Palais de Tokyo

  • Ragnar Kjartansson compose une oeuvre singulière à la croisée de la performance et du cinéma, de la sculpture et de l'art lyrique, de la peinture de plein air et de la musique. Il produit régulièrement de vastes projets interdisciplinaires dont la réalisation implique souvent plusieurs participants - acteurs, musiciens, amis et membres de sa famille. Éprouvant les mécanismes du spectacle et les ressorts de la tragédie, Ragnar Kjartansson parvient conjointement à faire advenir une émotion à travers des gestes mélodramatiques et à révéler la réalité qui se joue dans les fondements de toute interprétation. Par la répétition, véritable motif de son oeuvre, Ragnar Kjartansson éclaire l'effort à l'oeuvre et la théâtralité de la vie quotidienne.

    Au sommaire de ce livre :
    - « Une fois, encore » : Un essai de Laure Fernandez.
    - « Seul celui qui connaît le désir » : Conversation entre Ragnar Kjartansson et Julien Fronsacq.

    Au sujet des auteurs :
    - Laure Fernandez est chercheur en arts du spectacle. Ses recherches portent notamment sur la théâ­tralité dans les arts visuels contemporains.
    - Julien Fronsacq est commissaire d'exposition au Palais de Tokyo et commissaire de l'exposition personnelle de Ragnar Kjartansson.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Ragnar Kjartansson au Palais de Tokyo, « Seul celui qui connaît le désir », 21.10 2015 - 10.01 2016

  • Chaque oeuvre réalisée par Patrick Neu détourne des techniques traditionnelles et engage de nouvelles expérimentations qu'il poursuit aussi longtemps que nécessaire. L'artiste manie des matériaux peu familiers du champ de l'art : ailes d'abeille, noir de fumée sur verre, cristal, cire, bloc d'encre de Chine, ailes de papillon, mues de serpent, coquilles d'oeuf, papier carbonisé, etc. Depuis trente ans Patrick Neu développe son travail dans la discrétion. Les oeuvres présentées dans son exposition au Palais de Tokyo suggèrent ce dialogue périlleux avec les matériaux et la mémoire du monde. Les décisions audacieuses, l'aventure de la pensée, l'insistance de la durée, le dialogue avec l'histoire sont les ingrédients de la recherche de l'artiste sur les processus de la mémoire et de l'oubli, sur l'épanouissement macabre des fleurs, sur la rémanence des images archaïques.

    Au sommaire de ce livre - « Être attentif aux choses » : une conversation entre Patrick Neu et Jean de Loisy - « Lors même que les pétales seraient flétris et tombés au sol, le parfum planerait là, dans la mémoire » : un essai de Katell Jaffrès, commissaire de l'exposition de Patrick Neu au Palais de Tokyo - Un ensemble de notices sur une sélection d'oeuvres de l'artiste Au sujet des auteurs Katell Jaffrès est curatrice au Palais de Tokyo.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Patrick Neu au Palais de Tokyo, 24.06 2015 - 13.09 2015.

  • Mika Rottenberg développe une pratique artistique qui conjugue la réalisation de vidéos, d'installations, de dessins et de sculptures. Dans de nombreuses de ses oeuvres, elle met en scène des situations absurdes de travail à la chaîne, souvent interprétées par des femmes. Leurs corps, hors des normes et loin des canons habituels, sont entièrement mobilisés et utilisés comme outils de travail et matières premières. Captivants récits où la fantaisie et l'humour se mêlent à l'étrangeté et où le réel semble se distordre dans la fiction, les films de Mika Rottenberg sont montrés au sein d'installations immersives qui plongent les spectateurs dans leur univers au-delà de l'écran et participent ainsi à brouiller les frontières entre imaginaire et réalité.

    Au sommaire de ce livre - « Dans le terrier du lapin ou de l'autre côté du miroir ? » : entretien entre Mika Rottenberg et Daria de Beauvais.
    - « Faire éclater la bulle : les attractions industrielles de Mika Rottenberg » : un essai de Amy Herzog.

