Langue française

  • À l'épreuve du Grand Nord, un jeune chien-loup apprend à survivre dans ce paysage glacé et sauvage. Il sera recueilli par des Indiens qui lui donneront son nom : Croc-Blanc. Il découvre auprès de ces hommes la chaleur et la quiétude mais aussi le goût du sang. Racheté par un homme blanc sans foi ni loi, il deviendra chien de combat et découvrira un sentiment inconnu de lui jusqu'alors : la haine. Texte mythique et universel paru en 1906, Croc-Blanc est ici à redécouvrir dans la traduction inédite de Stéphane Roques qui dépoussière les dialogues dans une langue beaucoup plus nerveuse. Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Il nous a laissé une oeuvre prolifique publiée entre 1900 et 1917 dont les fameux Martin Eden ou L'Appel sauvage avant de s'éteindre en 1916.

  • Le livre « Je souffrais de ce que je ne me sentais jamais assez près de ma femme. J´avais beau la tenir dans mes bras, la serrer sur ma poitrine à l´écraser, son corps était toujours un corps à côté de mon corps, son cerveau, un cerveau à côté de mon cerveau, son coeur, un coeur à côté de mon coeur. Et cela ne laissait pas de m´étonner. Ne pas pouvoir être un avec ce qu´on aime ! » La boîte en os, métaphore du crâne humain, est le dernier obstacle entre John et Margaret, sa femme. Histoire d´amour fou, quête désespérée de l´impossible fusion, jamais l´union d´Éros et de Thanatos ne fut plus absolument consommée que dans ce court roman écrit en 1931 et considéré par Jean Cocteau comme l´une des productions les plus inouïes de ce siècle.


    « Un récit incomparable. » Le Monde L'auteur Née en 1904, Antoinette Peské, fille d´un peintre, composait déjà d´étonnants poèmes à l'âge de huit ans. Cette vocation précoce se cristallisera dans deux romans, La Boîte en os et Ici le chemin se perd (écrit en collaboration avec son mari Pierre Marty sous le nom de plume Peské-Marty), qui fédéreront autour d´eux les plus grandes admirations (Jean Cocteau, Pierre Mac Orlan, Félix Fénéon). Antoinette Peské est morte en 1985.

  • Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l'art du siècle dernier. Sept chapitres, où l'on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu'il vécut son exil au Mexique.
    Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l'aune d'événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

  • Illustrations d'Alphonse de Neuville et de Paul Gavarni Au hasard d'une soirée, Armand Duval, riche bourgeois de la haute société parisienne, s'éprend de celle dont il ne faut pas : Marguerite Gautier, courtisane de son état. Si la société de l'époque admet que l'on puisse entretenir une telle liaison, tomber amoureux relève de l'interdit. Et pourtant... C'est à un inconnu compatissant, pour qui la jeune femme est un objet de rêverie et peut-être de fantasme, qu'Armand Duval racontera cet amour interdit fait de passions, de jalousies et d'instants de véritable bonheur. Mais comme le chemin de l'amour est semé d'embûches, alors que la belle Marguerite succombe aux sentiments d'Armand, elle tombe malade et finira par être emportée par la tuberculose. Chef-d'oeuvre transposé par son auteur lui-même au théâtre et par Giuseppe Verdi à l'opéra, ce roman a été adapté à de multiples reprises pour le cinéma et la télévision. Alexandre Dumas fils (1824-1895) a connu un immense succès pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle, essentiellement pour ses pièces de théâtre qui ont fort mal résisté au temps. Subsiste un chef-d'oeuvre, La Dame aux camélias, roman paru en 1848 et qui peut être considéré comme autobiographique dans la mesure où il dépeint fidèlement la relation qu'entretenu l'auteur avec Marie Duplessis.

  • Non, la retraite ce n´est pas le début de la fin ! Au contraire c´est le début d´une vie enfin libre. Elle est dans le mouvement, l´action, la plénitude. L´occasion rêvée de réaliser des projets longtemps différés, d´être créatif et citoyen.

    La Vie commence à soixante ans est  une invitation à suivre le chemin du temps retrouvé, pour soi, et pour les autres.

  • Les immémoriaux

    Victor Segalen


    Les Immémoriaux, ce sont les Tahitiens qui ont trahi, en les oubliant, leurs dieux et leurs coutumes. L'arrivée des Européens à la fin du XVIIIe siècle a violemment mis un terme à une culture restée jusque-là intacte.
    Mais Paofaï, le dernier païen, ne s'avoue pas vaincu et part à la recherche d'une écriture capable de sauvegarder les « gestes qui ne doivent pas mourir ».
    Ce premier livre de Victor Segalen est soigneusement documenté sur la culture polynésienne. Empreint de poésie et de sensualité, il fait écho aux rapports complexes qu'entretiennent nos sociétés contemporaines à l'idée de civilisation.

