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  • Où est passé notre temps de cerveau disponible ? Telles des mantes religieuses, Facebook, Twitter, Instagram et autres ont lentement rongé nos capacités d'attention jusqu'à les monopoliser. Nous passons 608 heures par an sur les réseaux sociaux, soit un peu plus d'une heure et demie par jour ! Pour reprendre les propos de Sean Parker, l'ex-président deFacebook, les réseaux sociaux exploitent « une vulnérabilité de la psychologie humaine ». Non seulement nous leur sacrifions une bonne partie de nos journées, quitte à négliger certaines de nos autres activités, mais nous les laissons infléchir en profondeur les comportements que nous adoptons dans la vie réelle. Combien d'entre nous, par exemple, ne peuvent s'empêcher, lors d'un dîner au restaurant, d'immortaliser le moment sur Instagram ? Du deuil d'un proche à la venue au monde d'un bébé, aucun instant ne saurait désormais échapper au prisme des réseaux sociaux. Le cogito ergo sum n'est plus en phase avec l'époque : pour être, il ne s'agit plus de penser mais d'exister sur les réseaux sociaux, quel qu'en soit le prix. Une enquête féroce et caustique qui dépeint avec acuité les sept péchés capitaux des réseaux sociaux : hypernarcissisme, paresse, impudeur, haine, associabilité, infobésité et dépendance.

  • 1. Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ?
    2. Qui, concrètement, décide de la politique européenne ?
    3. L'Europe est-elle dirigée par le couple franco-allemand ?
    4. Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ?
    5. L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartenant à la zone euro ?
    6. L'harmonisation fiscale et sociale est-elle possible au sein de l'Union européenne ?
    7. Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ?
    8. Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ?
    9. Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ?
    /> 10. La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne via l'article 50 du TFUE ?
    (+1) Quelle est la vision de l'Europe d'Emmanuel Macron ?

  • En France, on se prévaut d'appartenir à un « couple franco-allemand » qui serait la locomotive de l'Europe. On sous-entend ainsi que les deux pays sont à égalité au sein de l'Union européenne et qu'ils la conduisent main dans la main. Pourtant, cela n'a jamais été vrai !
    Si l'Europe a d'abord été française, pendant les périodes gaulliste et post-gaulliste, elle est désormais allemande. La réunification, l'erreur historique qu'a représenté l'introduction de l'euro, les élargissements à l'Est après la chute du mur de Berlin, ont signé l'avènement d'une sorte de nouvel « Empire central » piloté depuis Berlin.
    La République fédérale l'a-t-elle voulu ? Probablement pas, ou pas de manière si nette. L'Allemagne demeure un « hégémon réticent » et se fait même chaque jour plus « souverainiste ». Mais les structures de l'Union européenne telles qu'elles existent entraînent une consolidation paradoxale de son poids chaque fois qu'elle agit dans le sens de l'affirmation ou de la préservation de ses intérêts nationaux. Or c'est ce qu'elle fait de manière systématique désormais, à l'exact inverse de la France, qui s'inscrit davantage dans une perspective post-nationale.
    Loin de former un couple avec l'Allemagne, notre pays est aujourd'hui à sa remorque. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux élites complaisantes qui le gouvernent, et utilisent l'argument allemand pour faire régner en France un certain ordre.

    Alors, quel avenir pour l'Europe, à l'heure où la France européiste d'Emmanuel Macron fait face au retour des nations, en Allemagne comme ailleurs ? Un essai corrosif - et salutaire - sur l'amitié tourmentée des deux principaux partenaires de l'Union européenne.

