Robert Laffont

  • Un amour

    Dino Buzzati

    " Dans un style haletant, Dino Buzzati évoque avec une rare maestria les derniers feux d'une folle passion. " Delphine Peras, L'Express.
    En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d'oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l'intrusion de la passion, c'est-à-dire du désordre, dans la vie d'un honorable architecte milanais d'une cinquantaine d'années. Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d'Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer. Comme il s'offre aux coups de son bourreau, il nous est livré à nu : pitoyable et tragique, criant, pleurant, s'agitant, possédé d'une folie dans laquelle il se vautre avec désespoir et délices.

  • " Si je suis venu pour quelque chose au monde, c'est pour écrire Une trop bruyante solitude. " Bohumil Hrabal.
    Hanta, ouvrier depuis trente-cinq ans dans une usine de papiers destinés au recyclage, boit de la bière, déambule dans les rues de Prague, lit et ressasse la mission dont il s'est lui-même investi : sauver la culture en arrachant à la mort des trésors injustement condamnés. Instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon, il va faire renaître ces chefs-d'oeuvre sous la forme d'une autre oeuvre : les pages broyées sont transformées en balles de papier décoratives et décorées. Bientôt, il se retrouve seul, entouré de ses créations.Divers incidents et personnages tragi-comiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui est aussi un cri de révolte lancé à l'assaut des sociétés totalitaires.Publié en 1976 à Prague, Une trop bruyante solitude est le chef-d'oeuvre d'un des plus grands écrivains tchèques. Il a été adapté au cinéma par Vera Caïs en 2011 avec Philippe Noiret dans le rôle principal.

  • Médecin de formation, grand voyageur et agent secret, Somerset Maugham mit à profit ses diverses expériences pour en tirer la matière de son oeuvre d'écrivain. Raymond Chandler et George Orwell ont dit tout haut l'admiration qu'ils vouaient à ce formidable raconteur d'histoires. Ses très nombreuses nouvelles, en particulier, ont fait de lui l'un des auteurs les plus populaires de sa génération et lui ont valu le surnom de " Maupassant anglais ". Voici le premier d'une série de quatre livres regroupant, selon un plan établi par Maugham lui-même, l'intégralité de ces nouvelles. On y suit en voyeur les trajectoires d'individus en proie à un destin toujours fertile.

  • Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu une copie blanche lors d'une épreuve de rédaction. Ce n'est pas qu'il n'ait rien à dire sur le sujet " Les joies du devoir ", au contraire... Bientôt lui reviennent à la mémoire les événements qui ont fait basculer sa vie. Son père, officier de police, est contraint en 1943 de faire appliquer la loi du Reich et ses mesures antisémites à l'encontre de l'un de ses amis d'enfance, le peintre Max Nansen (derrière lequel on peut reconnaître le grand Emil Nolde). À l'insu de son père, Siggi devient le confident de l'artiste et va l'aider à mettre en sécurité ses toiles clandestines. Sa passion pour l'oeuvre le conduit ainsi au refus de l'autorité paternelle et à une transgression (un vol dans une galerie) qui lui vaudra d'être condamné. Mais aux yeux de Siggi, le châtiment porte l'empreinte du zèle coupable de son géniteur. Avec ce roman d'une grande puissance éthique et affective à la fois, qui fit le bruit que l'on imagine lors de sa publication, Siegfried Lenz a rejoint d'emblée les figures majeures du Groupe 47, ces écrivains allemands parmi lesquels on comptait Günter Grass, Heinrich Bll et Ingeborg Bachmann qui ont assuré le " redressement " intellectuel de leur pays.

