Presses de l´Université Saint-Louis

  • Projet coopératif et christianisme social

    Enzo Pezzini

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Ce livre rend possible la rencontre entre deux réalités différentes mais intuitivement proches : le coopérativisme et la doctrine sociale de l'Église. Enzo Pezzini retient le terme de « coïncidence doctrinale » pour qualifier cette rencontre. Mais il parle également d'un « esprit » commun à ces deux réalités, un esprit qui prend une forme profane dans un cas et religieuse dans l'autre. Or la coïncidence doctrinale, insufflée par un même esprit, devient résonance musicale. C'est ainsi que ce travail peut être lu comme une composition pour deux instruments qui se répondent l'un à l'autre de page en page. Il s'agit d'une mise en résonance minutieuse et rigoureuse où chaque instrument est sollicité et mobilisé avec ce qu'il a de plus propre. Le coopérativisme rentre ainsi en scène avec ses principes, sa réalité historique et les idées diverses qui l'ont nourri. La doctrine sociale de l'Église est entendue à travers les différents textes qui la composent mais également la voix de quelques « figures chrétiennes emblématiques ». Les notes jouées par chaque instrument se font ainsi écho progressivement : sans se confondre, elles font entendre une même musique, harmonieuse et porteuse d'une même utopie, celle d'une société marquée par la co-opération plutôt que par la concurrence. (extrait de la postface d'Elena Lasida)

  • L'identification dans la theorie freudienne

    Jean Florence

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    La notion d'identification appartient au langage courant et à celui de la psychologie. Elle désigne généralement un phénomène propre à la relation avec autrui et son usage recoupe celui de notions telles que l'imitation, la sympathie, la participation affective, la contagion mentale. L'expérience et l'écriture freudiennes ont produit une mutation dans ce champ sémantique de l'intersubjectivité. En psychanalyse, l'identification ressortit aux processus inconscients ; elle obéit à des lois qui subvertissent les données de la psychologie empirique et philosophique. Ce travail d'analyse et de déconstruction du langage et, par conséquent, de l'expérience, est suivi dans le présent ouvrage en serrant au plus près les textes de Freud. Que l'identification y apparaisse d'emblée comme un processus de formation de symptômes et une modalité du refoulement, suffit à indiquer la direction et l'enjeu de la recherche psychanalytique. À mesure que se développent pour Freud la pratique clinique et sa conceptualisation, l'identification se trouve prise dans un réseau de plus en plus complexe de concepts : l'inconscient, la sexualité, les vicissitudes pulsionnelles, le narcissisme, la répétition, la pulsion de mort, l'oedipe, la castration. Ce livre s'efforce de montrer la solidarité de l'élaboration du concept d'identification avec le mouvement des remaniements de la problématique freudienne dans sa singulière histoire, en indiquant les questions que Freud a laissées ouvertes, inachevées, et la manière dont les psychanalystes, aujourd'hui, tentent d'en poursuivre l'énonciation.

  • Les sens de la peine

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    • Presses de l´université saint-louis
    • 20 Septembre 2019

    Marquant un décalage à l'égard d'une littérature massivement consacrée à la définition et à la justification critique de la peine, ce volume vise à interroger la pluralité de(s) sens de la peine, à partir d'une réflexion sur la double polysémie des « sens » de la « peine ». Sont ainsi élucidés les sens social, politique ou civique de la peine imposée (1), la dimension sensible de la peine vécue (2) et l'orientation donnée au phénomène pénal (3). Le pari est ici que la distinction entre ces trois acceptions permet de dépasser la dénonciation de nos pratiques pénales contemporaines « insensées » : c'est en une pluralité de sens que doit se dresser ce constat et se dire ce déficit de sens - tant scientifiquement, par une dialectique entre disciplines et points de vue, que politiquement, au nom de la démocratie.

