Littérature générale

  • Souvenirs denfance et rages du moment ; visites dans des restaurants fameux ou oubliés ; odes à landouillette, la nèfle, le sablé à la confiture, la figue, les vins du Rhône, les Haribo ; tête de veau et Kinder ; déjeuners de conféries aussi secrètes que savoureuses ; critiques gastronomiques plus ou moins fréquentables, ogres, poètes et cannibales Il y a tout cela, et bien plus, dans larborescence mémorielle et gourmande de Nicolas dEstienne dOrves. Le tout saupoudré de colère, de coups de sang, dimages parfois lointaines, dune foi qui sait être mauvaise et dun amour sincère, réel, jamais repu, pour les joies de la gueule. Si la gourmandise est universelle, le goût est singulier. Aujourdhui, celui de « NEO » vous invite à sa table et vous souhaite bon appétit.

    Né en 1974, Nicolas dEstienne dOrves est écrivain et critique dopéra. En vingt ans, il a publié une trentaine de livres : romans (Les Fidélités successives), thrillers (Les Orphelins du mal), nouvelles (Narcisse et moi), récits (Je pars à lentracte), biographies (Jacques Offenbach, Marthe Richard) Passionné par Paris, il lui a consacré un guide de promenades et un Dictionnaire amoureux. Lorsquil nécrit pas, il mange. Sans doute trop.

  • La gratitude est un sentiment d'une grande beauté, qui peut devenir une des plus lumineuses qualités de l'âme... Pour qu'elle ne soit pas qu'une posture mais la source de grandes joies, il faut l'incarner, car seule la pratique change l'être en profondeur.
    Reconnaissance envers ce qui nous fait du bien, mais la gratitude s'accomplit lorsqu'elle s'étend à ce qui fut une épreuve. Elle devient alors une relecture constante du monde et est en cela l'oeuvre de toute une vie.
    C'est donc à l'exercice quotidien de la gratitude que nous éveille Olympia Alberti, par la poésie de sa langue, la pertinence de ses références littéraires et philosophiques, et la richesse de ses exemples personnels dans lesquels chacun peut se retrouver.
    Olympia Alberti est romanciére, poétesse, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique et de sémiologie spirituelle. Elle est docteure en littérature comparée, spécialiste de Rilke, Colette, Giono, Woolf et Duras.

    Olympia Alberti est une romancière, poétesse, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique française et sémiologie spirituelle (lecture des signes). Elle est docteure ès lettres en littérature comparée, spécialiste de Rilke, Colette, Giono, Virginia Woolf et Marguerite Duras. Elle anime des ateliers d'écriture et donne des conférences en France et dans le monde.

  • « Il y a eu la vie daprès. Lhistoire daprès, ou peut-être la fin de lhistoire parce quil faut bien mettre un point final aux histoires quon raconte. Comment relater léchec annoncé dune vie policée. Une vie sacrifiée sur lautel de la maternité. Me faudra-t-il commencer par les larmes ou les matins couchés, le sang noir dans le fond de ma culotte ou la porte claquée en dépit des corps qui tremblent. Me faudra-t-il raconter ma vie réussie dêtre une mère à terre, dévouée, en morceaux. Me faudra-t-il avouer linaltérable violence.
    Oui. »

    Après Le Corps daprès, Virginie Noar montre dans ce deuxième roman les difficultés dune mère célibataire à sen sortir, sa tentation de la fuite, son amour inconditionnel mais si imparfait pour ses deux enfants et son chemin vers la résilience.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Elle a publié son premier roman, Le Corps daprès, aux éditions François Bourin en 2019.

  • Aujourdhui méconnu, Sri Aurobindo fut une des figures les plus influentes de lInde du XXe siècle. À vingt ans, diplômé de luniversité de Cambridge, il retrouve son pays soumis au joug britannique et senflamme pour lindépendance. En 1906 il fonde un journal et pose les bases dune action politique, reprise dix ans plus tard par Gandhi, qui y ajoutera le pacifisme et la non-violence, alors que lui appelle à la lutte armée.Sa passion pour lInde léveille aussi à la sagesse millénaire de son pays et, retiré à Pondichéry, ville française, il consacre le reste de sa vie au yoga et à une importante uvre écrite où il prône lémergence dune humanité nouvelle. En 1926, il fonde un Ashram avec Mirra Alfassa, sa compagne française, où affluent encore de nombreux disciples du monde entier.

