Perrin

  • S.P.Q.R.

    Mary Beard

    • Perrin
    • 3 Février 2022

    L'histoire de référence sur Rome, de sa fondation à sa chute, par une spécialiste de renommée mondiale.Comment ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie est-il devenu le siège d'un empire dominant la Méditerranée ? Mary Beard raconte dans cet ouvrage majeur l'émergence puis la chute d'une culture sans précédent, qui a façonné nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, la violence politique, l'empire, le luxe ou la beauté.
    Du mythe fondateur de Romulus et Remus (VIIIe siècle av. J.-C.), à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle), Mary Beard retrace toute l'histoire de l'Urbs. Refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique, elle montre que l'histoire antique, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée et réécrite, en fonction des nouvelles connaissances. Ainsi des célèbres personnages - Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron, entre autres - prennent une toute autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles - les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs - retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine.
    Notre perception de Rome a considérablement changé au cours des cinquante dernières années. SPQR en fait la synthèse et façonne à son tour notre regard sur son histoire.

  • Les médecins d'Auschwitz

    Bruno Halioua

    • Perrin
    • 14 Avril 2022

    Voyage au bout de l'enfer. 27 janvier 1945. Les troupes soviétiques pénètrent dans l'enceinte d'Auschwitz-Birkenau pour la première fois et découvrent avec horreur le plus important camp d'extermination du IIIe Reich. Si 60 000 prisonniers ont été évacués à leur approche, il ne reste, sur place, que 7 000 malades mourant de faim. Comment ont-ils pu survivre à cet enfer ? Quel a été le rôle exact des hauts gradés nazis, et plus particulièrement des médecins, dans l'organisation du camp ?
    S'appuyant sur des documents inédits et de nombreux témoignages de survivants, cet ouvrage répond à ces questions et fait pour la première fois la lumière sur le rôle primordial qu'ont joué les médecins SS dans l'exécution de la Solution finale. De 1940 à 1945, ce sont eux qui orchestrent les meurtres et profitent de leur statut pour commettre l'impensable. En plus d'ôter la vie à des milliers de personnes, ils utilisent ceux qu'ils épargnent comme cobayes de leurs expériences médicales et, à l'instar de Josef Mengele, leur font subir les pires atrocités.
    Heureusement, dans un mouvement inverse, les médecins déportés font preuve d'obstination et d'acharnement pour soigner les malades qui les entourent et protéger leurs compagnons d'infortune. Mentir, cacher, subtiliser et falsifier deviennent leurs maîtres mots. Mais jusqu'à quelles compromissions sont-ils prêts à aller pour sauver des vies ? Doivent-ils accepter de collaborer et ainsi rejoindre la " zone grise ", remarquablement décrite par Primo Levi, dans l'espoir d'être épargnés ?
    Loin de tout manichéisme, le docteur Bruno Halioua retrace avec maestria l'histoire méconnue des médecins d'Auschwitz, et tente de comprendre leur psychologie. Un livre aussi glaçant qu'essentiel.
    Ouvrage préfacé par Claude Quétel, et publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

  • Léonard de Vinci Nouv.

    Léonard de Vinci

    Jean-Yves Boriaud

    • Perrin
    • 12 Mai 2022

    La seule biographie véritable du maître de la Renaissance.Lorsque l'on aborde la vie de Léonard de Vinci, deux écueils sont à éviter : placer l'artiste au-dessus de la condition humaine et en faire une sorte de génie aussi énigmatique qu'impénétrable ou, au contraire, réduire son existence à quelques épisodes incertains voire fantasmés de sa vie privée - comme sa prétendue sexualité débridée.
    Loin des idées reçues et légendes tenaces, cet ouvrage nous invite à emprunter le véritable parcours de Léonard, du petit village toscan de Vinci dans lequel il naît en 1452, à Amboise, en France, où il s'éteint en 1519. Tout en suivant ses progrès dans les nombreuses disciplines auxquelles il s'essaye (dessin, peinture, bronze, architecture, mathématiques, etc.), nous voyageons au coeur de l'Italie renaissante : nous découvrons l'atelier de Verrocchio, à Florence, dans lequel le jeune peintre fait ses armes ; nous visitons Milan, où il se met au service de la puissante famille Sforza ; à Rome, nous rencontrons les Médicis (le pape Léon X et le duc de Nemours) qui admirent et protègent ce polymathe hors du commun ; enfin, dans la vallée de la Loire, à la cour de François Ier, nous revivons les dernières années du maître.
    S'appuyant principalement sur des sources primaires - notamment les foisonnants Carnets du peintre -, Jean-Yves Boriaud se place ici en historien de l'art et analyse finement les conditions de réalisation des oeuvres magistrales de Léonard (
    Cène, Joconde, Saint Jean-Baptiste, etc.), mais aussi l'histoire de ses nombreuses productions inachevées (cheval des Sforza, portrait d'Isabelle d'Este...). Ainsi, il parvient à nous offrir le premier portrait fidèle et authentique de cette figure emblématique de la Renaissance.

  • Pour la reine Nouv.