  • Socialisme ou barbarie aujourd'hui : analyses et temoignages

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    L'histoire du groupe « Socialisme ou Barbarie » ressemble à celle de toutes les avant-gardes : extrêmement isolé durant son existence (1949-1967), il est devenu quasi-mythique aujourd'hui sans que son apport théorique soit mieux connu. Ses analyses de la bureaucratie n'ont guère été lues par les courants de la gauche critique, et s'il a influencé la mise en cause du marxisme dans le champ intellectuel français à la fin des années 1970, c'est au prix d'une dénaturation profonde de ses idées dans la mesure où elle n'avait comme objectif que de dénoncer le totalitarisme communiste, passant sous silence ses critiques du capitalisme. S'il paraît impossible de saisir la part exacte qui revient à Castoriadis dans ces influences, du moins peut-on cerner son apport comme penseur original en tâchant de prendre la mesure des spécificités de son oeuvre par opposition à celles de ceux qui l'ont côtoyé. Une chose, en effet, est l'accord sur l'analyse des systèmes bureaucratiques - qu'ils soient staliniens ou capitalistes -, une autre les propositions concrètes et les affirmations positives que l'on peut en tirer.

  • Les nouveaux chemins de la légalité ; au-delà de la modernité juridique

    Massimo Vogliotti

    • Presses de l´université saint-louis
    • 30 Juillet 2020

    La catégorie moderne de la légalité vit depuis longtemps une profonde crise d'identité. Selon l'auteur, il ne s'agit pas simplement d'une crise d'effectivité, mais d'une crise bien plus profonde, qui ne se manifeste pas seulement par la dissociation du modèle de la réalité, mais qui bouleverse le modèle théorique lui-même, signe d'une crise encore plus radicale qui concerne tout le paradigme juridique au sein duquel elle a été conçue. Après avoir tracé les contours de ce paradigme et mis en lumière l'aporie du principe moderne de la légalité, l'auteur nous montre, en s'appuyant sur la révolution constitutionnelle de l'après Seconde Guerre mondiale et en faisant le détour par les territoires du droit européen, que ceux qui semblent être des chemins interrompus de la légalité s'avèrent être, en réalité, les chemins encore peu explorés d'une nouvelle légalité dont il brosse le portrait.

  • La moralité du droit

    Lon Luvois Fuller

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Existe-t-il un « droit naturel procédural » ? Cette terminologie, résolument anti-positiviste, est assumée par Fuller, même s'il précise que son origine n'est pas céleste mais terrestre. Le droit est compris comme une entreprise visant à soumettre le comportement humain à la gouvernance de règles et l'existence même d'un système juridique dépend du respect minimal de huit exigences essentielles : les règles de droit doivent être générales, intelligibles, stables, ni rétroactives ni contradictoires, être publiées, ne pas exiger l'impossible de ses destinataires et, enfin, être appliquées par les autorités publiques. La moralité du droit est un classique de la théorie du droit anglo-saxonne, au même titre que Le concept de droit de Hart ou L'empire du droit de Dworkin.

  • Le droit malgre tout : hommage a francois ost

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Depuis Droit, mythe et raison (1980) écrit avec Jacques Lenoble jusqu'aux récents À quoi sert le droit ? Usages, fonctions et finalités (2016) ou Le droit, objet de passions (2018), François Ost ne cesse de questionner les rapports de nos sociétés au droit et la place de celui-ci dans nos sociétés contemporaines. Avec Le droit malgré tout, il s'agit de rendre hommage à l'oeuvre et à la carrière d'une figure centrale de la théorie du droit contemporaine et aussi au fondateur, avec le regretté Michel Van De Kerchove, de ce que l'on appelle parfois « l'école de Saint-Louis ». Abordant les deux pôles de la dialectique à laquelle François Ost est si attaché - la critique et la reconstruction -, l'ouvrage propose un regard interdisciplinaire sur le droit, à travers les principaux thèmes qui ont nourri la pensée de l'auteur. Du statut épistémologique de la science du droit à un questionnement sur les fondements et l'avenir du droit et de la justice, des liens qu'entretiennent le droit et la littérature jusqu'à l'environnement saisi par le droit en passant par les « communs », les approches de ses collègues et amis sont toutes réflexives et critiques. En ce qu'elles sont soucieuses de soumettre le droit au regard des sciences sociales et, inversement, les normativités extra-juridiques au regard du droit, elles sont fidèles à la démarche de François Ost. Ce liber amicorum propose aussi un retour réflexif sur son oeuvre par l'auteur lui-même, dans un entretien avec Manuel Atienza.