    Au sujet des auteurs - Daria de Beauvais est commissaire d'exposition au Palais de Tokyo. Elle est commissaire de l'exposition personnelle de Mika Rottenberg.
    - Amy Herzog est historienne des médias. Elle est maître de conférences en Media Studies au Queens College et coordonnateure du programme d'études cinématographiques au CUNY Graduate Center. Elle est l'auteure de Dreams of Difference, Songs of the Same, The Musical Moment in Film (2010) et co-éditeure, avec Carol Vernallis et John Richardson, de The Oxford Handbook of Sound and Image in Digital Media (2013).

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Mika Rottenberg au Palais de Tokyo, 23.06 - 11.09 2016

  • Généreux et plein d'humour, le travail de Laure Prouvost examine les relations entre langage, image et perception, plaçant le visiteur dans des situations de doute et d'incompréhension, mais aussi d'émerveillement intellectuel et sensoriel. Ces situations deviennent des installations immersives qui invitent à l'évasion et dans lesquelles dialoguent films, sculptures, peintures, tapisseries, performances. Son exposition au Palais de Tokyo, « Ring, Sing and Drink for Trespassing », est une ode aux chemins de traverse et au dépassement des limites, à la joie de se faufiler à travers un grillage pour découvrir un terrain vague ou un jardin aujourd'hui abandonné.

    Au sommaire de ce livre - « Little Bees Behind » : entretien entre Laure Prouvost et Daria de Beauvais.
    - « Laure Prouvost : les échappées du langage », par Karen Archey.
    - « Des organes sans corps », par Emanuele Coccia.

    Au sujet des auteurs - Daria de Beauvais est commissaire d'exposition au Palais de Tokyo. Elle est commissaire de l'exposition personnelle de Laure Prouvost.
    - Karen Archey est Conservatrice d'art contemporaine, chargée des « time-based media » au Stedelijk Museum Amsterdam.
    - Emanuele Coccia est maître de conférence à l'EHESS (Paris). Il est l'auteur de La Vie sensible (2010), Le Bien dans les choses (2013) et La Vie des plantes. Une métaphysique du mélange (2016). Avec Giorgio Agamben, il a édité une vaste anthologie sur les anges dans le judaïsme, le christianisme et l'Islam : Angeli, Giudaismo, Cristianesimo, Islam (2009).

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Laure Prouvost au Palais de Tokyo, 22.06 - 09.09.2018

  • Mythes, fantasmes et spéculations sont au coeur de l'oeuvre de Marguerite Humeau. Toujours situés aux frontières de la recherche et de la fiction, les projets de Marguerite Humeau sont le fruit d'investigations approfondies et de collaborations avec des spécialistes et scientifiques. Au Palais de Tokyo et à Nottingham Contemporary, elle propose de vivre une expérience unique, physique et sensorielle. Avec son exposition « FOXP2 » - nom du gène dont la mutation a permis l'apparition du langage articulé, à la source de notre humanité -, l'artiste rejoue l'origine de la vie et celle du développement de formes de vies conscientes. En imaginant un monde où des éléphants géants domineraient la planète, elle crée artificiellement des créatures douées d'émotions et de conscience.

    Livre publié à l'occasion des expositions personnelles de Marguerite Humeau au Palais de Tokyo (23.06 - 11.09 2016) et à Nottingham Contemporary (15.10 2016 - 08.01 2017).

  • Dans son travail filmique, Jesper Just associe les images, d'une qualité exceptionnelle, au son et à la musique. L'énigme vient perturber la narration et la tension créée laisse émerger la poésie. L'artiste livre ainsi le spectateur à ses interrogations et ses émotions. La création conçue pour le Palais de Tokyo est composée d'une installation audiovisuelle et d'une intervention spatiale trans­formant l'espace et le parcours du visiteur. Le One World Trade Center, gratte-ciel iconique et controversé, est autant le décor des films qu'un personnage en soi. Il a fonction de membre fantôme et constitue aussi le témoignage d'une résilience. Les films suivent deux personnages : une jeune fille, qui n'apparaît pas comme un individu mais incarne les idéaux de jeunesse et de féminité véhi­culés aujourd'hui, et une enfant handicapée. Les personnages se reflètent, s'opposent et interagissent, pour explorer les concepts de capacitisme et d'autonomisation, questionnant ainsi les limites du corps et de l'individualité.

