Sciences & Techniques

  • Des anecdotes toutes plus étonnantes les unes que les autres.
    Il ne faut pas se leurrer, le quotidien d'une aide-soignante, c'est avant tout de laver des postérieurs... des gros, des petits, des flasques et surtout des douteux ! Mais que peut-il donc y avoir d'intéressant à raconter sur ce métier ? Je vous propose d'embarquer avec moi, vous verrez qu'il foisonne d'anecdotes toutes plus étonnantes les unes que les autres. Les relations humaines sont au coeur de ce livre, et je vous présenterai mes patients les plus marquants, qui sont un véritable reflet de notre société. Les thèmes abordés sont intemporels : de l'impudeur à la folie, de la violence à la générosité des patients, en passant par l'influence du porno et les diverses sollicitations sexuelles que j'ai pu avoir, sans oublier des sujets plus graves tels que la maladie et l'accompagnement en fin de vie. Je m'appelle Magali, j'ai 52 ans et je suis aide-soignante à domicile depuis plus de 30 ans.
    Découvrez le témoignage touchant de Magali, 52 ans, aide-soignante à domicile depuis plus de 30 ans.
    EXTRAIT
    Drôle de surnom pour un criquet, mais c'était plutôt comique, et cela montrait l'affection qu'elle pouvait avoir pour ce petit insecte, qui représentait le seul lien qu'elle avait entretenu avec le monde extérieur depuis bien longtemps. Elle le garda pendant plusieurs semaines dans sa boite, en le sortant parfois un peu pour le faire sautiller dans sa pièce et en le nourrissant comme elle pouvait. Mais lorsque la mère supérieure remarqua son petit numéro, elle fut outrée et confisqua immédiatement la boite d'allumettes pour remettre le criquet en liberté. Non pas qu'elle se préoccupait de la santé de l'animal, elle veillait plutôt à faire respecter la règle, qui est très simple, mais ne tolère aucun manquement : les soeurs n'ont droit à absolument aucune distraction afin de ne pas être détournée de Dieu, pas même un petit criquet. Elles ne s'intéressent donc bien évidemment pas aux dernières tendances à la mode et n'ont aucun signe de féminité. Par exemple pour ne pas avoir à se coiffer, elles se coupent les cheveux entre elles, car elles doivent toujours avoir les cheveux courts sous leur coiffe. Et leur unique tenue, qu'elles gardent jour et nuit, se compose d'une chemise blanche à manche longue près du corps, surmontée d'une robe de couleur marron, elle-même recouverte par un scapulaire blanc (un vêtement religieux tombant des épaules sur la poitrine et sur le dos, c'est-à-dire, pour ceux qui ne visualisent pas ce que ça représente, quelque chose que l'on pourrait imaginer comme un tablier recto verso). De plus, leurs sandales sont également marron. Elles peuvent aussi avoir certaines vestes ou couvertures pour l'hiver, mais tout est toujours de couleur marron !

  • «?Paul, avec de la volonté, on peut tout avoir?!?»
    J'ai souvent entendu ce dicton de la bouche de ma mère et il est vrai qu'il s'est vérifié pendant très longtemps?: j'ai voulu un camion de pompier et le Père Noël me l'a apporté. J'ai tant voulu, pendant longtemps, ne penser qu'à moi, que pas la moindre relation sérieuse ne s'est alors présentée. C'est le jour où j'ai rencontré Emma et que, plus que tout, j'ai voulu être père, que le dicton s'est enrayé.
    Ce qui est certain, c'est que j'ai inconsciemment dû vouloir que tout se complique à partir de là parce que, sur ce plan, les FIV m'ont exaucé?: entre la découverte de mon infertilité, les sous-sols glauques avec une éprouvette dans une main et une revue érotique dans l'autre, tant d'espoirs à chaque réimplantation d'embryons, l'infinie tristesse des échecs successifs, le courage d'Emma jamais récompensé, ma culpabilité grandissante et la solitude d'un homme dans un tel parcours, j'ai parfois tellement voulu tout arrêter...
    mais le dicton avait raison?!
    Un témoignage poignant sur le combat d'un couple stérile pour avoir un enfant !
    EXTRAIT
    Les semaines qui suivirent furent une accélération logique de cette phase de bouleversement intense. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Emma emménagea dans mon appartement deux semaines après l'épisode de la main. Ce fut rapide, de l'avis de notre entourage. Je fis la connaissance de sa famille et de ses amis. Elle fit de même. Nous vivions sur un même rythme. Nous endormant ensemble et nous réveillant ensemble. Nous nous découvrîmes quelques goûts communs et en inventâmes d'autres. Ce fut une période intense de négociations concernant les mille projets qui se bousculaient avec au programme, destination du voyage de noces, couleur de poil du chat que nous allions adopter, choix du mobilier pour l'appartement dont l'achat était d'ores et déjà planifié l'année suivante et toutes ces petites choses partagées, ces complicités de mots ou de gestes qui faisaient que nous empruntions du même pas un chemin commun.
    C'est dans ce contexte d'amour naissant, mais déjà sûr de lui, qu'Emma posa la première pierre d'un projet séduisant.
    - Veux-tu un enfant ? me demanda-t-elle un matin, au réveil.
    - Naturellement !
    À cet instant venait de naître le désir. Il allait bouleverser nos vies.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Le parcours émouvant et drôle d'un couple prêt à tout pour fonder une famille. Un magnifique témoignage. - Bislys, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Paul Canuhèse vit toujours avec Emma, en région parisienne. Il est aujourd'hui papa d'un petit garçon.

empty