Robert Laffont

  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ? Le concombre espagnol est-il un serial killer ? Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ? Face à la complexité du monde, le Manuel d'autodéfense intellectuelle, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours complotiste à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, ce livre nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer à notre insu. Depuis sa sortie, il s'est imposé comme une référence auprès des jeunes lecteurs, mais aussi des parents ou des enseignants désireux de combattre efficacement langue de bois, intox, amalgames, fausses rumeurs et autres psychoses. " Excellent. Un tour de force. Sophie Mazet nous entraîne, avec grâce et légèreté, à penser les sujets les plus complexes. " Olivier Postel-Vinay (directeur du magazine Books), Libération. " Un humour décapant ! " Nathalie Perrier, Le Parisien.

  • Ce livre capital apporte l'image, sortant de la plus fidèle des mémoires, d'un Proust unique de vérité. Céleste Albaret fut la gouvernante et la seule confidente de Marcel Proust pendant les huit dernières années de son existence, durant lesquelles il acheva l'écriture de son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche. Jour après jour elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs. Puis, à quatre-vingt deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : " Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. "


  • Mais quelle vie ! Pour la première fois, Marek Halter remonte le fil de son incroyable destin.

    Il était une fois... un petit garçon juif polonais, né à Varsovie quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Chassé par le nazisme dans de lointaines Républiques de l'Union soviétique, il y a survécu, avec ses parents, pour arriver à Paris au tout début des années 1950. Destiné à une carrière de peintre, il va, de hasards en rencontres, devenir le romancier populaire que nous connaissons bien, et cet infatigable militant de la paix qui a toujours rêvé et n'a jamais renoncé.
    De son enfance à aujourd'hui, en véritable conteur, porté par une foi absolue dans le pouvoir du Verbe, de la parole, du dialogue, Marek Halter revient sur chaque étape de ce destin unique où l'on croise Staline, Ben Gourion, Golda Meir, Nasser, Sadate, Yasser Arafat, Peres, Perón, Che Guevara, Poutine, Jean-Paul II, le pape François... sans oublier les présidents de la République française avec lesquels il a toujours entretenu une relation particulière.
    Son incessant combat pour la paix au Proche-Orient, pour la liberté d'expression où qu'il faille aller porter le fer, mais aussi ses amitiés, ses amours, son passionnant partage de la culture juive... Dans une construction narrative émouvante où il s'adresse à Clara, sa femme et sa compagne de lutte pendant plus de quarante ans, décédée en 2017, Marek Halter nous invite à revisiter, à travers son propre " voyage ", presque un siècle d'Histoire.


  • De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d'une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.

    Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un " être de mauvaise origine " . Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d'autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu'elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente - Schumann, Mozart, Bach. Elle est donc envoyée en camp de rééducation : il faut éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao.
    Les années passent... Xiao-Mei est devenue une bonne révolutionnaire. Mais, un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s'élèvent... Par enchantement le temps perdu s'efface, les rêves reviennent, l'espoir renaît. Xiao-Mei jure qu'elle rejouera du piano. Il lui faudra encore dix ans pour atteindre son but, dix ans de souffrances, de lutte acharnée, d'exil.
    Aujourd'hui, Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste.


  • Conjuguant les talents du botaniste, du paysagiste et de l'écrivain, Gilles Clément exprime ici son rêve de voir enfin réconciliés l'homme et la nature.

    Les plantes vagabondes n'ont pas bonne presse : on les appelle mauvaises herbes, fleurs sauvages, et elles sont trop souvent interdites de culture. Pour prendre la défense du brassage planétaire, Gilles Clément, l'un de nos plus célèbres paysagistes inventeur du Jardin en mouvement, a choisi de nous raconter l'histoire de quelques-unes de ces plantes exotiques que nous retrouvons aujourd'hui dans nos jardins et dans les friches : rhubarbe du Tibet, pavot de Californie, armoise de Sibérie, grande berce du Caucase... Il nous explique aussi comment l'homme, les désherbants, le béton, les défrichages et les cultures industrielles ont permis à ces vagabondes de s'installer et de se développer. Un livre polémique et poétique, passionnant et passionné.


  • L'extraordinaire histoire des mots et des vagues d'immigration - parfois clandestines - qui ont petit à petit donné des couleurs à la langue française.