    Né à Paris en 1943, Luc Venet découvre lInde et la pensée de Sri Aurobindo en même temps quil assiste dans la rue aux manifestations de mai 1968. Jeune agrégé de mathématiques en quête didéal, il comprend que battre le pavé ne sera pas suffisant pour faire sa « révolution ». À 26 ans, il senvole donc pour Pondichéry où il rencontre La Mère, la compagne de Sri Aurobindo, alors âgée de quatre-vingt-onze ans. Cest le début dune longue aventure spirituelle.

  • Une femme sapprête à faire un voyage. Elle na pas besoin de bagage, elle ne part que pour une nuit. Une seule chose lobsède : emmener Ida, sa fille de 18 mois, à la mer. Cest nécessaire, vital presque. Ida nexiste pas, Ida na jamais existé. Des voix ne cessent de le lui répéter. Pourtant, elle la porté ce bébé, serré contre elle, changé, nourri au sein. Elle laime dun amour animal. Un amour comme ça, on ny est pas préparé. Cest trop puissant un amour comme ça. Ida nexiste pas est une plongée dans la psychologie trouble dune mère prête à commettre lirréparable, mais aussi lhistoire dun corps féminin qui cherche à se libérer de ses démons, dune féminité complexe en quête dapaisement.

    Adeline Fleury a été reporter pour le Journal du Dimanche et cheffe du service culture du Parisien Week-end. Ida nexiste pas est son sixième livre. Elle est notamment l'auteure, aux Éditions François Bourin, du roman Je, tu, elle (2018).

  • Cest le début.

    Labsence de sensations. Les inquiétudes irrationnelles. La peur que, soudain, tout sarrête.

    Alors, stupéfier les joies dans le sillon des lendemains incertains. Ne pas samouracher dun tubercule en formation, cest bien trop ridicule et puis, sait-on jamais, il pourrait. Mourir.

    Je me sens coupable. Dun bonheur qui ne vient pas.

    Je me sens coupable. Des larmes insensées alors que je devrais sourire.

    Et puis, ce matin-là, jentends. Entre les quatre murs silencieux qui ne voient pas le désordre alentour, jentends. Le balbutiement de son cur.



    Le Corps daprès est le récit dun enfantement, et dune lutte. Contre les injonctions, le bonheur factice, le conformisme. Au bout du chemin, pourtant, la vie. Celle quon sinventera, pied à pied, coûte que coûte.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Le Corps daprès est son premier roman.

  • Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre sentremêlent alors aux parties de scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec laide-soignante, déjeuners infects et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on sindigne sans larmoyer, et lon se révolte patiemment

    Conjuguant récit à énigmes et satire sociale, Marie Laborde décrit, dans un style direct et avec un humour cinglant, les aléas du grand âge à travers le destin de ces trois héroïnes qui vont prouver quelles nont désormais plus rien à perdre.

    Après avoir signé plusieurs romans dans les années 1970 à 2000, parmi lesquels Violette sur cour (Éditions Libres/Hallier, 1978), Bébé damour (Stock, 1979) ou Le Poids du cartable (Albin Michel, 1996), Marie Laborde a pris un long congé de lécriture. Elle revient aujourdhui avec Si belle en ce mouroir, né de ses propres observations lors de visites à des amies résidant en maison de retraite.

  • Comment penser lÉcole de demain ? Quels sont les systèmes les plus performants, les pistes les plus
    prometteuses ? Que peuvent apporter les sciences cognitives aux enseignants et aux élèves ? Cest pour
    répondre à ces questions que Frédéric Castaignède est allé aux quatre coins de la France et de la
    planète, à Singapour, en Finlande et aux États-Unis.
    Il a rencontré les meilleurs spécialistes, comme les chercheurs français Stanislas Dehaene et Olivier
    Houdé, lAnglais Sir Ken Robinson, dont la conférence intitulée « LÉcole tue-t-elle la créativité ? » affiche
    plus de 50 millions de vues sur Internet, lAllemand Andreas Schleicher, directeur de lÉducation de
    lOCDE, ou lAméricain Eric Pakulak, neuroscientifique de luniversité dOregon.
    Il a aussi suivi des enseignants, des parents, des élèves, pour recueillir leurs opinions concernant
    les méthodes nouvelles utilisées dans leurs pays respectifs. À grand renfort dexemples concrets, ce
    passionnant tour dhorizon mondial met en lumière les apports des sciences cognitives dans léducation
    et nous emmène à la découverte des expériences pédagogiques les plus innovantes.