    Pour la reine

    Jean Des Cars

    • Perrin
    • 12 Mai 2022

    Un portrait biographique intime : un éloge de la femme d'état et de l'insitution monarchique.Pour cet ouvrage inédit, Jean des Cars a construit son ouvrage autour des axes suivants :
    - Toutes les raisons pour lesquelles cette femme devenue une telle icône. Par sa fonction et son âge, elle est unique.
    - Son éducation, ses rapports avec sa
    nurse montrent les aspects dominants de son caractère. Un handicap : sa timidité. Ses avantages : sa détermination et son empathie face aux malheurs des autres.
    - Une visionnaire de la communication : contre l'avis de Churchill, elle exige que son couronnement soit télévisé. Elizabeth II devient la reine de l'image. Elle l'est toujours.
    - L'épouse follement amoureuse de son mari, passion réciproque surtout entre 1947 et 1952, avant son avènement. Mais aussi sa maladresse à l'égard de Philip.
    - Son manque de chaleur et de tendresse à l'égard de ses premiers enfants, Charles et Anne. Elle se rattrape avec Andrew et Edward.
    - Ses rapports conflictuels avec sa soeur Margaret.
    - Sa formidable capacité d'adapter la tradition à l'innovation : au milieu des Années 60, elle accompagne la révolution musicale des Beatles, qui est aussi celle du " swinging London " et de la mini-jupe.
    - Quand il faut trancher, elle le fait, parfois durement, par exemple pour la fin des mariages de ses fils Charles et Andrew. Pourtant, elle règle ces divorces davantage en grand-mère qu'en reine.
    - Sa détestation des conflits familiaux et privés étalés sur la place publique.
    - Politiquement, elle ne refuse pas les désaccords avec ses Premiers ministres. Elle est devenue expérimentée, sachant ce qu'elle veut et le fait savoir au gouvernement.
    - Elle aime tous ses petits-enfants et les protège. Le bonheur du mariage de William et Kate. A l'opposé, celui de Harry et Meghan.
    - L'importance des secrétaires particuliers de la souveraine
    - Un chef d'Etat qui aime la campagne, les chiens et les chevaux. Mais qui n'a jamais fait passer ses goûts profonds avant l'exercice de son métier de Reine.
    - En public, elle évolue selon des codes secrets. Tout a une signification : les bijoux et les chapeaux qu'elle porte, les couleurs, le sac à main qui change de bras pour signifier discrètement qu'une audience est terminée...

  • Les conquistadors

    Fernando Cervantes

    • Perrin
    • 3 Mars 2022

    Une vision renouvelée des conquistadors et de leur épopée qui a changé le monde.
    Les conquistadors, premiers explorateurs et colonisateurs de l'Amérique latine, sont devenus un sujet de légende et de cauchemars. À leur époque, ils ont été glorifiés en aventurier héroïques, propageant la culture chrétienne et contribuant à bâtir un empire comme le monde n'en avait encore jamais vu, pour le compte de l'empereur Charles Quint et de ses successeurs.
    Aujourd'hui, à l'inverse, ils sont devenus l'emblème de la cruauté et de l'exploitation. Ces hommes, parmi les premiers génocidaires, ont décimé les civilisations pluriséculaires des Aztèques et des Incas et commis des atrocités sans nom dans leur quête d'or et de gloire.
    Avec
    LesConquistadors, l'historien mexicain Fernando Cervantes taille dans les couches sédimentées par le temps du mythe et de la fiction, démêle des idées reçues devenues des pseudo-vérités et immerge le lecteur dans le monde de l'impérialisme du Moyen Âge tardif.
    Une ingénieuse construction binaire rythme le livre, où les chapitres narratifs de cette épopée, depuis l'expédition fameuse de Christophe Colomb jusqu'aux dernières conquêtes des années 1540, alternent avec des chapitres de réflexion. Fort d'une immense quantité de sources -journaux, lettres, chroniques, pamphlets, traités, etc. -, Cervantes nous éclaire sur les idées qui animèrent ces explorateurs et leurs monarques commanditaires et redéfinit l'histoire de la conquête du Nouveau Monde.
    Une synthèse exceptionnelle, sur le fond comme par la forme, qui s'impose comme un futur classique.
    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
    "Cervantes reconstitue avec talent une histoire complexe, pleines de nuances dérangeantes, qui réduit à néant le récit simpliste de conquistadors brutaux soumettant d'innocents indigènes. L'ampleur des recherches de ce livre est stupéfiante, mais les facultés d'analyse que Cervantes appliquent à ses propres découvertes sont encore plus impressionnantes. [...] l'auteur réussit à formuler des argumentations ardues dans une langue d'une merveilleuse simplicité. En plus, et ce qui ne gâte rien, il sait raconter une histoire."
    The Times

