Presses de l'Université Laval

  • Cet ouvrage éclaire l'érotisme à travers la plus ancienne et la plus tenace des littératures qui en fit sa spécialité. Parcourant deux millénaires de textes incandescents, il parvient à dégager les principales composantes du discours désirant. Présenté comme un dictionnaire de postures et de figures érotiques, ce livre donne des éclairages sur l'histoire du corps, des pratiques médicales, des émotions, de la vie privée, des moeurs, de l'hygiène et de la censure. Il propose des réflexions stimulantes sur le désir, le plaisir, la jouissance, les mots du sexe, la beauté, le bain, le détail, le don, l'exotisme, l'excès, les rituels, l'orgie, le secret, le repos et la fatigue, la rencontre et le rendez-vous, la nudité et le vêtement.
    Gaëtan Brulotte a publié une quinzaine de livres, couronnés d'autant de prix littéraires. Traduite dans plusieurs langues, son oeuvre a fait l'objet de nombreuses études.
    « Un tour de force » University of Toronto Quarterly 
    « Aussi original que ludique. » Spirale, Montréal
    « Étude impressionnante, de dimension encyclopédique » Modern Language Review, Londres
    « Intelligemment peaufiné » Encres vagabondes, Paris
    « Fascinant » French Review (États-Unis).
    « Livre somme, l'érotisme est ici cerné dans ses moindres contours. »  Dix-huitième siècle, France
    « Comment ne pas se faire un bréviaire de ce voluptuaire ! » Les Cahiers du ru, Italie.

  • Les inégalités économiques sont en croissance dans les pays occidentaux depuis un tiers de siècle. Elles favorisent la spéculation qui nuit à l'efficacité des économies, elles contribuent à plusieurs maux sociaux, problèmes de santé et criminalité, et elles nuisent au bon fonctionnement des institutions démocratiques.
    Ces institutions sont fondées sur le principe de l'égalité des citoyens, mais cette valeur politique est souvent mal comprise et négligée dans le débat public contemporain. Certaines institutions auxquelles nous sommes habitués, notamment la façon dont nous élisons les gouvernants, créent souvent des inégalités très graves entre concitoyens. Corriger ces inégalités rendrait les États qui se prétendent démocratiques plus efficaces pour lutter contre les inégalités économiques.

  • Ce récit de la vie d'Aristote montre assez bien que, même s'il est connu comme un des plus grands philosophes de tous les temps, il était un véritable homme de science, au sens moderne du mot,
    un penseur, chercheur et professeur. Sous forme d'autobiographie, le présent récit nous rappelle du même souffle, grâce à des repères historiques bien définis, tout ce que nous devons à la culture grecque : l'académie, l'éthique, les sculptures d'Aphrodite, le théâtre, les sciences, sans oublier les bases servant à l'étude de nos systèmes politiques. Vingt-quatre siècles avant nous, Aristote s'étonnait déjà de tout. Ami du conquérant Philippe de Macédoine, il a été un professeur d'Alexandre dit Le Grand et il connaissait de près Démosthène, que l'on donne lui aussi, avec le Romain Cicéron, comme l'un des deux plus grands orateurs de l'Antiquité.
    Cette biographie s'en tient strictement à des faits vérifiables antérieurs à l'année 322 avant notre ère, date de la mort d'Aristote. L'auteur, qui utilise un vocabulaire aussi près que possible de sa source, ne pose aucun jugement sur sa personnalité ou sur ses oeuvres. Mais le portrait qui se dégage de cette vie fera consensus : Aristote était heureux.

  • À l'époque de la Nouvelle-France, la noblesse canadienne forme un contingent dynamique de la société coloniale, jouant un rôle actif dans les sphères administratives et militaires, ainsi que dans le régime seigneurial. La signature du Traité de Paris en 1763, qui scelle le destin de la population en cédant le Canada à la Grande-Bretagne, vient compromettre la pérennité de cette classe sociale. Perçus comme une menace potentielle en raison de leur ascendant sur le peuple et de leurs liens étroits avec la Cour de France, les nobles canadiens subissent beaucoup de pression de la part des nouveaux dirigeants : il leur faut quitter le pays ou accepter la nouvelle conjoncture.
    Cet ouvrage propose une incursion dans les sources canadiennes, depuis les premières décennies du Régime anglais jusqu'aux révoltes des patriotes, en passant par les débuts du parlementarisme. Il permet d'entrevoir la façon dont la noblesse canadienne a pu réagir, s'adapter et se transformer dans un nouveau contexte sociopolitique, révélant au passage une riche variété de trajectoires personnelles et familiales. Quelles motivations prévalurent dans les décisions et les stratégies des membres de la noblesse? Quelle fut leur participation aux grands événements politiques et miliaires de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle?
    L'abbé Jean-Paul Morel de La Durantaye (1932-2016) a été professeur de littérature française et québécoise au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse. Boursier du Conseil des arts du Canada, il détenait une licence ès lettres de l'Université de Montréal et un doctorat en lettres françaises de l'Université d'Ottawa. Il a été membre pendant plusieurs années de la Corporation du domaine de Lanaudière. La maladie l'ayant empêché de mener à bien l'écriture de ce manuscrit, ses parents et amis lui ont fait une promesse solennelle : celle d'en faire compléter la rédaction, puis de faire publier l'oeuvre couronnant toute une vie consacrée à la connaissance.