  • Sybille compte les tic-tac de lhorloge, comme les cachets quelle doit prendre. Pourtant, il y a peu encore, elle fut sacrée « Reine de la pub » par son boss, sa Sainteté P.Y. « Conservez comme vous aimez » : le slogan quelle avait proposé pour promouvoir des boîtes de conservation lui avait valu dêtre portée aux nues dans toute lagence. Mais elle fut bien vite supplantée par la Belle Capucine, Princesse Commerciale Alors, ce fut le renvoi.Depuis Sybille déraille, en proie à des troubles obsessionnels, mais Sybille saccroche, séchinant à court-circuiter le hasard. Jusquà ce quelle décide de planifier sa vengeanceUne satire moderne et cinglante, scandée comme une prophétie infernale, sur linhumanité du monde moderne, dont on ne ressort pas indemne.

    Martine Roffinella est écrivain. Son premier roman, Elle, a été publié par les éditions Phébus en 1988 et a connu une grande notoriété. Elle a depuis publié une vingtaine douvrages, notamment LImpersonne (François Bourin, 2017, sélection Prix Marie-Claire).

  • Au milieu des années 1990, porté par le hasard, Emmanuel, journaliste, traverse le Brésil. Cest le début dune histoire damour, pour les habitants de ce pays, ses cultures, ses lieux* Au fil de son voyage, qui est aussi un périple intérieur, le jeune homme assiste aux changements que le pays subit, lentrée à marche forcée dans la mondialisation : les villages de pêcheurs qui deviennent la proie du tourisme ; les économies locales bouleversées Mais il apprend aussi, au gré des rencontres, la signification profonde du verbe portugais relaxar.

    Se dessine ainsi le portrait bouleversant et plein dhumour dun pays en mutation, dans lequel se mire en retour le peintre-narrateur, ce « Français qui voulait être brésilien », et qui vivra comme un choc lélection de Bolsonaro en 2018.

    Jacques Secondi est grand reporter dans la presse économique et grand voyageur au Brésil depuis une vingtaine dannées.

  • Qui na jamais ressenti la magie dune gare ? Pour chacun, la vie des gares, ou du moins la vie dune
    gare, est un lieu de sa propre histoire : on y a vécu des attentes, des séparations, des retrouvailles, des
    rencontres, des réconciliations... Lorsque Georges Perec écrit : « Peut- être le bonheur nest-il que dans
    les gares ? », il exagère sans doute un peu. Mais il est sûr que la gare peut être considérée comme une
    métaphore de la vie elle-même : on y débarque un jour, on sy agite, puis on la quitte pour un ailleurs.
    Il y a en France 3 029 gares. Construites lors du développement des chemins de fer sur des modèles
    standard, beaucoup dentre elles présentent un air de famille. Mais chacune a son histoire, particulière,
    discrète ou inscrite dans la grande Histoire, une histoire de guerre, de paix, de négociations, de départs
    et de retours.
    Pierre Lassus nous restitue ici cette âme des gares, et offre à chacun une chance de redécouvrir « sa »
    gare, de la regarder autrement, de l« habiter », et de repartir pour un beau voyage dans son imagination
    et ses souvenirs.

  • Dieu est scandalisé. Les hommes, loin davoir compris et appliqué le message de paix et de fraternité quil a prodigué il y a deux mille ans, torturent et exterminent plus que jamais les animaux de la planète. Déterminé à mettre fin à ce massacre, Dieu décide de revenir sur la Terre et de se réincarner en poulet, lanimal le plus ignominieusement exploité.

    Comment réussira-t-il cette nouvelle mission ? Sera-t-il entendu ? Et quelles conséquences aura ce second passage sur Terre ?

    Dans cette fable à la Voltaire, cest toute la question de notre rapport aux animaux qui est traitée, de manière à la fois humoristique et provocante, pour permettre de mieux réfléchir à lun des sujets essentiels de notre époque.



