Renaissance du livre

  • Si depuis une vingtaine d'années, l'islam occupe une place de plus
    en plus importante dans les sociétés occidentales, et plus particulièrement
    dans les débats publics et politiques, sa présence dans
    le vieux continent n'est pas récente. Il existe entre eux une longue
    histoire d'amour et de haine, de guerres et de paix. Dès son apparition
    dans l'Antiquité tardive, il est déjà vu comme une rupture
    radicale dans sa représentation de Dieu, de l'homme et du monde.

    Mais que recouvre-t-il réellement ? Est-ce une religion, une idéologie,
    une civilisation, un dogme ? Est-il conciliable avec certains
    idéaux de laïcité ou de liberté d'expression ? Pourquoi le voile
    est-il devenu un de ses symboles ? Que signifie le terme halal ?
    Comment s'inscrit-il aujourd'hui dans le contexte européen ?
    Autant de questions parfois polémiques que Radouane Attiya ne
    craint pas de soulever dans cet ouvrage, éloigné des clichés et
    des concepts attendus.

  • Garçon ou fille ? Dès la naissance, chaque individu est classé dans
    un réseau complexe de stéréotypes, de comportements et de discours
    attendus par le système de genre. Mais certains choisissent
    d'en sortir. D'Elliot Page à Caitlyn Jenner ou la politicienne Sarah
    McBride (première femme trans* élue au Sénat américain), les
    coming-out trans* ou non binaires sont de plus en plus médiatisés.
    Plusieurs pays ont aussi introduit une nouvelle case dans les
    documents officiels, pour représenter au mieux leur population.

    Mais que signifie être non binaire, fluide ou trans* ? Comment se
    définit-on comme homme ou comme femme ? Quelle est la différence
    entre sexe et genre ? Autant de questions que ce livre aborde
    afin de comprendre le système de genre, depuis ses manifestations
    les plus visibles jusqu'au fonctionnement de la société elle-même.
    Enjeux de pouvoir, violence symbolique, discriminations, tentons
    ensemble de décrypter un des plus grands questionnements de
    notre époque.

  • « PD, sale gouine, fiotte ! » Des insultes courantes, parfois taguées,
    criées dans les couloirs des écoles ou prononcées dans les
    médias. Des ados jetés à la rue par leurs parents, des personnes
    virées de leur emploi, des agressions physiques, des thérapies
    de conversion pour changer d'orientation sexuelle. Autant de
    rappels que l'homophobie reste bien ancrée.
    Elle peut revêtir différentes formes, être proclamée haut et fort
    ou diffusée insidieusement au quotidien. Dès lors comment
    l'identifier, la comprendre, la désamorcer ? Pourquoi la question
    de l'homosexualité, de la bisexualité, provoquent-elles autant de
    réactions de rejet, de peur ? Que remettent-elles réellement en
    question ? Toutes ces interrogations pointent un des fondements
    de notre société, le modèle hétéronormé.
    Si la différence continue à effrayer, cet ouvrage tente de concevoir
    les fonctionnements de l'homophobie et les moyens d'en sortir.

  • Avant d'être un texte de loi en France, ou un idéal en Belgique, la laïcité est un outil qui, en séparant le religieux du politique, assure l'égalité et la liberté de conscience de chacun. C'est cette fonction d'outil qu'il importe de garder à l'esprit pour lui conserver sa force de pacification de nos sociétés démocratiques modernes, mais aussi sa visée émancipatrice. Car les défis sont nombreux, de l'abattage rituel aux caricatures du prophète Mahomet, en passant par le financement des cultes et le rôle de l'école.
    À travers un dialogue ouvert et pédagogique, Nadia Geerts revient sur les origines d'un concept de nos jours bien malmené, et pourtant incontournable.

  • Engagées contre le dérèglement climatiques, nos quatre intervenantes ont choisi de se réunir pour partager leur expérience et leur conscience des risques qui pèsent sur l'humanité. Ensemble, elles dressent le constat de la lutte, depuis les années 60 au premier rapport du Club de Rome et jusqu'aux grèves étudiantes de 2019. Au fil de leurs discussions, elles interrogent les concepts de croissance, de transition juste, de gouvernance et de responsabilisation face à un système à bout de souffle.
    Si aujourd'hui, les questions écologiques ne peuvent plus être niées, force est de constater que les réponses à y apporter clivent les générations. Pourtant, au-delà du «à qui la faute», il apparait nécessaire de se lancer dans un mouvement commun et solidaire pour construire le monde de demain et trouver de vraies solutions.