  • Elizabeth II

    Jean Des Cars

    • Perrin
    • 10 Mars 2022

    A l'occasion de l'exceptionnel et historique "jubilé de platine' célébrant en 2022 les 70 ans du règne d'Elizabeth II, Jean des Cars nous conte la vie de la femme la mieux informée du monde, véritable icône des XXe et XXIe siècles. Le maître des cours européennes nous invite dans l'intimité de "The Queen'.Respectée, souvent adulée, Elizabeth II règne sur le temps. Si la souveraine est la femme la plus célèbre du monde, elle reste pourtant largement secrète et méconnue. Depuis 1952, elle a toujours étonné ses contemporains, évoluant avec son époque tout en restant la même afin de préserver la monarchie dont elle est l'héritière et la garante. Elle incarne un univers qui serait impensable sans elle, sans ses inévitables chapeaux, son sourire de rigueur et sa discrète façon de battre la mesure de son pied droit lorsqu'une fanfare défile devant elle.
    Agée de 95 ans, celle que rien ne predistinait à monter sur le trône connait aujourd'hui le plus long règne de la monarchie britannique.
    Puisant aux meilleures sources, Jean des Cars nous plonge dans la vie d'Elizabeth II, de son enfance à son accession au trône en passant par tous les petits et grands épisodes, publics et privés, qui ont marqué sa vie : guerre mondiale, mort de son père, rumeurs sur son couple, décès de son mari, vie dissolue de sa soeur, problèmes conjugaux de ses enfants, relation avec son oncle damné, "rebéllion' de son petit-fils Harry, sans oublier sa passion pour ses corgies et ses chevaux...
    Puisant aux meilleures sources, Jean des Cars nous plonge dans la vie d'Elizabeth II, de son enfance à son accession au trône en passant par tous les petits et grands épisodes, publics et privés, qui ont marqué sa vie : guerre mondiale, mort de son père, rumeurs sur son couple, vie dissolue de sa soeur, problèmes conjugaux de ses enfants, relation avec son oncle damné, sans oublier sa passion pour ses corgies et ses chevaux... Le maître des cours européennes nous invite dans l'intimité de "The Queen".

  • Les onze Muses du Grand siècle. Il existe de nombreuses biographies de femmes célèbres au XVIIe siècle, gravitant immanquablement autour de Versailles. Mais la présentation d'une galerie de onze portraits thématique, rassemblant à la fois de grandes dames de la spiritualité, de la vie culturelle et littéraire et de la politique, est une démarche originale et qui n'a pas d'équivalent. Alors que le thème de la femme est très largement abordé dans l'édition contemporaine, tous siècles confondus, sous l'angle de la condition féminine, le propos tenu par Marie-Joëlle Guillaume, spécialiste du XVIIe siècle, se décentre, voire se renverse : c'est la force de leur empreinte sur la civilisation du XVIIe siècle qui est mise en valeur. S'ajoutent aux portraits fameux des figures moins illustres mais tout aussi essentielles : Barbe Acarie, Louise de Marillac, Marie de l'Incarnation, Angélique Arnauld, Catherine de Rambouillet, Madeleine de Scudéry, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, duchesse de Longueville, Anne d'Autriche et Mme de Maintenon. Ils permettent une plongée concrète et très humaine dans les mentalités de l'époque, de Corneille à Port-Royal. Enfin, cet ouvrage enlevé offre une " défense et illustration " de la civilisation du Grand Siècle, dont l'appellation suggère l'excellence. Une excellence incarnée par des femmes d'élite qui en furent les actrices et les inspiratrices.

  • De la France

    Laetitia Strauch-Bonart

    • Perrin/presses de la cité
    • 24 Février 2022

    La vraie France expliquée par l'histoire et auscultée par une analyse novatrice et optimiste. A rebours des idées reçues et de la radicalité ambiante.
    " Le déclin français ", pour reprendre le titre du célèbre essai de Nicolas Baverez, omnubile les journalistes et les intellectuels depuis une génération, inspirant une littérature brillante et à succès (Alain Peyrefitte, Jean-François Revel , Alain-Gérard Slama, Marcel Gauchet, Christophe Guilly Patrick Buisson etc.) dont le dernier représentant est Jérôme Fourquet. Tous ces best-sellers souffrent pourtant de deux défauts récurrents : le déclinisme et la spécilisation.
    Le pari de Laetitia Strauch-Bonart, jeune intellectuelle et figure de proue du conservatisme libéral, est tout autre. Offrir un essai global conjuguant l'histoire et l'actualité en mobilisant pour la première fois une large gamme de disciplines (philosophie politique, économie, sociologie, sciences) au service d'un propos limpide cherchant à comprendre et à expliquer le mystère français sans dogmatisme ni esprit de système. Le point de part pose un concept novateur : " la société de créance ", avant de dérouler un tableau large qui dépasse " le mal Français " pour montrer tout ce qui fonctionne et nous permet toujours de " faire nation " pour emprunter un concept familier aux lecteurs de Pierre Rosanvallon.
    Le regard de l'auteur, à mi-chemin entre l'Angleterre et la France, ouvertement francophile mais distancié et ouvert sur le monde, offre une large gamme de perspectives novatrices et parfois iconoclastes, qui vont largement contribuer à animer le débat en cette année-charnière .
    La grande enquête qui répond aux questions d'une France qui doute et ne s'aime plus.
    Table :Introduction. Ce pays que l'on croyait connaître
    Première partie : La société de créance

    Les faux-semblants de l'identité
    Le Léviathan à la françaiseDeuxième partie : Effets de non-retour

    Le pouvoir sans pouvoir
    La décentralisation introuvableTroisième partie : Liberté, égalité, franternité ?

