Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La question posée par le titre de cet ouvrage peut paraître provocante et irrévérencieuse. Elle pose néanmoins un problème important : celui de la productivité des efforts et des investissements que l'Université n'est pas encore parvenue à résoudre. L'auteur l'aborde dans un esprit résolument favorable aux méthodes modernes de l'organisation du travail. L'enseignement oral les na- les prises par les auditeurs. les examens et leur sanction, tout est passé au crible pour aboutir à une conception nouvelle des études. Aux procédés classiques doit se substituer un travail en équipe fortement outillé par des dispositifs mécaniques, Il s'agit non seulement de gagner du temps et d'éviter le surmenage mais fout autant d'éduquer le jugement et de développer le sens des responsabilités. Adapter l'enseignement supérieur aux besoins d'une-masse toujours plus nombreuse d'étudiants, faire leur, place aux méthodes actives, à l'initiative personnelle et à la division du travail, voici un programme auquel Gérard Charnoz s'est attaché avec une conviction nourrie des expériences de l'étudiant qu'il fut lui-même, il y a peu de temps encore. Ses hypothèses seront discutées et souvent contestées, mais ce sont là des divergences qui ne pourront manquer de rendre plus évidente encore l'importance du débat ainsi engagé.

  • La plupart de ceux qui se lamentent de la crise du civisme en accusent les individus et y voient une forme particulière de l'immoralisme ou de l'amoralisme des temps présents. Parfois, ils spécifient plus nettement les responsabilités : les parents, les éducateurs et surtout les enseignants seraient, d'après eux, à l'origine d'une telle situation. Ce diagnostic est superficiel. Il ignore trop souvent les vraies causes du mal ; les nouvelles dimensions de nos sociétés, les nouvelles conditions faites aux personnes, les nouveaux problèmes qui assaillent les collectivités comme les individus. C'est par une adéquate insertion sociale et non par le seul enseignement ou par des pressions extérieures que chaque citoyen peut découvrir et acquérir sa dimension civique. Il est vrai que le terme d'insertion apparaît lui aussi comme ambigu. C'est l'homme tout entier qui doit par lui-même reconnaître et occuper sa place dans les collectivités auxquelles il appartient. Un homme entier, c'est-à-dire dans la plénitude de ses moyens et de ses dons, par l'accomplissement de sa vocation originale. L'État, le pouvoir, l'école, l'armée ne sont pas des machines à faire des citoyens.

  • D'un point de vue psychologique comme d'un point de vue moral on a consacré beaucoup d'études et réflexions à la jeunesse française d'aujourd'hui. Mais à séparer la vie de jeunes de la vie sociale tout entière, ou à l'y rattacher d'une manière superficielle on ne pouvait espérer aboutir à une juste compréhension de leurs attitudes. M Jean Jousselin a donc entrepris de confronter deux réalités : la jeunesse et la civilisation française contemporaine. C'est ainsi seulement que la présence des jeunes prend sa dimension de fait social, parce que intégré dans l'évolution sociale. Faire apparaître ce que l'on appelle parfois la « crise de la jeunesse » comme la crise de la civilisation, mais montrer aussi quelles responsabilités pourront être prises par les jeunes tant dans le domaine civique que dans celui de la culture - tel est le propos de l'auteur. Une longue expérience nourrie à la fois d'étude et d'action a fait de lui en cette matière un des spécialistes les plus écoutés. Les éducateurs, les parents, les responsables, à tous les échelons de notre société, les jeunes eux-mêmes trouveront en lui un interlocuteur averti au jugement lucide et équilibré.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Souvent on a voulu voir et juger la foi de Paul Claudel, tel un bloc sans faille, définitivement établie depuis sa conversion. Mais c'est là une image d'immobilité qui selon M. Jacques Andrieu ne s'applique pas plus à Claudel qu'à tout autre créateur. Aussi arrive-t-il à discerner une évolution dans la religiosité claudelienne dont il voudrait montrer les lignes de force Dès lors on comprendra qu'il ait engagé son investigation au niveau de ce que depuis quelques années il est convenu d'appeler l'expérience vécue. L'oeuvre de Claudel, en effet, n'est pas seulement une oeuvre d'imagination, mais encore la transposition d'une expérience de vie. Sans avoir rien de l'impudeur de certains journaux intimes, elle nous permet d'assister au surgissement et aux développements de la foi dans l'âme d'un homme. Dès lors, l'auteur s'est moins attaché à une pure étude de sources qu'à un essai de reconstitution psychologique, ce qui l'a amené à rapprocher l'expérience religieuse de Claudel de quelques grandes expériences humaines, comme celles de Pascal et Kierkegaard. Le fait que ces auteurs ne soient pas des sources directes de Claudel ne les empêche peut-être pas d'avoir une parenté d'âme profonde avec lui. A l'égard d'un auteur aussi réfractaire à l'analyse littéraire que Claudel, M. Andrieu a voulu concilier les droits de la critique historique avec le respect de cette totalité indissoluble que forme la vie de tout homme de génie.

