Presses de la Renaissance (réédition numérique FeniXX)

  • Fanfan et Petite-Fleur sont inséparables. Leur enfance est un monde à part, magique et fragile. Mais un jour tout bascule, Fanfan a frappé Petite-Fleur et elle décide d'aller rejoindre les sirènes qui ont emmené la grand-mère morte, Babouchka. Un conte plein de sagesse sur la magie de l'enfance, les rêves brisés et l'amour salvateur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comme chaque année, Lucile Séverac passe ses vacances dans la propriété de sa belle-famille. L'été, ici, est moite, oppressant, l'ordre des choses immuable, à peine ponctué par l'espoir, toujours déçu, de l'orage. Égarée dans cette vie de bourgeoise aisée, Lucile arrache au temps des bribes de vertige, vaines tentatives de reprendre possession d'elle-même. En un seul et bref été, elle recompose un monde, dont elle avait perdu la vérité, et se l'approprie par la grâce de Lorenzo, l'adolescent, dont la beauté viole son regard assoupi. Hallucinée dans son désir, Lucile Séverac fait le choix du plus fou des actes d'amour. La nuit fauve est le roman d'une passion, d'un assouvissement absolu, au-delà des limites où l'on peut encore continuer à vivre.

  • Dans le débat sur l'euthanasie, la passion l'emporte souvent sur la réflexion. Donner la mort, ou se donner la mort : voilà des actes qui sont loin d'être anodins. Le développement technologique des soins intensifs, place aujourd'hui le médecin devant la possibilité, sinon l'obligation, de gérer la vie finissante. Au-delà des difficultés issues de cette situation nouvelle, le terme même d'euthanasie est lourd d'ambiguïtés. S'il désigne, communément, les procédés destinés à rendre la mort plus douce, diverses pratiques s'en inspirent, qui peuvent être radicalement opposées d'un point de vue éthique. Geste de liberté individuelle, suicide, meurtre ou délivrance : la violence des arguments fait écho à celle de l'enjeu. Pour tenter d'y voir clair, une vingtaine de spécialistes d'horizons divers - médecins, psychologues, juristes, infirmières, psychiatres et représentants des religions - ont constitué, pendant plusieurs années, un groupe de travail collectif. Confrontant leurs convictions et leurs approches, parfois éloignées, souvent complémentaires, dans une volonté de dépassionner le débat, ils ont construit une réflexion approfondie sur la fin de vie, les soins palliatifs et l'accompagnement des mourants. Original et accessible à tous, cet ouvrage propose, face au désarroi des soignants et à la détresse des familles, une vision apaisée de la fin de vie, qui s'appuie sur la dignité de chaque personne.

  • Victime de la terreur d'État orchestrée par le régime communiste de Pékin, le peuple tibétain, bouddhiste et non-violent est, depuis un demi-siècle, plongé dans l'horreur. Monastères rasés, transferts de population, répression sanglante, désastre écologique : dans l'indifférence des nations, la Chine étrangle le Toit du Monde et bafoue les droits de ses habitants. La civilisation tibétaine est en danger de mort. En 1959, le Dalaï-Lama dut fuir vers l'Inde. À Dharamsala, où il établit son gouvernement en exil, un combat s'est engagé, par l'éducation et la transmission de la culture, contre cette mort programmée. Le chef spirituel et temporel du Tibet n'a jamais pu retourner dans son pays. Cependant, celui pour qui le seul vrai garant de la paix est en soi, ne cesse d'adresser au monde un message de tolérance et de compassion. Menée à partir de rencontres avec le Dalaï-Lama, son entourage et des réfugiés tibétains, cette enquête mêle de bouleversants témoignages à la réflexion historique et philosophique. Ces paroles d'hommes et de femmes, révèlent que la puissance de l'esprit est une forme essentielle de résistance à la barbarie. Enrichi de nombreuses photos inédites, ce document sans concession, pose la question cruciale de l'avenir du peuple tibétain, et lance un appel au monde occidental. Au risque d'ébranler nos consciences tranquilles. les auteurs s'interrogent sur le double langage en matière de droits de l'homme en Chine et au Tibet, Un plaidoyer à lire de toute urgence !