  • Quand dire, c'est punir : essai sur le jugement penal

    Van De Kerchove Mich

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    L'évolution contemporaine de l'application du droit pénal permet d'observer au moins deux phénomènes significatifs. D'une part, on constate une dissociation de plus en plus fréquente entre le prononcé du jugement pénal et son exécution, avec comme conséquence que cette exécution n'est plus seulement rejetée dans l'ombre, mais totalement ou partiellement absente. D'autre part, se multiplient des mécanismes aboutissant à ce que la déclaration de culpabilité de l'auteur d'une infraction ne s'accompagne d'aucun autre prononcé. Fruits notamment d'un double mouvement d'individualisation et de diversification des peines, de tels phénomènes aboutissent inévitablement à une valorisation croissante du prononcé de la peine par rapport à son exécution, voire même de la déclaration de culpabilité par rapport au prononcé de toute autre condamnation. Loin d'apparaître comme des manifestations d'impunité, ces phénomènes constituent davantage une forme de passage à la limite d'une pénalité « immatérielle » où l'acte de punir se ramène à un pur acte de langage, consistant à réaffirmer la loi, à dire le crime, à désigner son auteur et à reconnaître publiquement le statut de la victime. Centré sur l'étude du jugement pénal, le présent ouvrage s'attache ainsi à développer l'idée que le dire apparaît non seulement comme un élément constitutif de l'acte de punir, voire comme une peine à part entière, mais encore, dans leur prolongement, comme un véhicule essentiel de leur mémoire et de leur oubli. Si l'analyse porte principalement sur les droits belge et français, elle s'étend également à d'autres systèmes juridiques.

  • Droits de l homme bouclier ou epee du droit penal

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Historiquement, les droits de l'homme ont principalement servi de « bouclier » contre les excès potentiels du droit pénal, en limitant son intervention à un triple point de vue : normatif, en excluant ou en restreignant toute forme d'incrimination portant atteinte aux droits de l'homme ; sanctionnateur, en interdisant toute forme de peine inhumaine et dégradante incompatible avec le respect fondamental de la dignité humaine ; procédural, enfin, en exigeant un ensemble de garanties liées au droit de l'inculpé à un procès équitable. Ces limitations se fondaient clairement sur la reconnaissance du caractère particulièrement contraignant du droit pénal et sur le principe corrélatif de sa subsidiarité par rapport à d'autres formes d'intervention juridique. OEuvrant ainsi à une profonde « humanisation » du droit pénal, on peut se demander si cette fonction, tout en restant présente, ne se trouve pas concurrencée aujourd'hui par une fonction partiellement inverse qui transforme cette fois les droits de l'homme en « épée » du droit pénal, contribuant à la fois au déploiement et à la légitimation du droit pénal, de même qu'à une véritable « pénalisation » des droits de l'homme.

  • Praxis et institution

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    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Cet ouvrage collectif constitue le quatrième volume des « Cahiers Castoriadis ». Envisager conjointement la praxis et l'institution conduit au coeur même du travail de Castoriadis, permettant ainsi de le saisir dans sa dimension la plus novatrice, laquelle ne va toutefois pas sans risques. Son originalité tient pour partie à sa capacité à affronter sans fard l'aporie que manifeste le rapprochement de ces deux notions.

