tillon à Jean Elleinstein, ce Who's Who des Ex constitue une Nomenklatura qui réserve quelques surprises...

  • Soumis au grandiose programme de redéfinir la carte de l'Europe après la chute de Napoléon, le Congrès de Vienne rassembla, de l'automne 1814 au printemps 1815, souverains et diplomates. Dès les premières semaines, les convoitises des vainqueurs de la France créèrent de telles difficultés aux négociateurs, que le vieux prince de Ligne put s'exclamer : Le Congrès ne marche pas, mais il danse ! En effet, on dansait beaucoup à Vienne. Valses et polonaises se succédaient, au cours de fêtes plus fastueuses ou plus divertissantes les unes que les autres, tandis que les aventures galantes des jolies femmes, et de quelques princes entreprenants, faisaient jaser la ville. D'un prodigieux foisonnement de personnages illustres, émergent les figures du tsar Alexandre de Russie, de l'empereur François d'Autriche, des rois de Prusse, de Danemark, de Bavière et de Wurtemberg, les travaux étant menés par les plénipotentiaires des grandes puissances, notamment Metternich, Castlereagh et Talleyrand. Ce dernier nous apparaît, ici, sous un aspect bien différent de celui qu'a popularisé sa légende. L'auteur - qui a eu accès à de nombreux documents inédits - fait revivre les plus riches et les plus secrètes heures du Congrès, dont il dresse l'exact bilan politique. L'oeuvre accomplie à Vienne était fragile. Aujourd'hui, l'Europe des Nations a fait oublier l'Europe des Princes.

  • Il est mort subitement, l'année suivante, avant d'avoir pu donner leur conclusion aux mémoires qu'on va lire. À travers ces pages pleines de chaleur, où éclatent sa culture, sa finesse, son patriotisme, ses qualités de caractère, on n'a pas de peine à imaginer l'homme qu'il fut, ni à comprendre la séduction qu'il exerçait sur nombre de ses interlocuteurs soviétiques. En poste durant la guerre d'Octobre, comme pendant la guerre civile qui a ravagé son pays, les circonstances l'ont amené à prendre des initiatives d'autant plus personnelles, que le pouvoir qui l'avait nommé avait pratiquement cessé, par moments, de mériter ce nom.(...) Mais il n'y a pas que le Liban, il n'y a pas que le Proche-Orient sur lesquels les Mémoires d'Antoine Jabre jettent une lumière nouvelle. Il a suivi, de très près en effet, de son observatoire moscovite, l'évolution des relations soviéto-américaines.(...) À lire Antoine Jabre, on se dit que l'Occident, dans les valeurs duquel il croyait profondément, aurait bien besoin de quelques hommes de sa trempe pour relancer, avec le Kremlin, un dialogue qui ne soit pas seulement celui des sourds, dont nous sommes aujourd'hui les témoins inquiets . André Fontaine

  • Maîtres à penser ou entremetteurs ; faiseurs de rois ou financiers occultes ; négociateurs acharnés ou fabricants d'images : depuis le Père Joseph, homme-lige de Richelieu, jusqu'à Marie-France Garaud, inspiratrice cachée des années Pompidou, ils n'ont jamais emprunté que les contre-allées du pouvoir. Pour mieux l'exercer ? Aujourd'hui, ils sont mitterrandistes ou chiraquiens, barristes ou rocardiens. Leur champion, bien sûr, a rendez-vous avec un destin national. Dévoués à leur grand homme, ils élaborent sa stratégie, cisèlent ses formules-choc et ses petites phrases, orchestrent ses apparitions et ses déplacements, structurent ses réseaux, gèrent son trésor de guerre et font tourner sa maison. Promoteurs de rencontres secrètes qu'ils savent, à l'occasion, rendre publiques, ils courent les dîners en ville et choisissent de distiller l'information assassine pour l'adversaire et, plus encore, pour... l'allié. Christine Fauvet-Mycia lève ici l'anonymat de ces conseillers très spéciaux et très discrets qui, par calcul, par amitié, par conviction ou par... hasard, sont devenus des éminences grises.