    Hors des sentiers battus, Alexis Legayet tente de penser les questions majeures de son temps (lhomme « augmenté », la technique panoptique et, ici même, le véganisme) à travers des fictions romanesques à tendance loufoïde. Il est également lauteur dun récent essai, Métaphysique de lastre noir (Sens et Tonka, 2012), et enseigne depuis plus de quinze ans la philosophie à des lycéens.

  • « Deux femmes ont été violées sur le pont qui enjambe la Seine de Croissy à Bougival. » Le narrateur se rappelle cette phrase lâchée par sa mère, un soir, au dîner, et du tourment qui lavait saisi. Tout était remonté : les souvenirs troubles de lenfance, les blagues salaces des copains, les évidences perverses dun grand cousin sur les besoins sexuels masculins Le lendemain, la traversée du pont pour aller, comme chaque jour, au lycée avait été vertigineuse. La solitude, les silences, les non-dits, les rumeurs, les demi-vérités, les fantasmes, les traumatismes Voilà ce qui fait aussi un homme dans son rapport aux femmes. Ce dont il aurait besoin dêtre délivré. Ce roman sur linitiation sexuelle des garçons des Trente Glorieuses raconte ce que souvent les hommes nosent pas dire.

    Jean Rainscof est né au milieu des années cinquante. Après des études universitaires, il a travaillé, jusquà aujourdhui, dans le domaine de la réflexion prospective et de lanalyse des phénomènes sociaux et politiques. Ce quun homme est aussi est son premier roman.

  • Début 1943, à vingt-trois ans, Paul Schwarz, originaire de Metz, se fait arrêter par la Gestapo alors quil occupait avec un groupe de résistants le château de Ponsampère, dans le Sud-Ouest de la France. Après un interrogatoire musclé, il est déporté à Buchenwald dans des conditions atroces, puis transféré fin 1943 à Dora, camp de concentration destiné à la fabrication des V2. Après des mois passés dans cet enfer où la souffrance et la mort sont sans cesse présentes, Paul Schwarz et un de ses compagnons parviennent à senfuir et, après avoir tué un soldat allemand, à rejoindre les troupes alliées.
    Soixante-dix ans après la Seconde guerre mondiale, beaucoup de témoignages ont été publiés sur cette immense tragédie. Mais cela ne retire rien à la force et à lintensité du récit de Paul Schwarz, dont la violence et la crudité nous saisissent encore aujourdhui. Cest pourquoi sa famille a décidé de le publier après beaucoup dhésitations. Comme lécrit sa fille : « La question qui se pose nest pas celle dun nouveau témoignage, mais celle-ci : lirons-nous jamais assez ce qui sest passé pour que cette horreur ne se reproduise plus ? »
    Un récit inoubliable.

  • À leurs débuts, les réseaux sociaux nous offraient de concrétiser un vieux rêve : au sein de ces espaces numériques, le partage et léchange devaient fournir les armes dun nouvel eldorado démocratique. Mais force est de constater que sur Twitter, Facebook ou Instagram, des contenus violents circulent désormais sans fin ; les internautes sinsultent ; les fake news fleurissent, comme autant de monstres 2.0 qui nous interrogent sur les dérives de notre époque. Pour rester dans la course, il faut à tout prix « twitter », « liker », « partager ». Voilà révélé lautre visage des réseaux sociaux : un espace du tag et du tacle, du cash et du clash, du clic et du choc, qui semble ne connaître aucun obstacle, aucune loi.
    Si le monstre, traditionnellement, permet en négatif de penser les normes dune époque, qui sont ces nouveaux monstres qui émergent sur la toile ? Pourquoi nous attirent-ils et à quelles limites nous confrontent-ils ? Une autre utilisation des réseaux, plus humaniste et responsable, est-elle possible ?
    Cest à ces questions brûlantes que répondent dans cet essai percutant deux spécialistes des médias. Si le constat quils dressent est sans appel, ils nous permettent pourtant denvisager un autre avenir 2.0.