    La haine du libéralisme
    Inégaux et incivils
    Le travail comme souffranceQuatrième partie : Les liens qui ligotent

    L'intelligence empêchée
    Centre partout, politique nulle partCinquième partie : Le bien qui nous reste

    Prendre soin des corps
    Tenir ensemble le corps socialConclusion. La France, demain

  • Henri IV

    Jean-Christian Petitfils

    • Perrin
    • 19 Août 2021

    Comment un personnage baroque a fait entrer la France dans la modernité. Un récit saisissant et original pour une démonstration éblouissante.
    " Le roi ", disait sa belle-soeur Eléonore de Médicis, " est un homme à se faire aimer par les pierres elles-mêmes. " L'arme de la séduction fut en effet pour beaucoup dans la vie publique, et aussi privée, du roi Henri. Mais d'autres atouts ont contribué à une destinée improbable. Ainsi la part de circonstances extraordinaires, qui à la mort violente de son lointain cousin Henri III, en 1589, le placèrent en position d'héritier de la couronne. Aussi ses années d'apprentissage, au plus près de la population béarnaise dont il partagea la rude existence, et sa connaissance des hommes. Enfin son remarquable bon sens et un réalisme qui ne s'embarrassaient pas de préjugés ni même toujours de principes. Au moment où le royaume menaçait de sombrer, il fut l'homme de la situation. A travers une succession de massacres, d'intrigues, de revers et de rebonds, il s'imposa. Le combattant se révéla alors homme d'Etat, pacificateur, organisateur, bâtisseur, non sans dérive autocratique ni piteuse galanterie. Si le règne d'Henri le Grand a marqué si durablement la France, c'est que le premier roi Bourbon a su restaurer entre la couronne et le peuple " l'ordre de l'amour " si brutalement déchiré par la Saint-Barthélemy et les guerres de religion devenues civiles. Sa mort même, érigée en martyre, le servit. Car notre pays aime les sauveurs marqués du sceau de la Providence.
    La biographie du roi préféré des Français.
    Prix du Guesclin 2021

  • Hitler : vérités et légendes

    Claude Quétel

    • Perrin
    • 31 Mars 2022

    Le plus célèbre des monstres modernes enfin démystifié.
    Que peut-on dire de plus sur Hitler, après la publication de milliers d'articles et de livres, parmi lesquelles des biographies solides ? Précisément, il ne s'agit pas de dire plus, mais de dire juste et de voir autrement en examinant ce qui fait problème dans toute biographie de Hitler. Dans cet esprit, on le suivra à la trace en posant les questions que tout le monde se pose et auxquels bien peu peuvent répondre. En commençant par le commencement : Hitler a-t-il eu une enfance malheureuse ? A-t-il toujours été antisémite ? A-t-il été un héros de la Grande Guerre ? On verra que la rédaction de Mein Kampf n'était nullement préméditée. Que sa marche vers le pouvoir était résistible. Qu'il n'a amélioré ni la condition ouvrière, ni le statut de la femme. Qu'il a fait marche arrière face aux Églises allemandes. Qu'il était un piètre stratège...Mais qu'il a pourtant fait basculer le monde dans la plus atroce des guerres.

  • " Je ne me sens bien que dans la tragédie. " - Charles de Gaulle
    Au terme de sa longue traversée du désert, Charles de Gaulle s'empare de la cause de l'Algérie française pour prendre le pouvoir en 1958.
    Loin des hésitations et des tâtonnements que certains historiens prêtent au Général à cette époque, Henri-Christian Giraud dresse le portrait d'un homme déterminé, guidé par une idée qu'il suivra tout au long de l'affaire algérienne : l'indépendance ne fut jamais pour lui une concession accordée à contrecoeur, pas plus qu'une noble initiative anticolonialiste placée sous le signe du temps. Elle fut un moyen, un prétexte pour la France de s'extraire d'une colonie dont elle n'avait plus rien à espérer.
    Convaincu de servir l'intérêt supérieur de son pays, de Gaulle doit faire face à de nombreux obstacles : l'armée, l'opinion publique, le gouvernement, le peuple français, la presse, les agitateurs, les Européens d'Algérie... Autant d'intransigeants que ce " prince de l'ambiguïté " entend surmonter à sa façon. Faisant miroiter l'association aux uns, la sécession aux autres, louvoyant entre représentants de l'URSS, du FLN, du GPRA et de son propre camp, de Gaulle orchestre d'une main de maître, et par une série de coups montés, le piège dans lequel tous les acteurs du conflit vont être amenés à glisser, jusqu'à la tragédie finale.
    Un document capital, fondé sur des archives inédites, notamment soviétiques, et des observations presque quotidiennes de nombreux témoins clés des événements.

