Pauvert (réédition numérique FeniXX)

  • Les écologistes n'ont pas davantage créé la situation à laquelle ils veulent répondre que les pompiers n'allument les incendies. Si réellement le sort de la nature et de l'espèce est en jeu, il faut bien y faire face. Désormais, il ne suffit pas d'être de gauche ou de droite, il faut encore prendre ses responsabilités en écologie. Le plutonium suintant des usines ne sera pas moins radioactif si elles sont nationalisées. Dans la confusion actuelle, quand les visions d'avenir mirifique se débinent, une chose au moins est sûre : les libertés doivent constituer un bloc inaltérable, et tout ce qui peut les accroître est le bienvenu. Ce n'est pas, apparemment, le processus en cours. La raison d'État multiplie les restrictions, la technologie lourde fait régner la terreur, la manipulation et le traitement de l'information sont devenus de redoutables instruments de pouvoir. Le seul recours envisagé, à droite ou à gauche, semble être une croissance indéfinie de la production. Pourtant, quand une baignoire fuit, on n'a pas besoin d'un robinet plus grand, mais plutôt d'un bouchon. Quand vous voudrez proposer des recettes pour fabriquer des bouchons et surtout des baignoires qui n'en n'ont pas besoin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avant Byron qui s'inspira de lui, avant Sade, avant Disraëli, William Beckford a ouvert, en même temps que le poète William Blake, la lignée des grands mystiques de l'Enfer. De sang royal par sa mère, héritier d'une immense fortune, comblé de tous les dons et des talents les plus divers, beau comme un archange de Milton, William Beckford fut un Don Juan redoutable pour les femmes et les jeunes éphèbes dont il idolâtrait l'enfance. Au zénith de sa gloire, membre du Parlement appelé à la pairie, il vit sa tête exposée à la hache du bourreau sous la fallacieuse accusation du crime le plus noir aux yeux de l'Angleterre rigoriste : Sodomie assortie de sorcellerie et d'envoûtement. Banni durant dix à douze années d'exil, il promena, Desdichado princier, ses équipages, ses musiciens, ses cuisiniers à travers l'Europe et ses capitales jusqu'à l'heure où, malgré sa haine d'une Angleterre abominée, il y revient édifier son Escurial : Fonthill Abbey, l'abbaye de roman noir dont les chantiers engouffrent le Pactole de ses revenus, dont les tours « symbole de la ruine nationale », s'écroulent l'une après l'autre et s'y emmure à 36 ans, dans l'intimité de ses démons et des puissances de l'Abîme. Il appartenait au grand écrivain qui a ressuscité Restif de la Bretonne et le Siècle prophétique, de faire revivre du même âge l'extraordinaire figure de William Beckford et de l'éclairer par les meilleures pages de son oeuvre.

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  • Il y a une légende Gobineau. Le Comte Arthur de Gobineau, pauvre mais de grande race, aurait compris très tôt la vanité du monde et la mesquinerie de l'homme. Réfugié dès son plus jeune âge dans des études austères, il sait à douze ans différentes langues orientales et part vers l'Est vérifier ses théories sociologiques aussitôt que sa carrière de diplomate le lui permet. Il publie bientôt l'Essai sur l'Inégalité des races humaines, une Histoire des Perses, plusieurs autres travaux scientifiques, et un Traité des écritures cunéiformes. Entre temps, il se délasse avec quelques romans et nouvelles. Le tout sans aucun succès. Il est venu trop tôt, et ses théories géniales, tant philosophiques qu'ethnologiques, se heurtent en France à l'hostilité bien connue de l'enseignement officiel pour les nouveautés. Il meurt en 1882, à soixante-six ans, inconnu en France, célèbre à l'étranger, où ses travaux ont révolutionné la science. Jean Gaulmier n'est pas d'accord. Professeur à Strasbourg, il a eu accès à des papiers inconnus jusqu'ici. Pour lui, Arthur de Gobineau est un arriviste féroce et vaniteux, d'humble origine, que les malheurs conjugaux de son père ont seuls prévenu contre les mélanges de sang. D'une culture fort mince, brouillonne et superficielle, ses « travaux scientifiques » sont un tissu d'âneries gigantesques qui ont fait rire dans le monde entier les rares savants qui les ont entr'ouverts. Pour sa punition, il sera lui aussi cocu. Tout cela est irréfutable. Jean Gaulmier apporte des preuves. Peut-on également le suivre lorsque, malgré un évident effort d'équité, il se montre sévère pour l'oeuvre littéraire de Gobineau ? C'est affaire de goût. Pour nous, qui, il y a bientôt dix ans, avons ramené le public vers le Gobineau des Nouvelles, le miracle est que ce personnage irritant, mais non dénué de grandeur, nous ait laissé Adélaïde ou les Pléiades. Quoiqu'il en soit, Jean Gaulmier n'a pas tenté d'épuiser la question. Fondée sur des documents inédits, son « analyse spectrale » ne prétend qu'à orienter l'étude de Gobineau, qui en vaut la peine tous comptes faits, vers des chemins peut-être moins prestigieux, mais d'un beaucoup plus profond intérêt humain. Car le Gobineau de Jean Gaulmier restera non seulement le plus vrai, mais aussi le plus bouleversant, et finalement le plus grand.