  • Camisole-moi

    Martine Roffinella

    Très bien, ta cathédrale bougera, vacillera, sombrera puis montrera
    sa flèche, selon les humeurs du sol instable. Moi, je restaurerai sans
    cesse tes fondations, jentretiendrai irrémédiablement ton culte.
    Immergée et visible, tu seras un lieu dadoration.
    Auteur Tardif de Quarante-Huit Ans [AT48] connaît
    une folle passion pour Femme Éditrice de Cinquante-
    Huit Ans [FE58], la directrice de la maison dédition
    qui la publie. Entre ces deux femmes qui se séduisent, se
    défient, se brûlent, la liaison qui se noue est cruelle,
    tactique. Dans ce roman à deux voix, la soumission de
    lune se heurte à lindifférence sournoise de lautre, au
    cours dune relation dautant plus exaltée quelle est
    platonique. Mais labandon de soi nest jamais très éloigné
    de la rébellion
    Un texte dune grande puissance, servi par une langue
    aussi enflammée et cinglante que son sujet.

  • Faut-il être optimiste à propos du numérique et du monde connecté ? Est-ce une chance ou un péril pour lhumanité ? Deux intellectuels atypiques saffrontent sur cette problématique qui est en train de bouleverser le monde des idées. Dun côté, Michel Maffesoli, le « dionysiaque », considère le numérique comme la paradoxale continuité des sociétés pré-modernes. Et de lautre côté, Hervé Fischer, « le prométhéen », pousse le « maître » dans ses retranchements : pour lui le numérique propose un nouvel avenir à lhumanité. À lun la continuité, à lautre la rupture. En amis attentifs à la réflexion de lautre, ils parviennent à dresser une nouvelle carte de la pensée sociologique adaptée aux temps qui sannoncent.

  • Face à la fin de vie dun proche, nous sommes souvent démunis et déstabilisés. Au choc émotionnel sajoutent des questions angoissantes: faut-il continuer les traitements au risque dune obstination déraisonnable ? Convient-il de privilégier la qualité de vie à la quantité de survie ? Lhydratation et lalimentation artificielle sont-elles des traitements ? Les lois protègent-elles le malade et ses proches ? Le patient a-t-il le droit de ne pas souffrir? Quelle est la place de la personne de
    confiance ? Les directives anticipées du patient ont-elles une valeur testamentaire ? Doit-on maintenir en vie une personne en état végétatif chronique ? Qui détient la vérité ? Un agir éthique en fin de vie est-il possible ?
    Ce livre essaie de répondre de manière pédagogique et précise à ces questions difficiles, sans prétendre à lérudition. En tenant compte des toutes dernières législations.

  • Est-ce que les limitations de vitesse sont valables aussi pour les marches arrière ?
    Pour freiner, je suis obligé darrêter daccélérer ?
    On ma dit quà un stop il faut que les quatre roues soient arrêtées et quà un cédez-le-passage deux seulement.
    Je me dis que, comme je narrive pas à apprendre à conduire, je devrais devenir moniteur. Peut-être que ça maiderait.
    Des perles comme celles-là, nos moniteurs en entendent tous les jours. Dans ce petit livre illustré, tendre et drôle, les auteurs, tous trois moniteurs dauto-école, nont gardé que le meilleur du meilleur. Avec Les Petites âneries du permis de conduire nous pénétrons dans lunivers des moniteurs dauto-école et de leurs étonnants élèves. Occasion pour chacun de revivre avec nostalgie et humour ce moment si important : le passage de son permis de conduire.

  • Sade passe pour un des auteurs les plus misogynes de lhistoire de la littérature française et le sadisme pour une cruelle perversion sexuelle. Les femmes y apparaissent particulièrement soumises et humiliées. Mais quen est-il de la relation que Sade entretenait réellement avec les femmes ?
    Cest ce qua voulu savoir M-P. Farina, en travaillant sur sa biographie et surtout son journal et sa correspondance. Elle nous révèle un homme inattendu. Sade se montre le plus souvent affectueux et tendre envers sa propre femme Renée-
    Pélagie, mais aussi envers ses différentes amies, dont Millie Rousset, une spirituelle jeune provençale. Il arrive à Sade de se fâcher contre « ses » femmes qui le poussent à bout, mais dans lensemble, cest plutôt lui qui souffre de leur cruauté.
    «À coup sûr, écrit M-P.Farina, cest dans sa correspondance et son journal, plus que dans les rapports de police, que nous pouvons suivre à la trace toutes les femmes qui ont compté pour Sade. »
    Un portrait de Sade étonnant, plus victime que bourreau, plus tendre que sadique.