    Qui penserait attribuer une origine étrangère à des mots comme jupe, épinard, braguette, ou encore violon ? Et pourtant, jupe vient de l'arabe, épinard du persan, braguette du gaulois et violon de l'italien.
    Si l'on sait bien que la langue française est issue du latin, on oublie souvent qu'elle s'est enrichie au cours de sa longue histoire de milliers de mots venus des quatre coins du monde : du grec, du celtique, du francique, mais aussi de l'anglais, de l'espagnol, du portugais et encore du turc, du japonais, et des langues amérindiennes ou africaines.
    /> En linguiste qui ne perd jamais son sens de l'humour, Henriette Walter multiplie les exemples, les anecdotes, les détails piquants pour faire de cette histoire des mots français venus d'ailleurs une aventure peu commune.

  • Le talentueux romancier Christian Jacq s'est lancé dans une riche enquête sur une société initiatique qui interroge: la franc-maçonnerie. Quelles sont ses origines, ses secrets, ses symboles, ses buts ? Avec clarté et précision, Christian Jacq répond à ces questions en nous racontant l'histoire maçonnique selon ses trois époques principales: des origines mythiques à la fin du monde antique, de l'aube du Moyen Age au début du XVIIIe siècle, de 1717 à nos jours. Les découvertes historiques et archéologiques viennent éclairer les sources mythiques et symboliques que l'auteur étudie avec passion. Au-delà des courants maçonniques demeurent l'esprit fraternel de la franc-maçonnerie, l'initiation et les symboles qui ont préservé l'héritage des plus anciennes civilisations ; une dimension sacrée doit notre monde moderne a cruellement besoin.


  • Tout plaquer pour aller faire le tour du monde en camping-car ? Ce rêve que l' on a tous eu, François Althabégoïty l'a réalisé.

    Partir seul à vingt ans faire le tour du monde à pied, à cheval ou en voiture... passe encore. Mais emmener toute sa famille à l'aventure, vivre ensemble 24 heures sur 24, et ce dans 7 m2, c'est un autre Everest. Une escalade risquée qui demande du sang-froid, de l'énergie et beaucoup d'humour.
    François Althabégoïty, sa femme Mylène et ses deux enfants sont partis huit mois autour du monde. Cercle arctique, Vallée de la mort, Mexico, Dakar, Tanger... Le paysage défi le, mais le vrai voyage se déroule à l'intérieur du camping-car.


  • Une méthode indispensable pour évaluer et améliorer la concentration de son enfant.

    En fonction de son âge et du stade de son développement, l'enfant rencontre des problèmes de concentration différents. Ils ne sont pas les mêmes selon qu'il a trois ans (l'âge de l'identification précoce), six ans (l'âge de la lecture), huit ans (l'âge de l'abstraction), onze ans (l'âge de l'organisation), ou treize ans (les prémisses de la puberté). À chaque étape ses problèmes spécifiques et des façons adaptées d'éduquer la concentration.
    Edwige Antier offre des moyens pratiques de mesurer la concentration de votre enfant : quelle est sa forme d'intelligence ? sa tendance à la distraction ? Souffre-t-il d'un retard de langage ? Est-il dyslexique ? Est-il nerveux ? Est-il rêveur ? Des tests permettent ici d'obtenir la réponse. Le livre prodigue aussi des conseils relatifs à " l'hygiène de vie " qui, bien appliqués, doivent permettre de décupler la concentration : l'alimentation, le cadre de vie, le sommeil, l'atmosphère psychologique, tout cela compte. Ainsi que le bon usage de la télévision, de l'ordinateur, des jeux vidéo ou la façon de faire ses devoirs.