  • Sherwood Anderson déploie tout son talent de conteur dans ce recueil de vingt-neuf nouvelles sélectionnées dans ses oeuvres complètes et parfaitement représentatives de son univers. Observateur hors pair de la vie sociale, il pénètre avec clairvoyance et précision jusqu'au tréfonds de l'âme de ses personnages.Ces courts récits racontent souvent, sans tabous ni détails superflus, le quotidien d'hommes et de femmes issus de milieux défavorisés, à la psychologie complexe et torturée, des personnages en quête d'accomplissement dont le désir n'est jamais assouvi. Les nouvelles possèdent également un côté plus lumineux : l'auteur évoque sa propre vie de vagabond, son désir d'ailleurs et de voyages, cette perception aiguisée que l'on développe quand on est étranger dans une ville ou un pays. La plupart ont d'ailleurs une forte dimension autobiographique et beaucoup sont écrites à la première personne. Bien que le recueil se caractérise par une forte unité stylistique, chaque nouvelle est différente des autres et se déguste doucement, de Telle une reine qui parle d'une femme qui a connu beaucoup d'hommes mais a compté d'une manière particulière dans la vie de chacun, au Triomphe du moderne, dont le protagoniste est un peintre raté qui écrit une lettre extraordinaire à sa vieille tante malade et se retrouve désigné héritier de sa fortune par la simple puissance de ses mots... Un petit bijou d'humanité.

  • Miss Bartlett ne s'en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d'une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l'impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l'Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n'est pas grand... Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s'oppose l'évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.
    " La lecture de ce roman pétri d'humour et d'élégance est une leçon de discrétion piquante et de psychologie pertinente. "
    Télérama

  • Un groupe d'archéologues américains entreprend des fouilles en Israël, à Makor. À chaque niveau, ils mettent au jour des objets évoquant la vie de tous ceux qui ont vécu sur ces terres depuis la nuit des temps. À partir de cet épisode, Michener recrée, d'une manière extraordinairement vivante, avec toute sa maestria de romancier amateur d'histoire, la vie à Makor sous la domination successive des Cananéens, des Hébreux, des Égyptiens, des Babyloniens, des Turcs et des Anglais. Et c'est ainsi que sous nos yeux se déroule la passionnante histoire de la Palestine tout entière : Terre promise, Terre sainte.La Source est unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre du grand écrivain américain, qui nous livre ici tout à la fois un grand divertissement et une belle leçon d'histoire.

  • " Ne vous inquiétez pas, messieurs les policiers, je peux tout expliquer... "
    Votre vie peut basculer très vite, même en vacances ! Motivé par une crise existentielle, Éric a décidé de goûter aux délices du camping-caravaning en famille. Malgré une tenace bonne volonté et un goût modéré pour l'imprévu, les événements déroutants et effrayants s'enchaînent. Sa femme est prise de pulsions sexuelles irrépressibles, sa fille traverse une crise de mysticisme et son fils retourne à l'état sauvage. Viennent s'ajouter à cette tribu déjantée un policier cinglé et des corps sans tête.Dans cette comédie grinçante, les scènes cocasses, voire hilarantes, côtoient des situations plus tragiques... L'élixir satirique subtilement dosé ajoute au burlesque que Geoff Nicholson manie avec talent.

  • " À lire de toute urgence, la nouvelle "Bistrot, le monde', un sommet de la palabre hrabalienne. " L'Express.
    Chez un auteur de l'importance de Bohumil Hrabal, parmi les plus grands écrivains tchèques de la seconde moitié du XXe siècle, l'intérêt des premiers textes est immense. Anarchisme spontané, obsession des choses et des gens de la rue, triomphe de l'imagination flirtant avec le fantastique, et surtout révolte contre la banalité du quotidien et les normes établies... Toute son oeuvre future se profile dans les nouvelles présentées dans ce recueil, écrites entre 1947 et 1964, où on fait la connaissance d'un formidable raconteur d'histoires qui n'avait pas encore appris à ménager le pouvoir. Le Hrabal des années d'après-guerre, d'avant le régime communiste et sa censure - avec laquelle il a dû, par la suite, de son propre aveu, ruser pour continuer à écrire.

  • " L'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. " André Clavel
    Un dragon qui terrorise un village de montagnards, un grand chef d'orchestre aux prises avec un groupe terroriste, une mystérieuse peste qui décime des automobiles... Dans ces vingt-quatre nouvelles, Dino Buzzati mêle l'étrange au quotidien, l'humour à l'angoisse et, avec la subtile causticité dont il a le secret, nous offre une peinture délicieusement acerbe de la nature humaine. On trouvera dans ce volume toute la panoplie des rêveries, spéculations, obsessions et autres chimères qui ont hanté l'existence du génial auteur du Désert des Tartares et d'Un amour et qui donnent à son oeuvre son caractère si particulier.