  • La fabrique du chef d'oeuvre

    Sébastien Le Fol

    • Perrin
    • 20 Janvier 2022

    Toute l'histoire de la création des oeuvres de la littérature française.Parce que l'histoire d'un roman est un roman.Il existe incontestablement dans notre pays un art d'écrire que ce soit en roman, théâtre, politique, essais et philosophie. Comment sont nés les chefs d'oeuvre hexagonaux, ces rares ouvrages qui ont été sans cesse réédités depuis leur parution pour accéder au rang de classiques ? Accompagné d'une rédaction prestigieuse, Sébastien Le Fol raconte -pour la vingtaine qu'il a retenu- leur genèse, leur publication, la réception critique (souvent féroce) de leur maître-ouvrage précédant leur triomphe posthume.
    De
    Gargantua à
    La Peste, le lecteur partira à la rencontre de l'histoire méconnue des
    Essais de Montaigne (Antoine Compagnon), des
    Fables de La Fontaine (Jean-Michel Delacomptée), du
    Mémorial de Sainte-Hélène (Thierry Lentz), de
    Le Rouge et noir (François-Guilllaume Lorrain) des
    Misérables (Jean-François Khan), des
    Mémoires d'outre-tombe (Olivier Frébourg), du
    Voyage au bout de la nuit (Jérôme Dupuis), des
    Mémoires d'Hadrien (Josyane Savigneau) et de bien d'autres encore, traitées dans des contributions d'une rare qualité.
    Une approche dynamique et novatrice qui raconte une nouvelle histoire de la littérature (au sens large) justifiant l'adage de Bernard de Fallois selon lequel : " L'histoire d'un roman est un roman ".
    Pour aller plus loin, rendez-vous sur
    la-fabrique-du-chef-doeuvre.lisez.com --
    Au sommaire :Gargantua de François Rabelais (1534-1535) par Sébastien LapaqueLes Essais de Michel de Montaigne (1580-1588) par Antoine CompagnonLes Fables de Jean de La Fontaine (1668-1694) par Jean-Michel DelacomptéeTartuffe de Molière (1669) par Stéphane HoffmannLes Pensées de Blaise Pascal (1670) par Laurence PlazenetCandide de Voltaire (1759) par Pierre-Henri TavoillotLe Contrat social de Jean-Jacques Rousseau (1762) par Mathieu Bock-CôtéLe Mariage de Figaro de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1778-1785) par Héléna MarienskéMémorial de Sainte-Hélène de Napoléon (1823) par Thierry LentzPhysiologie du goût de Jean Anthelme Brillat-Savarin (1825) par Nicolas d'Estienne d'OrvesLe Rouge et le Noir de Stendhal (1830) par François-Guillaume LorrainDe la démocratie en Amérique d'Alexis de Tocqueville (1835-1840) par Laetitia Strauch-BonartSplendeurs et misères des courtisanes d'Honoré de Balzac (1838-1847) par Marie Fontana-VialaLes Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas (1844) par Christian AuthierMémoires d'outre-tombe de François-René de Chateaubriand (1848) par Olivier FrébourgMadame Bovary de Gustave Flaubert (1857) par Catherine VigourtLes Misérables de Victor Hugo (1862) par Jean-François KahnVingt mille lieues sous les mers de Jules Verne (1870) par Benoît HeimermannÀ la recherche du temps perdu de Marcel Proust (1913-1927) par Mathilde BrézetVoyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline (1932) par Jérôme DupuisLa Peste d'Albert Camus (1947) par Marylin MaesoMémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar (1951) par Josyane SavigneauMémoires de guerre de Charles de Gaulle (1954-1959) par Arnaud Teyssier

  • 1922-1929 : les années folles ?

    Jean-Yves Le Naour

    • Perrin
    • 10 Février 2022

    Les années folles? Des années tristes.Les années vingt, des années folles ? La postérité évoque des parties dansantes endiablées, le son élégant du jazz et la fièvre de music-hall. En réalité, rien n'est plus faux. A l'inverse d'une expression qui ne s'est formée qu'a posteriori, une fois projetée l'ombre de la crise de 1929, cette décennie ne renferme pas une fête perpétuelle mais plutôt des années désolantes et désolées. Celles d'une nation éprouvée par la guerre qui voudrait tourner la page, mais qui souffre de trop se souvenir et s'inquiète de son avenir comme de sa sécurité. Saignée démographiquement, en partie ruinée, endettée jusqu'au cou auprès des Américains, traumatisée par l'inflation, Paris se découvre isolée diplomatiquement par les nouveaux jeux d'alliances européens.
    Dès lors, la France n'a que deux alternatives : s'imposer face à une Allemagne protégée par l'Angleterre et cherchant à échapper à ses dettes, ou bien rengainer ses revendications et parier sur un ordre collectif incertain. Mais en choisissant la conciliation, ne risque-t-elle pas de perdre à la fois les remboursements attendus et sa propre sécurité ? Une douloureuse ambiguïté plane donc sur les années vingt. Après avoir gagné la guerre, les Français vont-ils perdre la paix ?
    Faisant suite à sa série remarquée sur la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue sa grande fresque du XXe siècle, bousculant les clichés et révisant sans concession les mythes les plus ancrés sur une décennie moins fantasque et bien plus tragique qu'il n'y paraît.