  • « Ce livre est intéressant à plusieurs niveaux. Premièrement, Lachapelle nous replonge dans un contexte que nous avons peut-être oublié trop rapidement, soit celui d'une époque sombre où la suspension des droits et libertés fut acceptée et, plus troublant encore, acceptable au Canada. De plus, il nous force à nous rappeler que Le Devoir, sous la gouverne de Claude Ryan, fut le seul quotidien à s'opposer aux mesures d'exception édictées par les gouvernements et à voir dans les actions du Front de libération du Québec (FLQ) une menace moindre que les autorités avaient présentée aux Québécois. »
    - André Turcotte, Communication

  • Cet ouvrage porte un regard neuf sur les formes culturelles prémodernes. L'auteur expose d'abord avec clarté la difficile question des interdits de parenté, puis analyse les considérations familiales, matérielles, religieuses, culturelles et raciales qui influent sur le choix du conjoint ou de la conjointe. Après avoir levé le voile sur la vie intime du couple, il évoque le drame des unions malheureuses à une époque où la « guerre des sexes » ne pouvait aboutir au divorce.

  • Prix Gabrielle-Roy 2012
    de l'Association des littératures canadienne et québécoise
     
    L'origine des lettres québécoises remonte au xviiie siècle. Ce patrimoine littéraire longtemps négligé par les historiens concerne les représentations du Canadien par les Européens durant la Nouvelle-France, mais aussi les premiers textes conçus et diffusés par les Canadiens eux-mêmes dans la nouvelle province du Québec, puis au Bas-Canada. Au lendemain de la Conquête anglaise, chansons, récits, poèmes, mémoires et polémiques, mais aussi productions théâtrales animent le paysage culturel, alors que grondent les révolutions américaine et française.  
    « Bernard Andrès partage son érudition au gré d'une plume généreuse et légère, imagée et vivante, qui fait que ses Histoires se lisent effectivement comme des histoires, tout en nous faisant pénétrer dans les sources de ce qui allait devenir la culture et la littérature canadiennes-françaises puis québécoises. Ouvrage savant en même temps que lisible par le grand public, il révèle des pans des lettres canadiennes-françaises qui contribuent à mettre en lumière la façon dont une culture se constitue, historiquement et institutionnellement. » - Le jury du prix Gabrielle-Roy

  • "Ce livre offre un compte rendu fascinant, divertissant et perspicace de la façon dont la politique, le profit et le plaisir ont façonné les attitudes contemporaines à l'égard des substances psychoactives." Jack H. Mendelson, Science

    Nous vivons dans un monde environné de toutes parts par les drogues, licites ou non, douces ou dures, utilisées à des fins médicales ou récréatives.

    En présentant une synthèse de la circulation des drogues à l'échelle planétaire et de leurs conséquences sur les civilisations, ce livre montre aussi comment ce flux de ressources psychoactives a pu être exploité avec succès. Il révèle aussi pourquoi, en dépit des énormes profits et revenus provenant des taxes, les gouvernements ont fini par changer leur fusil d'épaule en restreignant ou en prohibant certaines de ces drogues... mais pas toutes.

  • Prométhée, ce personnage mythologique puni pour avoir dérobé le feu - qui n'appartenait jusqu'alors qu'aux dieux - et l'avoir donné aux hommes, est fréquemment évoqué parce qu'il symbolise l'ambition humaine dans la recherche de la vérité et la révolte de l'homme contre la tyrannie de la matière.
    Par les nouvelles connaissances, les nouveaux savoir-faire et les nouvelles techniques qu'ils génèrent, les scientifiques agissent comme de nouveaux Prométhée, créant et donnant des savoirs dont l'utilisation peut être faire autant pour le bien des êtres et de la nature que pour leur destruction. Pour avoir dérobé le feu nucléaire et acquis le pouvoir de manipuler par les gènes la facture des êtres vivants, les scientifiques ne sont-ils pas punis d'un malaise ou d'un sentiment de culpabilité qui trouble leur conscience profonde? Moins sages que Prométhée, certains paient un prix moral élevé pour avoir pactisé avec le diable.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux et celles qui s'intéressent à la science, au processus scientifique, aux répercussions de la science dans nos vies et sur nos sociétés, et au rôle de la science dans le développement de la civilisation et de la culture.