  • Soigner ou punir : un regard empirique sur la defense sociale en belgique

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    En Belgique, la loi de défense sociale de 1930, modifiée par la loi du 1er juillet 1964, prévoit un régime d'internement pour l'auteur d'un fait qualifié infraction considéré à la fois comme irresponsable sur le plan pénal et dangereux sur le plan social. Cette loi a fait l'objet de nombreuses critiques, portant notamment sur l'ambiguïté de la mesure d'internement, entre soin et sécurité, ou sur les lacunes du soin tant en annexe psychiatrique de prison que dans les établissements de défense sociale. La loi de défense sociale a fait l'objet d'une réforme récente, par une « Loi relative à l'internement des personnes atteintes de trouble mental » du 21 avril 2007 dont l'entrée en vigueur n'est toutefois pas prévue avant 2012. Le régime de défense sociale, tel que prévu par la loi de 1930, est donc actuellement toujours en vigueur. Assez curieusement, peu de recherches empiriques ont été consacrées au fonctionnement concret du régime actuel de la défense sociale : comment se prend la décision qui oriente un inculpé vers le circuit de la défense sociale ? Quels sont les rapports qui se nouent entre le juge et l'expert psychiatre à ce stade de la décision ? Quels types de profils retrouve-t-on en défense sociale ? Quelles sont les trajectoires des personnes internées ? Comment fonctionne l'internement, entre souci de soin et de sécurité ? Quelle différence pour l'interné entre l'annexe psychiatrique de prison et l'établissement de défense sociale ? À quelles conditions concrètes répond la mise en liberté des internés ? Autant de questions auxquelles ce livre, fruit d'une recherche de terrain menée en 2008-2009 en Belgique francophone par une équipe des FUSL, offre un début de réponse. Fondée à titre principal sur une méthode originale d'analyse en groupe d'acteurs et de chercheurs, la recherche dont il est issu propose un éclairage de l'intérieur sur les réalités vécues en défense sociale. Ce livre doit beaucoup à tous les intervenants qui ont accepté de participer à la construction de l'analyse qu'il propose.

  • Castoriadis et la question de la verite

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Que peut signifier la notion de vérité pour une pensée de la création ? Telle est, brutalement exprimée, la question qui se pose à la lecture de l'oeuvre de Castoriadis. L'un des aspects les plus novateurs et stimulants de celle-ci est sans doute d'avoir montré que la société, toujours auto-instituée, est à saisir à partir de significations imaginaires qu'elle crée, et qui la structurent en retour : source de sens, elles spécifient notamment ce qui est juste et ce qui est injuste, indiquant par là ce qu'il convient de faire ou non, de telle sorte que leur légitimité semble hors de tout questionnement. Cette remarque, qui suffit à manifester la possibilité de leur mise en cause, souligne que nous vivons dans une société pour laquelle la vérité se comprend, non comme reconnaissance d'un ordre particulier ou accueil d'une révélation, mais bien comme objet de recherche. Le deuil accepté de la saisie de l'Absolu ne conduit pourtant pas Castoriadis à réduire l'objectivité à l'ordre de l'intersubjectivité. La pensée humaine structurée par la logique classique, qu'il nomme ensembliste identitaire, est à même d'énoncer des vérités, assure-t-il. Ainsi, bien qu'échappant à toute structuration possible, l'être serait partiellement appréhendable par un logos spécifique, fruit d'une création historique ; ce qui laisse quelque peu perplexe. N'est-ce pas le lot de toute grande pensée qui, chaque fois, porte un regard neuf sur les domaines du pensable ?