  • Jeune agrégé, ancien élève de l'École Normale Supérieure, René Bissières devait, après une période consacrée à des activités d'un autre ordre, revenir à l'enseignement de la philosophie. C'est à ce moment que l'on lui proposa de reprendre contact avec ses camarades de promotion et au-delà avec des jeunes philosophes d'orientation aussi variée que possible, dans le but de dégager la place de la métaphysique dans l'esprit de notre époque. C'est ainsi qu'est né le volume collectif portant pour titre cette simple interrogation « Peut-on se passer de métaphysique ? » Collectif, cet ouvrage ne l'est d'ailleurs que d'une manière bien extérieure. Il n'y a eu aucun contact, aucune tentative de coordination, entre les différents auteurs. Les perspectives inspirées par l'idéalisme ou la phénoménologie, le positivisme ou la mystique. le marxisme ou le thomisme, les attitudes personnelles encore « inqualifiables », ont trouvé dans ce livre un lieu de rencontre qu'il faut considérer comme purement typographique. Avec ses douze contributions, ce volume, bien que le plus fort de tous ceux parus jusqu'à présent dans la Collection Nouvelle Recherche », n'arrive pas, en effet, à tout dire et même ne dit pas tout l'essentiel. Aussi, d'autres interlocuteurs sont-ils invités à envoyer à l'éditeur leurs propres réponses. Un second volume ne serait pas de trop pour nous faire connaitre le sentiment de notre époque à l'égard des interrogations éternelles.

  • Critique et sceptique, notre époque ne s'attache pas moins que d'autres à des modèles, sinon à des mythes. Elle aussi célèbre ses héros et ses saints et suit appel. Et plus encore que sur la voie du perfectionnement individuel, nos contemporains poursuivent sur le chemin du progrès social des vues idéales, représentées tantôt par l'image doctrinale d'une cite juste et harmonieuse, tantôt par la consistance, plus ou moins vérifiable, d'un « pays réel »,considéré comme exemplaire. Aussi peut-on s'étonner que l'oeuvre des démocraties scandinaves serve si rarement de référence, à nos débats sociaux et politiques et n'ait guère fait l'objet d'analyses approfondies. Un niveau de vie élevé assuré à tous les habitants, une large égalisation des revenus, un système de garanties répondant aux grandes préoccupations matérielles de l'existence humaine, une pleine utilisation sociale des sciences et techniques modernes - n'est-ce pas là cette société juste que les hommes de tant d'autres pays voudraient édifier, en sacrifiant, au besoin, la liberté et la vie de plus d'une génération ? Or, c'est dans la paix et dans l'exercice indiscutable de toutes les libertés démocratiques que les scandinaves ont obtenu, et conservé ce qu'il convient bien d'appeler leurs conquêtes sociales. D'où vient alors la discrétion, étrange à tant d'égards, dont en France, comme dans beaucoup d'autres pays, on fait preuve a l'égard de l'exemple scandinave ?