  • La question de l'identité sous-entend une autre question : celle de la connaissance de soi. Qui suis-je ? Que fais-je, jour après jour, de tout ce que j'ai reçu de mes parents, de l'école, de mon parcours de vie ? C'est dans ce va-et -vient entre ce qui me différencie de l'autre et ce qui m'en rapproche que se définit mon identité du moment. Mais quelle est la part du fantasme et de l'imagination dans la construction de cette identité ? N'y a-t-il pas ce qu'on est, et puis ce que l'on croit être ?

    À travers un dialogue avec une jeune femme se revendiquant avant tout de sa religion, Sam Touzani tente de démêler les fils de la construction de l'identité. Par le témoignage et l'humour, il emprunte la voie du partage et de la réconciliation, mais aussi celle de la critique et de la subversion tout en évitant les pièges de la victimisation et du repli communautaire.

  • La colonisation a laissé des traces indélébiles sur l'histoire de notre humanité. Des caravelles de Christophe Colomb à la vague d'indépendance des années 1960, la conquête de ces nouveaux territoires a redessiné les frontières du monde connu. Elle a aussi bouleversé les sociétés d'ici et d'ailleurs : exploitation des ressources, accroissement des richesses, hiérarchisation de l'espèce humaine, marchandisation des corps, résistances des peuples et mission civilisatrice...



    Dans un contexte où les conséquences du colonialisme continuent à pétrir nos réalités, ce livre propose d'éclairer les événements marquants du passé colonial et d'en questionner l'héritage mal connu et parfois oublié.

  • Les adolescents sont les premières victimes, les principaux auteurs et les témoins réguliers, actifs ou passifs, du harcèlement, que ce soit dans leur milieu scolaire ou sur les réseaux sociaux.
    Brimades, rejet, moqueries, insultes : toutes ces formes de violence, visibles ou invisibles, scolaires ou périscolaires, échappent, pour la plupart, au contrôle des enseignants et des éducateurs.
    Pour trouver des solutions à cette problématique préoccupante, Bruno Humbeeck insiste sur l'importance de la parole. Parler avec des adolescents de harcèlement permet non seulement de décrire, analyser ou comprendre le phénomène, mais aussi, et surtout, d'indiquer des pistes et de dégager des solutions qui permettront à ceux qui le subissent de sortir de la situation de désespérance dans laquelle ils se trouvent.
    /> Docteur en Sciences de l'éducation de l'université de Rouen, Bruno Humbeeck est psychopédagogue et directeur de recherche au sein du service des Sciences de la famille de l'université de Mons. Il est aussi l'auteur de nombreux livres, dont, aux éditions Renaissance du Livre, Et si nous laissions nos enfants respirer ? Comprendre l'hyper-parentalité pour mieux l'apprivoiser.
    Spécialiste en matière de harcèlement, Éric Debarbieux est directeur de l'Observatoire européen de la violence à l'école. Auteur de très nombreux livres sur la violence scolaire, il a également été délégué ministériel à la prévention de la violence scolaire en 2012.

  • Les migrations transforment profondément nos sociétés, et interrogent notre identité collective : qui sont ces gens qui quittent leur domicile pour chercher ailleurs un refuge ou une vie meilleure ? Sont-ils plus nombreux qu'avant ? Qu'est-ce qui les pousse à partir, et où vont-ils ? Face à ces questions qui suscitent souvent des appréhensions et des interrogations, cet ouvrage essaie d'expliquer simplement, à l'intention des plus jeunes qui les côtoient dans leurs classes et leurs quartiers, qui sont ces immigrés, et comment ils transforment nos sociétés.

  • Après la tragédie de la Shoah, ce crime absolu, on pouvait croire que le monde était désormais débarrassé de l'antisémitisme. On s'aperçoit aujourd'hui qu'il n'en est rien. Depuis les deux premières décennies du XXIe siècle, on profane des cimetières juifs, on moleste des personnes - dont des enfants - parce qu'elles sont juives, et on assassine des Juifs. Un peu partout en Europe, mais singulièrement en France.
    D'où vient cette haine protéiforme ? En quoi se différencie-t-elle de l'antijudaïsme qui l'a précédée durant des siècles ? Et quid de l'antisionisme, cette hostilité systématique à l'État d'Israël ?
    C'est à ces diverses questions, et bien d'autres, que ce livre à l'actualité brûlante tente de répondre. Il vise à faire prendre conscience de la dangerosité à laquelle s'expose la société quand elle se laisse entraîner par la funeste dérive de l'antisémitisme. Et comme toute connaissance est une réponse à une question, cet ouvrage est conçu sous la forme d'un dialogue entre un père et son fils.