  • Enjeux contemporains de la prison

    Philippe Mary

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Indicateur sensible des changements de la punitivité dans le monde occidental, l'usage de la prison n'en finit pas de croître depuis une trentaine d'années ; dans le même temps, la critique de la prison et la démonstration de ses impossibilités ont rarement été aussi nourries par les expériences et analyses de ceux qui, à divers titres, côtoient l'univers carcéral. Les enjeux contemporains de la prison se déclinent autour de ce paradoxe. Mise en chantier en 1996, une législation destinée à encadrer l'exécution des peines privatives de liberté a été adoptée en 2005. Si cette loi confirme le mouvement de judiciarisation et de juridicisation impulsé dans les années 1970 en vue de la reconnaissance des droits des détenus, les modalités de sa mise en oeuvre montrent plutôt qu'elle est avant tout une nouvelle source de légitimation de l'institution, de plus en plus réduite, pour le reste, à ses fonctions de neutralisation dans un contexte de punitivité accrue. À cette critique est opposée l'impossibilité de mettre en oeuvre une telle loi face à la situation de surpopulation qui caractérise nombre d'établissements pénitentiaires belges. Le constat est loin d'être faux, mais il ne doit pas pour autant occulter d'autres obstacles, parfois plus fondamentaux, que permet de discerner l'examen des principaux objectifs liés à la réhabilitation, que sa forme soit ancienne - la réinsertion - ou nouvelle - déclinée sur le mode de la réparation ou de la responsabilisation. Face à ce qu'un collectif d'agents de l'administration pénitentiaire avait appelé « l'impossible réforme des prisons », il faut alors revenir sur la question de l'abolition de la prison.

  • Longtemps restés confidentiels, les domaines de l'histoire du droit et de la justice coloniale connaissent aujourd'hui une activité importante. Celle-ci est portée par l'effet conjoint de l'attention nouvelle qu'y portent les historiens du droit, du renouvellement des études africaines et coloniales francophones et de la visibilité récente que leur a apporté le cinquantenaire des indépendances africaines. Les historiens africanistes et les historiens du droit s'interrogent de concert sur les modes de production et de transformation du droit colonial et de la justice coloniale. Ces réalités les renvoient à la plasticité du droit, de l'administration comme des pratiques judiciaires dans le cadre de la rencontre coloniale où des intérêts gouvernementaux font face à des contraintes culturelles et territoriales locales inédites (coutumes, populations locales en résistance, difficile maîtrise du territoire, etc.). Les huit contributions de cet ouvrage interrogent les modes de production et d'évolution du droit et de la justice. Dans quelle mesure crée-t-on du neuf ? Recycle-t-on, adapte-t-on l'ancien, les héritages de métropole ? Par ailleurs, on peut observer le processus de création à l'oeuvre, et s'interroger sur les contextes propices aux transformations juridiques et judiciaires, ainsi que sur les modes de création en eux-mêmes ; dans quelle mesure le fait colonial est-il un facteur d'innovation juridique, administrative et judiciaire ? Ces questions seront abordées dans une perspective attentive à la multiplicité des expériences et des modes de colonisation.

  • Le concept de droit - 2e edition

    Hart H.L.A.

    • Presses de l´université saint-louis
    • 1 Octobre 2019

    Quelle différence y a-t-il entre des règles de droit et des ordres appuyés de menaces ? Qu'est-ce qu'une obligation juridique et en quoi se trouve-t-elle apparentée à une obligation morale ? Quelle est la nature des règles et dans quelle mesure le droit consiste-t-il en des règles ? Qu'est-ce que la justice et en quoi diffère-t-elle du reste de la morale ? Au cours d'une discussion approfondie et séparée de ces problèmes récurrents, l'auteur relève une série d'éléments d'une importance essentielle pour la compréhension du droit, et réalise un nouveau départ dans la théorie du droit. L'ouvrage comporte une nouvelle analyse des notions de validité juridique, de souveraineté, et de fondement d'un système juridique, un nouvel examen du droit naturel et du positivisme juridique, une discussion originale des limites du formalisme dans l'élaboration de la décision judiciaire, et un examen de la nature du droit international. Le texte est complété par des notes bibliographiques détaillées et la discussion de thèses émises par des auteurs contemporains et plus anciens. Cette deuxième édition s'accompagne en outre d'une postface posthume, publiée sous la responsabilité de P.A. Bulloch et J. Raz.