  • Que se passe-t-il lorsque le patron de lune des entreprises françaises les plus emblématiques, après des années de croissance ininterrompue, se retrouve pris dans la tempête de la grande crise financière de 2008 ? Cest ce que nous raconte ici Philippe Joffard. Pendant près de trente ans, il a dirigé le groupe Lafuma fondé par sa famille et la hissé aux premiers rangs des industries européennes du sport et des loisirs de plein-air, avant de devoir en quitter la direction en janvier 2013.
    Dans le Journal de bord quil a tenu, il ne nous cache rien de ses pensées et de ses déboires : réunions kafkaïennes avec ses banquiers ; retournements de situation et trahisons ; voyages au long cours, surtout en Asie, pour rassurer partenaires et clients ; séances de câlinothérapie avec ses collaborateurs ; solitude, chute, rebond jusquau dénouement, aussi improbable que brutal.
    Une plongée inédite au coeur de la direction dun grand groupe et du secret de ses affaires.

  • Quel est cet Amour dont parle si souvent Je?sus et qui nous est pourtant si myste?rieux que lon soit, ou non, croyant ? Qua-t-il de si singulier que nont pas nos amours terrestres ? Dailleurs, est-il me?me possible? Et quelles en sont les conse?quences?
    A? cinquante ans passe?s, Martine Roffinella choisit darre?ter de boire et de fumer. Elle a conjointement entame? une que?te spirituelle, qui a commence? par le?tude de la Bible. Cest le de?but dune extraordinaire histoire de passion, de communion et dexaltation, quelle nous livre aujourdhui dans cet essai. Ou? lon saisira ce que veut dire, ve?ritablement, l« Amour » du Christ : un amour qui nest pas seulement ge?ne?rosite?, ou don, mais qui se re?ve?le sans objet autre que lui-me?me. Il est tout ; il englobe tout. Une ide?e folle, insense?e, qui a eu besoin de symboles pour que nous en comprenions toute la porte?e ainsi de lEucharistie : manger le corps de Je?sus, cest tenter de sincarner Amour.
    Une lecture tre?s personnelle de la Bible qui prend la forme dune re?flexion bouleversante dont on ne ressort pas indemne quel que soit notre rapport a? la foi.

  • Nous avons longtemps voyagé avant de nous fixer en un point précisément localisé.
    Des dizaines de milliers de kilomètres parcourus pour atterrir à deux heures de la capitale à une éternité dun monde en marche accélérée.
    Bienvenue dans un pays en mutation, souvent brutalisé, qui persiste à exister contre vents et marées à travers des voix dhommes et de femmes, simples et joyeuses. Bienvenue à Sainte-Barbe, petite commune de deux cents âmes, entre mer, marais et bocages.
    Cest là que décide de sinstaller avec sa compagne une Parisienne sans attaches, lassée de la grande ville et de sa densité. Au gré des saisons, des fêtes et des rendez-vous municipaux qui rythment la vie des gens dici, il fait bon vivre. Cependant la violence sourde: certains disparaissent, et les fermes nont plus dhéritiers. Quelque chose toutefois nous retient en ces lieux ; quelque chose impulse déjà la relève, et la suite de lhistoire...

  • Un sexagénaire se retourne sur son passé. À cet âge où lappel insatiable du lendemain va bientôt perdre
    de sa force, où déjà la nostalgie commence à semer le trouble entre rêve et réalité, Anthoine se souvient
    de ces temps riches de folie, dimprévu et de tendresse quil a partagés avec Lucile. Il reprend le voyage
    de ces années leur voyage , bouscule les souvenirs qui sommeillaient au fond de ses pensées, les
    réveille et les ressuscite. Et ce voyage prend la forme dun hymne éclatant à la beauté du monde, où
    chaque découverte est prétexte à la composition dun nouveau couplet.
    Elle aime éperdument la musique ; lui, les sciences et la littérature. Ils se retrouvent contemplant la nature
    ou les étoiles, admirant le Parthénon ou les temples mayas. Anthoine est la raison ; Lucile, linstinct. Ils
    saiment, saffrontent, senrichissent lun lautre, en route vers cet inaccessible juste milieu, où le corps et
    lesprit, lidéal et la réalité communient vers ce « nous » si miraculeux qui devient tout à coup bien plus
    que la somme du « toi » et du « moi ». Jusquau jour où

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