Vie pratique & Loisirs

  • Le sport tient désormais une place importante dans la vie locale. Il contribue à valoriser l'activité des collectivités territoriales et il participe de leur identité... Le présent ouvrage propose une analyse sociologique détaillée de trente années d'action sportive communale ayant pour cadre la ville de Bègles, située au sein de l'agglomération bordelaise. Ce livre s'intéresse principalement aux relations - contractuelles - qui se sont institutionnalisées, au fil des décennies, entre la municipalité et les clubs ou autres associations sportives, au travers de séquences et de dispositifs caractéristiques. Le thème de l'action sportive locale s'impose comme un domaine spécifique et original de l'action sociale. En matière de sport, toute réalisation est une construction subordonnée à l'accomplissement de formes de coopération et de relations d'échange se doublant de conduites stratégiques. De fait, le sport et les politiques sportives méritent, de la part des sciences de l'homme et de la société, une plus grande attention.

  • Ce livre propose des regards diversifiés - par les genres d'écritures et par les interprétations données - sur les genèses, les formes et les processus d'identification du sport au Québec. L'histoire du sport est présentée inscrite dans la société québécoise comme une "histoire qui s'écrit et qui se dit", c'est-à- dire dont la mise en récit a, en tant que telle, des effets de socialisation. Le hockey sur glace, qui apparaît à Montréal à la fin du xixe siècle, fournit un exemple emblématique de la dimension identitaire nationale du sport, qu'il soit de loisir ou de compétition. Longtemps sujet d'étude secondaire, le sport s'affirme de plus en plus, au Québec et dans le reste du monde, comme un élément majeur de la culture contemporaine. De la place de l'objet sport dans les sciences sociales et dans la littérature, la vingtaine d'auteurs représentant plusieurs universités canadiennes apporte un témoignage et des analyses montrant combien la culture du sport peut être un révélateur des changements sociaux globaux.

  • Le système des sports organisés est actuellement en pleine mutation. Le tennis y occupe la deuxième place depuis 1979 et il est aussi le premier sport féminin. Il a connu un développement explosif entre 1975 et 1986. C'est pour évaluer les modalités socio-spatiales de sa diffusion, le renouvellement social des pratiquants et les transformations de l'action sportive au quotidien dans les clubs, que l'ouvrage propose de la France à la Gironde, un voyage dans le temps et l'espace tennistique. L'approche historique permet la reconstitution des étapes de cette diffusion tant à l'échelon national que local et montre grâce à des cartes détaillées par département pour la France et par commune pour la Gironde, comment l'on passe en 120 ans, d'un jeu à une pratique banalisée. La typologie socio-spatiale de la pratique du tennis par département permet de voir ses lieux privilégiés en liaison avec les divers groupes sociaux. Deux enquêtes réalisées à l'apogée de son développement conduisent à vérifier à l'échelon local les composantes de la dynamique associative, le degré de rajeunissement de ce sport et l'étendue de sa démocratisation. Le cheminement à rebours dans le temps et l'exploration de l'espace français sont ainsi complétés par un état actuel des lieux de pratique et un instantané sociologique et sportif des pratiquants girondins.

  • "Les jours de fête dans mon village natal, le match de football de l'après-midi se situait entre la fanfare des pompiers, la grand-messe solennelle, l'apéritif du maire, le bal populaire et le feu d'artifice de 23 heures. Le sport, du même coup, apparaissait comme un simple prétexte parmi d'autres pour permettre à la collectivité d'affirmer, peut-être de souder son identité. On sent bien à quel point cette définition est peu satisfaisante, aussi bien pour les passionnés de sport que pour le philosophe. Et la question fuse immédiate : quelle est, par rapport aux autres fêtes, la spécificité de la fête sportive ? Quel est l'objet de ce culte qui réunit, chaque semaine de par le monde des centaines de milliers, voire des millions de personnes ? Et les tentations de réponses se pressent en nombre dont nous pressentons bien à quel point elles sont pertinentes, mais à quel point aussi elles sont dans le fond insuffisantes. La fête sportive, culte du corps ? Culte du "nationalisme", au sens péjoratif d'exaltation du groupe et d'exclusion de tous les autres ? Culte du vedettariat ? Culte de l'argent ? Notre embarras pourrait nous conduire à conclure un peu hâtivement que dans une société en crise, le sport ne peut être rien d'autre que l'expression de cette crise". Mais, c'est précisément parce qu'ils refusent de se résigner à cette conclusion facile, que les organisateurs de la 11ème Université Sportive d'Été ont retenu le thème : Sport, Fête et Société pour leur rassemblement annuel.

