Langue française

  • Le docteur Fer est une femme dangereuse. Dans sa «Folie», le vaste hangar où elle réside, elle «bricole» une machine à modifier la réalité. Machine dont elle est la seule à comprendre le fonctionnement et qui se compose d'un invraisemblable bric-à-brac dont les cadavres humains ne sont pas exclus. Pour Néon, jeune Loup d'un Paris en miettes, l'univers du docteur Fer est incompréhensible et menaçant. Qu'elle l'enrobe de barbe à papa, qu'elle inverse localement la pesanteur jusqu'à faire s'écraser au plafond sa femme, Eau, ou qu'elle s'acharne à remettre en route un maire virtuel, passe encore... Mais le jour où son camarade Pixel se met à délaisser ses parties de bataille navale pour collaborer au sabotage du réel, rien ne va plus...

  • La Terre au XXVIIIe siècle, sous la dictature de Quartz II. Tout individu doit régulièrement passer des tests qui mesurent son aptitude psychosociale, tandis que des normes artistiques rigoureuses sont imposées à la population : les romans sont fabriqués par des machines selon des critères bien définis, la peinture ne doit pas sortir de l'abstrait officiel et la musique ne peut qu'être atonale... Insupportable obscurantisme étatique contre lequel va s'insurger un jeune étudiant en beaux-arts. Commence alors pour le dissident Jan Artuby une carrière d'agitateur qui va le mener jusque dans les étoiles... Un roman d'aventures qui s'est bonifié au fil des ans jusqu'à atteindre les dimensions d'une fresque prophétique.

  • Au contact des réalités pakistanaises de 1992 à 1996, l'auteur, correspondante de presse, découvre combien l'image de Benazir Bhutto en Occident est confuse et naïve. Au fil de ses rencontres avec l'ancien Premier ministre et les siens, avec ses adversaires politiques, avec les femmes de milieu pauvre ou aisé, elle dresse le véritable portrait de Benazir.

  • Marcel Gonstran, un vieil ouvrier noir martiniquais, au moment de mourir évoque les souvenirs, sombres ou lumineux, qui ont emporté sa vie dans leur ronde. Jeune encore, il s'est pour un temps exilé en France où il rencontre et épouse Eléonora, bretonne aux yeux bleus et aux cheveux blonds qui lui donnera un fils débile..., « une reine », pense-t-il, et peu importe que ce soit une ancienne prostituée. Puis il est revenu au pays où il mourra malheureux et solitaire. La danse des souvenirs emmène constamment Gonstran de la décevante métropole aux Antilles, à ses amis, aux femmes qu'il a aimées, au monde de l'enfance. C'est la musique de l'écriture qui crée ici l'unité : douleurs, rires, joies, amertumes, tout est vécu au niveau de la sensation et de la sensibilité, dans une langue à la fois riche et naïve, d'une rare qualité poétique et qui ne doit rien au pittoresque ni au folklore. Une voix antillaise jamais entendue.

  • Pierre Magnan nous donne une nouvelle lecture de dix de ses romans ; il nous distille les paysages et leurs habitants, les vrais et les imaginaires, ces derniers s'inscrivent dans le décor d'une Haute-Provence mise en images par Pierre Ricou.

  • Une jeune femme, en conflit avec son père, amoureuse d'une étrange créature venue des étoiles : un vampire stellaire qu'elle cache dans son grenier et nourrit de son sang... Un bal où les hommes sont déguisés en femmes et les femmes en bêtes, où la proie n'est pas toujours celle que l'on croit. Moïra, une artiste qui à coups de crochet sur des draps détrempés de vie fait rugir toute la puissance de son art, de véritables oeuvres de chair...Tableaux du délire, recueil posthume, dérangeant, rassemble les meilleurs récits d'Alain Dorémieux et un inédit écrit en collaboration avec Fabienne Leloup.

  • La pibale, c'est l'alevin de l'anguille que les Girondins, les Landais et les Basques pêchent clandestinement et qui vaut très cher au marché noir... Car nous sommes en 1942, dans une petite ville « occupée ». Pibale, c'est également le surnom donné à un adolescent de 17 ans, lâche et mythomane. Son oncle Gérard qui l'élève, et qui est un caïd du milieu, veut faire de lui un avocat. Mais Pibale rêve d'égaler son père, « le Pacha », un gangster notoire, emprisonné depuis plusieurs années. Or le jeune homme ne va réussir à se distinguer que dans la délation et la veulerie. À cause de lui, des résistants seront arrêtés et aussi son oncle. Lui-même sera jeté en prison où il jouera le rôle de « mouton ». Mais jusqu'où pourront aller les conséquences de sa fabulation et de ses impostures ? Remarquable par sa précision et son extrême finesse dans la simplicité, ce livre est le portrait magistral d'un anti-héros, Pibale, mais aussi la peinture très originale d'une tranche de vie sous l'occupation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au grand jour des Assises Nouv.