  • Critique et sceptique, notre époque ne s'attache pas moins que d'autres à des modèles, sinon à des mythes. Elle aussi célèbre ses héros et ses saints et suit appel. Et plus encore que sur la voie du perfectionnement individuel, nos contemporains poursuivent sur le chemin du progrès social des vues idéales, représentées tantôt par l'image doctrinale d'une cite juste et harmonieuse, tantôt par la consistance, plus ou moins vérifiable, d'un « pays réel »,considéré comme exemplaire. Aussi peut-on s'étonner que l'oeuvre des démocraties scandinaves serve si rarement de référence, à nos débats sociaux et politiques et n'ait guère fait l'objet d'analyses approfondies. Un niveau de vie élevé assuré à tous les habitants, une large égalisation des revenus, un système de garanties répondant aux grandes préoccupations matérielles de l'existence humaine, une pleine utilisation sociale des sciences et techniques modernes - n'est-ce pas là cette société juste que les hommes de tant d'autres pays voudraient édifier, en sacrifiant, au besoin, la liberté et la vie de plus d'une génération ? Or, c'est dans la paix et dans l'exercice indiscutable de toutes les libertés démocratiques que les scandinaves ont obtenu, et conservé ce qu'il convient bien d'appeler leurs conquêtes sociales. D'où vient alors la discrétion, étrange à tant d'égards, dont en France, comme dans beaucoup d'autres pays, on fait preuve a l'égard de l'exemple scandinave ?

  • D'un point de vue psychologique comme d'un point de vue moral on a consacré beaucoup d'études et réflexions à la jeunesse française d'aujourd'hui. Mais à séparer la vie de jeunes de la vie sociale tout entière, ou à l'y rattacher d'une manière superficielle on ne pouvait espérer aboutir à une juste compréhension de leurs attitudes. M Jean Jousselin a donc entrepris de confronter deux réalités : la jeunesse et la civilisation française contemporaine. C'est ainsi seulement que la présence des jeunes prend sa dimension de fait social, parce que intégré dans l'évolution sociale. Faire apparaître ce que l'on appelle parfois la « crise de la jeunesse » comme la crise de la civilisation, mais montrer aussi quelles responsabilités pourront être prises par les jeunes tant dans le domaine civique que dans celui de la culture - tel est le propos de l'auteur. Une longue expérience nourrie à la fois d'étude et d'action a fait de lui en cette matière un des spécialistes les plus écoutés. Les éducateurs, les parents, les responsables, à tous les échelons de notre société, les jeunes eux-mêmes trouveront en lui un interlocuteur averti au jugement lucide et équilibré.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Souvent on a voulu voir et juger la foi de Paul Claudel, tel un bloc sans faille, définitivement établie depuis sa conversion. Mais c'est là une image d'immobilité qui selon M. Jacques Andrieu ne s'applique pas plus à Claudel qu'à tout autre créateur. Aussi arrive-t-il à discerner une évolution dans la religiosité claudelienne dont il voudrait montrer les lignes de force Dès lors on comprendra qu'il ait engagé son investigation au niveau de ce que depuis quelques années il est convenu d'appeler l'expérience vécue. L'oeuvre de Claudel, en effet, n'est pas seulement une oeuvre d'imagination, mais encore la transposition d'une expérience de vie. Sans avoir rien de l'impudeur de certains journaux intimes, elle nous permet d'assister au surgissement et aux développements de la foi dans l'âme d'un homme. Dès lors, l'auteur s'est moins attaché à une pure étude de sources qu'à un essai de reconstitution psychologique, ce qui l'a amené à rapprocher l'expérience religieuse de Claudel de quelques grandes expériences humaines, comme celles de Pascal et Kierkegaard. Le fait que ces auteurs ne soient pas des sources directes de Claudel ne les empêche peut-être pas d'avoir une parenté d'âme profonde avec lui. A l'égard d'un auteur aussi réfractaire à l'analyse littéraire que Claudel, M. Andrieu a voulu concilier les droits de la critique historique avec le respect de cette totalité indissoluble que forme la vie de tout homme de génie.

