Presses Universitaires de France

  • Un ouvrage désormais classique sur les questions psychanalytiques de la maternité. En matière de filiation humaine, une "dette de vie" inconciente lie les sujets à leurs parents et leurs ascendants. La reconnaissance de cette dette d'existence serait l'une des conditions de l'aptitude à transmettre la vie.

  • Le "travail" psychique s'est imposé comme un concept majeur en psychanalyse. Mais au fur et à mesure de l'exploration de la vie psychique, un nouveau paradigme s'est ajouté et le complète : le paradigme du jeu. Freud lui-même en introduit le modèle et le définit comme une forme intermédiaire qui obéit à la contrainte de répétition en même temps qu'elle la dépasse en apportant du plaisir. Les psychanalystes pour enfants en poursuivent l'exploration en introduisant dans leur pratique et leur technique de travail une forme d'association libre par et dans le jeu, en particulier Winnicott. S'inscrivant dans cette filiation, l'auteur souhaite poursuivre la réflexion sur les enjeux du "style" de l'association et du "style" de l'interprétation ou de la construction du "jeu".

  • Qu'attendre d'un ouvrage psychanalytique sinon une réflexion sur le travail du psychanalyste, sur cette écoute si singulière où il prend sa source ? Ce livre est plus encore : il conduit une réflexion rigoureuse sur ce qui organise le tissu même de la « vie de l'âme », sur les éléments constitutifs de la psyché, sur ce qui l'anime et la construit dans ses formes palpables - rêve, pensée, symptôme, transfert. Il distingue ce qui émeut, ce qui affecte, ce qui veut, ce qui agit. Il dessine les voies sensibles par lesquelles cela se transmet : configurations qui apparaissent, qui se transforment et se déforment, qui souvent naissent plus qu'elles ne renaissent au cours du processus analytique.
    Écouter l'inconscient implique de discerner toutes les formes dans lesquelles il peut se manifester. Entre la surface et le fond, il faut reconnaître « l'action de la forme ».

  • Le contre-transfert, d'abord compris comme attachement amoureux de l'analyste à son patient, et obstacle au déroulement de la cure psychanalytique, est vu aujourd'hui comme un phénomène beaucoup plus large, qui conditionne tout le processus analytique. Les mouvements conscients et inconscients qui se déroulent dans l'esprit de l'analyste impliquent non seulement la réédition de tensions que celui-ci a connues dans son histoire et dans sa propre analyse, mais aussi la formation qu'il a reçue, ses théories et idéaux, et les aléas de son existence - l'approche de la mort, par exemple.
    La question du contre-transfert constitue un point de rupture entre écoles psychanalytiques, certaines, héritières de Lacan, le niant, d'autres en exigeant le dévoilement. Après avoir parcouru l'évolution de la notion de contre-transfert depuis son surgissement, l'auteur aborde différents aspects particulièrement critiques de ce phénomène.

  • L'ouvrage décrit comment des mécanismes psychologiques se mettent en place dans le champ de l'attachement et influencent le comportement d'une personne sa vie durant. Il traite de l'impact des premières expériences avec les parents sur le développement socio-affectif de l'individu. L'enfant s'adapte à son environnement familial et y forme des représentations et des stratégies de comportement qui le guident ensuite dans ses relations sociales. Adulte il reste imprégné de ces expériences passées et intériorisées qui sont des modèles orientant sa façon de gérer les nouveaux liens établis en particulier dans ses relations amoureuses et ses rapports avec ses enfants.