  • - Nasr Eddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? vient lui demander un autre de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.


    - Tu n´as vraiment pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m´en servir pour mettre à sécher de la farine.


    - Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te croie ?


    - Tu n´es qu´un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu´on n´a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n´importe quoi dessus ?


    Ou comment de l´absurde faire surgir la vérité, tirer du rire le plus sûr des enseignements et libérer par l´idiot la parole de tous... Forte de plus de cinq cents fabliaux composés entre les XIIIe et XVe siècles et mettant en scène le maître Nasr Eddin, cette édition est le fruit de vingt ans de travail : un classique à garder à portée de la main.


    Édition établie par Jean-Louis Maunoury

  • Le livre Sise au fin fond de la forêt, une cabane en rondins abrite deux êtres hallucinés : un colosse marqué par la folie et son fils. Orphelin de mère livré à lui-même, nourri dans ses premiers jours avec le lait d´une hérissonne trouvée morte, ce dernier se retrouve adulte devant un juge silencieux pour avouer des actes inqualifiables. Son témoignage l´amènera à révéler peu à peu, en toute ingénuité et dans une langue unique, l´incroyable histoire de sa vie comme le destin tragique de son père.
      L'auteur Né en 1960 à Drummondville, au Québec, Jean-François Beauchemin travaille d´abord comme rédacteur puis comme réalisateur à Radio-Canada, avant de publier des romans. En 2004 paraît Le Jour des corneilles, récompensé par le prix France-Québec. La même année, il est terrassé par une violente maladie qui le plonge dans le coma. À la suite de ce face-à-face avec la mort, il écrit La Fabrication de l´aube (prix des Libraires 2007 au Québec), récit autobiographique dans lequel il raconte ce qu´il considère comme une résurrection et sa conversion spirituelle.

  • L'Involontaire

    Blandine De Caunes

    Jane, du haut de ses vingt ans, observe le monde avec une lucidité à la fois légère et grave. Éprise d'un champion du monde de lutte dont les performances amoureuses sont inversement proportionnelles à ses performances sportives, elle ne le voit qu'entre deux compétitions. Pour combler ses absences et cette solitude, elle accepte les avances d'un vieux monsieur très riche. Car Jane veut tout, comme on veut tout à vingt ans et, à défaut de s'aimer elle-même, elle aime son corps, sa jeunesse dont elle ne veut rien perdre - obsédée déjà par la fuite du temps.
    Blandine de Caunes est la fille de Georges de Caunes et de Benoîte Groult. Elle a fait du théâtre, de la radio et du journalisme avant de se consacrer au monde de l'édition. Outre ce roman, elle a publié en 1980 Des nouvelles de la famille avec Lison de Caunes, Flora et Benoîte Groult et Paul Guimard. Elle a également préfacé le Journal d'Irlande laissé par sa mère. Elle est l'auteure de La Mère morte (Stock, 2020).

  • Édition préparée et présentée par Jean-Louis Maunoury- Qui a tué et dépecé mon mouton ? s'écrie-t-il furieux.- C'est moi, maître, répond Hussein.- Alors tu seras dépecé à ton tour en enfer ! Qui l'a fait cuire ?- C'est moi, maître, répond Nasîmî.- Alors tu cuiras en enfer ! Et toi, Nasr Eddin, qu'as-tu fait ?- Moi, maître, j'ai seulement ri en les regardant.- Eh bien, toi alors, tu riras jusqu'à la fin des temps.Où nous retrouvons, toujours sur son âne juché, Nasr Eddin Hodja, personnage de légende issu du folklore arabo-musulman, pour de nouvelles aventures. Complément des Sublimes Paroles et Idioties, dans le respect de la tradition populaire, Jean-Louis Maunoury restitue ici toute la saveur et l'irrévérence d'historiettes tour à tour morales, absurdes ou coquines composées entre les XIIIe et XVe siècles.Héros légendaire qui aurait vécu en Turquie au XIIIe siècle, Nasr Eddin Hodja est célèbre dans tout le monde musulman comme l'incarnation même de l'irrévérence.

