RMN-GP

  • Le Grand Palais rend hommage à l'impressionniste par une exposition rétrospective. Les éditions RMN-GP publie le catalogue de l'exposition. A l'occasion de la première rétrospective de l'oeuvre de Monet depuis celle de 1980, cet album propose huit fils conducteurs qui ont constitué la trame de son oeuvre : nature et nation, rêve et réflexion.

  • Jeune homme ambitieux, désireux de devenir peintre, Paul Cézanne (1839-1906) vient pour la première fois à Paris en 1861, entraîné par son ami d'enfance Émile Zola. Il y fréquente le Louvre où il étudie les maîtres anciens et dessine les modèles qui posent à l'académie Suisse. Mais Cézanne reste insensible aux charmes de la capitale dont la fréquentation est néanmoins à l'époque indispensable à toute carrière artistique ; tout au long de sa vie, il alternera régulièrement les séjours à Paris et en Provence, ne prenant cependant que très rarement Paris pour sujet de sa peinture. Paris offre de multiples tentations auxquelles le peintre se montre réfractaire, traduisant cette résistance dans des toiles violentes aux tonalités sombres. Après la guerre de 1870, il se convertit à la peinture de plein air en compagnie de Pissarro et de Guillaumin, en allant sur le motif du côté d'Auvers, de Pontoise et de Melun. Lorsqu'il séjourne à Paris, Cézanne sort peu. Il reste enfermé dans les différents appartements où il loge, et poursuit ses recherches picturales en peignant avec obstination des natures mortes, disposées devant un papier peint à motif de losange. Puis, à partir de 1888, il emprunte les voies du silence sur les bords de Marne, les rives de la Seine, à Fontainebleau, où il vient peindre en solitaire. Sa quête de reconnaissance est terminée : il est à présent un maître dont les jeunes générations recherchent le contact. Cet album, qui suit les étapes thématiques de l'exposition «

  • De par leur activité de collectionneur, les Stein ont hautement contribué à la vie artistique parisienne. Ils laissent un héritage important, mis à l'honneur par le Grand Palais. D'origine américaine, les Stein s'installent à Paris au début du XXe siècle : Gertrude, écrivain d'avant-garde, avec son frère Léo, rue de Fleurus ; Michael, l'aîné, avec son épouse Sarah, rue Madame. Premiers acheteurs de Matisse et de Picasso, ils accueillent chez eux toute l'avant-garde artistique et constituent ainsi une des plus étonnantes collections d'art moderne. En 53 illustrations, vous découvrirez les oeuvres emblématiques réunis par les Stein, collectionneurs incontournables des débuts de la modernité Picasso, Matisse, Cézanne, Manet, Renoir, Gauguin, Bonnard, Picabia, Gris, Masson, Manguin, Valloton, Rose, Atlan, Tchelitchev, Laurencin.
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  • L'album officiel de l'exposition du Grand Palais publie un panorama de la vie et de l'oeuvre de Velázquez, « prince des peintres » de son temps et artiste visionnaire. Enfant du Siècle d'or, bercé entre crises politiques et renouveau artistique, Velázquez a inscrit tout son oeuvre dans la duplicité. Ce peintre des princes, attaché à la Cour de Philippe IV, se plaisait à donner le même éclat au vin et aux joyaux et n'hésitait pas à prêter son talent aux bouffons et aux figures pittoresques des tavernes madrilènes. Velázquez, dont le pinceau savait capturer d'un même élan la touffeur des bodegas et la solennité des hautes voûtes d'un palais, est de ceux qui ont nourri le mythe de l'artiste de génie. Animé d'une ambition qui n'avait d'égale que son audace, il a su concilier les aspirations, alors antagonistes, de l'artiste et de l'homme de Cour. Non seulement s'impose-t-il aujourd'hui comme témoin essentiel de son temps, mais également comme figure majeure de l'histoire de l'art, en amont d'une véritable révolution picturale.