  • Bernard Blier, c'est une voix, des répliques cultes, une " gueule " qui appartiennent à notre mémoire collective. En 180 films et plus de 30 pièces, sa carrière déroule l'un des plus beaux génériques du cinéma français, de Quai des Orfèvres à Buffet froid en passant par les irrésistibles Tontons flingueurs.
    Avec cette biographie menée comme une enquête - la seule complète consacrée à ce comédien toujours aussi populaire 25 ans après sa mort, en 1989 - Jean-Philippe Guerand, journaliste et spécialiste de cinéma, nous entraîne à la rencontre d'une personnalité hors du commun. Blagueur impénitent au caractère intransigeant et parfois injuste, capable de colères homériques mais aussi tendre et généreux, amoureux de la bonne chère autant que de la montagne et des livres, ce fou de comédie formé à l'école Jouvet (il était son élève préféré au Conservatoire) plaçait l'amitié plus haut que tout avec ses compères François Périer, Gérard Philipe, Jean Gabin, Jean Carmet...
    En leur compagnie et celle de ses proches (notamment son fils, le cinéaste Bertrand Blier), on approche la vérité d'un homme qui a vécu comme il jouait : sans jamais se prendre au sérieux, avec pour maxime cette sage devise signée Michel Audiard, l'indéfectible complice de ses meilleurs dialogues : " J'parle pas aux cons, ça les instruit ".
    Prix de la meilleure biographie de cinéma 2009


  • Le 22 janvier 1901, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Cette biographie sans révérence adoucit le mythe d'une Victoria " victorienne ".

    La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était aussi une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui ne se terminaient qu'à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Son peuple l'appelait la " reine républicaine ".
    Enthousiasmée par les fleurs et les couleurs de la Méditerranée, elle a lancé la mode de la Côte d'Azur. Passionnée, elle a aimé à la folie son mari, le prince Albert. Veuve à quarante-deux ans, elle a respecté aveuglément les principes luthériens de son époux allemand. C'est une Victoria ardente et violente que font revivre Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre.


  • L'homme ne descend pas du singe, l'homme fait partie des singes !

    Il y a plus d'un siècle, Darwin, avec la théorie de l'évolution, a révélé l'appartenance de l'homme au monde animal. Scandale ! Comme le disait une dame de la haute société britannique : " Faites que cela ne se sache pas trop ! "
    Après bien des années et des débats, on a fini par admettre l'évolutionnisme... mais à condition de préserver pour l'homme une place de choix. En inventant le chaînon manquant, par exemple, cet homme préhistorique introuvable qui ferait le lien entre les singes et nous, et nous différencierait radicalement d'eux.
    Pascal Picq et Laurent Lemire retracent les grandes étapes de la découverte des origines de l'homme de Buffon à nos jours, et montrent avec clarté et humour comment, dans les sciences anthropologiques ellesmêmes, a persisté et persiste encore l'a priori né d'Aristote et nourri par notre culture judéo-chrétienne selon lequel l'homme se situerait en haut de l'échelle des êtres, et serait comme l'achèvement du processus d'évolution.
    Or la paléoanthropologie, éclairée par les contributions de la génétique et de la biologie moléculaire, a permis d'établir notre parenté avec la lignée des grands singes africains comme les chimpanzés et les bonobos. L'homme ne descend donc pas du singe, mais de l'arbre...


  • Un des secrets les mieux gardés du Parti communiste français.

    Le PCF entretenait pendant l'Occupation une police politique - le détachement Valmy - chargée de l'assassinat des " renégats " et du châtiment des " traîtres ". Nul autre groupe d'action n'était aussi proche de la direction du Parti communiste clandestin, dont il constituait le bras armé.
    Sur ordre de Jacques Duclos, ces " cadres spéciaux " organisèrent à Paris des attentats spectaculaires, dont celui du cinéma Rex, et exécutèrent ou tentèrent d'assassiner plusieurs dizaines de personnes.
    La découverte et le dépouillement d'archives totalement inédites par les historiens Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont mis en lumière l'existence de cette " Guépéou " du Parti. Ces documents ont permis aux auteurs de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin et, pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des RG dans la chasse implacable qu'ils menèrent contre ceux qu'ils appelaient " le groupe punitif communo-terroriste ".
    Une enquête historique par les maîtres du genre qui se lit comme un roman et tord le cou à quelques épisodes légendaires de la Résistance communiste.


  • Comment est né notre nom ? Que signifiait-il à l'origine ?
    Plus qu'un guide, un passionnant voyage à travers la vie de nos ancêtres.

