Perrin

  • À l'automne 45 avant Jésus-Christ, il apparaît bien que Jules César, empereur, consul et maître du monde ou peu s'en faut, rêve de " couronner " la liste de ses nombreux titres par celui de roi. Mais des inscriptions sur les murs, des rumeurs de complot qu'on lui rapporte quotidiennement l'incitent à la prudence : Rome n'est pas encore prête.
    Jean-Christophe Buisson retrace ici les derniers mois de Jules César, jusqu'à son assassinat le 15 mars 44 avant Jésus-Christ.

  • En ce début d'année 1589, la popularité d'Henri III auprès de ses sujets est au plus bas. En ordonnant l'assassinat des deux princes de Lorraine, le duc de Guise et son frère, dont le pouvoir gandissant sapait son autorité, Henri III a effacé tous les gages données au fil des ans au peuple de France de son engagement catholique. Désormais, ceux qui reconnaissaient au roi les plus grandes vertus ne voient plus que sa face obscure, celle d'un mauvais chrétien, d'un hypocrite, d'un traître. Attaques injustes, mais qui mèneront à son assassinat le 1er août 1589 par le moine Jacques Clément persuadé de "tuer un tyran".
    Jean-Christophe Buisson retrace ici les derniers mois d'Henri III, jusqu'à son assassinat.

  • Le vendredi 14 avril 1865, l'heure est aux réjouissances à Washington. La guerre de Sécession vient de se terminer. Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis, doit désormais gagner la paix. Mais il est assassiné le soir même au théâtre.
    Récit d'une journée historique de l'histoire américaine.

  • En 1898, Elisabeth d'Autriche, dite Sissi, est malheureuse. Depuis longtemps. Si elle ne s'habille quotidiennement en noir que depuis la mort tragique de son fils, l'archiduc Rodolphe, à Mayerling, en 1889, elle porte le deuil de ses illusions et de sa liberté depuis le premier jour où elle est entrée dans le palais impérial de Schönbrunn. C'était il y a quarante-quatre ans. C'était il y a un siècle.
    En 1898, Luigi Lucheni, ouvrier italien, vient d'arriver à Lausanne. Il est sérieux. Il a épousé la vause anarchiste. Déterminé, il ne lui reste plus qu'à trouver sa victime : un grand de ce monde, un de ceux qui persécutent sans scrupules les travailleurs. Un roi ou un empereur ferait idéalement l'affaire.

  • Le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg, héritier de la couronne austro-hongroise, est assassiné à Sarajevo. On connaît par coeur les conséquences de cet assassinat et le jeu des alliances qui mena à la Première Guerre mondiale. On connaît moins le déroulement de cette journée. Jean-Christophe Buisson nous raconte le "dernier jour de l'Europe".

  • 15mn d'Histoire : une collection numérique de textes courts pour apprendre et comprendre l'Histoire en 15 minutes !

  • La beauté glacée et immuable de Diane de Poitiers demeure légendaire, attestée par de grands peintres, mais ce ne fut pas sa seule arme. Favorite d'Henri II bien qu'âgé de dix-neuf ans de moins qu'elle, elle a fait preuve tout au long de sa vie de détermination et d'intelligence et son rôle à la cour des Valois a marqué l'histoire de France.
    Le récit de sa vie est ici porté par le talent d'historien et de conteur de Jean des Cars.

  • Gabrielle d'Estrées fut pendant plus de huit années la principale maîtresse du premier roi Bourbon, Henri IV, et sans doute sa plus grande passion, régnant sur son coeur et ses idées, poussant le roi huguenot à se convertir afin de pouvoir l'épouser. Car comme à toutes ses autres conquêtes, il lui avait promis le mariage. Pouvait-elle le croire ? Elle venait d'une famille où l'on n'était guère farouche, l'amour y était un calcul avant d'être un plaisir. Rien n'était interdit.
    Le récit de sa vie est ici porté par le talent d'historien et de conteur de Jean des Cars.

  • La duchesse de La Vallière, la marquise de Montespan, Mme de Maintenon : trois favorites qui se sont succédé, voire qui se sont bousculées, dans la vie du Roi-Soleil comme au spectacle, la Cour étant elle-même un théâtre. Chacune y a tenu un emploi : Louise l'ingénue, Athénaïs la coquette, Françoise la dévote. Sous le règne de Louis XIV, en pleine Contre-Réforme, ces liaisons spectaculaires ont pu choquer et susciter la réprobation, mais il ne faut pas oublier que pour les acteurs eux-mêmes, le roi et ses élues, rien n'était simple. Ils étaient hantés par la crainte de Dieu et l'espoir d'assurer leur salut. Une contradiction permanente qui va peser sur les amours royales.