  • Au regard de l'histoire, la notion de droit de l'enfant est un concept relativement nouveau. Pendant des siècles, les enfants ont été exploités, abandonnés et même vendus en toute impunité. La prise de conscience que le petit de l'homme peut exister en tant qu'être humain à part entière, sujet de droit en son propre nom, ne se fera que très progressivement.
    Malgré les avancées importantes des dernières décennies, beaucoup reste à faire. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les pays sous-développés ou en développement ne sont pas les seuls concernés, loin s'en faut. Dans un environnement troublé par des crises identitaires, les obsessions sécuritaires et les inégalités croissantes, il est temps, plus que jamais, de miser sur la jeunesse et de mettre tout en oeuvre pour favoriser son épanouissement. Fidèle au principe de la collection, Bernard De Vos se prête au jeu des questions-réponses : comment en est-on venu à reconnaître des droits aux enfants ? Quels sont les moyens de lutte contre les violations de ces droits ? Et les devoirs dans tout ça, n'a-t-on pas tendance à les négliger ?
    Bernard De Vos est Délégué général aux droits de l'enfant pour la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2008. Éducateur spécialisé et islamologue, il a participé à l'écriture de plusieurs ouvrages collectifs et publié en 2000 Les Apaches des parkings. Adolescents des villes et des ghettos.
    Françoise Tulkens, professeur honoraire à la Faculté de droit de l'Université catholique de Louvain, a été juge à la Cour européenne des droits de l'homme de 1998 à 2012.

  • Ce livre présente un dialogue avec une jeune femme que les droits de l'homme intéressent et stimulent, et qui tente de saisir les enjeux d'une notion utilisée dans des contextes multiples : politique, juridique, éthique, etc.
    Les problèmes les plus cruciaux sont abordés : quelle est l'origine de la notion de droits de l'homme ? Sont-ils aujourd'hui acceptés par tout le monde, du moins en principe ? Quels sont ces droits, et à quoi nous engagent-ils ?
    Qu'en est-il de leurs soubassements philosophiques ?
    Aucune question n'est « naïve » en la matière, et c'est en revenant aux éléments les plus simples que nous pourrons tenter de démontrer, malgré de puissants vents contraires, l'importance primordiale des droits de l'homme en ce début du XXI e siècle.
    Guy Haarscher est philosophe, professeur ordinaire émérite de l'Université libre de Bruxelles et professeur au Collège d'Europe (Bruges). Il a enseigné de nombreuses années à la Duke University (Caroline du Nord, États-Unis) et à la Central European University (Budapest).
    Pierre Vandernoot est président de chambre au Conseil d'État et président de l'Institut d'études de la justice, ainsi que directeur de www.justice-en-ligne.be et de www.questions-justice.be. Il est maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles.

  • Onze récits éclairés. Onze désirs de liberté. Mis en scène par Maxime Berger, artiste poète, analysés et commentés par Bruno Humbeeck, spécialiste du développement personnel.

    L'histoire d'un couple qui vieillit petit à petit, qui traverse les épreuves de la vie, la course à la réussite, l'effritement des corps, la numérisation des identités, le confinement. Mais chacun veut également être libre de s'affirmer en tant qu'individu, de mener sa propre existence, au travail, à la maison, voire sur le net.



    Libertés confisquées est un ouvrage unique pour épanouir son couple face à la société, identifier sa marge de manoeuvre et repousser ses propres limites.



    Les 11 chapitres de ce livre sont enrichis de podcasts (lecture audio du récit, commentaire vidéo de Bruno Humbeeck, chanson sur le thème du chapitre). 33 podcasts autour du livre qui seront progressivement rendus accessibles tout au long de cette année sur les réseaux sociaux et via l'adresse www.libertesconfisquees.net.

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    Le 18 mars 2020. On dénombre 243 nouveaux patients positifs en Belgique.

    Elle s'appelle Léa. Il s'appelle Antoine.
    Un rendez-vous Tinder en urgence avant la fermeture du pays.
    Leur histoire ne devait durer qu'une nuit.
    Hier matin, ils ne se connaissaient pas.
    Ils sont aujourd'hui confinés.
    Et il n'y a déjà plus, entre eux, de distance de sécurité.

    Conçu sur la base du jeu du cadavre exquis, « L'injuste destin du Pangolin » est le journal d'une époque, écrit jour après jour par cinq auteurs sous la forme d'un feuilleton quotidien pour l'émission de radio de La Première « Entrez Sans Frapper ».

    Ceci est une fiction dans laquelle vous pourrez revivre, jour après jour, les évènements vécus par toute une population. Une histoire d'amour, aux temps du corona.