  • Je n'ai pas connu mon père algérien. Jusqu'à sept ans élevé par ma grand-mère briançonnaise en maladive France. Puis Cameroun jusqu'à quatorze ans et finir école seul en France. A dix-huit ans abandonne études pour écrire à Paris jusqu'à vingt-trois ans où le yoga plus la découverte de la macrobiotique me permettent de partir sans rien sur les routes enfin pleinement heureux après dix jours je rencontre en Espagne une femme anglaise. Partons ensemble au Maroc, puis en Mauritanie, Sénégal, Mali, Algérie et Maroc. Neuf mois de route, de désert, mer et soleil. Comment écrire ce qui commence à se voir. A. R.

  • Une île de la côte atlantique, pendant les vacances, la nuit. Fatigué de la compagnie sans surprise de ses camarades, un jeune homme sort dans l'obscurité, marche vers le rivage. A l'aube, il n'a pas reparu. On le retrouve assis sur un banc de rocher, les yeux fixant la mer. Mort. C'est à ce personnage d'un fait-divers récent que Pierre Dalle Nogare, un des meilleurs poètes de notre temps, s'est identifié avec violence. Bouleversé, fasciné, incapable de s'arracher à ce cheminement sans recours qui, en quelques heures. mène à son plus haut période, pour mieux les briser, les forces vives d'un être humain en pleine jeunesse, il a écrit, d'une traite, ce "roman érotique". Prix Apollinaire 1970, Pierre Dalle Nogare est l'auteur de cinq recueils de poèmes publiés depuis 1958. La Mort Assise est son premier ouvrage en prose.

  • La Citadine ou l'histoire d'une rencontre dans le dédale des rues du Quartier Latin, aux limites du Luxembourg. Qui est Laura ? Que cherche-t-elle ? et jusqu'où ira-t-elle ? Sur les banquettes des cafés, dans les rues, dans la rumeur et le spectacle des brasseries, sur les bancs des jardins publics, le profil de Laura s'éclaire peu à peu.

  • D'abord, les personnages sauf le facteur, sont nus. Leur nudité, charmante, est explosive. Les tapis, les commodes, les téléphones aussi... Michel Deltheil, qui mélange un peu les poissons et les femmes - "c'est mystérieux, les femmes" - connaît bien le théâtre : dès vingt-et-un ans, il fut au Maroc comédien et metteur en scène. Il a déjà publié deux romans. Voici sa première pièce : pétillante, et toute irisée par l'éclatement de ces bulles qui n'en finissent pas de transmettre de l'un à l'autre des messages non déchiffrés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un numéro gagnant à la Loterie nationale, et la destinée de Joseph Criquet, libraire, bascule du jour au lendemain. Il découvre pêle-mêle les plaisirs sécurisants du luxe, les joies de la générosité, les charmes troublants de la volupté et les intermittences du coeur. L'aventure commerciale du petit libraire devenu homme d'affaires se double d'une éducation sentimentale mêlant la séduction, le libertinage, à un érotisme discret, et, enfin à la découverte de l'amour passion. Dans un style délicat où le classicisme n'exclut pas l'audace, et où la liberté du ton voisine avec une extrême pudeur, Maurice Toesca nous livre une fable de l'amour et de l'argent, de la richesse et du bonheur.