  • Wallis Simpson : une Américaine divorcée puis remariée, fut la maîtresse du prince de Galles, devenu le roi Édouard VIII à la mort de son père, le roi de Grande-Bretagne George V, le 20 janvier 1936. Cette liaison provoquera un scandale sans précédent dans la monarchie britannique : une abdication par amour.

  • François Ier reste dans la mémoire collective comme un souverain magnifique, roi chevalier, prince galant, amoureux des lettres et des arts, incarnation d'un temps réputé glorieux à jamais perdu, celui de la Renaissance française. Sa mort fut-elle aussi aussi exemplaire ?
    Depuis 1545, les rumeurs sur la mort de François Ier circulaient dans toutes les cours européennes. L'homme avait cinquante-deux ans. L'allure fringante du vainqueur de Marignan n'était plus qu'un lointain souvenir.

  • La mort d'Henri IV est l'un des événements de l'histoire de France qui ont le plus frappé les esprits en son temps, puis dans la mémoire des siècles. La disparition brutale de cet homme qui n'était pas le simple successeur d'un précédent monarque, mais qui avait conquis le pouvoir à la force du poignet dans les pires circonstances et qui avait su s'imposer au péril de sa vie par son énergie et sa clairvoyance - malgré ses évidentes faiblesses humaines -, stupéfia l'opinion alors que l'on sortait enfin, si péniblement, de décennies d'affrontement religieux.

  • Ce matin du 1er septembre 1715, à Versailles, dans un petit jour un peu gris, alors que le quart de 8 heures venait de sonner à l'horloge de la chapelle, la porte-fenêtre du premier étage sur la cour de Marbre - celle de la chambre du roi - s'ouvrit. Geoffroy Maurice de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, grand chambellan, s'avança sur le balcon de fer forgé doré, le chapeau débordant de plumes noires. " Le roi est mort ! " lança-t-il d'un ton grave et cérémonieux devant un parterre de courtisans qui attendaient anxieusement l'annonce de l'issue fatale.

  • S'il est permis d'élever quelques doutes à l'encontre d'une conception trop fataliste de l'Histoire dont Bonaparte, notamment, apparaîtra comme le vivant démenti, le destin de Louis XVI, en revanche, la conforte. Il fut à ce point le témoin passif et quasi muet de " l'irrésistible naufrage " auquel se résuma l'histoire de son règne, au moins dans sa dernière partie, qu'on ne sait trop de quand dater le commencement de ses " derniers jours ".
    Lui-même eut à plusieurs reprises le sentiment de les vivre.

  • Lorsque Benoît XV est intronisé le 6 septembre 1914, la guerre est déjà déclarée dans une grande partie de l'Europe. L'Eglise peut-elle rester neutre ? Cela paraît impossible. Mais comment cette institution mondiale, universelle par nature, pourrait-elle prendre parti pour tels ou tels de ses enfants, même indisciplinés ? L'Autriche-Hongrie, la France et l'Allemagne sont alors les trois plus grandes nations catholiques de la planète ! Dès le soir de son élection, Della Chiesa, devenu Benoît XV, a proclamé la neutralité du Saint-Siège.

  • Rome, 13 octobre 1958. Depuis deux jours, dans la basilique Saint-Pierre, une foule immense défile devant le catafalque où repose le pape Pie XII.
    Parmi les anciens serviteurs du pape défunt, une nonne. Une religieuse presque anonyme, perdue dans la foule. Elle a suivi la messe à genoux. Elle n'a pleuré qu'à la fin de l'office, en voyant qu'on emportait le cercueil de bronze. Elle s'appelle soeur Pascalina Lehnert. Elle a 64 ans. C'est la personne la plus proche du disparu, dont elle fut la gouvernante, la confidente et l'amie pendant quarante ans. Au moment où Pie XII a rendu son dernier soupir, quelques jours plus tôt, à Castel Gandolfo, sa vie à elle s'est aussi arrêtée.

  • Depuis toujours, la Vierge Marie a un statut à part dans le dogme de l'Église catholique. Mais que sait-on vraiment des débats internes qui secouèrent les conciles, depuis celui de Chalcédoine en 451, où Marie est appelée "Mère de Dieu", jusqu'à Vatican II où un texte fondateur sur la Vierge fut refusé, à quelques voix d'écart, au terme d'une intense campagne au sein du Vatican ?
    Le débat n'est pas clos. Sans doute ne le sera-t-il jamais. Les partisans du culte marial continueront encore longtemps de pousser à la glorification toujours plus éclatante de la Vierge Marie. Mais en ce 29 octobre 1963, le concile Vatican II a évité le pire en mettant le holà, d'extrême justesse, à une dérive qui menait, en réalité, à l'idolâtrie.