  • LE livre définitif sur l'histoire de l'Indochine française.L'histoire de l'Indochine française est bien connue : elle commence avec la conquête, dès 1858, de la Cochinchine, puis du Cambodge, du Tonkin, de l'Annam et enfin du Laos ; voit apparaître des mouvements indépendantistes et se dessiner des figures emblématiques, tel Ho Chi Minh au Vietnam ; et se termine par les accords de Genève qui mettent un terme à la guerre en 1954.
    Mais le présent ouvrage aborde ce pan de notre passé sous un angle résolument novateur. Adoptant une démarche géopolitique, il révèle que cette partie de l'Extrême-Orient a avant tout été la scène d'un conflit permanent pendant près d'un siècle entre la France colonisatrice et la Chine suzeraine que cette dernière ait été impériale, républicaine ou communiste. En outre, progressivement, d'autres grandes puissances ont elles aussi développé leurs ambitions politiques et économiques dans cette zone du continent asiatique : l'Angleterre, l'URSS, puis le Japon et les États-Unis. Cette analyse des relations internationales n'exclut cependant en rien l'étude des facteurs internes du conflit, et l'auteur revient notamment sur l'influence prépondérante des Missions catholiques, de la Marine, des Républicains et, surtout, des francs-maçons dans le processus expansionniste.
    D'une plume maîtrisée et efficace, François Joyaux nous propose donc une synthèse globale et totalement neuve sur près de cent ans d'histoire coloniale, des premières implantations en Asie jusqu'à la disparition définitive de l'Indochine française après la défaite de Dien Bien Phu. Un livre indispensable.

  • Les figures de proue de la Gauche depuis 1789

    Collectif

    • Perrin
    • 27 Janvier 2022

    Les figures qui ont fait la gauche de 1789 à nos jours.
    Voici un livre novateur à plus d'un titre et qui a fait date. Pour aller à l'essentiel, la gauche s'incarne plutôt dans les idées et la droite dans des hommes providentiels. La réalité s'avère autrement plus nuancée comme le prouve ce passionnant collectif d'historiens orchestré de main de maître par Michel Winock. Il fait le pari de raconter pour la première fois la riche histoire de la gauche depuis 1789 à travers les figures de proue successives qui l'ont incarnée. La gauche, ou plutôt les gauches, la fracture entre gauche révolutionnaire et gauche de gouvernement existant depuis l'origine et se déclinant à chaque génération. Historien de la politique et de la littérature, Michel Winock a pris soin d'ajouter aux figures de proue (Robespierre, Gambetta, Clemenceau, Jaurès, Blum, Thorez Mendès-France, Mitterrand, Rocard...) les grands écrivains et intellectuels indissociables de son histoire et dépositaires de son aura (Proudhon, Michelet, Sand, Hugo, Zola, Sartre, Camus, Beauvoir...).
    Au final, trente chapitres d'envergure rédigés par les meilleurs historiens parmi lesquels: Mona Ozouf, Christophe Prochasson, Quentin Deluermoz, Serge Bernstein, Pascal Ory, Alain Bergounioux et Annette Wieviorka.

  • Richard III

    Georges Minois

    • Perrin
    • 14 Avril 2022

    "J'ai bien l'intention de prouver que je suis un méchant". L'homme et le roi derrière la légende noire shakespearienne. Le 4 septembre 2012, les archéologues découvrent, sous un parking de Leicester, au centre de l'Angleterre, les restes d'un roi mort en 1485. Sépulture insolite, à la mesure d'un souverain à la réputation sulfureuse. Il s'agit en effet de celle de Richard III. Sa brève existence - il est mort à 33 ans - se situe au crépuscule du Moyen Âge et à l'aube de la Renaissance, en ces temps troublés de la guerre des Deux Roses, opposant les familles d'York et de Lancastre, soit une époque " pleine de bruit et de fureur ", de meurtres et de trahisons, où les valeurs chevaleresques médiévales cèdent la place au réalisme froid des Temps modernes. Richard incarne les déchirures de son époque : pieux, vertueux, courageux et nostalgique du passé féodal, il doit pourtant agir en prince machiavélien. C'est ainsi qu'il usurpe la couronne d'Angleterre en faisant disparaître ses neveux enfermés dans la tour de Londres et, après un règne de deux ans seulement, marqué par de multiples complots et exécutions, il périt à la bataille de Bosworth. Cela, c'est le Richard des historiens, qui reste une figure énigmatique. Mais ce destin tragique, transfiguré par le génie de Shakespeare, en a fait un roi maudit, un monstre absolu, qui disparaît en hurlant sa fureur impuissante : " Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! " Fondée sur les chroniques tendancieuses de la propagande des Tudors, cette image théâtrale s'est largement imposée aux yeux du grand public. Mais l'histoire n'est pas un tribunal et cet ouvrage se veut, sinon une réhabilitation, du moins une tentative de comprendre un roi controversé qui incarne pourtant son époque.

  • Kharkov 1942

    Jean Lopez

    • Perrin
    • 13 Janvier 2022

    Le premier volume de la nouvelle collection "Champs de bataille", dirigée par Jean Lopez
    Que s'est-il passé en mai 1942 dans la steppe autour de Kharkov, en Ukraine ? L'Armée rouge a lancé une offensive qui s'est conclu pour elle par un énorme désastre. Les Allemands étaient une fois de plus les plus forts ! Mais les leçons seront tirées et ce sera le dernier désastre des troupes de Staline. L'ouvrage
    Kharkov 1942 décrit, analyse et explique en détail cet énorme affrontement dont l'issue était en vérité imprévisible. Les clés de la bataille, replacées au coeur de la campagne du printemps 1942 et de l'ensemble de la guerre germano-soviétique, sont fournies au lecteur avec un cahier de cartes en couleur qui l'aidera à en suivre les péripéties au jour le jour. Une partie finale expose les conséquences de cette défaite soviétique, la façon dont les historiens - de l'est comme de l'ouest - en ont rendu compte et en recherchera les traces mémorielles dans l'Ukraine et la Russie d'aujourd'hui. L'écriture est fluide, toujours appuyée sur des sources allemandes et russes de première main.
    Tels sont les traits de cette nouvelle collection "Champs de bataille". Un texte alerte, une contextualisation intelligente, une méthode historique irréprochable, la recherche de la résonance de l'événement dans la longue durée. L'objectif ? Rien moins que le renouvellement de l'histoire bataille, favorite du grand public mais qu'il fallait dépoussièrer.