    Au sommaire de ce livre :
    - « Servitudes » : une conversation entre Jesper Just et Katell Jaffrès, commissaire de l'exposition de Jesper Just au Palais de Tokyo - « Dans la doublure des rêves » : un essai de Fabien Danesi sur le travail filmique de Jesper Just - Un ensemble de notices sur une sélection de films de l'artiste Au sujet des auteurs :
    - Fabien Danesi est historien de l'art.
    - Katell Jaffrès est curatrice au Palais de Tokyo.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Jesper Just au Palais de Tokyo, « Servitudes », 24.06 2015 - 13.09 2015.

  • Politique, poétique, engagée et profonde, l'oeuvre de Jean-Michel Alberola lui permet de réagir par l'art, sur le réel, les sentiments et l'état du monde. Son exposition au Palais de Tokyo initie un voyage qui stimule le regard et la pensée, en cartographiant la diversité méconnue de son travail. Associant des fragments de corps ou de géographies à des énoncés ou des injonctions ambiguës, cet artiste majeur et inclassable de la scène française compose autant de rébus qui interrogent notre regard tout comme le rôle de l'art dans la société. Évoluant entre réflexions artistiques et questionnements politiques, entre conceptualisme, abstraction et figuration, l'oeuvre de Jean-Michel Alberola, unique et percutante, n'est jamais dénuée d'humour.

    Au sommaire de ce livre - « L'Addition des détails. Chapitre premier » : un texte de Jean-Michel Alberola.
    - « La Traversée et le Passeur » : conversation entre Jean-Michel Alberola et Katell Jaffrès, commissaire de l'exposition personnelle de Jean-Michel Alberola au Palais de Tokyo.
    - « Celui qui se surprend » : un essai de Dominique Païni.

    Au sujet des auteurs - Katell Jaffrès est commissaire d'exposition au Palais de Tokyo.
    - Dominique Païni est critique, écrivain et commissaire d'exposition. Il a consacré de nombreux ouvrages aux relations entre le cinéma et les arts plastiques.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Jean-Michel Alberola au Palais de Tokyo, « L'Aventure des détails », 19.02 - 16.05 2016

  • Mêlant couleurs, lumière, masse et illusions, Florian et Michael Quistrebert rejouent dans leurs oeuvres de grands motifs de l'art moderne, en les pervertissant, à partir d'une approche singulière de la matière. Au Palais de Tokyo, ils déploient un vaste théâtre optique au sein duquel l'expérience de leurs peintures et vidéos est troublée par les brillances et les mouvements internes des objets. Paradoxales, les oeuvres des frères Quistrebert évoquent l'impossibilité de la saisie du tableau. Leurs peintures ne sont jamais ce qu'elles montrent, ou plutôt ne se stabilisent jamais à l'endroit de leur sujet. Les artistes explorent la perception en la saisissant sous différents aspects, intellectuels, optiques, symboliques ou encore occultes.

    Au sommaire de ce livre - « Transe, méditation, folie » : un essai de Khairuddin Hori, co-comissaire de l'exposition de Florian & Michael Quistrebert au Palais de Tokyo.
    - « Les Infinis turbulents » : un essai de Hugo Vitrani, co-comissaire de l'exposition de Florian & Michael Quistrebert au Palais de Tokyo.
    - « La seule matière de la peinture est la lumière » : conversation entre Florian & Michael Quistrebert et Mara Hoberman.
    - Un ensemble de notices sur une sélection d'oeuvres des artistes.

    Au sujet des auteurs - Khairuddin Hori est le directeur adjoint de la programmation artistique du Palais de Tokyo.
    - Hugo Vitrani collabore à Mediapart et à Beaux-Arts Magazine. Il est le curateur du programme d'art urbain du Palais de Tokyo.
    - Mara Hoberman est commissaire d'exposition indépendante et écrivaine.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Florian & Michael Quistrebert au Palais de Tokyo, « The Light of the Light », 19.02 - 16.05 2016

  • Dorian Gaudin privilégie les jeux de correspondances reliant les mondes organique, psychique et matériel. Combinant performances, sculpture et cinéma, son oeuvre joue des allers-retours entre l'automatisation et le vivant. L'artiste met en mouvement, désarticule et mécanise, en conjuguant les genres (théâtre de l'absurde et cinéma de science-fiction, burlesque et minimalisme). Dans son exposition au Palais de Tokyo, machine et rituel social, illusion visuelle et présence physique mettent en oeuvre une mécanique qui est aussi celle des sentiments. Révélant la capacité qu'ont les objets à faire récit et à susciter notre inclination, les oeuvres de Dorian Gaudin nous rappellent la façon dont le fétichisme des objets et de la technique régit notre rapport au monde.