  • La ville est envahie par les chiens, meutes hurlantes devenues folles. Thomas, peintre sur palissades, est obligé de fuir, en compagnie de Malika, une jeune Algérienne... Premier roman.

  • Dans la communauté charismatique de Gethsémani, la vie s'écoule paisiblement, entre prières et visites de prisonniers, quand survient David. Ancienne figure médiatique d'un mouvement étudiant, celui qu'on appelait le roi David, a choisi de donner un sens nouveau à sa vie. Pour obtenir d'être admis dans la communauté, il fait voeu de silence. Peu de temps après, des policiers viennent arrêter le novice. On l'interroge sur ses relations avec Sélim, terroriste algérien recherché pour des attentats commis sur le territoire français. David se tait, muré dans son silence. Soupçonné de collusion avec un réseau islamiste, pris au piège de son mutisme, David emporte avec lui, dans la tourmente, les membres de sa communauté. Mais quels sont les vrais motifs de son silence ? David cherche-t-il à respecter un voeu ? Ou bien n'est-ce qu'un prétexte pour cacher de terribles faits ? Quel est ce secret que David refuse de trahir, et au nom duquel il risque l'emprisonnement ? Au-delà de ces questions, se profile celle des liens entre islam et christianisme. Car, tout au fond de ce silence, réside l'énigme Sélim, alias Malik. David et Malik : une amitié jusqu'à la mort. Ou la prison... Fidélité et trahison, intégrisme et martyre, conversion et vocation se mêlent, s'opposent et se bousculent. De manifestations étudiantes en vagues d'attentats, ce thriller spirituel confronte les exigences de la foi, aux tragiques réalités contemporaines.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Loin des analyses sociologiques et psychologiques sur le monde de la drogue, ce livre révèle, de manière crue - comme ils l'expriment entre eux -, ce que les jeunes ressentent face à la drogue, omniprésente dans leur vie. Qu'ils soient en cinquième ou en terminale, ils ont accepté de parler librement. Il est important d'écouter ce qu'ils ont à dire.

  • Le duel ? Le mot évoque irrésistiblement l'univers de Dumas et de Paul Féval. Pourtant, ce livre nous entraîne bien au-delà des images que les fictions des romanciers nous ont imposées. Sous l'Ancien Régime, en effet, le duel est une pratique courante. Pour un rien - un mot déplacé, une rivalité galante, une question de préséance, une querelle de cabaret -, on « appelle » l'offenseur, on entraîne parents et amis, et l'on se retrouve au petit matin, ferraillant à deux, quatre ou huit, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les édits contre cet usage barbare (les morts se comptent par milliers tous les ans) se multiplieront sans parvenir à le déraciner. La loi privée du sang se maintient obstinément contre la volonté du prince. Cette religion du « point d'honneur », et surtout le mépris de l'existence qu'elle suppose, nous offrent la matière d'une passionnante étude de mentalités. A partir des sources les plus sûres et les plus diverses (mémoires, correspondances, textes littéraires et juridiques), Micheline Cuénin retrace les moments forts de ce conflit qui mit aux prises, plusieurs siècles durant, l'autorité monarchique et le « sacrement de l'assassinat », le politique et le romanesque...

  • A partir des enquêtes-reportages qu'elle a réalisées pour Marie-Claire, Catherine Rihoit a composé un ouvrage passionnant sur la vie des femmes d'aujourd'hui. Ces dernières années, les femmes ont beaucoup changé. Nous sommes à l'ère du "post-féminisme". "Nous regardons désormais le monde par nos propres yeux, dit Catherine Rihoit, et non plus à travers ceux de nos pères, de nos frères ou de nos maris. Et nous parlons notre propre langage, même si celui-ci est encore parfois hésitant, timide, pudique." L'auteur de La Favorite et de Triomphe de l'amour ajoute : "Les femmes dont les témoignages émaillent ce livre ont évidemment des noms et des identités d'emprunt. Pour parler librement, il faut être assurée que les voisins ne vous reconnaîtront pas. Car elles ne témoignent pas, comme les hommes le font si volontiers, sur la vie publique, mais sur la vie privée. La leur donc, par définition : le domaine du coeur." En effet, l'amour est au centre de ces récits. Selon leur âge et leur situation affective, les femmes racontent leurs flirts, leurs liaisons, leurs plaisirs et leurs désirs. De la recherche du premier amour au bilan de toute une vie... A cet égard, Regards de femmes est à la fois le roman de la femme moderne, avec ses multiples facettes, et un panorama en prise directe sur la vie affective des Françaises.

