Presses de l'Ifpo

  • L´ouvrage inaugure la nouvelle collection de l´Institut, Les Cahiers de l´Ifpo. Cette première édition des Cahiers de l´IFPO est consacrée aux espaces partagés et pratiques de rencontre au Liban, sans que prédomine, à nos yeux, dans les notions de partage

  • Beyrouth, à l´instar d´autres métropoles arabes et méditerranéennes, participe aux dynamiques de la mondialisation contemporaine grâce aux migrations internationales. Les dynamiques de la mondialisation « par le haut » et « par le bas » se croisent, se côtoient et s´ignorent dans la capitale. Les migrantes non arabes - éthiopiennes, philippines ou sri lankaises -, qui viennent travailler à Beyrouth comme domestique, introduisent dans les interstices urbains, de nouvelles altérités et de nouvelles pratiques, devenant ainsi des actrices inattendues dans et de la ville. « Hyper visibilité » et « invisibilité sociale » vont alors de pair ; le degré de visibilité interrogeant de facto le « droit à la ville » et la légitimité à se montrer, à être vu et à être reconnu. La migration reste organisée officiellement pour s´inscrire uniquement dans le cadre d´une domesticité low cost, une mobilité « invisibilisée » fondée sur un turn over très rapide. Cependant, les migrantes, par leur nombre et par contournement de leurs conditions initiales d´accueil, se sont imposées dans la capitale, dépassant partiellement les distinctions entre centre et périphérie. Dans le contexte de ségrégation et de fragmentation qui caractérise la capitale libanaise, les migrantes constituent de nouvelles figures de la citadinité beyrouthine, participant dans les intervalles de l´espace urbain à la « réinvention » de la ville. Elles interrogent in fine la notion de cosmopolitisme qu´induirait cette coprésence.

  • Conçu à partir de la fin du XIXe siècle, le pôle urbain de Sanayeh valorisait la modernité au sein de l´Empire ottoman. Construit sur des dunes de sable, il représentait un défi de l´homme sur la nature. Ce livre, accompagné d´une série de films, propose

  • Après trois décennies de politiques marquées par l´hégémonie du paradigme du développement, la Syrie s´était elle aussi engagée dans un programme de réformes néolibérales, de privatisation et de décharge de l´État sur des acteurs non étatiques. Ce recueil rassemble des travaux visant à revisiter la notion de développement telle qu´elle a évolué dans la seconde moitié du 20e siècle en Syrie, jusqu´à la veille du soulèvement de 2011. L´hypothèse qui le sous-tend est qu´une telle relecture peut éclairer les facteurs à l´origine de la crise, mais aussi aider à penser les défis de la reconstruction. Quelle que soit l´issue du conflit en cours, la question sera en effet posée des modèles économiques et sociaux qui seront promus, de la conception de l´aide qui sera mobilisée par les institutions internationales et les agences de coopération. Quels choix seront faits, quelle conception du « développement » sera proposée, quel sera le rôle de l´État ? des acteurs de la société dite civile ? Les analyses proposées ici des échecs et des limites des politiques mises en oeuvre à la veille de la crise avec le soutien des bailleurs internationaux devraient inciter à la prudence et à la réflexion. Ils rappellent l´importance du monde rural et de l´équilibre entre villes et campagnes

  • Depuis plusieurs années, les démographes attirent notre attention sur la montée du célibat, la réduction de l´écart d´âge entre partenaires et les fluctuations du taux de divorce dans le Moyen-Orient contemporain. Cet ouvrage rassemble diverses contributi

  • L´Orient-Express : du nom d´« un train qui se hâte lentement ». Dès sa naissance, le magazine jouait l´effronterie et la contradiction. Il affichait des ambitions assumées : « être un journal arabe en français », en renouant le lien rompu entre le Liban r

  • Médias et islamisme est un chantier de recherche peu exploré. Lui consacrer une livraison des Cahiers de l´Ifpo se justifie à un double titre. D´une part, parce que depuis le 11 septembre 2001 et dans le sillage de la chute du régime baasiste irakien, l´i

  • La ville jordanienne a historiquement peu contribué à la construction nationale, l'élément décisif ayant été l'allégeance directe à la monarchie hachémite. L'urbain serait en Jordanie un espace peu favorable à l'expression d'une citoyenneté détachée des appartenances primaires.. Pourtant, au sein de la capitale, des citadins parviennent à lancer des initiatives de participation citoyenne au service de la collectivité, manifestant leur appartenance à une élite urbaine post-moderne et faisant même participer la ville à une « citoyenneté mondiale ». Ce livre aborde par la ville la question abondamment étudiée de l'identité nationale et de la citoyenneté en Jordanie, en montrant les formes d'intégration et de démarcation des différentes composantes de la population dans l'espace urbain. Il adopte une approche diachronique qui présente le rôle des villes dans la construction nationale jordanienne, puis les modes de gestion des espaces urbains et enfin les pratiques individuelles de l'urbain détachées des affiliations primaires.

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