Langue française

  • Igor Slobovitch est un citoyen exemplaire qui obéit aux lois. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il a été choisi comme candidat au prestigieux poste d'ambassadeur. Mais auparavant, il devra subir un difficile entraînement au Sénatorium, ce centre « de refonte de la pensée unique » qui anesthésie les angoisses et promet le bonheur.

    Secrètement, les autorités rêvent du jour où le Sénatorium desservira l'ensemble du pays. « On peindrait des lignes colorées partout. Le destin de chaque individu pourrait ainsi être ordonné. Et la vie entière de chaque citoyen suivrait une seule ligne, tracée par le bureau central, jusqu'au lit de sa mort, la couleur ne s'effaçant que dans la tombe ou le crématorium. Oui, ce serait beau. »
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    Dans ce roman magnifiquement écrit, Fabrice P. Saint-Pierre nous entraîne dans un monde qui n'est pas sans rappeler ceux de Franz Kafka et de George Orwell.

  • Agrippée aux hanches de Yann, grisée par le vent et ses dix-sept ans, elle se sentait invincible sur la moto. Tout lui était permis.

    La journée était encore chaude. Je portais mes nouveaux pantalons fuchsia. Leur couleur vibrait dans la lumière. Mes longs cheveux flottaient, griffant l'air derrière moi.

    Aujourd'hui, clouée sur un lit d'hôpital, elle fait face à un choix déchirant. Depuis onze mois, médecins et infirmières s'activent à son chevet. Les opérations se succèdent. Pourra-t-elle marcher à nouveau ? Elle veut qu'on lui réponde, qu'on lui dise la vérité, qu'on cesse de la tenir dans l'ignorance. Elle n'a que faire du silence de son médecin et de la pitié de ses amis. Dehors, le monde continue de tourner. C'est l'année de l'Expo.

    Décidée à ne pas oublier la lutteuse qu'elle était avant ce soir de juin, elle rêve, elle aussi, de voyages et de découvertes.

    Ce roman, construit sous la forme d'un journal, explore le combat de cette jeune fille : décider de vivre demande quelquefois plus de courage que choisir de mourir.

  • Georges Guy est un fabuleux conteur qui ne manque pas d'ironie. Maniant la plume depuis six décennies, il nous transporte avec aisance des années soixante aux années deux mille. « À pas feutrés, dit-il, je suis entré dans le monde de mes personnages fictifs, et j'ai partagé joies et chagrins. »

    Dans la turbulence d'un Québec changeant, les personnages de La Terre promise sont à la recherche du bonheur, qu'ils soient de Montréal ou de Gaspésie. Attirés par la transgression des conventions sociales, ils se heurtent souvent à la solitude et au rejet de leur entourage. Les mentalités évoluent, mais pas les interdits...

    Les dix nouvelles de ce recueil sont à lire pour la finesse des observations, le pittoresque des personnages, le grand art de la narration et la justesse du portrait de société qu'elles nous offrent.

  • Ce livre est un plaidoyer pour la paix en Palestine, accompagné de cent illustrations et appuyé par des informations et des notes tirées de documents officiels. Samih Abu Zakieh y décrit le monde dans lequel il vit depuis sa naissance. Un monde sous « occupation ». Bien sûr, nous connaissons le mot « occupation », mais savons-nous ce qu'il signifie réellement ? Quand avons-nous entendu parler de la terreur et de la misère qui se cachent derrière ce mot ? Les horreurs quotidiennes de l'occupation israélienne restent largement invisibles dans nos journaux ou sur nos écrans de télévision... The dove of peace - a worldwide symbol first made famous by Pablo Picasso - has passed into the capable hands of Samih Abu Zakieh, an artist and teacher who keeps hope alive in hell. The peace dove nests in Hebron.

    Pendant les longs jours de couvre-feu, prisonnier chez lui, dans le bruit infernal de la mitraille, des chars et des bulldozers sillonnant les rues d'Hébron, Samih dessinait sans relâche des colombes... Ses messagères de paix sont rassemblées dans ce livre. Mais l'histoire racontée ici, qui est présentée en français, en arabe et en anglais, n'est pas seulement une histoire de dessins, c'est l'appel d'un pacifiste qui nous livre un message de non-violence, d'amour et d'espoir en la fraternité humaine et en la justice.

    Puissent la voix de Samih Abu Zakieh et celles des enfants palestiniens être entendues par tous ceux et celles qui gardent, fiché au coeur, l'espoir que s'ouvrent enfin ces chemins vers la paix entre tous les peuples de la Terre.

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