Seghers (réédition numérique FeniXX)

  • C'est en 1950 que Jean-Pierre Attal publie son premier recueil de poèmes « Avant-Propos » (Debresse, Éditeur). Âgé alors de dix-neuf ans, il poursuit ses études en Sorbonne. Ses recherches poétiques sont guidées par le besoin de comprendre et d'expliquer la réalité extérieure. Elle apparaît absurde et morcelée dans son second recueil « Il y avait trois clowns », Illustré par Jean Lurçat (Seghers, Éditeur). Cependant, ses poèmes accusent aussi une volonté de vie et de bonheur, et c'est à la découverte d'un monde sinon entièrement expliqué, du moins accepté que part « Nathias ». Jean-Pierre Attal fait actuellement parti du groupe des jeunes poètes du Comité National des Écrivains.

  • François Kérel. Né à Paris en 1925. A fait ses études à la faculté de Droit et à l'école des Langues orientales. Est actuellement traducteur. De très bonne heure il s'est senti attiré par la poésie. Mais renfermé sur lui-même, il ne pouvait donner une expression valable au besoin de chanter qui se faisait jour en lui. Maintenant il veut faire de sa poésie une poésie de combat où le lyrisme même le plus intime est comme un écho du grand combat pour la justice.

  • Claude Bénady, né à Tunis, le 10 Septembre 1922, y vit avec sa femme et ses deux enfants. Après de laborieuses études secondaires, il se voue à la carrière administrative davantage par nécessité que par ambition. Il fait la Campagne de Tunisie, ensuite, dans un « Groupe Chirurgical Mobile », le débarquement de Saint-Tropez qui le mène jusqu'en Forêt Noire. Il faut croire que sa « place de faveur au bout de l'aventure », la pleine détresse de l'individu dans la souffrance oriente définitivement ses écrits vers l'essence même de « l'humain » et le fait passer à travers la littérature dite de « bons sentiments ». Claude Bénady n'est pas loin de croire que la symbiose dont on fait généralement la philosophie de l'être, tirant de l'absurde et du néant, peut recéler, au passage dans la vie, une matière première qu'il convient de traiter avec plus de raison que d'émotion. Claude Bénady a fondé, en 1947, la Revue Périples. Il a publié un essai, Hors de Jeu, les Morts (Périples). Un roman, Le Chiendent, doit paraître. Un second roman, Les Passagères, attend sa mise au net.

  • Le début est des plus conventionnels : un vieil homme essaie de se délivrer des fantômes de son passé au moyen d'une fiction littéraire. Il écrit un roman, l'Arc de Cupidon, histoire banale d'une passion contrariée. Mais il donne si bien corps à ses phantasmes qu'il s'éprend de son héroïne. Voulant la rejoindre, il s'insinue dans le roman où il prend place parmi les autres personnages. Toute l'action alors se renverse et le lecteur risquerait de perdre pied s'il n'était rassuré par le ton mesuré du récit qui se déroule toujours sur le plan de la vie quotidienne, cette vie dont l'habitude nous masque l'étrangeté, les énigmes. Et quand le lecteur se demande : quel est donc celui qui ayant déclenché l'aventure s'y trouve lui-même pris, il ne reçoit que l'inquiétante réponse du titre de l'ouvrage.

  • La légende orphique est un thème inépuisable : musiciens, peintres, sculpteurs, chorégraphes, cinéastes, poètes, romanciers et auteurs dramatiques ont tenté de percer le mystérieux amour de ces deux êtres prédestinés. Comme pour toute transposition anthropomorphique des lois physiques, psychiques et spirituelles régissant l'Univers, les interprétations peuvent varier à l'infini. Dans Orfeu Negro, qui a pour cadre le Brésil, nous avons essayé de mêler le mythe solaire, l'idée de transmutation de l'amour humain et celle, basique dans l'orphisme, des vibrations comme source et expression de la vie, afin d'accomplir une image d'Orphée aussi proche que possible de celle du héros de la légende. Et la courbe générale de l'histoire nous a été comme imposée par celle harmonieuse d'une onde vibratoire avec sa naissance, son exaltation et sa mort préludant à une renaissance. Marcel CAMUS.

  • Adrien Jans a rapporté ces pages d'un séjour récent en Côte-d'Ivoire. Exotisme, pensera-t-on, mais le dépaysement ramène le poète à une aventure intérieure, à une exigence spirituelle inséparable des analogies de la Création. Dialogue fervent avec l'Univers, comme le fait le pagayeur Mango, de qui la voix est le chant même de la lagune, de la forêt et de la savane. En ces lieux, règne une entente mystérieuse entre l'homme et les choses. Jans y contemple les signes essentiels qu'il interroge et dont le pouvoir lui paraît sanctifiant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • ... À la vitre de l'air, à la vitre de l'eau, à la vitre des mots, j'ai écrit, non seulement "pour un enfant poète", mais pour tous ceux qu'émerveille la beauté de la terre, un bestiaire, un herbier, un légendaire. En même temps, je composais des poèmes plus amples, où mon amour pour les choses et pour les êtres s'accompagnait d'une vision plus grave de la vie. Car les êtres souffrent, disparaissent, et, même en pleine lumière, le mystère demeure. Après Tapisserie du vent d'Ouest, voici De chair et de feuilles. Ce recueil, où alternent le règne végétal et le règne humain, a pour épigraphe ces lignes d'Homère : "... Comme naissent les feuilles, ainsi font les hommes... une génération naît l'instant même où une autre s'efface."