  • Ce deuxième numéro des Cahiers de l'USE traite de la recherche de la performance qui est à la base même du sport. Même si les clubs restent attachés au rôle éducatif de celui-ci, il n'en reste pas moins que la pratique de la compétition, individuelle ou collective, est la raison d'être des clubs. La performance est ainsi liée à la compétition. Aux enjeux traditionnels du sport de compétition, qui visaient essentiellement la valorisation de l'exploit individuel, sont venus s'adjoindre de nouveaux enjeux de portée internationale dont l'espoir de prestige et l'ouverture de nouveaux marchés économiques constituent, pour chaque pays concerné, les objectifs les plus stimulants.

  • "Le sport en pleine mutation" est le titre de l'Université Sportive d'Eté de 1987. Un titre ne dit pas tout, il est un raccourci qui doit traduire l'essentiel en quelques mots. Il indique une direction. Or la nôtre, nous l'avons détaillée dans les sous-titres comportant une variété de sous-thèmes, qui nous dirigeront sur des chemins très différents. Le sport n'est pas un champ clos. Ses limites, ses frontières sont imprécises. Avec lui et pour lui, nous devons, chaque année, traiter ensemble de technique de l'activité sportive, de psychologie, de médecine, de droit, d'économie, de communication, de sociologie et même de politique.

  • Après s'être intéressés aux mutations qui traversent le sport, il est logique de s'interroger sur la raison d'être et le devenir de la cellule associative. La question mérite bien d'être posée car le club sportif change dans un monde où ses relations avec l'environnement économique, social et politique sont-elles-même en transformation continue. Les problèmes que rencontre le club sportif ne peuvent être dissociés de ceux de son environnement. Or celui-ci fait sentir de façon accrue son emprise, en même temps que s'étend son champ d'influence. Il n'est d'ailleurs pas impossible que le concept même de club apparaisse de moins en moins adapté aux usages et aux besoins sociaux à mesure que se transformeront les frontières entre le travail d'un côté, les loisirs et la vie sociale de l'autre.

  • Réunie en 1990 à Montpellier, l'Université Sportive d'Eté a dressé un bilan détaillé de la réalité sociale du sport en France. Celui-ci voit augmenter le nombre de ses pratiquants et de ses associations. Il obtient de bons résultats dans les compétitions internationales. Il stimule la recherche et l'innovation technologique. Les marchés de la consommation sportive (habillement, biens d'équipement personnels, etc.) se développent de façon spectaculaire. Pourtant, l'éthique médicale ainsi que l'exigence éducative sont parfois bafouées tandis que la logique sportive cède le pas aux intérêts strictement économiques, médiatiques ou politiques. L'Université Sportive d'Eté a décidé de proposer au Ministre de la Jeunesse et des Sports, Roger Bambuck, et à l'ensemble du mouvement sportif d'organiser collectivement en 1991 les "Assises Nationales du Sport Français". Les principales raisons et les objectifs fondamentaux qui ont guidé cette décision sont précisés dans les différents chapitres composant le présent ouvrage. En outre, celui-ci établit sur la réalité du sport contemporain un "état des lieux" sans précédent, ayant mis à contribution plus d'une centaine d'experts et autant d'acteurs du monde sportif.

  • À l'évidence, les sportifs sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à pratiquer en dehors des clubs. Cette forme d'organisation caractéristique qu'est le club, inventée à la fin du xixe siècle, perfectionnée et diffusée tout au long du xxe siècle, est-elle vouée à disparaître progressivement ? Critiqué par tous ceux et celles qui n'ont pas pu - ou pas su - trouver leur place en son sein, le club sportif est-il encore une solution d'avenir pour le développement de l'activité sportive ? Traduit-il les aspirations d'une majorité de pratiquants sportifs ? Reste-t-il un lieu privilégié pour accéder au plus haut niveau de compétition ? Les responsables de l'Université Sportive d'Eté entendaient relever le défi. Un autre club sportif pour le xxie siècle ? Telle est l'interrogation générale à laquelle les participants de FUSE 1997, qui s'est tenue à Nîmes du 29 août au 2 septembre 1997, avec le soutien du Sport Université Nîmois, se sont efforcés d'apporter des éléments de réponse sans pour autant ni éluder, ni mésestimer les contradictions qui caractérisent actuellement le sport. Sans doute n'est-elle pas aisée la tâche qui consiste pour les acteurs des clubs à dégager pour les années à venir une ligne de conduite à la fois cohérente et efficace. Faire cohabiter pratique traditionnelle et formes d'activités nouvelles... Favoriser l'accueil et la cohabitation de pratiquants aux attentes variées... Concilier un individualisme croissant et un besoin retrouvé de sociabilité, la gratuité de l'effort et le mercenariat, la fidélité à des valeurs anciennes et l'adaptation à de nouvelles normes de pratique... Ou bien le club sportif des prochaines décennies saura recomposer une synthèse cohérente entre les valeurs, des missions et la sollicitation des publics ou il ne sera pas !