  • Ce livre n'est pas un essai politique ordinaire. Il ne retrace pas les étapes de la cohabitation, et ne nous révèle pas le nom du prochain président. Il décrit, avec une joyeuse férocité, l'ampleur de la coupure qui existe aujourd'hui entre les Français, et ceux qui les gouvernent. En effet, s'ils prétendent faire notre bonheur, les hommes politiques vivent pourtant dans un autre monde. Aucun problème quotidien ne les assaille. Depuis combien de temps Barre, Chirac, Lang, Léotard, Mitterrand, Rocard, et les autres, n'ont-ils pas pris le métro, acheté une baguette de pain, rempli une feuille de Sécurité sociale ou payé une contravention ? De voyages officiels en grand-messes militantes, d'inaugurations d'usines-pilote en visites guidées dans la France profonde, les princes de la République vivent en vase-clos. Ce document qui brise la loi du silence chère au microcosme, passionnera tous ceux qui suivent, avec un scepticisme amusé ou exaspéré, les péripéties de la vie politique.

  • De secousse rénovatrice en tumulte parlementaire, de putsch manqué en contestation latente, la droite n'en finit plus de se déchirer, de s'affaiblir. Les derniers mois ont été meurtriers. Si la tentative des rénovateurs a échoué, la rénovation, elle, n'a jamais eu autant de succès. Comme un révélateur, les aspirations qu'elle porte, ont plongé tous les appareils de l'opposition dans l'une des plus grandes crises qu'elle ait jamais connues. Le virus de la modernité est venu polluer tous les programmes, à la manière d'une disquette d'ordinateur piratée. Entre les mammouths - Chirac et Giscard - et les jeunes lions - Noir, Millon, Seguin, etc. - ils sont une bonne dizaine à pouvoir espérer répondre à tous les défis qui attendent l'opposition. Ils sont les pionniers d'une deuxième droite, comme il y eut une deuxième gauche. Devront-ils attendre, eux aussi, vingt ans pour imposer leur message ?

  • Nicolas et Olivier (Barre), Paul (Belmondo), Claude (Chirac), Serge et Olivier (Dassault), Éric (Peugeot), Philippe et Charles (de Gaulle), Jean-Christophe et Gilbert (Mitterrand), Philippe (Zitrone). Ils ont un nom, il ne leur reste plus qu'à se faire un prénom. Quelques-uns ont réussi, d'autres sont encore loin du but. Héritiers, ils ont, à portée de main, la puissance, l'argent ou la gloire. Qu'en feront-ils ? La transmission de pouvoir n'est pas si simple et la cohabitation père/fils est souvent synonyme de tension quand elle ne tourne pas à l'affrontement. Faut-il marcher sur les traces paternelles ? Voler de ses propres ailes ? Comment sortir de l'ombre en douceur sans être suspecté de vouloir tuer le père ? Peut-on succéder à une star, à un homme politique, au fondateur d'un empire sans conflit avec l'intéressé ou ses dauphins déjà pressentis ? En dépit de la légende dorée, les fils et les filles de personnalités célèbres ou de grandes familles ne vivent pas sans stress ou états d'âme leur (douloureux ?) destin... Un grand nombre d'entre eux ont accepté de se raconter, et de dévoiler quelques secrets de famille. Pour une fois, les fils à papa sont en vedette.

