FeniXX réédition numérique (Publications de l'Université de Rouen)

  • « Langage, éthique, éducation » est un ouvrage pour lequel les auteurs n'ont pas cherché à exposer une théorie homogène et à l'organiser dans un exposé commun et consensuel. Il s'agit bien au contraire de proposer trois éclairages différents du même questionnement, celui des rapports entre langage, éthique et éducation. Perspectives croisées donc, puisque la problématique envisagée, exigeant bien plus que du « prêt-à-penser », semble être ainsi mieux servie pour « donner à penser » quelques grandes questions. L'éducation est aujourd'hui plus que jamais traversée par un questionnement éthique. La famille, l'institution scolaire y ont une responsabilité particulière. Le langage, qui est au coeur de toute relation à l'autre et de toute construction de soi, occupe dans ce débat une place majeure. Qu'il s'agisse de son acquisition première, ou des autres apprentissages, langues secondes et étrangères, ou des multiples modalités et effets de la discussion, la question des valeurs et des fins est abordée de points de vue divers et diversement problématisée.

  • Communications d'une table ronde organisée à l'Université de Rouen, le 12 février 1994, à l'initiative du Groupe de recherches d'histoire (CNRS URA 1274) et du Service régional de l'archéologie de Haute-Normandie. Ces communications ont permis de présenter dans leurs contextes archéologiques et stratigraphiques plusieurs lots inédits de céramique récemment mis au jour lors de fouilles préventives.

  • Félix Kreissler écrit ici une histoire de l'Autriche certes condensée, mais qui apporte, en même temps que l'essentiel des faits historiques, un éclairage particulièrement instructif sur la difficile gestation d'une identité nationale et culturelle autrichienne à travers les vicissitudes des deux derniers siècles. Cette histoire de l'Autriche est aussi une vision lucide et sans concession, qui tient compte des événements les plus récents qui, au début de l'an 2000, ont porté à nouveau les regards sur ce pays situé au coeur de l'Europe.

  • L'historiographie ouvrière a été longtemps surdéterminée par l'histoire politique : la classe ouvrière est alors assimilée, et donc réduite, au mouvement ouvrier. Les perspectives macrosociales, dans un premier temps, l'histoire des mentalités, après 1970, l'ont renouvelée, sous l'influence des concepts et des méthodes de la microsociologie, de l'anthropologie et des culturalistes. L'investissement des historiens comme des sociologues dans la sociabilité ouvrière s'inscrit, comme point d'aboutissement actuel, dans cette évolution de l'historiographie ouvrière. C'est dans cette perspective que le GRHIS de l'Université de Rouen a organisé une journée d'études le 11 février 1995. En est ressorti la nécessité de réviser certains obstacles épistémologiques qui, imposés par l'histoire savante comme par l'histoire ouvrière, parasitent l'analyse du monde ouvrier. Ce ne sont, en effet, pas tant ses pratiques qui ont changé que le regard que nous posons sur elle.

  • Pour la Révolution française : sous ce titre sont rassemblées soixante-treize contributions d'historiens français et venus de dix autres pays, tous attachés à mettre en évidence la profondeur, la complexité et l'originalité, la trace vivante du fait révolutionnaire français, l'orée du monde contemporain. Réunies à l'initiative de Christine Le Bozec et Eric Wauters, maîtres de conférences aux universités de Rouen et du Havre, ces études composent ensemble un hommage scientifique rendu à Claude Mazauric, professeur d'histoire moderne à l'Université de Rouen, à l'occasion de son passage à l'Éméritat, après une carrière d'enseignant et de chercheur de quarante années mises au service de l'histoire de la Révolution. L'ouvrage, rendu possible grâce à une large souscription, est publié avec le concours de l'Université de Rouen, de la Société des études robespierristes (reconnue d'utilité publique) et du Comité régional de Haute Normandie d'histoire de la Révolution française, lui-même rattaché au Comité des travaux historiques et scientifiques du Ministère de l'Éducation nationale de la Recherche et de la Technologie.