  • Octobre 1962 : alors que les cardinaux démarrent le concile qui révolutionnera la plus grande institution du monde -; Vatican II -;, ce même monde court, à toute vitesse, vers la plus grande catastrophe que l'humanité ait jamais connue.
    La crise des missiles de Cuba se joue dans les antichambres des états américain et russe. On connaît peu le rôle que joua le Saint-Siège et particulièrement Jean XXIII dans la résolution de ce conflit. Pourtant, il fut réel et permit ces jours-là d'éviter l'apocalypse nucléaire.

  • Le 1er décembre 1989, Mikhaïl Gorbatchev rend visite au pape Jean-Paul II. C'est la première fois dans l'histoire qu'un secrétaire général du Parti communiste soviétique effectue une visite officielle en Italie. A plus forte raison au Vatican.
    Un dialogue historique entre deux hommes si différents et en même temps si proches, deux hommes de l'Est, deux Slaves, deux hommes de la même génération, presque de la même culture, deux meneurs d'hommes, un dialogue qui restera dans l'histoire.

  • Pour l'histoire, elle restera toujours associée à la pire horreur des guerres de religion, le massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572.
    Descendante de marchands florentins que rien ne destinait cette à gouverner la France, Catherine de Médicis sera épouse puis veuve d'Henri II, et bien qu'elle n'ait eu aucun pouvoir officiel, existera en tant que reine mère grâce à la terrible influence qu'elle a exercée sur ses enfants, trois rois de France et une reine de Navarre.
    Le récit de sa vie est ici porté par le talent d'historien et de conteur de Jean des Cars.

  • S'il est un mot qu'elle entendra toute son enfance et qui va altérer sa vie, c'est celui de " bâtarde ". Une gifle humiliante, une insulte infamante, qui n'empêchera pas cette fille d'Henri VIII et d'Anne Boleyn de hisser son royaume au premier rang des puissances européennes à la fin du XVIe siècle.
    Shakespeare, l'un de ses sujets dont l'oeuvre magistrale symbolise l'époque que l'on qualifiera d'" élisabéthaine ", ne pouvait qu'être fasciné par ce destin romanesque d'une princesse de la Renaissance encombré d'amours scandaleuses, de rivalités familiales, de querelles religieuses et de luttes politiques.
    Elle est le dernier grand monarque absolu d'Angleterre qui ait régné et gouverné, concentrant tous les pouvoirs dans un dessein d'efficacité et de grandeur. Une icône, mystérieuse et réputée inaccessible, dans une période brillante en dépit de bouleversements mondiaux.

  • Peu de reines de France exercent autant de fascination que Marie-Antoinette.
    Enjeu d'une alliance inattendue entre la France et l'Autriche, envoyée en France pour y être l'épouse d'un dauphin peu empressé dans le mariage, Marie-Antoinette connaît ensuite les maladresses et les scandales. Le plus retentissant reste la fameuse affaire du collier. En dépit de ses efforts pour devenir plus française, elle se sent toujours en 1789 comme une étrangère. Et le torrent de la Révolution l'emportera.

  • Victoria a 18 ans quand elle apprend qu'elle devient reine de Grande-Bretagne. Ce " petit bout de femme " va étonner le monde par son énergie, son autorité et son application à sa tâche. Elle incarnera plus d'un demi-siècle de mutations économiques, culturelles et sociales. Elle symbolisera la première puissance industrielle mondiale ; sous son règne, le plus long de l'histoire britannique, l'Angleterre, le pays de Galles, l'Écosse et même le nord de l'Irlande s'activent en une manufacture titanesque, confectionnant, transformant, vendant et expédiant des articles et des marchandises réclamés au-delà des mers.
    Reine pendant soixante-quatre ans, première impératrice des Indes en 1876, Victoria est alors la souveraine d'un cinquième des terres émergées du globe et du quart de la population mondiale. La révolution technique de la photographie, du télégraphe puis du cinéma permettra d'inonder cet univers de l'image de Victoria. Jamais l'effigie d'un monarque n'a été aussi présente aux yeux de ses sujets, même les plus lointains.
    Comme Périclès, Elizabeth Ire et Louis XIV, Victoria donne son prénom à son temps. L'ère victorienne est fascinante par ses multiples contradictions. Ce n'est guère surprenant : Victoria est elle-même une femme complexe, bien différente des clichés de dignité, de rigidité et de puritanisme.

  • Sissi

    Jean DES CARS

    Oublions les clichés, les films, inévitables et inusables, ayant révélé Romy Schneider dans les années 1950 et fait revivre un personnage qui nous fascine encore par son rare mélange de beauté, d'indépendance, de provocation, de tragédies personnelles et de lucidité politique au milieu des convulsions européennes. Sissi n'a cessé - et ne cesse - de faire rêver, d'agacer, de surprendre et d'intriguer. Le cinéma, la psychanalyse, le tourisme, la connaissance historique et la curiosité ont réhabilité cette inoubliable figure de femme.
    Un début de conte de fées suivi d'une brève opérette viennoise qui s'achève tragiquement dans un opéra de Verdi.

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