  • Le livre Raymond Queneau regardait Rue des Maléfices comme le plus grand livre jamais écrit sur Paris ; un livre qui l´empêchait même de dormir tant les histoires «vraies» que Jacques Yonnet raconte ne sont pas de tout repos. Fin connaisseur des venelles sombres et des garnis de la rive gauche, ce dernier parle du quotidien des artisans, voyous et gouailleuses de cette vieille capitale qui est « comme une mare, avec ses couleurs, ses reflets, ses fraîcheurs et sa bourbe, ses bouillonnement, ses maléfices, sa vie latente ».


    À la manière d´un Cendrars, Jacques Yonnet évoque, par les faits divers et les drames, le quotidien de ce monde aujourd´hui disparu : Paris mystérieux où la Bièvre se jetait encore à ciel ouvert dans les marais de la Seine...

    L'auteur Né en juin 1915, Jacques Yonnet fut poète, parolier, dessinateur, peintre, sculpteur et auteur de Rue des Maléfices, chronique secrète d´une ville, initialement paru en 1954 aux Éditions Denoël sous le titre Enchantements sur Paris. Ces chroniques, considérées comme l´un des meilleurs livres écrits sur Paris et ses habitants sous l´Occupation, ont été saluées par Raymond Queneau, Jacques Audiberti, Jacques Prévert et Claude Seignolle. Très actif au sein de la Résistance parisienne, Jacques Yonnet fut également celui qui, par la publication en septembre 1944 d´un article intitulé « Petiot, soldat du Reich », provoqua l´arrestation du tristement célèbre docteur Petiot, auteur de plus de soixante meurtres et qui se cachait au sein même de la Résistance française sous le nom de « Valéry ». Jacques Yonnet, devenu par la suite chroniqueur gastronomique, est mort le 16 août 1974.

  • Un adolescent rend visite à son oncle qui vit cloîtré sur une île entourée de montagnes. Le vieux célibataire, en cet étrange domaine, parle peu, n´a rien de commode et porte pourtant en lui les forces et les failles de toute une existence. À la fin du séjour, et sans que rien entre eux ne soit clairement formulé, le vieil homme aura légué au garçon son bien le plus précieux...

    « Un miracle de l´écriture, l´histoire d´un coeur qui a vu du pays. » Mathieu Lindon. Libération.
    « Un récit fervent, sans attaches, tumultueux et pourtant transparent comme une symphonie de Mahler. » Pierre Mertens. Le Soir.
    « Un chef-d´oeuvre. » Pierre Combescot. Les Nouvelles littéraires.

    /> Fils de paysan né en Bohême, peintre romantique autant qu´écrivain, l´Autrichien Adalbert Stifter (1805-1868) a été admiré par Nietzsche pour l´ensemble de son oeuvre.

  • Dans l´Angleterre du début du XIXe siècle, le petit John Huffam, élevé dans un village perdu, comprend que sa mère, pauvre parmi les pauvres, est mystérieusement apparentée aux châtelains du lieu. Dès lors, il va consacrer sa vie à percer le secret de ses véritables origines et ne tarde pas à découvrir la cruauté qui fonde les castes sociales et qui déchire les êtres.


    À la fois roman picaresque et fable initiatique convoquant les talents de Dickens et de Shakespeare, Le Quinconce a été salué comme un chef-d´oeuvre.


     

  • Belphégor

    Arthur Bernède

    Un fantôme tue dans Paris... Mais pas n'importe où : à l'intérieur même du Louvre ! C'est en effet dans le département des Antiquités orientales que l'on découvre le corps inanimé d'un gardien, tombé juste à côté de la statue renversée du dieu des Moabites nommé Belphégor. L'inspecteur Ménardier prend en charge cette enquête qui s'annonce peu banale mais s'agace de l'intrépidité d'un jeune journaliste fort ambitieux qui entend résoudre le mystère avant lui.
    Paru en feuilleton dans les colonnes du Petit Parisien du 28 janvier 1927 au 28 mars 1927, le roman obtient un immense succès critique et public. Il est simultanément adapté au cinéma par Henri Desfontaines sous la forme d'une série en quatre épisodes.
    En 1965, c'est Claude Barma et Jacques Armand qui reprennent l'intrigue d'Arthur Bernède pour en faire l'un des fleurons de la fiction télévisuelle française.
    Arthur Bernède (1871-1937) est un auteur de roman populaire. Très prolifique, il publiait ses livres en feuilleton alors même que leurs adaptations sortaient dans les salles de cinéma. La plus célèbre de ses séries reste Belphégor.