    Notre nom fait partie de notre patrimoine le plus intime. Nous y sommes profondément attachés, et pourtant qu'en savons-nous ? Que connaissons-nous de l'origine de ce mot qui nous vient du fond des âges ? Pourquoi l'a-t-on donné à l'un de nos ancêtres et comment a-t-il pu se transmettre jusqu'à nous, au fil d'un long parcours souvent semé d'embûches ? Que signifiait-il à l'origine, dans le contexte de la région de France où il a vu le jour ?
    Spécialiste de généalogie et de l'étymologie des patronymes, bien connu pour ses émissions radiophoniques et télévisées sur ces sujets, Jean-Louis Beaucarnot analyse ici six mille noms de famille. Il les dissèque minutieusement et leur fait livrer mille secrets qui nous font revivre la vie de nos ancêtres. Métiers disparus, habitudes, patois, mentalités d'autrefois, mots oubliés... Avec la passion qu'on lui connaît, Jean-Louis Beaucarnot raconte la curieuse histoire de nos vieux noms de France.


  • Les silences de l'Histoire ne sont-ils pas autant l'Histoire que l'Histoire ?

    Le tabou, c'est tout ce que l'on n'ose pas dire en certaines circonstances. L'Histoire recèle un grand nombre de ces silences-là, qui ne sont ni des oublis ni des interdits.
    Repérer les tabous nous permet de saisir le non-dit des sociétés à travers la manière dont on nous raconte leur histoire. Tabous d'origine chrétienne, monarchique, républicaine ou soviétique évitent de se poser les questions qui troublent.
    Pourquoi passer sous silence la sexualité de Jeanne d'Arc ? Quelle a été la véritable mort de Nicolas II ? Comment, dans ses films, Fassbinder repère-t-il les tabous de notre temps ?
    Rapide, incisif, un brin provocant, Marc Ferro nous invite à débusquer les tabous les plus tenaces, à les décortiquer et à en comprendre l'enjeu.
    Ni inventaire, même partiel, ni florilège, cette étude de cas est un saisissant essai exploratoire.


  • Saviez-vous que les escargots font de la musique avec leur narine, que les chevreuils se saoulent, que les mésanges parfument leur nid, que les chevaux parlent avec les oreilles, ou que les sauterelles entendent avec les pattes ?

    Inutile de partir en safari aux quatre coins de la planète : le monde animal que nous côtoyons recèle des trésors fabuleux. Il suffit de regarder et d'écouter... Dans nos maisons, nos jardins, en ville, en forêt ou en bord de chemin, partout où nous pouvons nous promener, se cache un bestiaire aux trésors fantastiques. Même le chat, le chien ou le moineau, apparemment si familiers, nous réservent de grandes surprises.
    Au cours d'une visite guidée vivante et surprenante, ce livre plein d'humour nous révèle les secrets des petites et des grosses bêtes qui nous entourent. Racontées comme des histoires extraordinaires, illustrées de dessins de l'auteur et de photos en couleurs, voici les dernières découvertes des scientifiques et des observateurs de terrain.


  • " Je suis plus près de l'extravagance que qui que ce soit. "

    Comme ce fut le cas naguère pour Camille Claudel, ce livre révèle la destinée romanesque d'une femme marginale et d'une artiste d'exception tombée dans l'oubli. Morte en exil à Florence en 1886, Félicie de Fauveau fut considérée de son vivant comme une sculptrice étonnamment douée, appréciée par Balzac, Dumas et Stendhal. Mais son image de pasionaria et de rebelle a nui à sa reconnaissance o cielle.
    Félicie de Fauveau appartient à la caste sulfureuse des conspiratrices, des amazones et des aventurières. Portant en elle le rêve fou et anachronique d'une monarchie idéale en plein XIXe siècle, elle s'est battue pour une cause perdue d'avance dans le bocage vendéen.
    Marginale, Félicie l'a été aussi dans son mode de vie et ses relations amoureuses. Une grande passion sentimentale l'a unie à une femme qui fut aussi sa compagne de combat. Félicie de Fauveau ne s'est jamais mariée. Elle a vécu de son travail, faisant le choix di cile de l'indépendance. Dans ses ateliers de Paris puis de Florence, elle a transformé les idéaux de sa jeunesse en une esthétique romantique qui lui a valu d'être comparée à un Benvenuto Cellini moderne.


  • Piaf et Cerdan : deux héros, deux mythes dans la France de l'après-guerre.