  • Aujourd'hui, diverses activités physiques et sportives ont pour cadre un environnement de nature supposant des opérations d'aménagement et un entretien des espaces. Les pratiques sportives plus "traditionnelles" sont également marquées par une évolution en matière d'environnement architectural et urbanistique. Le sport ne s'organise plus nécessairement autour d'un unique centre de gravité : la compétition en club, au plus haut niveau de performance possible, tandis qu'avec le développement du loisir, les "valeurs" de l'hédonisme, de la liberté, de la nature s'affirment... De fait, les interrelations entre le sport et l'environnement sont complexes et changeantes. Les mass médias y font souvent référence, confirmant ainsi l'impact psychologique du thème et l'expression d'intérêts parfois contradictoires. L'objectif principal de ce Cahier de l'Université Sportive d'Été est d'établir un aperçu détaillé de la question en sollicitant les acteurs (élus politiques, responsables d'associations, techniciens de l'aménagement, professionnels du sport et du tourisme, universitaires, experts ou même simples pratiquants sportifs...) opérant dans le domaine considéré. Grâce aux contributions rassemblées, prenant la forme de conférences, d'exposés, de témoignages, de débats et de tables rondes, le lecteur identifie clairement les points de vue et les enjeux. Pour autant l'ouvrage n'a pas la prétention de fournir une réponse définitive. On peut d'ailleurs penser que le thème "Sports et environnement" est appelé à rester "problématique" tant il est riche de conceptions spécifiques visant à l'épanouissement de la personne, au contact d'autrui ou de la nature, et d'expressions symboliques et esthétiques allant souvent à l'encontre d'intérêts strictement économiques.

  • Le "Stade Bordelais" a fêté en 1989 un siècle d'existence et de réussites sportives. Il est caractéristique de la première génération des clubs sportifs qui ont vu le jour en France dans les années 1880-90. C'est même le premier club de province qui soit apparu dans le pays. Il s'est officiellement constitué le 18 juillet 1889. Doyen des clubs locaux aujourd'hui en activité, le Stade Bordelais a joué un rôle essentiel dans le développement du sport à Bordeaux, dans la région - et bien au-delà - grâce à la volonté opiniâtre et passionnée de ses dirigeants. En rugby, par exemple, il fut la première association sportive de province à mettre un terme au règne des deux grands clubs parisiens : le Racing Club de France et le Stade Français. Entre 1899 et 1911, le "Stade"- devenu le S.B.U.C. - allait disputer 12 fois la finale du championnat de France et remporter 7 titres : 1899, 1904, 1905, 1906, 1907, 1909 et 1911... Son Stade Sainte-Germaine fut un haut-lieu du sport français pendant des dizaines d'années. S'y déroulèrent notamment sept finales du championnat national de rugby, le premier France-Afrique du Sud en 1913, le premier France-Espagne de football en 1922 et de grandes compétitions d'athlétisme. Le club a fourni au sport français de nombreux internationaux, dans diverses spécialités. Le modèle associatif s'affirme comme une des composantes de la vie locale participant du changement social et de la modernisation de la société. Le sport se définit par les obligations et limites qui pèsent - dans ce domaine - sur la liberté de décision, d'action et d'invention des hommes, du fait de leur nécessaire collaboration dans l'accomplissement de buts collectifs. Conjointement, le club sportif ouvre à l'imaginaire, à cette somme d'émotions partagées sans laquelle il ne saurait y avoir d'expression culturelle. L'ouvrage permet de connaître le contexte dans lequel est apparu le sport à Bordeaux, sous la forme de multiples disciplines, et comment il s'est progressivement ouvert à un vaste public. Envisagé dans ses premières décennies d'activités, le Stade Bordelais U.C. s'impose comme une pièce essentielle de l'histoire - sociale, culturelle et technique - du sport en France.

  • Le surf, comme toute pratique humaine, est révélateur de sens et de signification, et la construction autour de la vague porteuse d'un dispositif scénique qui se réalise sous nos yeux donne à réfléchir à trois tendances majeures de cette fin de siècle : la première est celle de l'individuation qui se distingue de l'individualisme qui est repli sur soi ; la deuxième est liée à l'émergence de nouvelles territorialités ; la troisième est inhérente aux discours énonciateurs qui sont repris par les média, les pouvoirs et les agents économiques. Bordeaux et l'Aquitaine sont des lieux où s'élabore en France une socio-géographie des sports à partir d'analyses valorisant la dimension sociale des faits spaciaux. Des études sur les sports collectifs et notamment le rugby ont déjà permis de définir un processus emblématique d'identification communautaire fondé sur le club, le stade et la communauté locale. Ici, en déplaçant l'analyse sur des pratiques individuelles, nous mettons en lumière un processus symbolique d'individuation territoriale fondé sur la diversité des modalités de pratiques et les agrégations sociales éphémères.

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