  • Imaginaire selon castoriadis - themes et enjeux

    Klimis Van Eynde

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Le présent volume inaugure la série des « Cahiers Castoriadis » qui se donne pour objectif de favoriser un débat interdisciplinaire vivant autour de la pensée de Cornélius Castoriadis. L'oeuvre de Castoriadis est aujourd'hui trop peu connue au regard de la richesse conceptuelle qu'elle recèle et de l'intérêt qu'elle peut dès lors représenter pour d'autres courants philosophiques et pour la plupart des sciences humaines : elle peut enrichir de nombreux débats actuels dans le champ de la philosophie, des études littéraires, de la linguistique, de la psychologie, de l'anthropologie, de l'histoire, des sciences sociales et politiques, des sciences juridiques. Elle est susceptible de provoquer la rencontre interdisciplinaire entre des thématiques de recherches naturellement trop enserrées dans des champs scientifiques institués. Il s'agit donc de profiter des nombreux enjeux de cette oeuvre pour en faire un objet de débat et l'un des « outils » de la pensée contemporaine.

  • Droit Romain d'hier à aujourd hui

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    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Ce liber amicorum est dédié au professeur Gilbert Hanard à l'occasion de son accession à l'éméritat. Son contenu illustre bien les options pédagogiques et scientifiques du titulaire du cours de droit romain qu'il dispensa pendant plus de trente années aux étudiants de la première année en droit. Cet ouvrage, bouquet offert par ses amis et collègues des universités belges et européennes, plonge en effet au coeur du dialogue continu qu'entretiennent le droit romain, l'histoire du droit et le droit civil contemporain. Un tel croisement disciplinaire ayant alimenté en permanence l'enseignement de Gilbert Hanard, le choix de recourir aux plumes de romanistes, d'historiens et de praticiens du droit pour composer cet hommage s'imposait. De l'Antiquité aux sources du droit romain dans la législation moderne ou les Principes européens du droit des contrats, en passant par le Moyen Âge et le début de l'indépendance de la Belgique, le spécialiste autant que l'amateur éclairé trouveront dans ces contributions les éléments d'une réflexion sur l'importance de la démarche historienne pour la compréhension des principes qui fondent le droit civil actuel.

  • La mystique

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Les ambiguïtés de la mystique ont été soulignées plus d'une fois. Expérience réservée à un petit nombre, ou voie accessible à tous ? Voie d'union à Dieu ou dissolution de l'humain dans le divin ? Identité ou différence entre la connaissance et l'amour ? Excès pathologiques des corps et des esprits, ou subversion des normes et des contraintes sociales ? Naïveté religieuse dans le siècle, ou nette lucidité sur ce qui se joue parmi les hommes et dans les sociétés ? Rappelons donc ces mots de Michel de Certeau : « Comme le sphinx de jadis, la mystique reste le rendez-vous d'une énigme. On la situe sans la classer ». Les études rassemblées dans le présent recueil envisagent ainsi quelques situations de la mystique, et tentent de dégager un rapport pertinent à entretenir avec elle aujourd'hui. Un coup d'oeil sur la table des matières suffit pour percevoir la diversité des approches retenues, montrant qu'on ne procède pas par définitions a priori, ni par synthèse supposée assimilable par la théologie. Incontestablement, les mystiques, femmes et hommes, sont là. Dans l'histoire, jusqu'aujourd'hui, leur désir insiste, suscitant des langages et des pratiques indissociables d'une culture et d'une société, mais sans qu'on puisse jamais les réduire à un besoin religieux préalablement défini. Les figures mystiques évoquées dans ce recueil, de Dag Hammarskjld à Michel de Certeau, de Marguerite Porete à Lalla Maghnia ou Thérèse de Lisieux, laissent chacune transparaître quelque chose qui, dans leur existence singulière, tient à la fois de l'excès et du manque, de la liberté et de la passion. La question que nous renvoient ces mystiques n'est autre que celle de l'amour, lieu imprenable, ni ici ni là, où paradoxalement l'excès et le manque, la liberté et la passion ont rendez-vous. On remarquera que ce sont les sciences dites humaines qui ne négligent pas la mystique, par-delà les conflits qui ont pu les opposer à la théologie dans son étude. En outre, on observera que l'expérience et les recherches féministes entretiennent avec la mystique féminine, de tradition écrite ou orale, un rapport privilégié. Il est significatif que, tant en christianisme qu'en islam, la tradition mystique des femmes, interprêtant elles-mêmes leur expérience, offre des possibilités nouvelles pour sortir des clivages classiques entre mystique et institution, ou entre rationalité et sensibilité. Qu'un intérêt pour la mystique convienne aujourd'hui à quiconque se préoccupe des rapports entre l'humain et Dieu, expérience et interprétation, individu et société, ce recueil espère le montrer. La mystique, en tant que trace et signe d'un excès se dérobant à toute forme d'appropriation de « Dieu », conteste tout profit espéré d'une conversion de l'altérité en valeur. Et ceci, on le comprend, n'est pas sans portée à l'heure où l'autre, humain ou divin, fait si aisément l'objet d'une mise en valeur de soi.

