Religion généralités

  • Seize siècles nous séparent de lui (né en 354 ap. J.-C., il est mort en 430). Depuis lors, son rôle fut essentiel, à un titre ou un autre, en pratiquement tous les siècles de l'histoire occidentale. Même aujourd'hui, il est réédité, lu, commenté.
    Il demeure l'un des rares penseurs chrétiens dont les non-chrétiens savent qu'il existe et à qui ils font une place dans l'évolution de la culture occidentale.Mais on ne prête qu'aux riches : salué comme un génie, il est aussi rendu responsable de nos soubresauts religieux - la Réforme -, de nos malheurs politiques - la prétention de l'Eglise à dominer l'Etat -, de nos désarrois privés - le mépris chrétien du corps et de la sexualité.Cependant, au-delà des «augustinismes» qui ont marqué l'histoire de l'Occident, cet ouvrage d'un grand historien de l'Antiquité tardive revient à Augustin lui-même, à sa vie et à son oeuvre : la seule manière de le connaître vraiment et de porter un jugement équilibré sur sa postérité intellectuelle.Ce livre, repris de la collection «Maîtres Spirituels», comprend une anthologie de textes choisis, des tableaux chronologiques et une importante bibliographie actualisée.

  • Les Upanishads, composées principalement entre le VIIIe et le IIIe siècle avant notre ère, constituent les premiers textes de sagesse de l'Inde. Théologiens, liturgistes, princes, ceux qui les ont composées renouvellent l'interprétation du Veda, qui s'était figée dans une perspective excessivement ritualiste. Ils inventent l'enseignement de maître à disciple et inaugurent un nouveau rapport de l'individu à soi-même, au monde et au divin. Ils s'interrogent sur leur identité profonde, sondent les états de conscience et les mystères du corps, analysent la dynamique du désir et les ressorts de l'action, explorant les possibilités du renoncement, de la non-violence et de l'acte détaché de l'ego. En affirmant que l'être humain est mu par un principe d'éternité, l' âtman ou Soi, identique au brahman, l'Absolu, ils fondent les grandes voies de libération de l'hindouisme ultérieur. Par son universalité, par-delà les millénaires, leur quête éveille en nous un écho puissant.Ysé Tardan-Masquelier, docteur habilitée en sciences des religions de l'université de Paris-Sorbonne, elle enseigne l'histoire de l'hindouisme à l'Institut catholique de Paris.

  • Le Hassidisme, ce mouvement qui est né au XVIIIe siècle dans le peuple juif dispersé aux confins de l'Europe centrale et orientale, n'a constitué ni une doctrine ni une idéologie. Il a été avant tout une façon d'être, de voir, et de vivre.
    Au départ, un visionnaire solitaire : Israël Baal Shem-Tov, le Maître du bon nom. Aux Juifs opprimés par des siècles de persécution, il lance un étonnant appel à la joie. Et ses disciples, le grand Maguid, Levi-Yitzhak de Berditchev, Israël de Rizhin ou Rabbi Nahman de Bratzlav, à travers un étrange réseau de communications et de successions, vont surgir ici et là, susciter les enthousiasmes, animer des communautés.
    Leur histoire, leurs histoires, se sont inscrites dans les coeurs, et transmises de groupe en groupe et d'homme à homme. Et Élie Wiesel, enfant, à Szeged, dans les toutes dernières années précédant la guerre qui allait voir anéantir ces mêmes communautés; écoutait, à la veillée du Shabbat, les vieillards parler de leurs Rabbis, et son grand-père évoquer la mémoire de ces hommes qui trouvaient Dieu non dans la pénitence mais dans une célébration.
    A son tour, Élie Wiesel transmet aujourd'hui ce qu'il a reçu, aussi fidèlement que possible, mais avec ferveur, et en y prêtant sa voix et son accent. Car le Hassidisme est une flamme qui brûle toujours, pour lui et pour beaucoup.

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