  • " Nombre des nouvelles rassemblées dans ce volume sont du meilleur Buzzati. " Le Monde
    Si, au centre de l'oeuvre de Dino Buzzati, se trouve l'Homme, avec ses angoisses, ses incertitudes, ses peurs, son univers est aussi peuplé d'animaux qui peuvent l'aider, l'éclairer, mais aussi lui mener la vie dure. Dans ce recueil d'articles et de nouvelles, les animaux sont même les acteurs principaux. En compagnie de ces personnages d'un genre particulier, Buzzati nous entraîne dans un monde en tout point semblable au nôtre mais où, pourtant, une fêlure, infime et dérangeante, nous fait pénétrer la dimension mystérieuse de l'existence.

  • " De mémoire, nous pouvons tous citer une palanquée de grands romanciers ; pour ce qui est des nouvellistes, en revanche, c'est plus compliqué, ils se comptent (au mieux) sur les doigts d'une main. William Somerset Maugham est de cette famille précieuse, et il en est même un peu le patron. " Le Point
    Écrivain-voyageur s'il en fut, Somerset Maugham nous a fait la grâce de donner vie dans ses nouvelles à une galerie de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres, que son humeur vagabonde lui a permis de rencontrer et d'observer en Europe aussi bien qu'en Amérique ou en Asie. C'est ainsi tout un monde, dont le souvenir aujourd'hui s'estompe mais dont plus d'un voyageur contemporain peut être nostalgique, qui s'offre à notre regard de lecteurs et de curieux dans ce recueil. Avec en prime l'humour teinté parfois d'une pointe de cruauté qui est la marque de fabrique de ce grand raconteur d'histoires. Peut-être le plus grand.

  • À Holt, bourgade des plaines arides du Colorado, voici les frères Harold et Raymond McPherson, vieux cow-boys célibataires aux mains calleuses et au coeur d'or. Avec leurs encouragements, leur protégée, Victoria, maman d'une petite Katie âgée de deux ans, part s'installer en ville pour reprendre ses études. Malgré la solitude, la vie suit son cours dans le bruissement des éoliennes et le piétinement des troupeaux. Jusqu'à ce que le malheur frappe, implacable. Au rythme lancinant d'une ballade folklorique traditionnelle, Kent Haruf explore avec sobriété et pudeur les passions et les tragédies humaines. Dans une prose d'une simplicité poétique, celui qui fut le chantre de son Colorado natal célèbre la force de l'espérance et l'élégance du coeur.

  • " D'un genre à l'autre, de la longue distance à la forme brève, l'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. " L'Express.
    Pendant près de vingt ans, de 1944 à 1962, Dino Buzzati a tenu un journal. Un étrange journal en réalité, où, loin de se borner à l'évocation d'anecdotes concrètes et quotidiennes, l'auteur se saisit de la réalité pour en donner une version fantastique, en faire le point de départ d'une réflexion ou d'une dénonciation, la transformer en conte ou en parabole. En partant bien souvent d'une situation banale, vue ou vécue, comme une file d'attente à un guichet, une soirée mondaine ou une halte dans les toilettes d'un hôtel, il l'inscrit dans son monde intérieur, l'associe à ses thèmes fondamentaux, à ses obsessions et angoisses.Avec ces carnets, très personnels à défaut d'être vraiment intimes, où se côtoient le burlesque et le tragique, l'auteur du Désert des Tartares offre une grande leçon de littérature.

  • C'est en 1882, peu après le décès de sa mère, que Henry James entreprend le " petit tour de France " qui va donner naissance au présent ouvrage. À cette époque, il a déjà beaucoup voyagé en France et a lu quantité d'auteurs français. C'est donc en connaisseur du pays, de son histoire et de sa littérature qu'il va suivre un itinéraire qui le mènera d'abord à Tours et dans les châteaux de la Loire, puis au Mans et à Nantes, avant qu'il se dirige vers le Sud, où il passera par Bordeaux, Toulouse, Arles, Nîmes, Carcassone, et termine son périple par la Bourgogne. Tout au long de ses promenades, dans une prose raffi née, l'auteur évoque les lieux visités sous les différents angles que sa culture lui permet d'appréhender et cite Honoré de Balzac ou George Sand aussi bien que John Ruskin. Ce vagabondage d'un grand esprit a longtemps servi de guide aux visiteurs anglo-saxons de nos contrées. Une splendide " leçon de regard ". " De vergers en châteaux, Henry James livre un guide divinement littéraire et lyrique du "doux pays de France'. " Madame Figaro