  • En 1734, l'introducteur en France du style picaresque espagnol, avec Gil Blas de Santillane, inventa l'un des premiers romans de piraterie. Son héros, Beauchesne, vient de la Nouvelle-France (aujourd'hui Québec), ce qui n'est pas banal. Enlevé tout jeune par des Iroquois, il se fait flibustier. Ce qui est encore mieux. Son destin croise celui d'une aventurière, Marguerite Duclos, future reine des Hurons. Ce qui est parfait.
    Plutôt que de reprendre les moeurs de ses parents, Beauchesne s'associe à une bande d'Algonquins, prête main-forte aux Français à Québec, croise un temps le long des côtes de la Jamaïque... des aventures qui se déroulent à un rythme endiablé.
    Alain René Lesage (1668-1747) est le créateur du roman picaresque en France. Il est par ailleurs l'auteur de Turcaret, satire qui fait le procès du monde de la finance. La critique s'accorde à reconnaître en lui l'un des meilleurs stylistes de la langue française, surpassant même Voltaire. Il publie Les Aventures de Beauchesne, capitaine de flibustiers en 1734.



  • Dans Le Jardin des roses et son complément Le Jardin des fruits, Saadi nous offre deux recueils de vers et de proses, qui, sous la forme de contes, nous transmettent le savoir le plus profond de la philosophie soufie.
    Dans ses deux volumes ici réunis pour la première fois, Saadi nous parle de liberté, de justice, de sagesse, d'amitié et de bien d'autres thèmes par-delà les cultures et les époques.
    Un livre indispensable.

  • La bête du Gévaudan

    Elie Berthet

    Entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767, une bête sème la terreur dans la France paysanne de la région du Gévaudan (qui correspond globalement à l'actuel département de la Lozère). L'histoire de la « Bête du Gévaudan » dépassera très rapidement le fait divers et donnera naissance à toutes sortes de superstitions et de récits horrifiques. Le pouvoir royal enverra des troupes pour éliminer cette bête et mettre un terme à toutes les interprétations.
    Car la créature tue et déchiquette hommes, femmes, enfants. On lui attribue une centaine de meurtres dont on ne sait si leur auteur est un loup, un chien, une hyène... un loup-garou, peut-être ? La rumeur s'emballe...
    Romancier populaire du Second Empire, Élie Berthet (1815-1891) publie le premier roman sur l'affaire. Parue en 1858, sa Bête du Gévaudan obtient un succès immédiat.



  • Conçu à l'âge de dix-huit ans et constamment renouvelé, L'Enchanteur pourrissant est, nous rappelle André Breton, « l'un des plus admirables livres d'Apollinaire ».
    À la croisée des genres, issue des lectures effrénées du poète qui découvrait à cette époque les romans médiévaux et développait sa fascination pour le thème de « l'enfant sans père », cette oeuvre est révélatrice de son talent baroque. C'est aussi sa seule incursion dans le monde arthurien, par le prisme de la figure de Merlin, d'une richesse infinie.
    L'Enchanteur pourrissant (1909), première publication d'un poète immense, demeure en outre l'une des pierres les plus atypiques de l'édifice arthurien du XXe siècle.

  • Arrivé en 1829 dans une Grenade oubliée au milieu des montagnes et desservie par de mauvaises pistes qui sont autant de coupe-gorge, un Américain distingué, logé dans un palais à demi en ruine, va progressivement transformer un prétendu récit de voyage en recueil de contes digne des Mille et Une Nuits de l´Andalousie : un hommage à la gloire d´une Espagne maure anéantie par la violence de l´histoire et toujours vivante dans les coeurs et les imaginaires.

  • Au lendemain de la guerre, une jeune fille élevée dans le meilleur monde se laisse épouser par un hobereau de la haute Auvergne. Tournant le dos à une existence parisienne vouée à la mondanité, elle ira vivre avec lui dans la retraite anachronique d'un vieux manoir de famille, au coeur des Bois-Noirs, petit massif forestier perché entre la Loire et l'Allier, et que le temps semble avoir oublié. Dans ce lieu d'un autre âge, elle découvre avec stupeur un milieu qui n'a pas encore été dépouillé de son antique barbarie - univers auquel elle décide, tant bien que mal, de s'adapter. Elle y sera aidée par l'amitié affectueuse - et bientôt passionnée - de son beau-frère. Mais leur inclination, d'abord inavouée, ne tarde pas à s'opposer à la sauvagerie native du mari, personnage taciturne, emmuré dans sa solitude, et qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour ; au point de devenir à son tour, poussé par ses démons, le ministre d'un destin qui a fait séculairement de la vieille demeure le royaume de la Mort la plus cruelle. Né en 1910 et décédé en 1988, Robert Margerit, journaliste et romancier, fut admiré par Julien Gracq et couronné par le prix Renaudot en 1951 pour Le Dieu nu. Il fut également récompensé en 1963 par le prix du Roman de l'Académie française pour La Révolution, aujourd'hui considéré comme un classique.