  • Universalisme ou différentialisme ? Féminisme et laïcité ?
    Et le genre dans tout ça ? Faut-il être fière d'être une femme ?
    Libération sexuelle et prostitution. Le féminisme à l'épreuve du
    religieux. Menaces sur les droits des femmes. Défendre les femmes,
    ou défendre une idée ? Parité, mixité ou entre soi ?
    Toutes ces questions, et d'autres encore, l'auteur les aborde dans un
    dialogue avec sa fille adolescente. L'occasion d'une balade dans
    l'histoire du féminisme, d'Olympe de Gouges aux Femen, en passant
    par les suffragettes. Avec comme fil conducteur l'exigence du refus
    de toute réduction de l'individu à son sexe. Car le féminisme est
    avant tout un humanisme.

  • À l'heure des fake news et de la quantité grandissante d'informations mises à notre disposition, la nécessité de faire preuve d'esprit critique n'a jamais été aussi grande. Mais qu'est-ce que cela signifie, faire preuve d'esprit critique ? Peut-on développer cette faculté et si oui, comment ? Cet ouvrage a pour objectif de proposer une réflexion sur l'esprit critique, ainsi que sa pratique au niveau individuel et sociétal. Un dialogue y est proposé sur notre capacité à ne pas se laisser berner par des biais cognitifs ou des arguments fallacieux, pour ensuite se concentrer sur nos facultés à communiquer au mieux les résultats de nos réflexions critiques au monde extérieur. Certains outils issus des champs de la pédagogie et de la psychologie sont décrits en détail. Il s'agit ici de proposer des options permettant de stimuler la pensée critique, de se protéger de la désinformation, et de renforcer le libre examen et l'affranchissement volontaire des dogmes chez le lecteur.

  • Une collègue, un ami ou un parent, nous avons tous une relation qui refuse de penser que le réchauffement climatique a lieu, qu'il a une cause humaine ou que nous pouvons réagir. Alors qu'un consensus scientifique solide existe, certains multiplient les arguments pour nous convaincre que nous ne devons pas nous en faire ou que nous ne sommes pas responsables.
    Cet ouvrage va à la rencontre de ces arguments. Au départ d'une discussion entre une nièce militante et une tante physicienne, Jean-François Viot explore l'histoire et les fondements de la science climatique, s'intéresse à l'action du GIEC et interroge les mécanismes du climato-scepticisme.
    Son investigation minutieuse dénoue ainsi, petit à petit, les fils des théories qui nient le réchauffement climatique. Il en ressort un formidable outil à la portée du plus grand nombre pour démêler une question fondamentale du XXIe siècle :
    Le réchauffement climatique, savoir ou bobard ?


    Avec une préface de Jean-Pascal van Ypersele, climatologue et ancien président du GIEC.

  • Toute connaissance est une ré­ponse à une question. Telle est la démarche qui prévaut dans ce livre conçu comme un dialogue entre un père et son fils. Il a trait au populisme, concept ambigu par excellence, tiré à hue et à dia au gré des positionnements politiques. Le mot est aussi le signe d'un vocabulaire idéologique en mal de précision, voire une arme de combat pour clouer au pilori un opposant ou réduire au silence une constestation sociale.
    Il n'empêche que la rhétorique populiste, associée à du nationalisme, constitue une périlleuse tentation déma­gogique lorsque des leaders ambitieux s'en emparent pour se hisser à tout prix sur le pavois du pouvoir. Au mépris des fondamentaux démocratiques.
    D'où l'urgence de décrypter ce phénomène qui pourrait à terme se révéler liberticide. Il y va de l'intérêt des jeunes générations et du grand public soucieux du bien commun.
    Henri Deleersnijder est professeur d'histoire et essayiste. Licencié-agrégé en Arts et Sciences de la communication de l'Uni­versité de Liège, il est collaborateur au département des relations extérieures et communication de la même institution. Ses deux derniers ouvrages portent les titres de Le nouvel antisémitisme, Avatars d'une haine ancestrale et Les mots de l'espoir.
    Vincent de Coorebyter est professeur à l'ULB, titulaire de la chaire de philosophie sociale et politique contemporaine, et président du Centre de recherche et d'information socio-politiques (CRISP).

  • Améliorer les potentialités de l'être humain, le rendre moins dépendant de la nature, du vieillissement, des accidents... Un projet qui remonte aux origines de l'humanité ! Qu'il s'agisse de médecine réparatrice, de performances sportives ou de génie militaire, l'Homme a toujours cherché à se dépasser. Les progrès constants et de plus en plus rapides de la science et de la technique repoussent sans cesse les limites du possible. Aujourd'hui émerge un projet de société qui ambitionne de bouleverser le monde en faisant de l'objectif de « devenir plus qu'humain » une priorité : le transhumanisme. Noble projet héritier de l'humanisme du Siècle des Lumières, ou dangereuse manifestation d'une volonté de toute puissance délétère ?

