Les Presses de l'Université de Montréal

  • La société a engendré ces dernières années une demande très importante pour la gouvernance éthique de plusieurs domaines, de la médecine au politique, des affaires à l´éducation. L´objet de ce livre est d´exposer les principaux obstacles qui se présentent à l´éthicien et de proposer des pistes qui permettraient de les éviter. Parmi ces pièges, les plus importants sont les suivants. 1. Le piège de l´« application »: l´éthicien dispose de théories et de principes qu´il est tentant de vouloir tout simplement « appliquer » aux situations concrètes. Mais la relation entre théorie et pratique doit être pensée de manière plus nuancée. 2. Le piège de la partisanerie : la crédibilité de l´éthicien dépend de ce qu´il ne soit pas perçu comme un simple partisan. Mais le désengagement n´est pas non plus une option pour lui. Comment trouver le juste milieu entre ces positions ? 3. Le piège des médias: l´éthicien cherchant à informer les débats publics entrera forcément dans une relation avec les médias. Mais les médias dans une société commerciale ne sont pas motivés uniquement par le souci de la vérité et du bien public.
    Daniel M. Weinstock est professeur titulaire au Département de philosophie de l´Université de Montréal et directeur du Centre de recherche en éthique de cette université.

  • Être sinologue, c´est chercher à comprendre et à faire comprendre les multiples facettes de la société et de la culture de la Chine. Par son isolement physique et culturel à l´autre bout de l´Eurasie, la Chine se donne comme l´Autre du monde indo-européen. Il incombe au sinologue de « traduire » cette différence pour à la fois comprendre et respecter la spécificité chinoise, enrichir l´esprit et le coeur de l´Occident, et favoriser la communication la plus ouverte entre deux pôles incontournables de la planète. C´était bien là les valeurs que préconisait Jean Pierre Abel-Rémusat (1788-1832), titulaire de la première chaire d´études chinoises en Occident au Collège de France en 1814 et fondateur de l´étude scientifique de la Chine : la sinologie.
    Charles Le Blanc est professeur émérite de philosophie chinoise à l´Université de Montréal. Aux PUM, il dirige la collection « Sociétés et cultures de l´Asie », il a publié Le Wen zi (2000) et a traduit Confucius (2004) et La population chinoise (2006). Il a aussi publié, avec Rémi Mathieu, Philosophes taoïstes II : le Huainan zi (Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2003).

  • On se trompe souvent : comme le disent les auteurs, «Il est urgent d'en finir avec les stéréotypes du traducteur mécanicien qui substitue des vis millimétrées aux vis en pouces.» Le traducteur est plutôt un professionnel caractérisé à la fois par sa curiosité (les traducteurs changent souvent de domaines de travail, au gré des contrats), par son insertion dans des réseaux nombreux (le traducteur circule dans des cultures diverses) et par sa maîtrise de la langue (des langues, en fait : celle du texte de départ et, surtout, de la langue d'arrivée). Les auteurs s'intéressent d'abord et avant tout à la dimension concrète du travail du traducteur. Où est-il formé ? De quelles associations doit-il faire partie ? Comment est-il payé ? Quels sont ses outils, et notamment ses outils numériques ? Il y a donc une forte dimension pratique à l'ouvrage.

    Georges L. Bastin et Monique C. Cormier sont professeurs au Département de linguistique et de traduction de l'Université de Montréal. Ils sont tous les deux chercheurs : le premier est spécialisé en histoire de la langue espagnole, la seconde, dans les dictionnaires anciens et modernes. Surtout, ils ont tous les deux une longue et solide expérience professionnelle : Monique C.Cormier a récemment été présidente de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ); Georges L. Bastin y est formateur; elle est terminologue, il est traducteur. Bref, l'une et l'autre sont des analystes et des praticiens de la traduction.

  • Des chevaliers armés d'épées en mousse s'affrontent le dimanche sur les flancs du mont Royal. Game of Thrones et The Lord of the Rings séduisent les foules. Les jeux vidéo plongeant les joueurs dans le passé médiéval sont nombreux et populaires. On le voit : il y a un engouement pour le Moyen Âge. Francis Gingras montre comment cette période historique est aussi un objet d'étude pour beaucoup de disciplines : littérature, histoire, histoire de l'art, philosophie, etc.Le Moyen Âge nous paraît familier ; l'auteur montre que c'est en fait une période très éloignée de la nôtre, étrangère à plusieurs égards, mais qui a encore des choses à nous dire.