  • Ministres, chanteurs, patrons, philosophes, footballeurs, médecins, voici enfin les réponses à toutes les questions que vous vous posez : - Votre femme : faut-il ou non vous faire photographier avec elle dans Paris-Match ? À côté de la piscine ou non ? - Vous rencontrez Anne Sinclair dans l'autobus : comment rester calme ? comment la séduire pour passer à 7 sur 7 ? - Quelle est la vraie clé de la réussite de Michel Charasse ? ses bretelles ou son poste de ministre du Budget ? - Comment rentabiliser au mieux vos enfants, votre labrador ou votre sida ? - Comment parvenir à vous placer entre BHL et Jean d'Ormesson dans les manifs pour les droits de l'homme ? - Bref, comment devient-on un vrai médiatique traqué par toutes les chaînes ? Ce livre répond, en outre, à l'interrogation majeure de cette fin du XXe siècle : Yves Mourousi, déchu de sa chaire du 13 heures, a-t-il vraiment mérité ça ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Portugal : Les nouveaux centurions. Le 24 avril 1974, en fin de soirée, un chant s'élève sur la fréquence de Radio-Lisbonne. C'est le signal : dans les principales villes, les trois cents capitaines du Mouvement des Forces Armées donnent à leurs troupes l'ordre de marcher sur la capitale. Le 25 avril, sans effusion de sang, le Portugal a changé de régime. Et le monde, étonné, constate qu'un putsch n'est pas forcément d'extrême-droite et que, pour la première fois, des soldats acceptent de partager le pouvoir avec des militants socialistes et communistes. Mario Soarès, secrétaire général du P.C., rentre d'exil et reçoit le portefeuille des Affaires étrangères. Et voici que le général de Spinola, héros de la guerre coloniale, brade ce qui restait de l'empire portugais. Des millions d'hommes et de femmes découvrent le charme, pas discret du tout, de la démocratie. Les problèmes économiques, sociaux et politiques demeurent - la nomination du colonel Vasco Gonçalves à la tête du gouvernement, de même que les à-coups de la décolonisation, en témoignent. Mais l'espoir, cette idée neuve au Portugal, est bien vivant. Pierre Audibert et Daniel Brignon ont pu suivre sur place les péripéties du Mai portugais, celui des oeillets et des roses. Un reportage vivant, documenté, foisonnant d'informations et d'interviews inédites.

  • Journaliste au Point, l'auteur nous décrit la vie quotidienne des femmes de nos hommes politiques, car qui sont-elles vraiment ces inconnues célèbres?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ils s'appellent Anne, Jean-Paul, Gérard ou Isabelle... Derrière cette valse des prénoms, se cache un secret intime : ils n'ont pas rencontré le compagnon de leur vie par hasard, mais par l'entremise d'une agence. S'ils se sont mariés, c'est par le jeu de fiches portraits, de rendez-vous programmés, d'affinités tout droit sorties de la sélection de l'ordinateur. Et pourtant, tous sont formels : c'est de cette façon qu'ils ont trouvé l'amour. Qui sont-ils ? Quelle motivation profonde les a poussés à entreprendre cette démarche ? Quelle était leur véritable attente ? Comment ont-ils fini par trouver l'oiseau rare ? Et - question annexe - qui sont les laissés-pour-compte et pourquoi ? Dans Les coulisses du coeur, Madeleine Ghertman nous dévoile - de façon vivante, anecdotique et drôle - les histoires de ces milliers de couples qui ont pris leur destin en main. Un ouvrage plein d'enseignement sur le coeur et ses multiples raisons.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les valeurs de l'Islam, et celles de la France laïque et républicaine, sont-elles conciliables ? Peut-on, oui ou non, marier Marianne et Mahomet ? Pour la première fois, des musulmans de France relèvent le défi. Oui, répondent-ils, il faut d'urgence réconcilier la raison et la tradition, la modernité et la foi. Coran au poing, comme le jeune imam Soheib Bencheikh, ils démontrent que le message du Prophète ne s'oppose en rien aux libertés individuelles. Ces réformateurs se sont promis d'arracher leur communauté à l'obscurantisme. La République est-elle prête à les soutenir dans leur combat ? La classe politique à écouter, enfin, leur voix trop longtemps étouffée ? C'est à cette seule condition qu'on pourra, dans notre pays, écarter la menace de l'intégrisme. L'enjeu est vital pour tous les Français.