  • Huon, né à Bordeaux, serait-il maudit ?
    Alors qu'il vient de faire allégeance à Charlemagne, il tue, sans connaître son identité, le fils chéri de l'empereur. Exilé en Egypte, il parvient à revenir au Royaume de France, mais il y est trahi par son frère Gérard, à qui il avait pourtant sauvé la vie. Seule la douce et belle Esclarmonde lui apporte un peu de réconfort au cours d'une vie bien trépidante. Amie rencontrée au fil de périlleuses aventures où des automates tueurs ne s'effacent que devant des géants monstrueux, la jeune femme est ensorcelée par Auberon, petit roi de féérie dont l'exigeante affection protège le chevalier.
    Composée entre 1260 et 1268 en ancien français, cette chanson de geste brille d'un éclat singulier parmi les écrits médiévaux. En effet, grâce à Aubéron, le merveilleux, voire le fantastique, y occupe une large place.
    On tient ce roman comme étant l'un des textes narratifs les plus aboutis du Moyen Âge, et, en lisant cette oeuvre, on se remémore Shakespeare, qui mettra en scène quelque trois siècles plus tard le personnage d'Auberon dans Le songe d'une nuit d'été.

  • Extraits choisis et présentés par Gérard Genette Le noble Céladon s'éprend de la jeune bergère Astrée dans une Gaule de fantaisie du Ve siècle de notre ère. Et voici nos jeunes héros embarqués dans un livre empli d'aventures en tous genres : enlèvements, accidents, traitrise... le tout porté par une langue fluide dont la force narrative est ici restituée par les extraits choisis par Gérard Genette. Tout à coup, l'ouvrage n'est plus un objet d'étude mais recouvre son statut de roman. Plus qu'un livre, le chef-d'oeuvre d'Urfé devient un véritable mouvement culturel qui inspirera écrivains, peintres, compositeurs et décorateurs pendant deux siècles. Une oeuvre où viendront puiser Rousseau, Châteaubriand, Sand jusqu'à Eric Rohmer ou le compositeur Gérard Pesson.
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  • Mon oncle Benjamin

    Claude Tillier

    • Libretto
    • 2 Novembre 2017

    Gaspard Machecourt rapporte ici quelques épisodes de la vie de son oncle Benjamin Rathery qui vécut dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, à Clamecy, petite ville de la campagne nivernaise.
    Benjamin Rathery, médecin sans conviction peu enclin à payer ses dettes, plutôt amateur de bonnes bouteilles, assez cultivé, portant l'épée et célibataire invétéré, vit chez sa soeur. Cette dernière cherche à le persuader de se marier, ce qu'il accepte à la suite d'un incident de beuverie durant lequel il blesse son beau-frère. Le choix se porte alors sur la fille d'un autre médecin des environs, Minxit.

    Adapté en 1969 au cinéma par Édouard Molinaro, avec Jacques Brel dans le rôle principal, Mon oncle Benjamin est un classique.

    Claude Tillier (1801-1844) fut pamphlétaire et romancier. En 1821, il effectue son service militaire, au cours duquel il participe à l'expédition d'Espagne. À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d'école. Parallèlement, il oeuvre comme journaliste à L'Indépendant à Clamecy, puis à L'Association, un journal démocratique de Nevers. C'est en 1842 qu'il fait paraître son chef-d'oeuvre, Mon oncle Benjamin, sous la forme d'un feuilleton dans les colonnes de L'Association avant qu'il ne paraisse en volume en 1843.

  • Dans l´Angleterre du début du XIXe siècle, John Huffam, élevé dans un village perdu, consacre sa vie à percer le secret de ses véritables origines et à combattre un mystérieux et dangereux ennemi.

    Le journal que Mary laisse à son fils en le quittant permettra-t-il à John, désormais livré à lui-même, d´éclaircir les mystères de sa généalogie ? Des pages entières ont été arrachées, et il n´en reste qu´un puzzle des plus énigmatiques. Des indices orientent pourtant l´adolescent vers de nouvelles pistes.

    À la fois roman picaresque et fable initiatique convoquant les talents de Dickens et de Shakespeare, Le Quinconce a été salué comme un chef-d´oeuvre.


     

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