  • Gambetta

    Gérard Unger

    • Perrin
    • 10 Février 2022

    LA grande biographie du commis voyageur de la République.Gambetta est partout : pas une ville qui n'ait une place, un boulevard, une rue ou une statue à sa gloire. S'il marque profondément la toponymie française, c'est parce qu'il est le père fondateur de la IIIe République, mais connaît-on pour autant l'ampleur de son action ?
    Jeune avocat prometteur puis député à la fin du Second Empire, il est l'un des acteurs majeurs du 4 septembre 1870 - jour de la proclamation de la IIIe République. Au cours de sa carrière, Gambetta occupe des fonctions officielles (ministre de l'Intérieur, de la Guerre, des Affaires étrangères et président du Conseil), mais c'est grâce à son action comme député républicain et président de la Chambre (1879-1881) qu'il se distingue véritablement et passe à la postérité. Brillant orateur, ses discours à la tribune et dans les communes françaises parlent aux masses autant qu'à la classe politique. Sa priorité ? Offrir à la France, qu'il aime plus que tout (" Je t'embrasse et t'aime comme la patrie " disait-il à sa compagne Léonie Léon), un régime et une constitution pérennes. Conscient que la République est encore fragile jusqu'en 1875, le tribun se démène pour que les royalistes ne reprennent pas le pouvoir, notamment en plaidant pour le bicamérisme et le suffrage universel. Le voeu de ce républicain convaincu mais pondéré - il abhorre la violence et préfère le dialogue à la révolte - aura été exaucé puisque sa mémoire est ancrée durablement dans nos institutions politiques actuelles. Une grande biographie pour un grand homme.

  • Charles Quint

    ,

    • Perrin
    • 20 Janvier 2022

    "La" biographie de Charles Quint.Cette nouvelle biographie redonne sa juste place au plus grand adversaire de François 1er. Les historiographies nationales ont souvent négligé le " phénomène européen " qu'incarne cet empereur polyglotte, né aux Pays-Bas, héritier de la couronne d'Espagne puis du Saint Empire romain germanique. En 1520, le chancelier Gattinara saluait pourtant l'élection impériale comme providentielle et prévoyait la " monarchie universelle ", mythe sur lequel reposa la complexité de la stratégie géopolitique de Charles Quint. Son projet impérial témoigne d'un ambitieux programme d'unification rationnelle des territoires dans un contexte de grande tension politique et religieuse et de conflits militaires. Dans la lutte pour l'hégémonie européenne, la rivalité avec le roi de France apparaît comme l'un des aspects marquants du règne, les territoires italiens constituant un enjeu de premier plan pour des raisons aussi bien stratégiques que symboliques. L'empire carolin, construction originale et unique en son temps, fut en définitive un véritable laboratoire politique de l'Europe moderne. OEuvre cependant jamais pleinement réalisée car, entravé par les rivalités de pouvoir et par les conflits religieux qui minaient l'unité du monde chrétien, Charles Quint fut constamment contraint de reporter ses plus hautes ambitions, qu'il emporta avec lui dans sa dernière demeure, au monastère de Yuste.

  • Agatha Christie Nouv.

    Agatha Christie

    Marie-Hélène Baylac

    • Tempus perrin
    • 5 Mai 2022

    La vie romanesque de la Reine du crime.
    Comme beaucoup d'écrivains, l'oeuvre de "la duchesse de la mort" a éclipsé sa vie (1890-1976). Or, celle-ci est passionnante. Jeune fille, elle écrit son premier roman policier à la suite d'un pari avec sa soeur jusqu'à devenir l'écrivaine de langue anglaise la plus lue de son vivant. Pourtant, Mrs Miller, imaginative et romantique, n'aspirait qu'à rencontrer le prince charmant. L'échec de son mariage avec un séduisant aviateur l'affecte au point qu'en 1926, elle se cache pendant dix jours sous une fausse identité, mettant toute l'Angleterre en alerte. Elle en gardera une blessure pour toujours à vif mais aussi une volonté sans faille d'aller de l'avant. Son remariage avec un archéologue de quatorze ans son cadet décide de sa nouvelle existence, entre les champs de fouilles d'Irak et de Syrie, ses maisons de Londres et son Devon natal sans oublier l'écriture de nombreux best-sellers :
    La mort n'est pas une fin, Dix petits nègres. Devenue une véritable institution britannique, à la tête du premier empire multimédia mondial, elle génère une fabuleuse fortune dont la plus grande partie lui échappe, happée par le fisc ou par des montages financiers qui profitent davantage à ses proches. Eternelle optimiste, consacrant de plus en plus de temps au théâtre - sa véritable passion -, d'une gourmandise qui lui vaut un physique peu flatteur, elle demeure malgré tout "la patronne " en toutes circonstances.
    Tôt captivée par l'univers d'Hercule Poirot et de Miss Marple, Marie-Hélène Baylac décrypte avec maëstria les secrets de fabrication d'une oeuvre exceptionnelle, matrice de toute la littérature policière contemporaine.