  • Jeune agrégé, ancien élève de l'École Normale Supérieure, René Bissières devait, après une période consacrée à des activités d'un autre ordre, revenir à l'enseignement de la philosophie. C'est à ce moment que l'on lui proposa de reprendre contact avec ses camarades de promotion et au-delà avec des jeunes philosophes d'orientation aussi variée que possible, dans le but de dégager la place de la métaphysique dans l'esprit de notre époque. C'est ainsi qu'est né le volume collectif portant pour titre cette simple interrogation « Peut-on se passer de métaphysique ? » Collectif, cet ouvrage ne l'est d'ailleurs que d'une manière bien extérieure. Il n'y a eu aucun contact, aucune tentative de coordination, entre les différents auteurs. Les perspectives inspirées par l'idéalisme ou la phénoménologie, le positivisme ou la mystique. le marxisme ou le thomisme, les attitudes personnelles encore « inqualifiables », ont trouvé dans ce livre un lieu de rencontre qu'il faut considérer comme purement typographique. Avec ses douze contributions, ce volume, bien que le plus fort de tous ceux parus jusqu'à présent dans la Collection Nouvelle Recherche », n'arrive pas, en effet, à tout dire et même ne dit pas tout l'essentiel. Aussi, d'autres interlocuteurs sont-ils invités à envoyer à l'éditeur leurs propres réponses. Un second volume ne serait pas de trop pour nous faire connaitre le sentiment de notre époque à l'égard des interrogations éternelles.

  • La plupart de ceux qui se lamentent de la crise du civisme en accusent les individus et y voient une forme particulière de l'immoralisme ou de l'amoralisme des temps présents. Parfois, ils spécifient plus nettement les responsabilités : les parents, les éducateurs et surtout les enseignants seraient, d'après eux, à l'origine d'une telle situation. Ce diagnostic est superficiel. Il ignore trop souvent les vraies causes du mal ; les nouvelles dimensions de nos sociétés, les nouvelles conditions faites aux personnes, les nouveaux problèmes qui assaillent les collectivités comme les individus. C'est par une adéquate insertion sociale et non par le seul enseignement ou par des pressions extérieures que chaque citoyen peut découvrir et acquérir sa dimension civique. Il est vrai que le terme d'insertion apparaît lui aussi comme ambigu. C'est l'homme tout entier qui doit par lui-même reconnaître et occuper sa place dans les collectivités auxquelles il appartient. Un homme entier, c'est-à-dire dans la plénitude de ses moyens et de ses dons, par l'accomplissement de sa vocation originale. L'État, le pouvoir, l'école, l'armée ne sont pas des machines à faire des citoyens.

  • La question posée par le titre de cet ouvrage peut paraître provocante et irrévérencieuse. Elle pose néanmoins un problème important : celui de la productivité des efforts et des investissements que l'Université n'est pas encore parvenue à résoudre. L'auteur l'aborde dans un esprit résolument favorable aux méthodes modernes de l'organisation du travail. L'enseignement oral les na- les prises par les auditeurs. les examens et leur sanction, tout est passé au crible pour aboutir à une conception nouvelle des études. Aux procédés classiques doit se substituer un travail en équipe fortement outillé par des dispositifs mécaniques, Il s'agit non seulement de gagner du temps et d'éviter le surmenage mais fout autant d'éduquer le jugement et de développer le sens des responsabilités. Adapter l'enseignement supérieur aux besoins d'une-masse toujours plus nombreuse d'étudiants, faire leur, place aux méthodes actives, à l'initiative personnelle et à la division du travail, voici un programme auquel Gérard Charnoz s'est attaché avec une conviction nourrie des expériences de l'étudiant qu'il fut lui-même, il y a peu de temps encore. Ses hypothèses seront discutées et souvent contestées, mais ce sont là des divergences qui ne pourront manquer de rendre plus évidente encore l'importance du débat ainsi engagé.

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