  • Où et comment se fabrique la langue ? Quels sont les lieux où elle se crée, se recrée et se modifie constamment ? L'originalité de cet ouvrage est d'ouvrir, à partir de ces questions, le champ d'une réflexion commune aux psychanalystes, linguistes, philosophes et créateurs littéraires dont les propositions sont ici mises en dialogue. Les études réunies prolongent la position de Saussure, pour qui la question des origines
    de la langue était indissociable de celle de ses transformations. Les processus de création ou de recréation de la langue, façonnés par les étapes primordiales de la désignation et de la nomination, sont ainsi abordés au croisement de plusieurs approches. Leur rapprochement fait émerger des points d'ancrage communs, de la dynamique du discours et du transfert dans la cure psychanalytique à celle qui structure le bain sonore et séméiotique dans lequel la langue est transmise aux enfants, ou encore dans ce que révèlent les hypothèses linguistiques sur les origines du langage, dans ce que la traduction comme la création
    poétique et littéraire nous apprennent sur le langage. L'ensemble
    montre finalement que si la langue peut enfermer et meurtrir, elle permet aussi de (se) faire exister ou de donner la parole à ceux qui ne l'ont plus.

  • Ce livre s'attache à creuser l'une des problématiques cliniques au coeur des explorations de la clinique contemporaine marquée par la question de la différenciation primaire moi/objet. Cette question est au centre de l'interrogation clinique des cures dans lesquelles les formes de la souffrance narcissique-identitaire sont au premier plan. Mais elle est aussi au coeur de la clinique du premier âge, celle des bébés.
    Les interrogations et constats issus de ces deux types de clinique se recoupent-ils ? ou s'agit-il de deux mondes tellement éloignés l'un de l'autre qu'ils ne peuvent se rencontrer ?
    L'originalité de ce livre résulte du dialogue amorcé autour de cette question entre un psychanalyste spécialisé dans la clinique du bébé et un psychanalyste qui s'est attaché de longue date à la clinique des souffrances narcissiques telle qu'elle se rencontre chez l'adolescent et l'adulte.

  • Un certain regard sur l'enfant peut amener à passer sous silence l'intensité des drames psychiques qu'il rencontre : la conflictualité oedipienne serait-elle menacée d'affadissement ?
    Les adultes adoptent parfois un ton moqueur devant le désespoir amoureux des enfants lors de séparations ou de modifications de leur environnement familier. Ils ne soupçonnent pas que, lors de ces drames, ceux-ci peuvent éprouver des affects intenses, cachés, conduisant à des effondrements. Certaines conséquences peuvent devenir si graves et si profondes qu'elles installent un véritable état de « maladie », qui bride les apprentissages, limite la vie affective, intellectuelle et sociale.
    Les auteurs comme consultants psychothérapeutes sont confrontés à l'émergence de différents états de mal-être psychique de l'enfant témoignant de la dimension touchante et fragile de l'âme enfantine. L'écoute de ces drames allège la douleur de l'endeuillement, relance une dynamique vivante de la vie psychique et entraîne un apaisement des conflits.

  • La psychanalyse doit-elle renoncer devant le vieillissement, inéluctable ? Non, car le vieillir psychique n'est pas analogue au vieillissement corporel. Non, car la force du psychisme se nourrit du temps et de l'expérience même du corps qui change; l'évolution psychique ne s'arrête pas devant les rides, elle les intègre, les transcende ; le Moi change, se remanie, se renforce ou se fait plus souple : confronté aux pertes successives qui frappent ses objets d'amour, il tente de les combler et gagne en intériorité ce qu'il perd en étendue.
    François Villa nous guide dans un voyage sur des terres qui nous sont promises et nous fait percevoir la vie forcenée qui précède la définitive glaciation.

  • Cet ouvrage rassemble les interventions d'un colloque national qui s'est tenu à Paris en novembre 2010 dont l'objectif était de mettre en évidence l'évolution des pratiques des secteurs de psychiatrie infanto-juvénile dans la prise en charge de l'enfant autiste et de sa famille. Ces deux journées, qui ont suscité un réel enthousiasme, témoignent de la vivacité et de l'inventivité des équipes de secteur dans le traitement des enfants autistes.
    Différents aspects de la prise en charge sont évoqués : interventions précoces, travail avec les parents, scolarité, la question de l'évaluation en articulation avec les soins. Plusieurs expériences originales viennent étayer la théorie et témoignent de la vivacité des pratiques.
    La prise de position par des pédopsychiatres dans le débat actuel sur l'autisme est une nécessité pour que les pou-voirs publics reconnaissent plus clairement les progrès des équipes de secteur dans ce domaine.