  • Tirée au cordeau, la vie d'Annie Moore, une jeune comptable de vingt-huit ans, sans imagination ni audace. Rien ne dépasse. Pas d'écart. Sauf Charly, un voyou sympathique qui l'aime bien et lui ment mal. L'imprévu fait irruption un beau matin lorsque la voisine d'Annie lui demande de s'occuper de sa petite fille de huit ans, car elle vient d'apprendre la mort accidentelle de son mari. La journée pourrait se dérouler sans histoire, mais Margot est capricieuse, Annie, elle aussi, a perdu son père lorsqu'elle était enfant, et Charly entre en scène... Un premier roman tendre, vif, où la drôlerie des situations le dispute à la gravité de l'émotion.

  • Quand, au détour d'une relecture des Hauts de Hurlevent et d'un voyage dans le Yorkshire, une romancière telle que Jeanne Champion rencontre la figure étonnante d'une Emily Brontë, le choc est inévitable. Au-delà de tous les commentaires suscités par la vie et l'oeuvre d'Emily Brontë, c'est à un véritable voyage outre-tombe que nous convie Jeanne Champion. A travers un dialogue saisissant avec son modèle, elle a su recréer pour notre plus grand plaisir de lecture l'atmosphère de ce lieu magique où vécurent les Brontë : le sinistre presbytère de Haworth, les « Moors » austères que le vent et la pluie glacée ne cessaient de battre... Elle fait revivre, par la magie du style, par la justesse des dialogues, les moeurs et les pensées de ces personnages hors du commun que furent Charlotte et Anne (les deux soeurs), Branwell (le frère) et Emily elle-même. Après la mort de la mère et de deux autres soeurs, l'existence de ce quatuor maudit se noua d'autant plus fortement autour de la figure étrange du père, un pasteur anglican hypocondriaque, et misanthrope. Pour lutter contre la solitude, l'enfermement, les enfants se créèrent, grâce à la littérature, un univers imaginaire seul capable de tromper la mort. Cette mort qui, pourtant, aura le dernier mot : en 1848, et en l'espace de quelques mois, succomberont Branwell, Emily et Anne. Emily n'avait que trente ans...

  • Loin des analyses sociologiques et psychologiques sur le monde de la drogue, ce livre révèle, de manière crue - comme ils l'expriment entre eux -, ce que les jeunes ressentent face à la drogue, omniprésente dans leur vie. Qu'ils soient en cinquième ou en terminale, ils ont accepté de parler librement. Il est important d'écouter ce qu'ils ont à dire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De l'ancienne Rome à 1945, le modèle de l'autorité familiale régissant les relations parents-adolescents n'avait guère évolué. Le père régnait en maître sur la famille. Depuis un demi-siècle, les changements ont été radicaux... Ce sont ces transformations historiques, sociales et psychologiques que l'auteur analyse dans cet ouvrage passionnant. Comment et pourquoi au modèle autoritaire s'est substitué un modèle démocratique ? L'après-guerre, la croissance ou les crises qui lui succèdent consacrent une notion « révolutionnaire », celle d'adolescent. Aujourd'hui, il n'y a plus ni parents ni adolescents, mais des personnes à part entière, évolution qui apporte ses propres traumatismes ou conflits. Se référant à la fois aux meilleures sources et à un travail d'enquête personnel auprès de nombreuses familles, l'auteur nous donne à voir un véritable état des lieux de notre société sous l'angle original de la relation entre parents et adolescents.

