Entreprise, économie & droit

  • Nous vivons sous l'empire du droit affirme Ronald Dworkin, certains vont plus loin en parlant de juridicisation et de judiciarisation de la société. La justice surveille la société pour le compte du pouvoir politique et contrôle ce pouvoir. Le tribunal devient peu à peu un lieu où s'exprime une démocratie d'opinion. En Europe l'on redoute l'instauration d'une société de la méfiance où le contentieux tiendrait lieu de lien social. L'auteur étudie ce "développement" du domaine du droit, analyse les causes de cette juridicisation, explique les limites de cette évolution et de cette mutation du droit par laquelle la légitimité constitutionnelle semble l'emporter sur la légitimité représentative dans le cadre du fonctionnement de l'Etat par exemple. "Nous sommes en présence de nouvelles formes juridiques que Mireille Delmas-Marty a qualifié de droit flou" (cf Le flou du droit en Quadrige) conclut l'auteur.

  • L'ouvrage analyse la manière dont les entreprises multinationales industrielles peuvent participer au développement durable des pays du Sud. Il conduit à démontrer l'ambiguïté de la démarche de ces dernières tant au niveau du discours que des pratiques. Pour l'auteur, l'enjeu est d'insérer leurs activités dans des projets de nature politique permettant de viser à l'équité inter et intra-générationnelle tout en mettant en oeuvre une stratégie prenant en compte les inévitables conflits d'intérêt. Une telle approche conduit à définir la responsabilité des entreprises dans les domaines économiques, sociaux, sociétaux et politiques, en s'attachant à la dimension culturelle du développement. L'auteur propose des solutions pour mettre en oeuvre cette politique de responsabilité à la fois par l'adoption de normes incitatives et contraignantes et par la formation des élites du Nord comme du Sud, en s'appuyant sur une approche pluridisciplinaire inspirée de la pensée du philosophe américain Michaël Walzer et sur des enquêtes réalisées dans certaines filiales de multinationales.

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