  • Les architectes, les urbanistes et parfois les architectes de paysage mentionnent dans leurs biographies pro­fessionnelles le « design urbain » comme appartenant à leur champ d'expertise. Les architectes, les urba­nistes et les architectes de paysage seraient-ils natu­rellement des designers urbains ? Et le design urbain ne serait-il qu'une activité connexe de l'urbanisme, de l'architecture de paysage et plus encore de l'architec­ture ? Cela a été probablement vrai, cela l'est de moins en moins et cela ne le sera plus dans l'avenir. La raison en est simple. Le design urbain est aujourd'hui devenu une discipline qui doit répondre non seulement à une demande exigeante tant culturellement que techni­quement, économiquement et environnementale­ment, mais aussi à une demande politique et citoyenne de plus en plus forte. Le design urbain a gagné son autonomie et il échappe désormais aux seules pra­tiques architecturales et urbanistiques. Certes le designer urbain « dessine » toujours la ville. C'est pour cela qu'il a besoin d'être formé au « dessin » pour être capable de la « dessiner » avec talent. Mais son rôle et sa responsabilité dépassent la simple composition gra­phique des espaces publics. Le design urbain s'affirme aujourd'hui comme une profession à part entière, une profession certes « cousine » des disciplines de l'archi­tecture, de l'urbanisme et de l'architecture de paysage, mais une profession autonome. C'est la raison de ce petit opus.

    Les lecteurs et lectrices constateront que le texte, pour illustrer la vitalité de la profession, fait référence à de nombreux auteurs, théoriciens et praticiens. De courtes biographies sont données en annexe.

  • L´astronomie, née il y a plus de 5 000 ans, est assurément la plus ancienne des sciences. D´une activité intensément pratique à ses débuts, elle est devenue aujourd´hui une science sophistiquée, qui ressemble peu à la discipline ayant eu cours dans les civilisations antiques. L´observation à l´oeil nu des premiers astronomes fait aujourd´hui place à une investigation soutenue par une panoplie de télescopes de plus en plus imposants, situés en altitude ou dans l´espace et équipés de récepteurs sensibles à divers types de rayonnement. En parallèle, à la vision aristotélicienne d´un univers immuable qui a caractérisé l´astronomie pendant des siècles, se substitue maintenant l´image d´un univers dynamique à toutes ses échelles.
    François Wesemael est professeur titulaire au Département de physique de l´Université de Montréal. Il est récipiendaire de la médaille Herzberg de l´Association canadienne des physiciens et de la médaille commémorative Rutherford en physique de la Société royale du Canada.

  • Quand Richelieu fonda l´Académie française en 1635, il demanda aux membres de cette auguste assemblée de dicter le bel usage. Aujourd´hui, les lexicographes décrivent-ils le bon usage ou tout simplement l´usage ? Leur revient-il de définir la norme d´une langue ? Comment établissent-ils cette représentation de la langue qu´est le dictionnaire ? Ce texte qui décortique la pratique lexicographique et les défis des lexicographes montre comment le dictionnaire reste le radar de la langue puisque les lexicographes doivent observer les usages lexicaux et tenir compte à la fois du travail de leurs prédécesseurs, des auteurs, des journalistes et de l´émergence de nouveaux mots et de sens nouveaux.
    Marie-Éva de Villers est chercheuse agrégée à HEC Montréal. Elle a écrit notamment : Le multidictionnaire de la langue française (4e édition, 2003), La nouvelle grammaire en tableaux (4e édition, 2003), Le vif désir de durer. Illustration de la norme réelle du français québécois (2005).

  • Michel Seymour a choisi la philosophie analytique comme champ de recherche. La philosophie analytique est un courant de pensée dominé par les intellectuels vivant dans les pays anglo-saxons. Les résultats des recherches effectuées dans ce domaine sont publiés généralement en anglais, et les auteurs qui contribuent à ce courant de pensée se servent du modèle de la science pour donner un sens à leur propre activité philosophique. Le courant dominant y est en outre d´inspiration individualiste. Michel Seymour décrit ici comment se vit l´expérience de la philosophie analytique pour un Québécois francophone anti-individualiste et nationaliste qui croit à la valeur de la diversité des cultures et à l´autodétermination du Québec.
    Michel Seymour est professeur titulaire au Département de philosophie de l´Université de Montréal. Il est l´auteur de plusieurs livres dont L´institution du langage (PUM, 2005).

  • Dans l´imaginaire collectif, le criminologue est un être étrange qui pourchasse des tueurs en série. Bien que cette représentation ne soit pas totalement erronée, elle ne constitue pas l´essence du travail du criminologue. En fait, ce professionnel peut être impliqué dans chacune des étapes du système de justice, à savoir : 1) le support aux enquêtes ; 2) le traitement des criminels violents ; 3) l´évaluation des risques de récidive; 4) le suivi de criminels lors de leur réinsertion sociale ; 5) le support aux victimes d´actes criminels. L´auteur met en lumière les activités d´un criminologue impliqué dans la protection du public, mais respectant également les droits des criminels.
    Jean Proulx est professeur titulaire à l´École de criminologie de l´Université de Montréal, dont il est l´actuel directeur.