  • A partir des enquêtes-reportages qu'elle a réalisées pour Marie-Claire, Catherine Rihoit a composé un ouvrage passionnant sur la vie des femmes d'aujourd'hui. Ces dernières années, les femmes ont beaucoup changé. Nous sommes à l'ère du "post-féminisme". "Nous regardons désormais le monde par nos propres yeux, dit Catherine Rihoit, et non plus à travers ceux de nos pères, de nos frères ou de nos maris. Et nous parlons notre propre langage, même si celui-ci est encore parfois hésitant, timide, pudique." L'auteur de La Favorite et de Triomphe de l'amour ajoute : "Les femmes dont les témoignages émaillent ce livre ont évidemment des noms et des identités d'emprunt. Pour parler librement, il faut être assurée que les voisins ne vous reconnaîtront pas. Car elles ne témoignent pas, comme les hommes le font si volontiers, sur la vie publique, mais sur la vie privée. La leur donc, par définition : le domaine du coeur." En effet, l'amour est au centre de ces récits. Selon leur âge et leur situation affective, les femmes racontent leurs flirts, leurs liaisons, leurs plaisirs et leurs désirs. De la recherche du premier amour au bilan de toute une vie... A cet égard, Regards de femmes est à la fois le roman de la femme moderne, avec ses multiples facettes, et un panorama en prise directe sur la vie affective des Françaises.

  • Le duel ? Le mot évoque irrésistiblement l'univers de Dumas et de Paul Féval. Pourtant, ce livre nous entraîne bien au-delà des images que les fictions des romanciers nous ont imposées. Sous l'Ancien Régime, en effet, le duel est une pratique courante. Pour un rien - un mot déplacé, une rivalité galante, une question de préséance, une querelle de cabaret -, on « appelle » l'offenseur, on entraîne parents et amis, et l'on se retrouve au petit matin, ferraillant à deux, quatre ou huit, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les édits contre cet usage barbare (les morts se comptent par milliers tous les ans) se multiplieront sans parvenir à le déraciner. La loi privée du sang se maintient obstinément contre la volonté du prince. Cette religion du « point d'honneur », et surtout le mépris de l'existence qu'elle suppose, nous offrent la matière d'une passionnante étude de mentalités. A partir des sources les plus sûres et les plus diverses (mémoires, correspondances, textes littéraires et juridiques), Micheline Cuénin retrace les moments forts de ce conflit qui mit aux prises, plusieurs siècles durant, l'autorité monarchique et le « sacrement de l'assassinat », le politique et le romanesque...

  • Tirée au cordeau, la vie d'Annie Moore, une jeune comptable de vingt-huit ans, sans imagination ni audace. Rien ne dépasse. Pas d'écart. Sauf Charly, un voyou sympathique qui l'aime bien et lui ment mal. L'imprévu fait irruption un beau matin lorsque la voisine d'Annie lui demande de s'occuper de sa petite fille de huit ans, car elle vient d'apprendre la mort accidentelle de son mari. La journée pourrait se dérouler sans histoire, mais Margot est capricieuse, Annie, elle aussi, a perdu son père lorsqu'elle était enfant, et Charly entre en scène... Un premier roman tendre, vif, où la drôlerie des situations le dispute à la gravité de l'émotion.

  • De l'ancienne Rome à 1945, le modèle de l'autorité familiale régissant les relations parents-adolescents n'avait guère évolué. Le père régnait en maître sur la famille. Depuis un demi-siècle, les changements ont été radicaux... Ce sont ces transformations historiques, sociales et psychologiques que l'auteur analyse dans cet ouvrage passionnant. Comment et pourquoi au modèle autoritaire s'est substitué un modèle démocratique ? L'après-guerre, la croissance ou les crises qui lui succèdent consacrent une notion « révolutionnaire », celle d'adolescent. Aujourd'hui, il n'y a plus ni parents ni adolescents, mais des personnes à part entière, évolution qui apporte ses propres traumatismes ou conflits. Se référant à la fois aux meilleures sources et à un travail d'enquête personnel auprès de nombreuses familles, l'auteur nous donne à voir un véritable état des lieux de notre société sous l'angle original de la relation entre parents et adolescents.