  • Litterature : reserve de sens, ouverture de possibles

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Ce livre rassemble les contributions d'auteurs mobilisés par récriture et praticiens d'un champ d'expérience spécifique, lors d'une journée d'étude organisée en 1999 par l'École des Sciences philosophiques et religieuses, sur les pouvoirs de la littérature. Chacun y témoigne dans une langue originale et personnelle, de ce qui constitue le vit de son interrogation actuelle sur la littérature : réserve de sens, ouverture de possibles ? La singularité la plus rigoureuse du point de vue permet de toucher des dimensions fondamentales de la littérature : le paradoxe de l'engagement politique de l'écrivain, plus radical encore lorsqu'il se voue au travail de la fiction (Pierre Mertens) ; la structure auto réflexive du texte johannique (Marc Faessler) ; la quête de l'identité à travers les vicissitudes du mythe moderne de Faust (Françoise Mies) ; les potentialités nouvelles de l'écriture dramatique quand elle se risque au-delà de la fable (Jean-Pierre Sarrazac) ; l'absolu poétique et l'émergence de sens (Georges Thinès) ; la naissance du lecteur (Pascale Tison) et enfin une interrogation critique sur le mode de lecture que requiert l'enseignement de la littérature (Georges Legros).

  • Souvent traitée, au cours de l'histoire, comme acte de violence à l'égard du texte original et/ou de la langue d'accueil, la traduction est envisagée dans ce volume comme deux opérations de manipulation du sens - comprendre (déverbaliser) et exprimer (reverbaliser) - qui engagent inévitablement la subjectivité du traducteur. Dans des cadres théoriques différents, les auteurs réfléchissent à la mouvance des concepts et des mots qui les désignent en sciences humaines, à l'influence des traductions sur l'évolution du français aux XIVe - XVIe siècles, à l'interprétation du dit et du vouloir-dire par le traducteur et par l'interprète, à la manière dont la forme participe au sens en traduction de la poésie, à l'éclairage que les sciences neurocognitives apportent sur les deux opérations de traduction. L'ouvrage s'adresse aux étudiants de traduction-interprétation et de lettres, aux traductologues, linguistes et littéraires et à tous ceux qui s'intéressent aux aspects subjectifs de la traduction. Ce volume regroupe les articles de Paul Arblaster, Philippe De Brabanter, Anne Delizée et Christine Michaux, Olivier Delsaux, Émilie Piat, Didier Samain, Svetlana Vogeleer.

  • Les frontieres et la communaute politique

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    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Ces dernières années, l'importance des thèmes liés aux frontières est allée crescendo, dans l'actualité politique et dans les débats intellectuels. Aujourd'hui, les drames qui se jouent aux frontières de l'Europe questionnent les fondements des communautés politiques contemporaines à travers les limites de celles-ci. Dans ce contexte, le présent ouvrage n'est pas un plaidoyer « pour » ou « contre » l'ouverture ou le renforcement des frontières de type national-étatique. Prenant acte des avancées des Border Studies, il invite à prendre du recul par rapport à une notion qui semble saturée, presque étouffante, et entend faire droit à une diversité de significations et d'usages du faire frontière. À travers leurs différents objets et terrains et grâce à la complémentarité de leurs approches - l'anthropologie, la sociologie, la sociologie politique, les études européennes et la théorie politique - les contributions rassemblées éclairent les manières dont les communautés et leurs frontières se construisent mutuellement.