  • « Le texte qui suit n'est pas à proprement parler une introduction à la démographie. Il représente plutôt une vision personnelle d'une discipline qui me passionnedepuis plus de quarante ans et qui m'a permis de mieux comprendre les enjeux fondamentaux des sociétés, que celles-ci soient considérées comme « développées » ou en « voie de développement ». Il est clair que ma conception de la démographie est fortement teintée par ma formation en sociologie et par mes expériences tant québécoises qu'africaines, aussi bien dans la recherche fondamentale que dans l'enseignementet la pratique d'intervention sur le terrain. »Quel est le rôle, dans la Cité, des chercheurs, des intellectuels, des professeurs, des universitaires en général? Qui sont-ils et que font-ils exactement? Quel a été leur parcours intellectuel? La collection « Profession » répond à ces questions.

  • Ayant pour objet la ville et les processus d´urbanisation, l´urbaniste mobilise, pour remplir sa mission, des savoirs et compétences disciplinaires variés (sociologie, économie, génie civil, sciences politiques, architecture urbaine, géographie, sciences de la gestion, etc.). Né en début de deuxième moitié du XIXe siècle dans le sillage des préoccupations hygiénistes et longtemps préoccupé par les questions de croissance, l´urbanisme est aujourd´hui convoqué sur le terrain d´une urbanisation généralisée et du développement durable. Ce qui a toutes les apparences d´un nouveau défi est en même temps un retour aux sources. Face à cette évolution récente des enjeux et des défis, comment et où se situe l´urbaniste québécois ?

    Gérard Beaudet est professeur titulaire et directeur de l´Institut d'urbanisme à la Faculté de l'aménagement de l´Université de Montréal.

  • Pour révéler les multiples facettes de la profession de géographe, Rodolphe De Koninck a choisi la veine autobiographique. Ses lecteurs le suivront donc de l´Ouganda aux Cent-Îles du lac Saint-Pierre, de la Malaysia à la Grèce, de l´Indonésie à la Nouvelle-Orléans. Ils découvriront l´importance de la cartographie, ils verront comment la géographie a partie liée avec l´urbanisme et les sciences de l´environnement, ils revivront des crises (le tsunami de 2004, l´ouragan Katrina de 2005). Ils suivront à la trace un pédagogue et un citoyen engagé. Surtout, ils devront constater la place centrale que la géographie occupe dans leur vie.
    Rodolphe De Koninck a été professeur au Département de géographie de l´Université Laval (Québec, Canada) de 1970 à 2002. Depuis 2002, il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études asiatiques de l´Université de Montréal. Il est l´auteur de vingt livres, directeur de publication de quinze autres et de plus de 140 articles scientifiques parus dans 25 revues et journaux, dans douze pays et en cinq langues. Spécialiste de l´Asie du Sud-Est, Rodolphe De Koninck s´est aussi beaucoup intéressé à la géographie québécoise. En 1990, il a été élu membre de la Société royale du Canada. En 1998, il a reçu le prix Jacques-Rousseau (interdisciplinarité) de l´ACFAS et, l´année suivante, le prix Innis-Gérin (sciences humaines) de la Société royale du Canada.

  • Pour Pierre Bonnechere, l´histoire est le compte rendu raisonné d´une enquête scientifique dans un passé humain à jamais refermé sur lui-même, sous le regard amusé de trois fées retorses, nommées Vérité, Chance et Objectivité. Sensible aux questions de méthode, l´auteur prend ses exemples en des périodes et en des lieux divers, de l´Antiquité au XXIe siècle, de la Grèce et de Rome au Québec. Il réfléchit autant aux problèmes concrets rencontrés par les historiens qu´à leur statut dans l´histoire. Le paradoxe n´est qu´apparent : l´histoire est elle-même un objet d´histoire.
    Enseignant l´histoire grecque à l´Université de Montréal depuis 1993, Pierre Bonnechere y dirige le Centre d´études classiques, consacré à l´histoire, à l´archéologie et à la littérature du monde gréco-romain. Il est titulaire d´un doctorat en Philosophie et lettres (Histoire ancienne) de l´Université de Louvain (Belgique). Ses principaux intérêts vont à la religion et aux mentalités de la Grèce antique. Il est plus particulièrement spécialiste des modalités de communication entre hommes et dieux, que ce soit par l´intermédiaire du sacrifice animal et de son corollaire mythique, le sacrifice humain, ou par la divination, à savoir les moyens de prendre connaissance des volontés divines.