  • Psychologie Légale Clinique est une collection qui réunit des textes écrits par des psychologues cliniciens, des juristes ou d'autres acteurs intervenant dans le système judiciaire. Nous avons souhaité créer un lieu pour rassembler réflexions et recherches sur la clinique du judiciaire, mais un lieu pluridisciplinaire, pour croiser les points de vue, multiplier les rencontres et les échanges : la psychologie légale s'est imposée comme une discipline à part entière tant dans son abord des victimes que de celle des délinquants, mais aussi pour les familles en conflits, les enfants maltraités, etc. Cette publication permettra aussi bien aux juristes qu'aux cliniciens de prendre connaissance des travaux et recherches entrepris dans ce champ. Dans une première partie le présent ouvrage se propose de faire le point sur les travaux anglo-saxons et français sur les dessins des enfants victimes d'agressions sexuelles. Il aborde des techniques spécifiques comme le TEDS (Traumatic Event Drawing Series) ou le CHAD (Childhood Hand) qui facilitent l'expression de l'enfant et ses révélations. Il met en avant les différentes caractéristiques des dessins qui sont souvent en lien avec des mécanismes de défense de la personne. Des procédés graphiques comme la régression, l'altération ou la sexualisation des personnages, la dissociation, la restitution des éprouvés sensoriels sont analysés et apparaissent comme autant de tentatives d'élaboration du traumatisme. En s'inspirant du test du « dessin de la personne » la deuxième partie vise à comparer les productions de 30 enfants victimes d'agressions sexuelles à ceux d'un groupe de 250 enfants sans particularité, tous âgés de 5 à 11 ans. Cette comparaison est réalisée à partir de la notion de « différenciation sexuelle graphique » élaborée dans les travaux d'Ada Abrahams. Les conclusions nuancées semblent montrer que l'hypersexualisation des personnages est un signe graphique révélateur surtout chez le jeune enfant. Enfin, se référant aux travaux de F. Dolto et J. Royer, l'auteur souhaite sensibiliser davantage les divers intervenants auprès de l'enfant au mode expressif particulier que constitue le dessin. Cela, non pas pour se livrer à des interprétations périlleuses, mais plutôt pour réaliser une « écoute » différente du langage de l'enfant et permettre parfois la reconnaissance des indices d'une souffrance silencieuse.

  • Les neuf textes publiés dans ce recueil témoignent de la vitalité des recherches menées autour de l'art épistolaire depuis plusieurs années. Les historiens et littéraires qui en sont les auteurs présentent des corpus très divers dans le souci d'évoquer le long terme historique, selon la tradition des travaux du GRHIS (URA CNRS 1274). Ce volume permet aussi de montrer la place réelle de l'étude de l'épistolarité médiévale dans l'historiographie actuelle. Derrière ces « Regards sur la Correspondance », se profile le thème de la « Naissance et de la fin de l'échange épistolaire », sous-titre donné à cette journée d'étude tenue à Rouen le 10 décembre 1994 : les lettres de Cicéron (E. Deniaux), st. Augustin (I. Holtz), Gerbert d'Aurillac (P. Riché), Lambert, év. d'Arras (L. Morelle), Érasme (A. Godin), l'abbé Galiani (A. Chamayou) et A. Barbès (J. Y Mollier) sont tour à tour abordées sans oublier des correspondances plus « administratives » en milieu ecclésiastique à l'époque moderne (P. Goujard et D. O. Hurel).

  • Les dockers offrent aujourd'hui l'un des rares exemples nationaux de très forte syndicalisation. La période postérieure à 1945 marquée par l'entrée en vigueur de réformes inspirées de revendications anciennes et communes à tous les dockers européens est ici analysée, privilégiant l'aspect historique.

  • Le sport est un espace où se construit du lien social. Le développement des pratiques de loisir, du sport de compétition et du sport spectacle a toujours impliqué la Cité comme entité spatiale, sociale et politique. Comment comprendre ces nouveaux usages sportifs des espaces urbains ? Quelles questions pose cette demande sociale, des jeunes en particulier, aux politiques publiques ? Le sport est-il un « vecteur de citoyenneté » ? Quels liens les publics entretiennent-ils avec les équipes et les champions locaux ? La professionnalisation de certains sports a-t-elle modifié ces relations ? L'émergence du sport-spectacle a-t-elle partie liée avec l'urbanisation croissante des cités au fil de ce siècle ? Autant de questions abordées dans cet ouvrage qui rassemble les contributions ainsi que les propos croisés de personnes engagées à des titres aussi divers que complémentaires sur ces thématiques : chercheurs, professionnels de l'encadrement ou de la gestion du sport, décideurs politiques, sportifs.

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