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le troisième volet des aventures de la belle criminelle sicilienne Lippia Cittriodora.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un essai sociologique sur la publicité par un professionnel de la pub et de la presse.

  • Protégés par des secrétariats intraitables, quelques milliers d'administrateurs et de fonctionnaires de haut rang P.-D.G et grands directeurs, déploient sur la France entière, à partir de bureaux discrètement prestigieux, un pouvoir redoutable. Mais quelles sont les racines historiques de cette puissance, et aujourd'hui, quels en sont les fondements ? Et comment faire pour accéder à ces sommets de la fonction où l'on vit tout autrement que le commun des mortels ? Quelles moeurs y règnent ? Quels privilèges pour quelles charges ? Cette oligarchie nouvelle ne manque pas de défier le pouvoir politique. jusqu'où peut-elle aller dans un pays qui s'est doté d'institutions stables et où la gauche gouverne depuis mai 81 ?

  • "Familles, je vous aime", clame Maurice Champagne-Gilbert... mais à condition qu'elles changent. Oui, la famille peut et doit être le lieu par excellence où se développent et s'épanouissent adultes et enfants, dans l'amour, le respect, et la liberté. Cela exigerait une attention véritable aux constants besoins de croissance de la personne humaine, c'est-à-dire une conception révolutionnaire des rapports humains dans nos sociétés occidentales. Avec une immense passion pour la vie, pour l'être humain, avec une infinie tendresse, l'auteur réévalue tous les aspects de la vie familiale : des repas pris, ou non, en commun, au problème de ce qu'on appelle à tort la fidélité conjugale, en passant par la sexualité des adolescents. Un livre généreux, tonique et fort qui interpelle tous les publics et qu'on pourrait résumer ainsi : savoir vivre avec soi-même pour pouvoir vivre avec les autres.

  • Marcel Landowski, musicien, créateur, directeur de la Musique sous Malraux, aujourd'hui chancelier de l'Institut de France... dans cette longue carrière, quel personnage l'emporte, l'artiste-compositeur ou le haut fonctionnaire de la Culture ? Son credo pourrait se résumer ainsi : l'État au service de la musique et la musique au service de l'espérance. Telle paraît être la raison d'être de sa vie, son honneur d'être compositeur. Donner aux autres un chant qui enchante, et lutter dans notre société pour apporter à tous, et d'abord aux enfants de France, le monde ineffable de la musique. Sa propre création a été l'enjeu d'une sorte de querelle entre anciens et modernes. Jamais il n'adhérera aux ruptures formelles. À ceux qui lui reprochent d'être trop traditionaliste, il répond que l'humilité devant le mystère de la création doit l'emporter sur les fureurs dogmatiques. Au fil des années, entre charge publique et création musicale, Marcel Landowski a su imposer ses idées. Aujourd'hui, il laisse une empreinte profonde aussi bien comme serviteur de l'État que comme compositeur dont les oeuvres sont jouées un peu partout dans le monde.

  • Hôtesse de l'air : voilà un métier auquel rêvent bien des jeunes filles. Hélène Monnot, venue tenter sa chance à Paris, entrera dans cette carrière presque par hasard - un peu pour retrouver le séduisant commandant Paul Guérin et le navigant Albert Ladurée, devenus ses amis. De Hong-Kong à New York, des Pyramides à Buenos-Aires, elle sillonne le monde, découvrant les pays les plus divers, les gens les plus bizarres. Et son coeur, au gré des horaires, des départs imprévus, des aller - et - retour, oscillera parfois entre les deux hommes qu'elle croise, qui l'aiment, auxquels elle tient... différemment. Depuis plus d'un an les auditeurs d'Europe N° 1 suivent passionnément les aventures d'Hélène et de ses amis. Ils les retrouveront dans ce roman d'amour, aux rebondissements et aux péripéties multiples.

  • Qui est ce diable dont on fait le procès ? Est-ce celui que l'on accuse : l'amant de la belle et énigmatique Juliette, la victime ? Il l'appelait par son nom de famille « Leroy », comme un homme... Est-ce cet insaisissable personnage qui a rôdé dans la ville durant les trois jours précédant le drame et qui s'est évanoui sans laisser de traces ? Et si le diable porte jupon, est-ce cette jeune femme qui s'avance à la barre d'un pas lent et feutré, dont l'accusé connaît le vice - et elle le sait ? Mais le diable a de multiples visages et il sait les prendre tour à tour...