  • Au cours d'un dialogue imaginaire avec l'aîné de ses petits-fils, l'auteur répond sans détours aux questions - que chacun peut se poser - au sujet de cette société réputée secrète et mystérieuse.
    Peu à peu se découvre un Ordre fondé sur la moralité, la tolérance et la fraternité, dont l'objet premier est de réunir les êtres humains en vertu même de leurs différences. Militant en faveur d'une réforme, qui rendra à la franc-maçonnerie son statut d'institution morale et en fera un instrument social utile au bien public, l'auteur n'en cache pas les paradoxes, dont le plus choquant est que la majorité des Loges persistent à ne pas accepter de femmes.
    Jean Somers, franc-maçon depuis 1963, a conduit les Travaux d'une Loge et a assumé des charges au sein de l'exécutif d'une Obédience. À l'origine criminologue issu de l'Université libre de Bruxelles, il est directeur honoraire à la Commission européenne. Il est l'auteur des ouvrages Le rêve du philosophe, Libres réflexions maçonniques et Rue Lessing, Vers la rénovation de la franc-maçonnerie.

  • Le bureau des secrets professionnels est un recueil de 200 histoires vécues au travail par des personnes de tous horizons, jeunes et moins jeunes, en quête de réalisation ou de sens, actives, à la retraite, en burn-out, en transition...Elles confient pour la première fois des souvenirs, des histoires, des anecdotes, des rêves, des aspirations, des doutes, des défauts, des petites lâchetés, des solidarités exprimées sur leur lieu de leur travail. Cela se passe en France, en Belgique, en Afrique, en Italie, en Hollande, dans des trains, des avions, des bureaux, des hôpitaux, des écoles, dehors... Toutes sont vraies et se lisent comme des nouvelles de fiction parce qu'elles surprennent autant qu'elles font rire, pleurer ou réfléchir...

  • Aujourd'hui, le terme « citoyen » et les concepts qui y sont liés sont utilisés à toutes les sauces. Il semble qu'à notre époque, la citoyenneté soit devenue le remède miracle aux maux de notre siècle. En mettant un peu partout de ce « mot valise » certains pensent pouvoir rendre la vie en société plus agréable, réglant d'un seul geste les différentes crises que traversent bon nombre de sociétés démocratiques. Et pourtant, comme souvent, cette notion est plus complexe et multiple que ce que la communication politique laisse à penser. Cet ouvrage propose de clarifier le terme et d'en présenter les enjeux afin d'éclairer les rapports que chaque individu entretient avec la société et les règles qui régissent cette dernière. Élément-clef de la démocratie, la citoyenneté permet de nous questionner sur la société dans laquelle nous vivons et celle dans laquelle nous voulons vivre mais également sur les conditions de l'action nécessaire pour y parvenir.

  • « Plus jamais ça ! » L'incantation est répétée à l'envi comme une formule magique contre le mauvais sort. Mais, de façon lucide et réaliste, comment faire pour que ce slogan donne lieu à une résistance efficace quand on sait que la connaissance de la Shoah n'a pas empêché le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 ? Et qu'aujourd'hui encore les Yézidis, les Rohingyas ou les Burundais sont confrontés à un tel risque ou ont subi des actes de type génocidaire ? Sans parler de la multiplication des crimes antisémites.
    La question du génocide appelle une réflexion morale qui peut sembler abyssale mais que l'on doit néanmoins affronter et proposer aux jeunes générations dans la perspective d'une éthique de la responsabilité dans la lutte contre le négationnisme, les idéologies extrémistes et les violences de masse.
    Florence Evrard est enseignante de philosophie, de morale et de citoyenneté à la Haute École Bruxelles-Brabant où elle participe à la formation de futurs enseignants et éducateurs, notamment en travaillant sur la question du travail de mémoire et d'histoire au travers des génocides du XX e siècle et de l'approche historique et philosophique du racisme.

  • Définir une religion est un exercice plus périlleux qu'il n'y paraît. Une fois sortis de nos sentiers battus - les grandes religions monothéistes - nous sommes bien démunis pour déterminer ce qui fait une religion. Faut-il nécessairement croire en une ou plusieurs divinités ? Les sectes sont-elles fondamentalement différentes des religions ? Et d'ailleurs, comment sont nées les religions ? Pourquoi certaines ont-elles aujourd'hui totalement disparu ? A quels besoins répondent-elles ?

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