  • Dans l'imaginaire collectif, le latiniste est un érudit qui travaille exclusivement à la littérature religieuse et mystique du Moyen Âge. Bien que cette représentation ne soit pas tout à fait erronée, comment comprendre, toutefois, que l'auteure d'Harry Potter ait décidé de faire traduire les sept volumes de la série en latin et même en grec ancien ? De la traduction à l'usage moderne du latin, cet essai nous dévoile les facettes inconnues et fascinantes de ce métier.

  • Un cliché populaire veut que la profession de psychologue attire des gens qui veulent se comprendre eux-mêmes. Cependant, le fond de vérité de cette boutade révèle qu'en réalité les gens attirés par cette profession sont souvent des gens sensibles, intéressés par les relations humaines, ayant un profond désir d'aider les autres et de soulager les souffrances humaines.

  • Émancipée des récits de vie d´artiste et d´un statut de « fille de l´archéologie » qui, de la Renaissance au xixe siècle, en ont orienté les pratiques, l´histoire de l´art traverse depuis une trentaine d´années un moment important dans sa constante redéfinition disciplinaire. L´auteure aborde cette question en voyant comment la notion d´histoire et la notion d´art connaissent d´importantes remises en question qui, au sein de la discipline de l´histoire de l´art, ébranlent aussi bien la construction des récits que la définition de ce qui constitue désormais son objet élargi. C´est en même temps l´occasion de réfléchir sur la façon dont s´articulent, dans l´histoire et dans le temps présent, les deux grandes institutions porteuses de cette discipline : le musée et l´université.

    Johanne Lamoureux est professeure titulaire au Département d´histoire de l´art de l´Université de Montréal. Ses domaines de recherche sont : l´art contemporain et l´art actuel ; l´histoire, la critique et la théorie ; la peinture française des XVIIIe siècle et début du XIXe siècle ; l´histoire de l´art et l´interdisciplinarité. Elle est aussi directrice du département.

  • La musique, c´est bien connu, est avant tout source d´émotion et de plaisir. Elle accompagne notre vie quotidienne, dont elle constitue le paysage sonore sans même que nous nous en rendions compte. Alors, pourquoi y a-t-il des musicologues, c´est-à-dire des chercheurs qui prétendent aborder la musique d´un point de vue scientifique ? Quelles questions se posent-ils ? Quels problèmes cherchent-ils à résoudre ? Comment travaillent-ils et où ? Le discours sur la musique ne serait-il pas quelque peu parasitaire ? Que peut-il apporter aux mélomanes et aux amoureux de la musique ? Telles sont quelques-unes des questions que le grand public se pose souvent au sujet de la profession de musicologue, et auxquelles Jean-Jacques Nattiez tentera de répondre en empruntant des exemples concrets à ses propres champs de recherche : la musique de Wagner et celle... des Inuit.
    L´auteur Jean-Jacques Nattiez est professeur titulaire de musicologie à la Faculté de musique de l´Université de Montréal et pionnier de la sémiologie musicale, une des branches contemporaines de la discipline. Ses champs de recherche spécifiques ont porté sur les opéras de Wagner, les rapports entre musique et littérature, les écrits du compositeur et chef d´orchestre Pierre Boulez et, en tant qu´ethnomusicologue, sur la musique des Inuit, des Aïnou (Japon), des Tchouktches (Sibérie), des Baganda (Ouganda) et des Amérindiens Nahuas (Mexique).

  • Un vieil adage, souvent repris, veut que « le droit mène à tout ». Si l'on peut déceler dans cette affirmation une certaine part d'exagération - après tout, le droit et la biologie moléculaire demeurent des disciplines bien distinctes -, une formation en droit ouvre en effet de nombreux horizons de carrière, en plus de contribuer à l'épanouissement intellectuel des personnes qui y ont accès. En outre, cette formation a parfois des effets secondaires, en façonnant la personnalité de celles et de ceux qui la suivent. Beaucoup de familles ou d'amis ont ainsi été surpris de constater les transformations, souvent pour le meilleur mais parfois pour le pire, que subissent les personnes qui étudient en droit : le scepticisme s'accroît, les exigences quant à la qualité des raisons données pour justifier telle ou telle action deviennent plus strictes, l'art de l'argumentation s'affine ; dans le pire scénario, l'égo enfle. Mais le propos de ce petit ouvrage n'est pas, tant s'en faut, de faire la psychanalyse de l'apprenti juriste ; il s'agit plutôt de se pencher sur ce que signifie, aujourd'hui, être juriste. Cela oblige à aborder la question de la formation de celles et de ceux qui aspirent à le devenir.

    Quel est le rôle, dans la Cité, des chercheurs, des intellectuels, des professeurs, des universitaires en général ? Qui sont-ils et que font-ils exactement ? Quel a été leur parcours intellectuel ? La collection « Profession » répond à ces questions.

    Jean-François Gaudreault-DesBiens et Marie-Claude Rigaud sont professeurs à la Faculté de droit de l'Université de Montréal.

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