  • "Mère très malade. Présence indispensable". L'énorme concierge des Conserveries Réunies, près de Bône, quitte immédiatement son emploi - mais sa mère est morte lorsqu'il avait neuf ans... Dans une villa isolée de Cassis, un télégramme d'Alger met en mouvement ses étranges habitants. Sur le Vieux Port de Marseille des Nord-Africains sont en alerte : le médiateur F.L.N. arrivera-t-il à destination ? Et Frédénucci, fou de rage contre le 2ème Bureau, se demande pourquoi on lui réserve la position de la chèvre qui doit attirer le fauve - une chèvre de 1,82 mètre, et de 96 Kg, qui cherche, qui aime la bagarre spécialement sous le soleil...

  • En 1717 au fond d'un sombre cachot de la Bastille, Antoine de Lamothe-Cadillac écrit fiévreusement ses Mémoires. Fondateur de Détroit, chevalier de Saint-Louis par la grâce de Louis XIV, premier gouverneur de la Louisiane, il ne lui reste désormais que sa plume pour affronter ses ennemis de toujours : les jésuites. Mais des mots valent parfois une épée, pour peu qu'un bouillant sang gascon les anime. Officier de génie, flibustier sanguinaire, coureur des bois en Acadie et en Nouvelle-France, trafiquant d'alcool et de fourrure de castor avec les Indiens, Cadillac fut tout cela avant d'installer un poste avancé entre les lacs Érié et Huron en un lieu nommé le Détroit. Lancé à la conquête de ses rêves, il nous entraîne à sa suite au coeur des aventures les plus folles. « OEil d'aigle, jambe de cigogne, moustache de chat, dent de loup », comme son aïeul Cyrano de Bergerac, il est aussi séduisant et truculent que querelleur et affabulateur.

  • Dans les premiers mois de la Révolution, tandis qu'on démolit pierre par pierre les murs de la Bastille, une figure surgit qui va bientôt devenir légendaire. C'est celle de Latude, emprisonné pendant trente-cinq ans pour un complot imaginaire contre Mme de Pompadour, évadé de Vincennes et surtout de la Bastille, dont l'histoire, digne d'un roman d'Alexandre Dumas et pourtant authentique, est racontée ici, à travers un tableau saisissant de la police et des prisons parisiennes sous l'Ancien Régime. Qui était véritablement Latude, qui en fait s'appelait Danry ? Le XIXe siècle a vu en lui "une des plus touchantes victimes du despotisme royal", et certes son infernale détention et ses évasions spectaculaires forcent la sympathie. Mais à y regarder de plus près, le personnage n'apparaît pas toujours aussi édifiant que sa légende. Escroc un peu, mythomane beaucoup, dérangé peut-être, ses fausses manoeuvres lui valurent de devenir prisonnier d'État. Fêté comme un héros au début de la Révolution, objet de curiosité patriotique et mondaine, pensionné par l'Assemblée nationale, il mourut octogénaire sous l'Empire dans la quasi-misère dont il avait tenté de sortir cinquante-six ans plus tôt. Sur le cas Latude, l'enquête méritait d'être reprise.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est tout juste s'ils ne m'aident pas à nouer mes mains autour de leur cou affirme de ses victimes M. Cauchemar, étrangleur par persuasion. Un brouillard gluant. Des cris d'épouvante et de mort dans la nuit. Un enfant apeuré et émerveillé. Un mystérieux secret caché dans un livre. Un dénouement au choix.

  • Bien qu'elle n'ait pas publié d'ouvrage d'ensemble sur la question féminine depuis « Le Deuxième Sexe » en 1949, Simone de Beauvoir n'a cessé de s'exprimer en de nombreux articles, interviews, préfaces, etc., et ses prises de position l'ont constamment maintenue à l'avant-garde du féminisme. En étudiant tous ces textes et l'action militante de Simone de Beauvoir à partir de 1970, cet ouvrage présente un exposé clair, exhaustif et pénétrant du néo-féminisme beauvoirien qui, en de nombreux points, a évolué et s'est radicalisé. Où l'on voit que si Beauvoir n'a pas varié, par exemple, quant à la nécessité pour chaque femme d'être économiquement indépendante, elle ne croit plus, désormais, à la libération des femmes par le seul avènement du socialisme et considère cette libération des femmes comme première et fondamentale pour une révolution globale engendrant de nouveaux rapports entre tous les êtres humains. Alors qu'on parle d'une stagnation du féminisme, la pensée de Simone de Beauvoir est plus que jamais provocante et singulièrement stimulante.

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