  • Dans les années 30, la gauche dénonçait les 200 familles qui contrôlaient l'industrie, la banque et l'assurance. Aujourd'hui, le capitalisme familial connaît un nouvel essor, restaurant ainsi cette mythologie.

  • Romancier - il fut le plus jeune Prix Goncourt, en 1945, de tous les lauréats primés, avec Mon village à l'heure allemande - critique cinématographique virtuose du Nouvel Observateur et du Masque et la Plume, essayiste, historien aussi, Jean-Louis Bory s'est donné la mort il y a dix ans. Aujourd'hui, si l'on se souvient de l'homme, de ses prises de position politiques et littéraires, ou de ses propos et écrits - souvent provocateurs - sur l'homosexualité, son oeuvre reste au purgatoire. Paie-t-elle encore cette insolence que l'écrivain considérait comme une vertu cardinale ? Marie-Claude Jardin, dans cette biographie, a voulu retrouver un Jean-Louis Bory tel qu'elle l'a connu, animé par une formidable curiosité de tout, et par un sens de l'humour à la fois radical et tendre. Elle a rencontré et interrogé les amis, les témoins, les complices de celui qui s'était lui-même désigné comme un drôle de zèbre. Mais, nombre des livres de Jean-Louis Bory étant autobiographiques - Ma moitié d'orange, Le pied... -, elle les a relus et, eux aussi, interrogés... Derrière tous les clichés - Bory lui-même contribuait à les multiplier - ,il y a une oeuvre littéraire, journalistique, au sens noble du terme, et un regard qui aujourd'hui nous manque.

  • Être, en quelque sorte, le filleul spirituel de Victor Hugo et d'Edgar Quinet. Être élu, de 1885 à 1919, député d'Eure-et-Loir. S'être battu en duel contre Clemenceau... Être contre la peine de mort, favorable au syndicalisme, partisan d'une politique sociale d'avant-garde fondée sur la mutualité. Lutter pour le renforcement des pouvoirs du chef de l'État. S'opposer au traité de Versailles et au démantèlement de l'Autriche-Hongrie. Être élu académicien à 44 ans. Présider la Chambre de 1898 à 1902, puis de 1912 à 1920, donc pendant toute la guerre... Une telle carrière aurait dû suffire pour mériter la considération des historiens de la Ille République. Mais non, on ne se souvient que du Président tombé d'un train, en pyjama, et qui démissionna moins de huit mois après son élection à la Présidence de la République. Paul Deschanel a déchaîné la verve des chansonniers et des caricaturistes. Thierry Billard, qui a eu accès à de nombreuses sources inédites, a choisi de réhabiliter un homme politique qui, avant d'être victime d'une dépression, a bien mérité de la République...

  • Notre époque voit se développer une nouvelle guerre des sexes, plus feutrée peut-être, mais tout aussi implacable : trop de femmes, en effet, se découvrent les orphelines d'une révolution avortée. Celles qui ont arraché les pavés de mai 68, se retrouvent aujourd'hui devant leur évier. Elles comprennent enfin qu'elles se sont laissé berner par un imposteur - le mari, le partenaire, le cohabitant - qui, tout rêve et toutes promesses oubliés, aurait décidé de gérer sa vie, et son foyer, comme une véritable entreprise. Cependant, les femmes ne se sont pas résignées pour autant ; à raison de 100 000 divorces par an, elles forment une nouvelle espèce de contestataires, qui revendiquent leur émancipation, dans un tête-à-tête permanent avec un adversaire dont elles occupent l'appartement. C'est donc un féminisme au quotidien qui resurgit dans cette guerre sans merci, à la fois douloureuse et cocasse. Dans ce livre alerte et revigorant, Françoise Auque-Warembourg met, une dernière fois, en garde les hommes qui ne se seraient encore aperçu de rien.

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