  • La sublimation est donnée comme un « destin de la pulsion ». L'objet de cet ouvrage est de montrer qu'il s'agit aussi d'un « choix » du sujet ; le propos de l'auteur est de sortir la notion de sublimation d'une double impasse où elle se trouve trop souvent reléguée, soit comme concept abstrait et obscur de la métapsychologie, soit comme synonyme un peu rapide de la capacité de créer, voire de l'oeuvre elle-même - quand ce n'est pas du génie qui en est l'origine.
    Sublimer n'est pas que le fait de Mozart, de Léonard de Vinci ou de Freud et quelques autres, c'est l'une des directions vers lesquelles s'orientent nos choix pulsionnels au quotidien lorsqu'ils rencontrent un obstacle qui les empêche d'aller vers la réalisation la plus directe. Ce livre se donne pour objet de repartir du texte freudien pour dégager une théorie de la sublimation dépassant l'habituelle définition en termes de désexualisation du but et de valorisation de l'objet. Joie intense de la certitude et sensation d'un guide intérieur, le daimon qui préside à nos choix n'est-il pas aussi celui qui nous permet de rencontrer le plaisir dans nos activités sublimées ?

  • La prévention et le soin des troubles psychiques précoces des bébés, en pleine expansion en France, ne peut se faire qu'en y associant les parents. L'évolution de la médecine néonatale et de l'anténatal suscite de nouvelles approches de cette discipline. Le devenir parent est désormais une étape de la vie souvent difficile, mais qui peut permettre une maturation de chacun si elle est bien traitée.
    L'engouement actuel pour la périnatalité doit garantir l'approche de la complexité de l'éprouvé quotidien des cliniciens confrontés à des situations humaines traumatiques qui questionnent aussi l'éthique.Ce travail se fonde sur le partage de longues expériences entre soignants d'horizons divers.
    Dans ce souci, l'Institut de puériculture et de périnatalogie de Paris et la Société Marcé se sont rapprochés pour porter un regard commun sur la périnatalité. La rencontre entre d'une part l'expérience en prévention et de soin de la parentalité (parenthood) de nos collègues anglais, et d'autre part le développement des thérapies précoces d'inspiration psychanalytique et la psychiatrie du bébé en France, nous permet d'élargir nos modes d'approches.
    Ce livre rassemble les travaux cliniques et de recherche les plus récents menés par les équipes expérimentées en périnatalité. Il fait une large place au travail conjoint entre équipes de psychiatrie, pédiatrie et Maternité.

  • La question du langage, de son apparition, de son absence, de ses particularités est, depuis toujours, au centre des descriptions de l'autisme infantile précoce. Dans les traitements, le maniement du langage n'est pas non plus sans remettre profondément en question nos objets de connaissance et nos pratiques et dans le cas d'autisme, les thérapeutes sont confrontés à un patient qui ne parle pas ou très peu ou très bizarrement et qui reçoit ce qui lui est dit de façon totalement imprévisible. Ce qui interroge en permanence les aménagements du cadre et la "position" singulière de l'analyste, la nature du travail interprétatif et fondamentalement le processus spécifique attendu du traitement. Le projet de ce livre est de re-dégager analytiquement les spécificités pathologiques autant que les richesses et les originalités mobilisables dans le cadre de l'analyse. Cet ouvrage reprend en partie la matière de deux journées d'études internationales organisées par le Centre Alfred Binet en lien avec les séminaires de recherche régulièrement organisés par le Centre Alfred Binet.

  • On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne. Goethe Les Affinités électives. Le titre et sa métaphore disent la préoccupation centrale du livre : le lien structurel entre le processus analytique et l'ensemble complexe de ses conditions « instrumentales ». La relation est de complémentarité entre le pouvoir que le cadre adjoint à l'interprétation et la légitimation qu'elle lui confère en retour. Ainsi s'instaure, à partir de l'investissement transférentiel du site, une situation « analysante ».