  • Les animaux ont toujours séduit les artistes. A partir de la Renaissance, cet intérêt s'accroît considérablement à la faveur des grandes explorations, qui introduisent en Europe des espèces « exotiques ». Dans le sillage de Dürer, et sous l'impulsion des pionniers de la zoologie, artistes et savants éprouvent alors le besoin d'observer ces bêtes proches ou inconnues, et de traduire leur émerveillement. Ils prennent pour modèles les pensionnaires des premières ménageries, comme celle de Louis XIV à Versailles, ou bien des spécimens conservés dans les cabinets de curiosités. L'essor des zoos et des musées d'histoire naturelle au XIXe siècle élargit bientôt leur champ d'étude. Tout un bestiaire se constitue, mêlant le sauvage et le domestique, l'étrange et le familier, d'où émerge un genre nouveau : le portrait d'animal, représenté seul, pour lui-même, en majesté. Boel et Oudry en peinture, Barye et Pompon en sculpture ont fait de l'art animalier leur spécialité. D'autres artistes ont inscrit leurs créatures de prédilection dans notre mémoire, des oiseaux d'Audubon aux chevaux de Géricault, des éléphants de Rembrandt aux araignées de Louise Bourgeois. Tous ont magnifié l'animal et interrogé le mystère de sa présence. Aujourd'hui, c'est une galerie de portraits inédite qui s'ouvre au Grand Palais.

  • « Sans Durand, nous serions morts de faim, nous tous, les impressionnistes. Nous lui devons tout. » Au soir de sa vie, le peintre Claude Monet rendait ainsi hommage à celui qui fut son principal marchand. Paul Durand-Ruel (1831-1922) fut le premier à faire le pari de l'impressionnisme à l'heure où la peinture de la vie moderne, celle vibrante et colorée de Manet, Monet, Renoir, Degas, Sisley, Pissarro, Cézanne, Cassatt et Morisot, rencontrait l'incompréhension. Visionnaire, il décida de soutenir ces peintres en France comme à l'étranger, inventant ainsi un nouveau métier, celui de marchand d'art contemporain.

  • Du règne de Louis XV à celui de Louis-Philippe, Élisabeth Louise Vigée Le Brun s'est imposée comme l'une des artistes majeures de sa génération. Pour la première fois, elle fait l'objet d'une rétrospective dans son pays natal. L'exposition et l'album mettent en évidence les multiples facettes de sa personnalité et de son parcours. À travers toute l'Europe, pendant l'une des périodes les plus mouvementées et orageuses de l'histoire européenne, l'artiste a affiché non seulement son ambition professionnelle et sociale et sa personnalité foncièrement optimiste, mais également sa volonté d'outrepasser les contraintes imposées aux femmes artistes, le dialogue qu'elle sut entretenir avec les maîtres anciens et modernes, sa maîtrise de la science des couleurs et son invention d'un répertoire de poses et de costumes qui assura son succès.

  • Qu'elles soient Nanas, tout en courbes, éclatantes de couleurs et de vie, dansantes, délurées, expression d'une totale liberté, ou femmes-maisons, immenses sculptures habitables, quintessence de l'abri maternel ; qu'elles soient Mères dévorantes, portant collier de perles, robe à fleurs et sac à main, ou qu'elles soient Déesses dont le corps composé d'un conglomérat d'objets hétéroclites semble avoir surgi d'un chaos primordial, les femmes tiennent une place prépondérante dans l'oeuvre de Niki de Saint Phalle (1930-2002). Elles sont l'expression d'une révolte profonde et entière qui a conduit la jeune fille de bonne famille, qui posa un temps comme mannequin pour des revues de mode, à refuser le destin conventionnel qui lui était réservé, et à prendre très tôt une place de premier plan dans le monde de l'art. À travers ces différentes figures féminines, qui sont à la fois les sujets et les objets de son art, Niki de Saint Phalle inaugure un questionnement sur le statut des femmes qui fait d'elle l'une des premières artistes féministes. Elle dénonce les rôles étroits dans lesquels la société enferme les femmes, tout en montrant la puissance qui les habite, leur vitalité, leur créativité. Elle appelle de ses voeux un monde où les femmes pourraient être des héroïnes, et choisit d'en devenir une. « Je n'accepterais pas les limites que ma mère tentait d'imposer à ma vie parce que j'étais une femme. NON. Je franchirais ces limites pour atteindre le monde des hommes qui me semblait aventureux, mystérieux, excitant. » Et Niki de Saint Phalle inventa le Nana Power !