  • Dans les jours qui ont suivi la victoire libérale du 19 octobre 2015, une sorte d'euphorie médiatique balayait le Canada. Les résultats apparaissaient aux yeux de plusieurs observateurs comme un nouveau départ après une (trop) longue parenthèse conservatrice.
    Au-delà des slogans maintes fois répétés, il est nécessaire de s'interroger plus sérieusement sur les actions du gouvernement libéral à l'aune de trois années de gouvernance et de se demander dans quelle mesure les grandes attentes suscitées par l'élection du gouvernement libéral en octobre 2015 ont porté leurs fruits ou non. Les « voies ensoleillées », autre slogan libéral, ont-elles été aussi illuminées que les libéraux le promettaient après leur victoire ?
    Extrait de la postface de l'auteur

  • Avec Internet, la communication connaît aujourd'hui une explosion sans précédent. Les discussions publiques sur Facebook façonnent notre quotidien et les autres médias sociaux favorisent les échanges et les débats. Nous avons toujours dû faire face aux idées des autres, mais jamais avec autant de rapidité et d'instantanéité.
    Ce foisonnement d'idées, de débats et de discussions nous oblige à faire encore davantage preuve de discernement. Pour y arriver, mieux vaut être bien équipé intellectuellement et maîtriser les principes de l'argumentation et de la rhétorique.

  • Dans Eatenonha, Georges Sioui présente l'histoire d'un groupe de Wendats, le clan des Seawi, et révèle les secrets les plus profonds et les plus précieux que possèdent son peuple et tous les peuples indigènes ainsi que tous ceux qui comprennent et respectent leurs modes de pensée et leurs modes de vie. L'auteur donne un aperçu de la vie, de l'idéologie et du travail de sa famille et de ses ancêtres et raconte la trajectoire historique peu documentée des Wendats ainsi que les expériences qu'a vécues sa famille dans la réserve. Il apporte un éclairage inédit sur les réseaux commerciaux et sociaux qui existaient dans le nord-est du continent avant l'arrivée des Européens et explique que la confédération wendate était le centre géopolitique d'un commonwealth de nations fondé sur la paix, le commerce et la réciprocité. Ce réseau était, selon lui, une véritable démocratie dans laquelle on accordait la même valeur à tous les êtres, quelle que soit leur nature, et où les femmes avaient leur place au centre de la famille et de la communauté.
    Dans Eatenonha, Georges Sioui présente les premières civilisations du Canada comme les initiatrices de la démocratie moderne. L'ouvrage s'inscrit ainsi dans les efforts constants visant à guérir et à éduquer tous les peuples en s'appuyant sur les perceptions autochtones de la vie et du monde.

  • Vous aimeriez savoir comment les humoristes s'y prennent pour nous amuser ? Plongez-vous dans ce petit livre qui éclaire 120 procédés permettant de créer des jeux de mots et des bons mots. Ces procédés, l'auteur les a regroupés par petits groupes, chaque fois en raison d'un air de famille. Bien sûr, il a pris soin de les définir, mais ne craignez rien : il a mis l'accent sur les nombreuses réalisations : 1 300 au total. Réflexions, définitions, petites annonces, brefs dialogues et réparties déclencheront rires et sourires.
    Il a laissé la parole aux créateurs, connus ou anonymes. Parions que la connaissance des trucs et ficelles du monde de l'humour vous incitera à passer à l'action pour votre propre plaisir et celui de votre entourage.

  • Il y a 50 ans, lorsque le 5 octobre 1970 à Montréal le Front de libération du Québec (FLQ) enlève le diplomate britannique James Richard Cross et demande la libération de prisonniers politiques, c'est la surprise générale.
    Le FLQ provoque alors une crise dont se servit le gouvernement fédéral, en invoquant les mesures de guerre, pour jeter en prison quelque 400 personnes qui, sans être reliées aux événements, étaient toutes engagées dans des luttes citoyennes.
    Pour tous ceux qui ont suivi les événements, les médias constituèrent leur principale source d'information. C'est par eux que chacun a pris connaissance du déroulement des faits et gestes des acteurs de la crise, du déchaînement de haine et de mensonges, d'appel à la vengeance et au lynchage provenant d'intervenants de tous les milieux. On constate que le vernis de la civilisation s'estompe rapidement en temps de crise.
    Un ouvrage passionnant sur un événement sans précédent dans l'histoire du Québec.

empty