  • Comment rester psychanalyste au contact d'enfants qui paraissent tout ignorer de ce qui les entoure ? La difficulté qu'éprouvent les soignants, en présence d'enfants autistes, à maintenir la position de réceptivité et d'écoute - de soi comme de l'autre - propre au travail psychanalytique vient interroger les spécificités du contre-transfert dans ces traitements.
    Selon la thèse ici défendue, c'est en effet du travail autour du contre-transfert et de son maniement que le psychanalyste peut espérer opérer des transformations en profondeur du fonctionnement psychique des enfants.
    Une consultation de secteur, cheville ouvrière de dispositifs plus étoffés, est le cadre de la plupart des illustrations cliniques. Leur déploiement, pour certaines tout au long du livre, vise à rendre perceptibles les enjeux et les mouvements à l'oeuvre dans ces cures très particulières. L'oeuvre gravée du peintre Escher nous fournira des métaphores pour saisir l'originalité de la pensée autistique. La modification progressive, au cours du traitement, de l'appréhension de l'espace tout comme l'émergence d'un langage affecté et partageable seront les signes d'un réinvestissement par les enfants de leurs processus développementaux.

  • La question du pouvoir dans les conduites humaines, l'exacerbation de la possessivité jusqu'à la violence la plus destructrice, sont une source permanente de préoccupations ; pourtant le sujet est délaissé par la théorie psychanalytique. Freud avait introduit la notion de « pulsion d'emprise » qui promettait d'en rendre compte mais qui n'a pas donné tous les développements auxquels il l'avait promise, et il l'a lui-même abandonnée. Rendre compte des forces d'emprise s'avère cependant essentiel pour la théorie psychanalytique.
    Mais peut-on séparer pouvoir et sexualité ? La pulsion, véhicule psychique de la sexualité, peut-elle s'envisager indépendamment de ce qui la met en oeuvre par rapport aux autres individus ?
    L'analyse des conduites d'emprise oblige à réinterroger la notion même de pulsion et à en proposer un modèle nouveau. Née dans l'histoire des premières relations, la pulsion se forme de la combinaison de deux courants d'investissements « en emprise » et « en satisfaction », lesquels conduisent une charge libidinale qui varie selon les moments et l'état fonctionnel du psychisme ; le déséquilibre entre ces forces qui composent la pulsion entraîne la défaite de l'esprit.

  • Comme le magicien du film de Woody Allen, Ombres et brouillard, qui déclare que l'homme a besoin d'illusions autant que de respirer, il faut pouvoir symboliser pour se découvrir sujet de soi-même et se lancer dans la découverte d'autrui et du monde. Cette aventure semée d'angoisses souvent irreprésentables et indicibles peut prendre des chemins dangereux et difficiles, mais aussi trouver des repères et des guides pour les transformer en images et en mots. Dès l'aube de l'humanité, les peintures et les gravures de la préhistoire témoignent de l'acquisition par l'Homo sapiens sapiens de cette capacité à symboliser pour surmonter sa détresse originaire.
    L'auteur explore les questions théoriques que soulève le concept de symbolisation dans l'histoire de la pensée psychanalytique et précise les enjeux des troubles de la symbolisation dans le traitement psychanalytique des états psychotiques et névrotiques.

  • C'est un parcours unique que jalonnent les textes ici rassemblés car ils retracent l'évolution d'une réflexion parfaitement indépendante, menée durant ces cinquante dernières années. La fidélité à la pensée de Freud, à ce que promeut le texte allemand avant qu'il ne soit infléchi par la traduction, n'exclut pas de révéler un Freud « insolite », ni d'aborder sans complaisance des concepts psychanalytiques comme l'instinct de mort ou le supposé phallocentrisme.
    Ilse Barande se fonde toujours sur son expérience de clinicienne, aussi bien avec les adultes qu'avec les enfants ou adolescents. Le fil rouge de ces textes c'est l'appétit d'excitation, retrouvé au coeur des obstacles et des mouvements de la cure, au foyer du fonctionnement psychique dit « pervers », dans l'écoute de la vocalisation, dans l'importance attachée à l'entendu plus qu'au vu, et, comme arrière-plan, à la duplicité de l'être humain, condamné par sa condition « néoténique » à rester inachevé.

