Littérature générale

  • « Coralie Delaume connaissait mieux que quiconque cette forfaiture intellectuelle qui consiste à assimiler le "souverainisme" (le suffixe en lui-même n'est là que pour faire de ce mot un stigmate) à un identitarisme. Alors que la souveraineté n'est que l'autre nom de la démocratie, faire de sa défense une forme de nationalisme et de "fermeture à l'autre" (selon le vocabulaire en vigueur) permet de maquiller en noble ouverture le contournement systématique de toutes les institutions démocratiques par des instances "indépendantes", c'est-à-dire non élues. Pendant des années, à travers ses articles, ses interviews, Coralie a dévoilé cette trahison opérée notamment au nom de l'idéal européen. (...)

    Toute chose qu'elle faisait avec une précision chirurgicale. (...) Reste aujourd'hui ce texte, qui embrasse sa pensée, qui pose des jalons et trace un chemin pour quiconque, parmi les gouvernants, aurait l'ambition de perpétuer la France et la République. Ce texte, et tous les autres, comme une obligation, pour ceux qui restent, de ne pas laisser se défaire encore un peu la démocratie. Pour que nous poursuivions, à notre tour obstinés, le combat contre l'hypocrisie, les forfaitures et les mensonges, ces fantômes devant lesquels Coralie Delaume a jusqu'au bout refusé de s'incliner. » (Natacha Polony)

  • L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore.
    Elle est morte du rejet de ses peuples qui manifestent en toute occasion une répulsion sans réserve et une défiance sans retour.
    Elle est morte de son inaptitude à régler les crises qui la secouent autrement que par de brutaux oukases ou par des simulacres de négociations, au terme desquels les pays les plus forts finissent par imposer leurs vues et où l'unique option qui s'offre aux plus fragiles est celle d'une humiliante reddition.
    Elle est morte de l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro.
    Elle est morte, enfin, de son illégitimité démocratique, de ses fondations juridiques baroques, de ses traités qui ont remplacé la souveraineté populaire par une technostructure sans vision.

    En vérité, il n'est même plus tout à fait temps de se demander s'il faut ou non "sortir de l'Union européenne". Car c'est l'Union elle-même qui est en train de sortir. Elle sort de l'Histoire, par la toute petite porte. Tout le monde en est-il bien conscient ? Peut-être pas. Faut-il le démontrer ? Sans doute.

  • D'ici à 2030, 7 technologies numériques devraient créer plus de 1200 milliards de dollars de valeur, répartis dans dix secteurs industriels. Une telle somme équivaut à 47 % du PIB de la France et permettrait de générer 20 millions d'emplois au salaire mensuel net moyen de 2200 euros.
    Quelle part la France prendra-t-elle sur les 1200 milliards en jeu ? 1 % ? 10 % ? 50 % ? Rien ? Combien ?
    En vérité, même si le contexte économique s'améliore, la performance française reste très décevante, relativement à celles de nos cousins de Californie et nos amis chinois. Or, souvenons-nous qu'à la Belle Époque, le leader mondial était français dans deux tiers des industries avant-gardistes. Dès lors, une seule question : comment innover ?
    Avec un enthousiasme chevillé au corps, Guillaume Villon de Benveniste, fort de son expérience, décrypte 7 étapes-clés afin de tripler la qualité de l'innovation : 3 fois plus de revenus, une solution 3 fois plus pertinente, pour un retour sur investissement 3 fois plus élevé, et ce, avec les mêmes ressources, le même talent et le même capital.
    Ce livre n'est pas un énième discours lénifiant sur les startups. Il s'agit d'un guide pratique, original et engagé, articulé autour de situations vécues et d'exemples concrets. Il montre comment mener à bien chaque projet novateur afin de déplacer, à terme, l'épicentre mondial de l'innovation en France. Parce que la France dispose du potentiel pour capter une belle part des 1200 milliards de dollars en jeu. Parce que la Silicon Valley de 2030, c'est la France !

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