RMN-GP

  • Rien que Rubens

    Philippe Forest

    Philippe Forest va à la rencontre de Rubens, il l'interroge, l'observe, essaie de le comprendre à travers des toiles où l'autobiographie et l'allégorie se mêlent et où s'expriment les peines que l'artiste a éprouvées comme les joies qu'il a connues. Il en résulte un texte personnel qui a tout à la fois valeur de portrait et d'autoportrait et à la faveur duquel le romancier retrouve les sujets qui lui sont chers : la disparition, le deuil et ce qui leur survit.

    Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une oeuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette oeuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'oeuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'oeuvre.

    La RmnGP propose pour la première fois dans son histoire éditoriale une collection de littérature.
    Des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l'histoire de la peinture.

  • Et la terre de leur corps

    Zoé Valdés

    Dans ce court récit aux accents expressionnistes, Zoé Valdés rencontre Gauguin sur l'île de ses derniers jours, Hiva Oa. Elle plonge dans son univers de couleurs, d'odeur de terre, de parfums de fleurs, où la fulgurance du désir se mêle à la violence de la douleur, dans un monde où rôdent les souvenirs, hanté par la tragédie, traversé par la beauté, où l'art lutte avec la mort pour remporter l'ultime instant.
    Zoé Valdés écrit Gauguin comme peint Gauguin. Avec force.

    Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une oeuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette oeuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'oeuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'oeuvre.

    La RmnGP propose pour la première fois dans son histoire éditoriale une collection de littérature.
    Des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l'histoire de la peinture.

  • Ce mystère humain tenait du sphinx égyptien et du grand serpent à plumes. Des Ray-bans masquant ses pupilles, la bouche souvent barrée d'un masque de piéton japonais, des apparitions où la paranoïa se chiffrait en gardes du corps, Michael Jackson hanta longtemps sa propre vie comme un fantôme traqué. Le roi du pop ? Le Howard Hughes de la disco ? Même les enfants ont un jour cinquante ans. Cette légende tira sa révérence au seuil de son retour annoncé, comme un phénix en pointillés, un bien étrange roi caché.

  • Un piano au centre du Labyrinthe de Miró à la fondation Maeght : Alain Planès répète avant le concert du soir. Guilem, jeune réalisateur de documentaires, tourne un reportage. Il ne sait pas que cet homme, dont il va devenir l'ami, a bien connu Miró à Majorque. Il ne pense qu'à son amie Felicia, journaliste en mission à Barcelone. Il aimerait être avec elle. Sur fond de révolte catalane, Guilem va découvrir que la politique peut menacer l'amour, que la musique est parfois nécessaire pour comprendre la peinture et que Miró, qui ne lui inspirait que des idées vagues, lui parle un langage qu'il n'avait jamais entendu.

  • Désir pour désir

    Mathias Enard

    « Antonio observait Venise : inondation, ondulation, vertige. Antonio comprit qu'il ne pouvait plus vivre sans la jeune femme de l'Ospedale della Pietà. La poitrine rebondie, les joues légèrement roses, les cheveux tirant sur le roux, frisés, les yeux clairs et ce je ne sais quoi dans le regard qui le rendait vibrant - Antonio ne pouvait se concentrer ; il prit une feuille de papier et essaya d'esquisser, de mémoire et à la mine de plomb, le visage de Camilla tout en se demandant quel stratagème il pourrait bien imaginer pour lui parler, avant ou après la messe. Il se rappelait que le type grave, un rien sinistre qui l'accompagnait s'appelait Amerigo. »

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