Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'orange du pommier, c'est le rêve d'une petite fille, née dans une société où l'égalité des chances n'est qu'un propos démagogique d'énarque bien pourvu. Devenue fonctionnaire à la Direction Générale des Impôts, serviteur de l'État parmi des dizaines de milliers d'exécutants anonymes et représentants d'une classe dite moyenne, la petite fille s'est muée en femme bouleversante, qui refuse de s'enliser dans une médiocrité savamment organisée crie au vol. Au vol d'une vie.

  • Dès l'âge de cinq ans, Christine interroge les pages de son catéchisme, est saisie de vertige devant la monotonie du travail humain, se révolte contre la condition féminine, découvre l'érotisme, s'invente un monde où règnent l'amour, le bonheur et la justice. Et si Christine avait raison contre la raison raisonnante ? S'il était besoin de plus de conscience pour accepter son inconscient que pour s'en défendre ?

  • L'angoisse, Julie, je l'ai découverte avec toi. Si je disparais trop tôt, qui te parlera de mon désir si violent de te garder dans mon ventre, de ma joie folle de ta venue, de ma solitude au moment de ta naissance ? Qui te racontera cette dame aux mille visages ? Qui reconstituera pour toi le puzzle de ma vie avant toi ? Qui te dira les choses de la vie ?... Alors ouvrons vite l'armoire, Julie, et que ce petit livre soit le témoin de la naissance de notre amour.

  • Dix ans ne suffisent pas toujours pour connaître quelqu'un. Pour connaître Judith, il aura suffi d'une journée. Ce jeudi-là, dès son réveil, elle nous captive. Elle a froid ? Nous aussi. Elle embrasse ses enfants ? Nous aussi. Si elle se dispute avec un collègue dans l'établissement où elle est professeur d'anglais, nous sommes de son côté, et si elle souffre de jalousie nous souffrons avec elle. Nous ne la quittons pas. Jusqu'au soir. Jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Nous la connaissons alors parfaitement, nous aimons ceux qu'elle aime et rejetons ceux qu'elle rejette. Nous rions des mêmes choses, partageons ses ambitions, mêlons nos larmes aux siennes. Elle est notre amie intime. Si proche que nous ne pouvons plus la juger. On connaissait déjà avec La folie des autres, récit de son expérience à l'École orthogénique de Bruno Bettelheim, les dons de narratrice de Geneviève Jurgensen et à travers ses Croque-Notes dans le magazine « Elle » son regard tendre et incisif sur notre monde. C'est son talent de romancière qui s'épanouit ici.

  • Dix-huit ans, bachelière, ravissante et ingénue, Ariane semble destinée à une vie paisible et sans histoire. Quand soudain, elle hérite d'une fortune colossale qu'elle ne pourra toucher qu'au bout d'un an, après avoir fait ses preuves en gagnant toute seule sa vie. Aidée d'un jeune avocat, amoureux transis, Ariane va connaître mille et une aventures au cours d'un périple à travers toute la France, et va découvrir ainsi les dessous de nombreux métiers comme les agences de voyages, les grandes surfaces, les promoteurs immobiliers, etc. Sous le prétexte de folles poursuites et derrière le rire qui jaillit sans cesse, ce roman picaresque est en fait un pamphlet déguisé contre les abus de la société de consommation, une cause chère à l'auteur qui a choisi le mode romanesque pour faire prendre conscience aux consommateurs que nous sommes, à travers, des histoires presque toutes véridiques, des abus dont ils sont victimes. Un roman pétillant, tonique et plein d'humour sur un des travers les plus représentatifs de notre époque.

  • Julots ou féminines, les lesbiennes, ces femmes en marge de notre société, se retrouvent souvent empêtrées dans une solitude insupportable. Alors, elles se cherchent, se trouvent, se déchirent ou s'aiment à belles dents et se perdent aussitôt dans le décor d'une nuit au goût de soufre. Les "orchidées" sont les héroïnes de ces amours éphémères, peintes ici avec un sens de l'humour proche de la satire, et caricaturées avec tendresse et humanité.

  • Neuf mois. Comme la fabrication d'un être humain, c'est le temps que met une femme à renaître après la mort de son mari. Une remontée des enfers. Les luttes. Contre le chagrin, l'entourage maladroit. Contre le chômage, les administrations. Contre la vieillesse. Contre les désirs sexuels. C'est une autre femme qui vient au monde.

  • Rien ne semblait disposer Micheline, d'origine modeste et de parents pro-communistes, à se battre corps et âme pour l'Algérie française. En ce printemps 57, elle travaille comme secrétaire dans une compagnie d'assurances et se heurte à la violence du terrorisme. Sa résolution est prise : ce qu'elle veut défendre avant tout, c'est son soleil et sa mer qu'elle retrouve à midi chaque jour au Rowing Club. Échanger Alger-la-blanche contre Paris-la-brume, jamais ! En 1961, Micheline s'engage dans l'OAS. D'abord agent de liaison, elle rencontre ensuite Jean-Jacques Susini, avec qui elle va vivre tous les événements dramatiques de la période 61-62 : le maquis, le siège de Bab-el-Oued, la fusillade du 26 mars, l'arrestation de Roguer Degueldre et les négociations OAS-FLN. Micheline est tombée follement amoureuse de son compagnon et, pendant toute cette période, la guerre et l'amour vont se confondre. Cette année de soleil et de larmes la laissera marquée à vie. Son témoignage n'a, aujourd'hui, rien perdu de son émotion et de sa conviction ; Pour la première fois, une voix de femme s'élève pour dire sa vérité sur le grand drame de la décolonisation.

  • Traiter la peur par la peur, tel a toujours été le combat de Bérengère. Pour lutter contre une terrible maladie, elle devient le témoin, l'oeil photographique des horreurs de la guerre dans le monde. Un jour, de spectatrice, il lui faut devenir actrice : elle décide de vaincre définitivement sa peur par un traitement de choc. Alors, en plein Pacifique, à 4 heures du matin, elle entre en tremblant dans l'ordre des Chasseurs de Typhon.

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