  • Ariane, photographe célèbre, évoque son tumultueux passé. Pendant près d'un demi-siècle, de 1945 à nos jours, passions politiques et amoureuses se sont mêlées pour elle, son mari Sébastien, architecte, et Xavier, le deuxième homme de sa vie. Tous trois, liés par un « pacte de liberté sans mensonge », voyagent bien au-delà des convenances admises par un monde qu'ils veulent changer. Sébastien croit le rebâtir, Ariane le recomposer et Xavier agir sur lui. Mise à rude épreuve, leur foi en l'action collective s'écroulera. Puisque le monde n'obéit pas aux rêves, le trio choisira la fidélité à ses propres lois. Vulnérables, Ariane, Sébastien et Xavier affronteront pourtant sans faillir les secousses qui menacent leur équilibre. Et cette exceptionnelle histoire d'amour et d'amitié durera jusqu'à la disparition de celui qui disait à Ariane : « Je voudrais que ma mort soit le premier chagrin que je te causerai ». Jamais Dominique Desanti n'a ainsi mêlé le réel et l'imaginaire, l'historique et le quotidien, le public et le privé. Une brillante re-création de notre monde, où le doute le dispute à la nécessité de croire.

  • Ariane, photographe célèbre, évoque son tumultueux passé. Pendant près d'un demi-siècle, de 1945 à nos jours, passions politiques et amoureuses se sont mêlées pour elle, son mari Sébastien, architecte, et Xavier, le deuxième homme de sa vie. Tous trois, liés par un « pacte de liberté sans mensonge », voyagent bien au-delà des convenances admises par un monde qu'ils veulent changer. Sébastien croit le rebâtir, Ariane le recomposer et Xavier agir sur lui. Mise à rude épreuve, leur foi en l'action collective s'écroulera. Puisque le monde n'obéit pas aux rêves, le trio choisira la fidélité à ses propres lois. Vulnérables, Ariane, Sébastien et Xavier affronteront pourtant sans faillir les secousses qui menacent leur équilibre. Et cette exceptionnelle histoire d'amour et d'amitié durera jusqu'à la disparition de celui qui disait à Ariane : « Je voudrais que ma mort soit le premier chagrin que je te causerai ». Jamais Dominique Desanti n'a ainsi mêlé le réel et l'imaginaire, l'historique et le quotidien, le public et le privé. Une brillante re-création de notre monde, où le doute le dispute à la nécessité de croire.

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • « 25 septembre. Je voudrais réussir à tenir ce journal avec régularité, et savoir y dire avec exactitude le comment et le pourquoi de cette grossesse et de cet enfant. Il me semble que c'est un devoir. L'année dernière, j'avais tenté d'expliquer à un ami peintre - la cinquantaine, père de famille - pourquoi je me donnais le droit (c'étaient ses mots) de prendre un tel risque, pourquoi je voulais un enfant (...). La discussion s'est achevée, chacun restant sur ses positions, sur la proposition d'un "rendez-vous dans vingt ans". Rendez-vous avec l'enfant, avec l'homme ou la femme qu'il serait, juge alors de la situation par moi créée, à ses dépens peut-être. Ce gosse de père célibataire, cet enfant sans mère, ce fils de pédé, s'il me demandait des comptes ? Au moins des explications, pour comprendre d'où il vient. (...) Ce que je pourrai dire ici, au long de cette grossesse, ce sera pour lui au moins un témoignage, un de ces documents qui vous donnent une identité, une légitimité. » Pierre Leenhardt. Et si l'homme se mettait à vivre, lui aussi, la grossesse ? La démarche de Pierre Leenhardt témoigne de la mentalité d'une époque, - la nôtre. Tous les pères, et surtout toutes les mères d'aujourd'hui, ne peuvent ignorer - au-delà du caractère choquant de ce récit - l'authenticité et la profondeur des questions qu'il soulève. Livre autobiographiques, à propos d'une expérience hors du commun, Le journal de grossesse d'un père célibataire est un document tout à fait exceptionnel.

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