  • Il est des amitiés qui changent le cours de l'histoire. Au début du XXe siècle, la rencontre de Georges Braque et Pablo Picasso donne naissance à un langage pictural entièrement renouvelé. En l'espace de quelques années, les deux peintres, unis dans ce que Braque appelle la « cordée en montagne », gravissent des sommets, explorent des régions formelles jusqu'alors inconnues. Ensemble, ils inventent le cubisme, qui aura une influence décisive sur l'évolution de l'art moderne. Pierre Daix a été l'ami de Picasso, avec qui il a réalisé le catalogue raisonné de son cubisme (1907-1917). Il a conçu avec William Rubin et Edward Fry l'exposition « Braque and Picasso Pioneering Cubism » en 1989 au Museum of Modern Art à New York. Dans cet album de l'exposition rétrospective « Georges Braque » aux Galeries nationales du Grand Palais, il retrace avec une précision lyrique l'itinéraire croisé de ces deux immenses artistes.

  • Après la seconde Guerre mondiale, le nom de Picasso devient définitivement synonyme du génie artistique moderne. Personnalité solaire dotée d'une puissance créative exceptionnelle, Picasso fascine les artistes contemporains soucieux d'incarner, au sein de leur génération, le même esprit de liberté et d'avant-garde. Le travail de Picasso, ses techniques et sa vision ont été repris par les plus grands noms de l'art contemporain. David Hockney, Roy Lichtenstein, Andy Warhol et Jeff Koons font partie de ces nombreux artistes qui revendiquent l'influence de Picasso et qui sont représentés dans l'exposition. L'album de Picasso.mania poursuit cette mise en lumière en confrontant directement Picasso à chacun des artistes qu'il a inspirés.

  • Auguste Rodin, mondialement célèbre de son vivant, présent dans les collections des plus grands musée sa révolutionné l'art de la sculpture et construit sa propre modernité. Tour à tour naturaliste, impressionniste, expressionniste, symboliste, moderne...Rodin a, tout au long de sa vie, suivi le chemin de l'expérimentation. Inventeur de l'assemblage, de la figure partielle ou du collage, Rodin, par sa créativité, inaugure des pratiques inédites et innovantes qui n'ont laissé indifférents ni ses contemporains ni les générations d'artistes qui lui ont succédé.

  • Rien que Rubens

    Philippe Forest

    Philippe Forest va à la rencontre de Rubens, il l'interroge, l'observe, essaie de le comprendre à travers des toiles où l'autobiographie et l'allégorie se mêlent et où s'expriment les peines que l'artiste a éprouvées comme les joies qu'il a connues. Il en résulte un texte personnel qui a tout à la fois valeur de portrait et d'autoportrait et à la faveur duquel le romancier retrouve les sujets qui lui sont chers : la disparition, le deuil et ce qui leur survit.

    Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une oeuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette oeuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'oeuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'oeuvre.

    La RmnGP propose pour la première fois dans son histoire éditoriale une collection de littérature.
    Des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l'histoire de la peinture.

  • Et la terre de leur corps

    Zoé Valdés

    Dans ce court récit aux accents expressionnistes, Zoé Valdés rencontre Gauguin sur l'île de ses derniers jours, Hiva Oa. Elle plonge dans son univers de couleurs, d'odeur de terre, de parfums de fleurs, où la fulgurance du désir se mêle à la violence de la douleur, dans un monde où rôdent les souvenirs, hanté par la tragédie, traversé par la beauté, où l'art lutte avec la mort pour remporter l'ultime instant.
    Zoé Valdés écrit Gauguin comme peint Gauguin. Avec force.

    Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une oeuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette oeuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'oeuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'oeuvre.

    La RmnGP propose pour la première fois dans son histoire éditoriale une collection de littérature.
    Des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l'histoire de la peinture.

  • Gauguin l´Alchimiste

    Stéphane Guégan

    • Rmn-gp
    • 10 Octobre 2017

    "Paul Gauguin (1848-1903) est l'un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l'un des plus importants précurseurs de l'art moderne.

    Au cours de son étonnante carrière, il a exploré avec une grande virtuosité les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique.... pour en explorer les possibilités et de cette manière répondre à sa quête obsessionnelle du primitif.

    Le lecteur retrouve dans cet album les oeuvres dont Gauguin aimait à s'entourer pour développer ensuite son univers créatif.
    Les chefs-d'oeuvre reproduits mettent en avant le travail de l'artiste sur la matière ainsi que son processus de création car Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents.

    La mise en page de cette édition numérique de l'album d'exposition a été revue et optimisée pour une lecture sur tablette."

  • Cet album, publié à l'occasion de l'exposition célébrant le 500e anniversaire de sa naissance, retrace l'ascension du jeune Tintoret (1518-1594) au cours des premières années de sa carrière, entre 1537 et 1555.
    L'ambition artistique et la puissance créative du jeune maître vénitien sont mises en lumière à travers ses peintures traitant de thèmes religieux et allégoriques, mythologiques et érotiques - sans oublier ses portraits. Son oeuvre, qui éblouit en son temps ses contemporains et captive toujours notre regard, est ici traitée dans le contexte culturel de l'époque, nous entraînant dans un voyage au coeur de la Renaissance Italienne.

    Cet album de 38 pages contient 33 illustrations et s'articule en six chapitres :
    - Prendre son envol
    - Orner les salons
    - Capter le regard
    - Partager l'atelier
    - Mettre en scène
    - Peindre la femme

  • Ce mystère humain tenait du sphinx égyptien et du grand serpent à plumes. Des Ray-bans masquant ses pupilles, la bouche souvent barrée d'un masque de piéton japonais, des apparitions où la paranoïa se chiffrait en gardes du corps, Michael Jackson hanta longtemps sa propre vie comme un fantôme traqué. Le roi du pop ? Le Howard Hughes de la disco ? Même les enfants ont un jour cinquante ans. Cette légende tira sa révérence au seuil de son retour annoncé, comme un phénix en pointillés, un bien étrange roi caché.

  • Un piano au centre du Labyrinthe de Miró à la fondation Maeght : Alain Planès répète avant le concert du soir. Guilem, jeune réalisateur de documentaires, tourne un reportage. Il ne sait pas que cet homme, dont il va devenir l'ami, a bien connu Miró à Majorque. Il ne pense qu'à son amie Felicia, journaliste en mission à Barcelone. Il aimerait être avec elle. Sur fond de révolte catalane, Guilem va découvrir que la politique peut menacer l'amour, que la musique est parfois nécessaire pour comprendre la peinture et que Miró, qui ne lui inspirait que des idées vagues, lui parle un langage qu'il n'avait jamais entendu.

  • Désir pour désir

    Mathias Enard

    « Antonio observait Venise : inondation, ondulation, vertige. Antonio comprit qu'il ne pouvait plus vivre sans la jeune femme de l'Ospedale della Pietà. La poitrine rebondie, les joues légèrement roses, les cheveux tirant sur le roux, frisés, les yeux clairs et ce je ne sais quoi dans le regard qui le rendait vibrant - Antonio ne pouvait se concentrer ; il prit une feuille de papier et essaya d'esquisser, de mémoire et à la mine de plomb, le visage de Camilla tout en se demandant quel stratagème il pourrait bien imaginer pour lui parler, avant ou après la messe. Il se rappelait que le type grave, un rien sinistre qui l'accompagnait s'appelait Amerigo. »

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