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  • Né le 21 juin 1925 (un dimanche) à Bâle (Suisse) d'où est originaire sa mère, Véronique Filozof, artiste peintre, poétesse et déclamatrice. Père Bourguignon. Sarladais de coeur depuis 1942, s'engage en 1944 dans les bataillons de la liberté du Sud, secteur A (Dordogne) 7e et 28e bataillons F.T.P.F. Adhère au Parti Communiste en Août 1944. A fait un peu de tout : moniteur de sports, figurant de théâtre, rédacteur sportif, commis agricole, scieur de long, employé des Contributions Indirectes, mineur des Potasses, avant de passer son C.A.P. de peintre en bâtiment, travaille comme compagnon peintre sur la Place de Paris. A écrit des tas de poèmes (mauvais) depuis 1930. Aux cours de Math en 1943 des pièces de théâtre en vers lues en classe de « Morale », « Le valet parvenu », « Les écorcheurs ». Publie en 1944 avec ses camarades Anciens Résistants du Haut-Rhin « Sang de Liberté, Sang de Paix ». 1950, « Pour Eux », « Pour Elles ». 1951, « Épreuves ». 1952, pour aider la campagne de libération des F.F.I. Louis Carsique et André Le Blay, illégalement emprisonnés depuis le 5 juillet 1951, une minuscule plaquette « Elle vit la Résistance ».

  • Né le 6 octobre 1900 à Meilhan-sur-Garonne. Enfance heureuse. Grand-père marin, ayant couru toutes les mers du monde, défendu Paris pendant le Siège. Communard. Presque illettré. Prodigieux conteur. Connaissait toutes les plantes, tous les oiseaux, tous les poissons, toutes les étoiles. Père Instituteur, Mère Institutrice. Excellentes études à l'École Communale. Meilleures encore, grâce à son Grand-Père, à l'École buissonnière. Le lycée d'Agen, où les poètes abondent. Fouras y fonde sa première revue. Puis le Lycée de Bordeaux, Louis-le-Grand. Mallarmé, Rimbaud, Valéry, Rilke, Milosz, Éluard, Supervielle. Fouras fonde encore une revue : « La Bouteille à la Mer ». Jacques Bibes figure au sommaire du premier numéro, et de beaucoup d'autres. N'y figure plus, mais ne renie pas ses poèmes d'alors. Les rassemble en 1949 dans « Autre Monde », aux Éditions du Sablier. En 1950, « Créer le Jour », en 1952 « L'Anneau de Gygès », chez Pierre Seghers. Résistance. Horreur du fascisme, et de ce qui tend à lui ressembler. Des joies, des deuils, une existence utile. Souffre des hommes et du monde, mais les croit bons.

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  • Breton, Pierre Guéguen vit le plus souvent à Paris et dans le midi, dérivant peut-être vers cette Grèce qu'il visita lors d'un congrès d'architecture. La critique d'art tient, en effet, une grande place dans sa vie. Ancien collaborateur des « Cahiers d'Art », il publie de nombreuses études sur les Peintres Naïfs, les Dessins d'Enfant, l'Art Abstrait, dans l'« Art d'aujourd'hui » et « XXe siècle ». Il prépare un livre sur la Sculpture Abstraite. Il n'a pas tout à fait renoncé à la critique poétique. On n'a pas oublié ses chroniques dans les « Nouvelles Littéraires » du début, où elles voisinaient avec celles de Jaloux, de Casson et d'Henri Brémond. Il a publié un livre sur l'euphonie racinienne (« Poésie de Racine », chez Macrez). Après les « Jeux Cosmiques », poèmes de fantaisie didactique, et la « Chasse du Faon Rose », aucun recueil de poèmes n'a paru de lui pendant dix-huit ans. Mais, dans ce silence Guéguen, loin de renoncer à la poésie, a écrit : « La Chair de Chanaan » et les cinq mille vers de « Bateau pour la Colchide ». Avant de se décider à les publier, le poète corne la carte de visite du présent recueil : « Le Bar des Mots » qu'il a composé à Toulon l'année dernière et dont le titre du premier poème : « Dégustation » est un programme amusé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Suisse, né à Lausanne le 13 novembre 1911 dans un milieu très pauvre, Jean Rickli, l'auteur de Je sais si peu, fréquenta l'école primaire comme tout le monde. Tout gosse, il fut obligé de travailler pour apporter sa part de gain à ses parents. Il faisait cependant l'écolier, le soir, de 8 à 10 heures. Il entra très tard en apprentissage, juste avant son École de Recrues (service militaire). Puis une série noire, le chômage lui laissa beaucoup de temps pour lire, méditer et aussi rêver. Les sages, les maîtres, la grande leçon de la nature l'ont façonné. Vint la guerre immense gaspillage de temps, de forces, de tendresse et au milieu une expérience acide, dix ans où les « devoirs », comme on dit, l'ont forcé à se taire. Aujourd'hui, délivré, dans la tranquillité, il déborde. Voyant et poète, poète parce que Voyant - sa qualité de Voyant est une des clés de sa poésie - il s'occupe d'enfants difficiles et de la vie obscure des grands enfants que restent les adultes. Il travaille aussi dans son petit atelier, en artisan très attentif et très pratique, avec un certain vide autour de lui, créé par l'expérience acide. Cependant, depuis une année déjà, « protégé », selon son expression, il est merveilleusement disposé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "Un homme marchait sur les mains, fou, pari, voeu, myope ? Non. Il cherchait du pied un point d'appui pour soulever le monde." Un recueil de poésie de Claude des Presles, illustré de crayonnés de Martine Chabannes, paru dans la collection "Poésie 53" de Seghers.

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