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  • Le dialogue sexuel, c'est la clé des rapports humains. On m'en veut. Je suis laide. Tout marche mal dans mon travail. Je ne dors plus. Ma femme ne me comprend pas. Je ne comprends pas mes enfants. Mon mari s'éloigne. Mes parents sont des étrangers pour moi. Je suis fatigué. Les gens me font peur. C'est ce que disent souvent les hommes, les femmes, les adolescents, qui souffrent dans leur sexualité. Car qu'y a-t-il derrière ces conflits conjugaux, familiaux, sociaux, personnels, professionnels ? Presque toujours un problème sexuel, souvent ignoré, toujours refoulé. Mais, à l'inverse, nous utilisons le plan sexuel pour transposer et tenter de résoudre tous nos conflits, notre agressivité, notre besoin d'indépendance. Nos insatisfactions conjugales, professionnelles, politiques, s'expriment dans nos relations sexuelles. La sexologie se situe donc au carrefour de nos problèmes fondamentaux. Que peut-on faire, que sait-on de plus en cette fin de XXe siècle ? Madeleine Chapsal a posé au Docteur Gilbert Tordjman toutes les questions que vous vous posez. Chaque page de ce livre révélateur vient à la rencontre, au fond de nous, de ce que nous sommes. De ce que nous avons été. De ce que nous pouvons être. De ce que les autres peuvent être pour nous. De ce que nous pouvons être pour les autres. Et pour l'Autre.

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  • L'érotisme mêle ici ses sueurs aux humidités de la lagune, ses odeurs aux émanations de la mer. Mais si Michel Bernard excelle à peindre des voluptés, des grotesques, des délires, des triomphes, que la phrase accompagne savamment, ce qui hante le livre et l'habite, ce ne sont ni les réjouissances charnelles, ni les renaissances du passé, bien qu'il y baigne. Une recherche plus générale, une interrogation aussi actuelle que possible y perce et s'impose : la toile blanche, dont le vertige éclaire le début et la fin du livre. Le peintre devra s'y mesurer, s'y définir tout entier. Par la ré-invention des Courtisanes de Carpaccio - largement épanouies, démultipliées à la fois dans le chef-d'oeuvre du passé, dans la Venise réelle et insolite, et déjà à travers le tableau qui n'est pas mais qui va être - ressuscite le drame même de la création. Faut-il le dire pourtant ? N'en déplaise aux innombrables amateurs du désespoir : soit à cause de l'évident plaisir de l'écriture, soit plus encore parce que toute création, fût-elle accompagnée de tortures, reste notre plus fervent exercice (et avec l'amour, peut-être notre seul exercice vrai), voici enfin, d'un bout à l'autre, un livre heureux. C'est le neuvième roman de Michel Bernard.

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  • Étrange rencontre que celle de cette femme épanouie et de ce jeune homme inconnu qui se découvrent en plein été sur le pont d'un navire grec ! Quelles raisons profondes les poussent à s'identifier au couple maudit des mystérieux guerriers de Lato ? Le goût du risque, de la provocation, de l'amour fou, de la perdition ? N'y a-t-il pas au coeur de cette liaison déraisonnable un complexe d'OEdipe caché ? Le lecteur est emporté par le délire croissant des héros qui l'entraînent à leur suite à travers les vastes déserts crétois sur le chemin ensoleillé de Lato. Un roman d'amour, un parfum d'aventure, une énigme à résoudre, un dénouement insolite - et tout cela sous le regard dur de la foule autochtone. Nadine Lefebure, auteur dramatique, poète formé par le Surréalisme, grande navigatrice, est l'auteur de plusieurs livres, notamment Les portes de Rome et Les sources de la mer.

  • Pour lire sous la douche. L'Homme à la tête d'épingle. La Famille Rikiki. Vierge quand même ! Dupanloup ou les Prodiges de l'amour. Les Exploits galants du Baron de Crac.

  • « Treize heures. Pitot s'est assis. Il a mis une chemise blanche, une cravate rubis, un pantalon de flanelle. - Il devrait être là... Il regarde les photos au mur. Des pneus crissent doucement devant la maison ; et pauvreté dans l'amour s'annonce avec l'homme qui vient. Des bruits sourds montent du rez-de-chaussée. Pitot se lève. Il prend Catherine avec lui, l'âme blanche de Catherine, parce que tout à l'heure, la jeune femme viendra frapper, tenacement et longuement, dès son retour du bureau, à dix-huit kilomètres à l'est de Bouranville. » Roman initiatique, La Nuit des Aurores s'inscrit dans la tradition qui, des Alchimistes aux Rose-Croix, s'est donné comme but la transmutation spirituelle de l'homme. Antoine, Catherine, Virgile et Aurore sont les protagonistes profondément attachants de cette aventure intérieure qui se déroule de nos jours, dans une petite ville de province. Sous l'apparence du quotidien, brillent les signes attestant l'existence d'un autre monde, d'un ordre où chaque destin trouverait sa finalité. Pierre Daco nous invite à déchiffrer ces signes, dans un récit où le réel et l'imaginaire, le visible et l'invisible, ne cessent de se mêler.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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