Langue française

  • Confrontant science et religion, Pascal Picq fait le point sur ces questions et met ici en perspective les débats actuels qui divisent l'humanité.
    Comment la croyance peut-elle aller à l'encontre de ce que l'on sait ? Derrière cette question, volontairement provocante, Pascal Picq interroge les origines de l'Univers (le Big Bang), de la Vie, et de l'Homme sur la Terre. S'appuyant sur la longue histoire des sciences - une découverteen entraînant une autre -, il montre en creux la résistance de nos esprits modernes à comprendre le monde hors des sentiers sacrés. Les questions sur les commencements, nous dit-il, importent autant que leurs réponses, variées et riches, à l'instar de ces cosmogonies imaginées depuis des centaines de milliers d'années...
    /> La Bible en donnant une place particulière à l'Homme dans l'ordre de la Création - le sixième jour - a imposé durablement sa vision du monde. Longtemps, les scientifiques éviteront la délicate question des origines : pour un Galilée qui s'en sort, combien connaîtront le bûcher, l'excommunication, plus tard même l'autocensure ?
    Il n'empêche, l'insatiable curiosité humaine ne se tarit jamais. Charles Darwin puis Albert Einstein ont repoussé les limites du monde. Ces deux visionnaires conscients - et inquiets aussi - de briser des tabous ont ouvert des voies essentielles à la recherche moderne : on sait depuis que rien n'est éternel, que tout évolue : l'Univers, la Vie et l'Homme...


  • Les portraits, fouillés et saisissants, de vingt-six personnalités, connues et moins connues, qui ont fait le régime de Vichy.

    Au long de quatre années, dans un pays occupé, il s'est trouvé des hommes qui ont entendu, en dépit ou à cause des circonstances, diriger ou orienter la vie du pays au nom d'une légalité et d'une légitimité nouvelles, après soixante-dix ans de république : les hommes de Vichy, dont vingt-six sont ici présentés à frais nouveaux. Personnalités plus ou moins expérimentées, vieux politiques et jeunes technocrates, le régime né de la défaite, que tous acceptent, a recruté dans des milieux très différents. Ici, des pacifistes venus de la gauche, comme Marcel Déat et Paul Marion, là des gens de droite, souvent extrême, tels que Xavier Vallat et Raphaël Alibert, des croisés de l'Europe nouvelle, comme Benoist-Méchin et Fernand de Brinon, des notables traditionalistes - Joseph Barthélemy et Lucien Romier - et encore des têtes d'oeuf bardés de diplômes, tels Pierre Pucheu et Jean Bichelonne, enfin de nouveaux venus en quête d'un destin, comme Du Moulin de Labarthète et François Mitterrand. Etudier les hommes de Vichy, c'est mettre fin à la vision de ce régime comme un bloc dans l'espace et dans le temps, c'est tordre le cou à la croyance dans la cohérence d'une vie.

  • Jesus

    François Taillandier


    Jésus, la biographie d'un romancier et d'un croyant.

    On a tout dit de Jésus de Nazareth : personnage de légende, imposteur, sage, mythomane et bien sur fils de Dieu. " Et vous, qui dites-vous que je suis ? " demande Jésus à ses disciples. Deux mille ans plus tard, la question demeure et chacun - athée, sceptique, agnostique ou croyant - tente d'y répondre. C'est à la fois en tant que romancier et croyant que François Taillandier propose sa vision. Sensible aux mots, à la construction des récits et à leur force, il revient aux textes qui parlent de Jésus : les Évangiles. Une interrogation guide sa réfl exion : qui nous raconte quoi ?
    A priori, les auteurs de ces textes n'ont pas connu Jésus. Ils ont écrit le récit de sa vie des décennies après sa crucifixion dans une langue qui n'était pas la sienne : le grec. Que peut-on penser de faits et croyances rapportées comme l'Annonciation, le miracle de Cana, les innombrables guérisons et la Résurrection ?
    Pour approcher Jésus, François Taillandier a appris le grec ancien. Il revient aux sources avec une totale liberté de ton, quitte à prêter à polémique. Dans cette biographie, le regard du lecteur critique et celui du catholique " libre " convergent pour soustraire à la banalisation et à " l'habitude chrétienne " une présence et un message qui ont changé l'histoire.

  • Peut-on décider de ne plus être juif ? Et au delà, peut-on changer d'identité ? Une nouvelle réflexion d'envergure sur la "Question juive" au XX e siècle.
    Peut-on décider de ne plus être juif ? Et au delà, peut-on changer d'identité ? Une nouvelle réflexion d'envergure sur la "Question juive" au XXe siècle.

    Avec Comment le peuple juif fut inventé ?, Shlomo Sand relançait en 2008 la réflexion sur la "Question juive". En interrogeant les choix identitaires d'une trentaine d'intellectuels européens majeurs qui ont voulu se convertir du judaïsme vers le christianisme au XXe siècle, ce livre est de même nature. Il propose de plus, en filigrane, une réflexion féconde sur des enjeux essentiels pour nos sociétés, notamment sur les questions d'identité, de tolérance ou sur la place des minorités.
    Car les parcours d'Henri Bergson, Simone Weil, Jean-Marie Lustiger, Max Jacob, Edith Stein ou Etty Hillesum et leurs conversions révèlent en réalité de quoi sont faites les sociétés européennes. Il apparait que quel que soit leur éloignement de la religion juive et la force de leur conviction chrétienne, tous ces penseurs ont continué à se sentir juifs.
    Alors que le désir de créer son propre chemin est une impulsion qui résonne chez bon nombre de nos concitoyens, suivre les trajectoires individuelles atypiques des convertis illustres permet de mieux comprendre pourquoi les juifs restent juifs : même quand ils se sont détachés de la religion, les sociétés européennes ne cessent de les renvoyer à la judaité, donc à leur particularité. Ils interrogent ainsi la capacité d'une société à tolérer la différence.

  • Un essai novateur et original qui présente le monde de demain et prend le contre-pied de bien des prédictions géopolitiques actuelles.
    Qui d'entre nous ne rêve pas de savoir à quoi ressemblera le monde dans vingt ans ? Nicolas Tenzer nous invite à comprendre et à découvrir ce futur proche qui se profile à partir de dynamiques déjà à l'oeuvre. Il dessine un monde sans pôles ni grandes régions structurées, où les richesses seront réparties différemment, où les Etats et les peuples redeviendront des acteurs de poids ; un monde doté de pouvoirs d'influence plus disséminés et subtils, d'une autre hiérarchie des puissances et de leaders d'un nouveau genre.
    Dans un essai tel que la France en produit rarement, l'auteur nous entraîne dans un voyage passionnant à travers cette cartographie des puissances mondiales de demain, où les Etats-Unis continueront d'être la seule figure de l'universalisme, mais d'où sortira un monde aux joueurs plus nombreux et plus mobiles. Et il n'est pas sûr que cela soit un mauvais présage.

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