  • L'imposture hante l'espace social. Quelle est cette exigence ou cette peur qui pousse à la falsification, au travestissement ou à la mystification ? A partir d'exemples cliniques venus de la pratique psychanalytique et de l'étude de l'oeuvre de Gary-Ajar, l'auteur explique le drame et les paradoxes de l'imposture, y compris dans ses formes qui l'apparentent à la perversion.

  • L'humour est-il un antidote à la honte ? Sans doute, mais la question est trop simple et fait bon marché du rôle complexe du Surmoi. Héritier du passé indélébile de l'enfance et de l'espèce, le Surmoi écrase de son ombre aliénante, menaçante ou protectrice, le Moi qui poursuit indéfiniment son travail d'appropriation de ce qui lui est légué. Pour Freud, « il représente le meilleur de ce que nous sommes devenus, mais il est aussi la source d'une grande part des maux dont nous souffrons. C'est du conflit entre le Surmoi et le Moi que naissent la honte et la culpabilité, l'humour et le sens de l'Idéal ».
    Après Le divan bien tempéré et La situation analysante, J.-L. Donnet donne ici une série d'études cliniques et théoriques qui parcourent les chemins de la honte et de l'humour, tous hantés par le spectre du Surmoi, cette instance que Freud laisse en chantier mais qui constitue la clef de voûte de sa métapsychologie.

  • A partir d'exposés cliniques, l'auteur analyse la place de l'agressivité dans le fonctionnement psychique de ces patients en dépassant les classifications nosographiques habituelles. Il montre comment l'outil psychanalytique peut être utilisé en milieu carcéral pour obtenir des transformations parfois surprenantes du comportement. Un ouvrage devenu un "classique" dans la compréhension de ces comportements violents.

  • Ce livre illustre une psychanalyse vivante, animée, profonde, où la théorie tient la place qui doit lui revenir : issue de la réflexion clinique pour éclairer la pratique psychanalytique de tous les jours. L'auteur s'insurge contre les conceptions trop simplistes qui voient une influence transgénérationnelle directement d'inconscient à inconscient. Il montre comment les voies de la transmission peuvent être décelées par la clinique psychanalytique.

  • Comment la liberté et l'autonomie, valeurs si précieuses de notre civilisation occidentale, ont-elles pu devenir des idéologies dangereuses qui infiltrent la mondialisation ? Comment des réactions intégristes, autoritaires ou communautaristes ont-elles pu si facilement émerger ? Les idéologies, ces enfants monstrueux des théories sexuelles infantiles et des phantasmes originaires dont le psychanalyste est familier dans sa pratique quotidienne, sont la voie royale empruntée par l'auteur pour cette étude de psychanalyse étendue à la culture.

  • Comment intervenir quand un bébé est en détresse et ne peut exprimer sa souffrance ? Comment apporter un soin psychique à ces sujets en souffrance ? Cet "état de détresse" doit pouvoir être reconnu, contenu et transformé par un travail de lien. La "métapsychologie freudienne" sert de creuset à cette réflexion et prend ici une orientation intersubjective, tout en s'informant des avancées actuelles en psychologie développementale et en neurosciences. Avec la clinique des "bébés en détresse" se met en place un nouveau paradigme pour le soin psychique, centré sur un niveau de symbolisation "primaire" très proche du corps et du groupe. Cet ouvrage rédigé à partir d'une longue expérience clinique de l'auteur, propose une réflexion constructive pour aborder ces états de détresse.

empty