    La chanteuse des rues et le boxeur le plus populaire... L'amour et la tragédie. Si ce n'est la gloire, rien ne semble devoir les rapprocher jusqu'au jour où le hasard, le destin peut-être, des amis communs sûrement, les font se rencontrer dans un cabaret à la mode, le Club des Cinq, faubourg Montmartre, à Paris. Ce soir-là, ni coup de coeur ni coup de foudre. Une poignée de main. Banal. Puis ils partent à la conquête de l'Amérique. Ils se retrouvent à New York. Les voici amoureux, pour un jour, pour toujours.
    Pendant deux ans, ils sont obligés de taire, de cacher leur " liaison impossible ". Elle ne vit que pour lui. Il ne voit que par elle. Chaque séparation est une épreuve. Leur histoire s'arrêtera une nuit, quelque part dans le ciel, entre Paris et New York.


  • Jamais la Résistance n'avait été racontée comme un roman d'aventures, le roman vrai d'une " génération déraisonnable ".

    Georges-Marc Benamou a rencontré les résistants de la première heure. Pour révéler les ressorts intimes de leur engagement, il nous propose ici quatorze portraits - entretiens sensibles et d'une grande diversité : du chef des agents secrets de Londres, le légendaire colonel Passy, à Lucien Neuwirth, collégien révolté du 18 Juin, de l'extrême gauche avec Jean-Pierre Vernant à l'extrême droite avec Hélie Denoix de Saint Marc ou Daniel Cordier, des résistants de l'intérieur comme Serge Ravanel aux " londoniens " comme Stéphane Hessel, sans oublier les " africains " Pierre Messmer ou José Aboulker.
    Écrite d'une plume à la fois distante et vibrante, cette somme de témoignages, qui fourmille de détails inédits, raconte l'histoire telle qu'elle fut : tumultueuse, complexe et romantique.


  • Après la douleur de l'alcoolisme, Anne s'est arrêtée de boire : l'histoire d'une renaissance.

    Jeune, belle, apparemment sans problèmes, Anne sombre dans l'enfer de l'alcool. Pendant vingt ans, elle boit et boit encore. Elle connaît la terreur d'être découverte et la honte de se sentir dépendante. L'enfermement dure vingt ans.
    Un jour, elle entend parler des Alcooliques Anonymes. Dès la première réunion, elle rencontre ses semblables, et elle a le sentiment non seulement d'être comprise mais de ne pas être jugée. Elle est sauvée.
    Anne s'est arrêtée de boire. Depuis trente ans, elle se rend aux réunions des AA. Elle écrit, témoigne, essaie d'apprendre aux familles des alcooliques comment se faire aider. Au-delà d'une histoire personnelle, ce récit parle de nos liens avec notre corps et du rapport aux autres.
    " Avec pudeur et courage, Anne V. a puisé dans la vie, dans l'écriture, dans la douleur et la tendresse des mots. Elle a fait oeuvre d'écrivain. "Télérama

    " Cette femme a su reconquérir une liberté sans prix. "Le Nouvel Observateur

    " Une magnifique leçon de vie. "Lire


  • Pour nous faire sourire, nous hérisser et nous faire réfléchir, Michel Jeury et Jean-Daniel Baltassat proposent le fruit de leur enquête dans les archives de l'école.

    Un fils d'instituteur et un ancien instituteur, tous deux romanciers, se sont rencontrés un jour dans les Cévennes. Ils se sont raconté des histoires d'école, et ils ont évoqué cette morale d'autrefois, cette formidable morale laïque et civique qui a sauvé la République et pour ainsi dire construit la France où nous vivons.
    Dès son origine, l'école laïque et républicaine affiche fièrement sa volonté de former de " bons citoyens ". L'éducation civique y pourvoit avec parfois une intransigeance stupéfiante. Mais sait-on seulement ce qu'elle a été, et comment et à quel prix elle fut efficace ?
    Au fil des chapitres, Michel Jeury et Jean-Daniel Baltassat nous offrent un large choix d'extraits qui nous laisseront tantôt hilares, tantôt incrédules, et quelquefois, aussi, sauront nous émouvoir... Leur commentaire inspire toutefois une certitude : la morale est fille du temps.
    " Pourquoi les méchants sont-ils malheureux ? Et pourquoi l'homme bon est-il heureux ? " Si les " hussards " de la République ont échoué à nous convaincre qu'ils détenaient les réponses à ces questions, peut-être leurs errements nous aideront-ils à mieux imaginer ce que l'école, aujourd'hui, peut encore tenter pour former de " bons citoyens ".

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