  • L'Inde, disait Galbraith, est « une anarchie qui fonctionne. » Elle juxtapose en effet une incroyable diversité de peuples, de langues et de religions quand la difficulté de leur coexistence est au coeur de la majorité des conflits actuels. Vers 2030, elle sera, devant la Chine, le pays le plus peuplé au monde. Elle comptera en 2050 plus de trois fois la population de l'Union européenne. L'Inde, où coexistent la misère et d'énormes richesses et potentialités, est à l'image du monde.Alors que personne n'y croyait, elle est devenue une réelle démocratie, avec une alternance au pouvoir de formations politiques opposées et un suffrage réellement universel qui fonctionne avec 850 millions d'électeurs, qui tranche avec nombre de pays asiatiques plutôt totalitaires. L'Inde est une métaphore du monde de ce siècle. Son avenir se joue maintenant sur le plan intérieur où, malgré une croissance impétueuse, d'immenses défis l'attendent : grande pauvreté, énormes contrastes sociaux, cohabitation des croyances et coexistence avec deux pays, la Chine et le Pakistan, dotés comme elle de l'arme nucléaire. De quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'humanité car demain, tout est possible pour l'Inde, le pire comme le meilleur.

  • « En France, la révolte contre les violences sexuelles qui suivit l'affaire Weinstein prit sa force et sa forme de l'injonction controversée qui la fit naître : #balancetonporc

    Quelques jours plus tard, 200 000 messages avaient été postés sous le hashtag. [...] Il faut avouer qu'il est très difficile de rester muette ou de ne pas avoir d'opinion lorsqu'une autre femme vous invite à balancer votre porc. »



  • En 2014, plus de trois jeunes Français sur quatre n'ont pas voté aux élections européennes. Des choix décisifs pour l'avenir, de la transition écologique à la révolution numérique en passant par l'intégration des réfugiés, sont déterminés sans que la jeunesse n'ait dit sa part de volonté générale. Comment l'admettre ?

    Rayan Nezzar appartient à cette génération qui se sent européenne mais qui participe peu aux élections parce qu'elle vit l'Europe comme une évidence. Cette évidence est une illusion. Secouée par les crises, atteinte par le Brexit, l'Europe est redevenue mortelle. Populistes et europhobes regardent avec envie les élections de mai 2019, qu'ils envisagent comme une nouvelle étape dans la déconstruction européenne.

    Dans ce livre qui mêle témoignages et propositions, Rayan Nezzar explore cinq dimensions de notre appartenance commune. Notre culture et notre monnaie, notre conception du social et de la démocratie, les valeurs que nous portons dans le monde déroulent un invisible fil d'Ariane qui nous lie en tant qu'Européens. C'est en renouant ce fil que nous pourrons poursuivre cette aventure collective inédite qu'est la construction européenne.


  • Depuis les événements post-électoraux de 2009 en Iran jusqu'au printemps arabe de 2011, le monde a découvert l'incroyable pouvoir de mobilisation des réseaux sociaux. Facebook, Twitter ou YouTube sont devenus une des sources principales d'information et un moyen de rasemblement incontournable. Jusqu'où Internet a-t-il bouleversé les codes socioculturels de la région ?

  • "Oui, je suis un contrariant. Je prends le contre-pied des idées reçues. Par principe. Tel un coléoptère critique. Toujours a contrario." (M.C.)


    Qui c'est celui-là ? Pour qui se prend-il ? Pour qui roule-t-il ? Pourquoi s'obstine-t-il à ne pas rentrer dans le rang ?
    Jeune auteur remarqué, Marc Crapez a rencontré tout le monde sans jamais être le poulain de personne. N'ayant su faire acte d'allégeance, il n'est soutenu par aucune institution, défendu par aucun journal, protégé par aucun parti.
    Avec audace et non sans humour, il se jette à l'eau et livre un essai décapant où il tente d'utiliser sa subjectivité à bon escient. De ses premiers travaux - l'antisémitisme de gauche ou la controverse autour du bon sens - à ses nouvelles découvertes - la littérature anti-totalitaire ou la critique des intellectuels -, il dresse un authentique portrait du chercheur en Contrariant.
    Lui qui avait annoncé un terrorisme islamiste qui "ne disparaîtra pas" décrypte aujourd'hui ce qu'il nomme le Terrorism Next Door, ce nouveau "terrorisme de proximité". Surnagera-t-il dans le microcosme parisien avec un tel esprit de contradiction ?

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