  • L'ami américain Nouv.

    L'ami américain

    Eric Branca

    • Perrin
    • 28 Avril 2022

    Une guerre secrète : l'hyperpuissance contre le Connétable." La France ne le sait pas, confiait François Mitterrand au soir de sa vie, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Une guerre inconnue, une guerre sans mort... Et pourtant une guerre à mort. "
    Ce n'est pourtant pas contre lui, mais bien contre Charles de Gaulle, combattu avec tant d'ardeur par ce même Mitterrand sous l'oeil bienveillant de Washington, que les États-Unis ouvrirent les hostilités, dès 1940, en préférant Pétain, Darlan puis Giraud à l'homme du 18-Juin.
    Pourquoi cette hostilité jamais démentie, trois décennies durant, alors que le Général sut se montrer l'allié le plus solide de l'Amérique quand, au début des années soixante, l'apocalypse nucléaire menaçait ? Parce qu'au contraire des autres Européens, le fondateur de la Ve République estimait qu'amitié ne devait pas rimer avec vassalité. De tous les présidents américains, un seul eut la clairvoyance de partager ce point de vue : l'inclassable Richard Nixon qui, sur les conseils de De Gaulle, fit plus pour la paix du monde qu'aucun de ses prédécesseurs.
    C'est l'histoire secrète de ce conflit, toujours d'une brûlante actualité, que raconte avec brio ce livre, à l'aide, notamment, d'archives américaines déclassifiées.
    " Le livre est passionnant - très documenté, vif, agréable à lire. "
    Le Figaro Magazine " Un ouvrage brillant " -
    Le Point

  • Portraits et destins

    Franck Ferrand

    • Perrin
    • 4 Février 2021

    Vingt histoires, vingt destins
    Après le succès de " Franck Ferrand raconte ", le prince de l'histoire revient avec vingt histoires écrites pour l'essentiel pour le magazine
    Historia. Dans la lignée des maîtres du " passé simple " - G. Lenôtre, André Castelot et Alain Decaux- il délivre des récits à la fois enlevés et d'un grand plaisir de lecture.
    Figurent notamment au menu :
    - Alexandre Le Grand, le dieu guerrier
    - La bataille de Salamine
    - Les bûchers oubliés de François Ier
    - La révolte des sabotiers
    - Colbert. L'ambitieux sans limites
    - La belle Aïssé, égérie de la régence
    - Le mystère Stradivarius
    - Louis XVI et Marie-Antoinette. Le mariage du Siècle.
    - L'énigme Louis XVII
    - 18 brumaire. Bonaparte prend le pouvoir
    - 1820. Le duc de Berry se meurt
    - Le sac du palais d'Eté
    - La IIIe République revoit sa copie
    - Versailles, la paix illusoire
    - La saga de Petrossian (1920)
    - Le burn-out de Paul Deschanel
    - Avril 1969. De Gaulle s'en va
    - Ils ont marché sur la lune.

  • La guerre d'Algérie, par-delà le bien et le mal.
    Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter, sans manichéisme et sans oeillères, un conflit au terme duquel un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un Etat souverain ? De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d'Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette révolution. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l'époque. Car ce livre raconte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient toujours.

  • Les hommes qui ont fait la droite de 1789 à nos jours.
    De qui la droite porte-t-elle le nom ? Depuis la Révolution française, le mot recouvre trois grandes familles de pensées identifiées par le politologue René Rémond : légitimiste, orléaniste et bonapartiste. Contrairement à la gauche, ces droites se structurent par essence autour d'individus, dirigeants et/ou écrivains qui ont marqué sa riche histoire et contribué à définir ou redéfinir son identité multiple et évolutive depuis deux siècles. Voici pour la première fois racontés et expliqués la vie et les apports des plus célèbres d'entre eux dans ce livre collectif rassemblant historiens et journalistes de renom.
    En voici le sommaire :
    Rivarol (Paulin Césari)
    Constant (Philippe Raynaud)
    Maistre (Charles-Éloi Vial)
    Chateaubriand (François Rouvillois)
    Napoléon (Patrice Gueniffey)
    Duchesse du Berry (Eugénie Bastié)
    Tocqueville (Laetitia Strauch-Bonart)
    Guizot (Laurent Theis)
    Thiers (Pierre Cornut-Gentille)
    Broglie (Marie-Hélène Baylac)
    Barrès (Bruno de Cessole)
    Maurras (Jean-Christophe Buisson)
    Poincaré (Arnaud Teyssier)
    Tardieu (Maxime Tandonnet)
    Pinay (Christiane Rimbaud)
    De Gaulle (Éric Roussel)
    Aron (Nicolas Baverez)
    Simone Veil (Anne Fulda)
    Giscard (Jean-Louis Bourlanges)
    Chirac (Guillaume Tabard)

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