    Au sommaire de ce livre :
    - « Théâtre incomparable : la splendide ambiguïté des machines de Dorian Gaudin » : un essai de Kate Sutton.
    - « Mécanique des sentiments » : entretien entre Dorian Gaudin et Julien Fronsacq Au sujet des auteurs :
    - Kate Sutton est une auteure vivant actuellement à Zagreb. Elle écrit des articles et comptes rendus d'exposition pour divers magazines - notamment Artforum, Bidoun, Frieze, Ibraaz et LEAP - et contribue régulièrement à Artforum.com. En 2013, elle a reçu un soutien à l'écriture de la Andy Warhol Foundation.
    - Julien Fronsacq est commissaire d'exposition au Palais de Tokyo. Il est commissaire de l'exposition personnelle de Dorian Gaudin.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Dorian Gaudin au Palais de Tokyo, 03.02 - 08.05 2017

  • Abraham Poincheval est un explorateur insatiable. Qu'il s'agisse de traverser les Alpes en poussant une capsule qui lui sert d'abri ou de s'enfermer une semaine dans un rocher, ses expéditions - itinérantes ou statiques - nécessitent un engagement total du corps. Les sculptures habitables que l'artiste conçoit sont des laboratoires au moyen desquels il fait l'expérience du temps, de l'enfermement ou de l'immobilité. Elles sont l'enveloppe qui accueille le performeur, l'objet qui perturbe le paysage et qui existe à travers les récits des témoins. Les deux nouvelles performances d'Abraham Poincheval au Palais de Tokyo le conduisent à expérimenter les temporalités des règnes animal et minéral.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle d'Abraham Poincheval au Palais de Tokyo, 03.02 - 08.05 2017

  • Nourrie de littérature, d'histoire des arts et de l'architecture, mais aussi de psychanalyse, de spiritisme et de magie, Ulla von Brandenburg emprunte aussi bien aux codes et aux mécanismes du théâtre qu'aux rituels ésotériques et aux cérémonies populaires afin d'explorer la construction de nos structures sociales. Pour son exposition au Palais de Tokyo, elle a imaginé un projet total et évolutif, inspiré du théâtre, de son imaginaire et de ses conventions. Autour de la notion de rituel, l'artiste invite le public à prendre part à une expérience immersive et renouvelée des thèmes, des formes et des motifs qui irriguent son oeuvre : le mouvement, la scène, la couleur, la musique, le textile...

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle d'Ulla von Brandenburg au Palais de Tokyo, 21.02 - 13.09.2020

  • Artiste, vidéaste, performeur et poète, Julien Creuzet construit des passerelles entre les histoires minoritaires oubliées, les imaginaires de l'ailleurs et les réalités sociales de l'ici. Son exposition au Palais de Tokyo, dont la visite est rythmée par une bande-son composée pour l'occasion, prend la forme d'une grande place publique où règne une tension permanente propre à notre époque, et déploie la profusion de ses oeuvres en une multitude de récits fragmentés. Préférant l'anachronisme à la linéarité des discours consacrés, Julien Creuzet convoque les registres du poétique et du politique pour livrer un imaginaire mobile associant différentes temporalités et géographies.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Julien Creuzet au Palais de Tokyo, 20.02 - 12.05.2019

  • Angelica Mesiti développe une recherche sur des modes de communication en dehors de la parole ou de l'écriture, pour créer de nouveaux langages à partir de systèmes existants. Dans ses installations vidéo, elle s'intéresse aux questions de traduction de phénomènes culturels divers, à travers le son, la musique, le corps, des gestes spontanés ou chorégraphiés. L'artiste met en lumière, avec sensibilité et finesse, la grâce et l'inventivité du quotidien, tout en soulignant la portée sociale voire politique de la musique et de la performance.

    Livre publié à l'occasion de l'exposition personnelle d'Angelica Mesiti au Palais de Tokyo, 20.02 - 12.05.2019

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