  • Le droit en transition - les cles juridiques d'une prosperite sans croissance

    Antoine Bailleux

    • Presses de l´université saint-louis
    • 26 Avril 2021

    La croissance occupe aujourd'hui une place centrale dans la gouvernance publique. Parce qu'elle soutiendrait la création d'emplois, assurerait le financement de la sécurité sociale, allégerait le fardeau de la dette, favoriserait les investissements, l'augmentation constante du produit intérieur brut serait devenue indispensable à la prospérité collective. Dès son émergence cependant, cet « imaginaire croissanciel » - qui a su séduire à gauche comme à droite - s'est attiré des critiques d'ordre anthropologique (la croissance infinie du pouvoir d'achat ne signe pas l'épanouissement humain), écologique (la quête éperdue de points de croissance se heurte au mur des limites planétaires) et social (cinquante ans d'agenda croissanciel n'ont pas empêché les inégalités de se maintenir). La crise économique qui a éclaté en 2007 et les signes toujours plus tangibles des bouleversements climatiques à venir ont donné à ces critiques une acuité nouvelle. Et le droit dans tout cela ? Nos règles juridiques reflètent-elles l'emprise de l'imaginaire croissanciel ou autorisent-elles d'autres conceptions du progrès humain ? Et les juristes ? Ont-ils les moyens et la légitimité pour traduire dans les règles de droit les aspirations à une prospérité sans croissance ? Ce sont ces questions difficiles que cet ouvrage aborde, couronnant trois années de travaux au sein du Séminaire interdisciplinaire d'études juridiques. Gageons que le lecteur y trouvera une source d'inspiration et un programme de recherche à la hauteur des défis de notre époque.

  • Utopie et quotidien. autour de pierre macherey

    Collectif

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    De prime abord, l'utopie et le quotidien s'opposent en tous points. L'utopie ne tend-elle pas à interrompre la routine et les mécanismes les mieux installés en vue de « changer la vie » ? Et le quotidien ne reconduit-il pas l'apparente nouveauté dans ce qui a toujours été et l'altérité dans le toujours identique ? En poursuivant à leur façon les réflexions récentes de Pierre Macherey, les auteurs des différentes contributions qui composent le présent ouvrage ont fait un pari inverse à celui de la commode opposition. Au lieu de considérer l'utopie et le quotidien comme des termes occupant des espaces parallèles que rien ne permettrait de croiser, l'attention est ici portée aux points où l'extra- et l'infra-ordinaire se rencontrent, voire s'enchevêtrent. Car l'utopie, contrairement à l'atopie, n'est pas une fuite imaginaire hors du monde et le quotidien, à la différence de l'ordinaire, est taraudé de l'intérieur par une « inquiétante étrangeté » par laquelle il rejoint l'utopie. Cette « immanence de l'au-delà », selon l'expression de Macherey, est explorée sous les regards combinés de la phénoménologie, de la critique sociale, de la théorie littéraire et cinématographique.

  • Hegel, Dilthey

    José Ortega Y Gasset

    • Presses de l´université saint-louis
    • 28 Mai 2019

    Les cinq textes réunis ici apportent des éléments précieux sur la manière dont Ortega y Gasset salue les gestes de Hegel et de Dilthey, qu'il admire pour être respectivement le grand précurseur de la philosophie de l'histoire et le grand découvreur de l'Idée de vie. Mais les rapports qu'il entretient à ces deux figures importantes de la philosophie de l'histoire sont pour le moins ambigus. Les éloges se doublent ainsi rapidement d'une prise de distance qui permet au philosophe espagnol de préciser ses propres thèses dans ce domaine, et tout particulièrement de réaffirmer sa volonté de saisir le mouvement réel de l'histoire, refusant à la fois les schémas déterministes et relativistes de celle-ci.

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