  • Somerset Maugham a démontré, avant Ian Fleming et John Le Carré, que la littérature et l'espionnage pouvaient faire excellent ménage. Avec ce volume de nouvelles, on entre de plain-pied dans la biographie du grand écrivain britannique. Car Mr Ashenden n'est autre que l'auteur lui-même. " Ce recueil s'inspire de mon expérience d'agent secret pendant la guerre (celle de 1914 - 1918), a-t-il écrit, mais remaniée au service de la fiction. Car la réalité est un piètre conteur. Elle entame ses récits au petit bonheur, en général bien avant le début de l'action, marche à l'aventure et décroche avant d'avoir dénoué les fils de l'intrigue... " On sait l'admiration qu'ont portée à Maugham des écrivains comme George Orwell et Raymond Chandler. De fait, on trouvera ici l'un des témoignages les plus aboutis du grand art de ce raconteur d'histoires.

  • De l'Italie au Japon en passant par l'Afrique, des batailles navales de la Seconde Guerre mondiale aux premières missions spatiales et à la Biennale de Venise, de Jean XXIII à Marilyn Monroe et Albert Camus, de faits divers en contes fantaisistes, Dino Buzzati nous convie à revisiter dans un foisonnement d'articles ce XXe siècle qui fut le sien. Tour à tour correspondant de guerre, envoyé spécial, chroniqueur, journaliste sportif ou critique d'art, il collabora plus de quarante ans avec le Corriere della Sera. " Les plus grands reportages de l'auteur du Désert des Tartares sont réunis en un volume. Étourdissant. " Le Figaro

  • " Un très grand romancier américain. " Transfuge.
    Trois paumés magnifiques sont les héros de cette histoire mise en scène avec maestria par l'auteur des Extraordinaires Aventures de Kavalier & Clay, lauréat du prix Pulitzer. Grady Tripp, professeur de lettres en mal d'inspiration, doit remettre un manuscrit à son éditeur alors même que sa femme - la troisième en titre - le quitte et que sa maîtresse lui annonce être enceinte. Des aléas dont son éditeur, Teddy Crabtree, n'a que faire. Abonné aux sensations fortes, il veut seulement récupérer le livre. James Leer, enfin, fervent disciple de Tripp et petit génie incompris qui cultive une attirance morbide pour les suicides de stars, doit être empêché d'attenter lui-même à ses jours...Parvenir à marier les ressorts de la comédie la plus efficace et la peinture réaliste de ces petits drames de la vie qui font la condition humaine, tel est le tour de force littéraire de Michael Chabon dans son deuxième roman, adapté au cinéma par Curtis Hanson avec Michael Douglas dans le rôle principal.

  • " Excitantes par la variété des thèmes traités et de leur style, ces nouvelles constituent une sorte de fidèle échantillonnage de l'oeuvre entière de Graham Greene. " Isabelle D. Philippe
    Si Graham Greene a été acclamé pour ses romans - La Puissance et la Gloire, Notre agent à La Havane et tant d'autres qui, au fil de plus d'un demi-siècle d'écriture, sont venus l'installer au sommet de la littérature britannique -, il fut aussi un nouvelliste virtuose. Ces nouvelles, composées entre 1929 et 1990, il les décrivait comme des échappées, voire des escapades, comparables aux instantanés photographiques qu'on réunissait autrefois dans des albums de vacances. C'est dire que l'on y trouvera non seulement un Graham Greene inattendu et souvent plein d'humour, mais aussi, selon l'auteur lui-même, quelques-unes de ses meilleures pages. " Pavillons Poche " publie l'intégralité de ces textes par ordre chronologique, en deux volumes, dont L'Homme qui vola la tour Eiffel est le second après Mr Lever court sa chance.

  • Solitaire, complexé par un bec-de-lièvre, James Raven est chargé d'éliminer à Londres un ministre et sa secrétaire. Après avoir rempli sa mission, il récupère une valise pleine de billets de banque mais s'aperçoit bientôt que leurs numéros ont été signalés. Il est tombé dans un piège tendu par ses employeurs. Pendant sa cavale, le hasard va lui faire rencontrer une jeune actrice de théâtre, intrépide et courageuse, qui décide de lui venir en aide. Si Tueur à gages est l'un des plus grands chefs-d'oeuvre du roman noir (rarement suspense aura été conduit avec une telle maestria), Graham Greene, lui, est un héros de la littérature anglaise du XXe siècle. Ses oeuvres ont un cachet d'éternité car, quel qu'en soit le genre, elles sont chargées d'humanité.

  • Le château du village de Bellingford, au coeur de la campagne anglaise, vient d'être vendu. Ses mystérieux acquéreurs sont deux messieurs de la ville, sans lien de parenté... De quoi exciter la curiosité des habitants de cette bourgade sans histoires. Soudain un vent de folie souffle sur le village jusqu'alors tranquille, et les malentendus, quiproquos et situations absurdes se succèdent à une allure vertigineuse. C'est avec un humour joyeux que William Corlett choisit de raconter la confrontation entre deux univers que tout oppose. Mais les différences s'estompent peu à peu et parfois même, les masques tombent... " Avec une fausse Doris Day, la rescapée d'une secte, des ruptures en pagaille et des situations divinement absurdes, le Britannique William Corlett réussit un grand vaudeville, mais également un beau roman sur la différence et la tolérance. " Télérama.

  • " Conteur hors pair, Somerset Maugham a poussé le genre de la nouvelle jusqu'à la perfection. " Le Monde
    Dans la nouvelle-titre de ce recueil, on croise le chemin de quatre marins qui parcourent les mers du Pacifique et dont la solide amitié fait l'admiration de tous, jusqu'à l'arrivée d'une jeune Malaisienne à bord... Ici et dans les quelque trente textes qui suivent, ayant toujours la Malaisie pour décor, Somerset Maugham se fait l'analyste impitoyable de tous les secrets que peut receler le coeur humain en affublant ses héros, des Européens qui ont fait le choix des îles, d'un trait psychologique qui va bouleverser leur vie ou en introduisant dans ses histoires un événement fortuit qui va irrémédiablement changer le cours des choses. Ainsi les passions peuvent-elles éclater...

  • " Roman scandaleux et naguère interdit... Une Histoire d'O autobiographique. " Le Nouvel Observateur.
    En 1946, Louisa Walbrook, vingt-huit ans, rencontre dans un pub londonien un inconnu dont, moins d'une heure plus tard, elle devient l'amante sur un banc public. Ainsi commence une intense histoire d'amour, à la fois fascinante et dégradante, dans laquelle Louisa jouit de la souffrance et de l'humiliation : l'homme, Gordon, un psychiatre écossais, la domine et lui fait connaître l'extase dans des jeux sexuels sadiques. Et Louisa se livre corps et âme à lui qui éclaire aussi, par sa clairvoyance, certaines zones sombres de son passé. Car, peu à peu, l'emprise de Gordon s'accentue pour s'étendre à toute l'existence de l'héroïne, tandis que tous deux s'aventurent dans les ténèbres de la passion, au-delà de la douleur et du plaisir. Près de cinquante ans avant Cinquante nuances de Grey, Edith Templeton publiait Gordon, qui fut d'abord interdit en Angleterre avant d'être piraté et réédité sous divers pseudonymes durant des décennies.

  • " J'écris avec un crayon. Un vieux bout de crayon, trouvé dans une vieille boîte, par hasard. Je l'ai taillé et sur le peu de papier blanc qui me reste ce soir, j'écris. " Dino Buzzati
    Avec un vieux bout de crayon ou autre chose, sur des feuilles de papier blanc ou non, pendant plus de vingt ans, Dino Buzzati tint une manière de journal. Singulier journal, composé aussi bien de choses vues que de saynètes ou de récits courts, proches de la nouvelle, où constamment au-delà de l'événement, l'instantané apparaît transfiguré. Jamais Buzzati n'exprima dans une forme aussi concise et dure le combat quotidien qu'il mena contre ses chimères, la fuite du temps, l'absurdité de la condition humaine, la vanité et, peut-être par-dessus tout, la hantise de vieillir et de la solitude. Une sorte de bréviaire de vie.

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