Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • La science est une puissante manifestation de la curiosité humaine. Elle est une démarche qui vise à comprendre et à expliquer le monde, incluant les humains. La plupart des gens aiment la science et désirent en entendre parler ou lire sur le sujet. Si, chez certains, la science suscite curiosité et enthousiasme, chez d'autres elle provoque la crainte, l'incrédulité ou le simple déni. La science bouleverse, parfois profondément et viscéralement. Les savoirs scientifiques à la fois réconfortent et dérangent parce qu'ils abordent des questions existentielles : qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Comme nous l'enseigne éloquemment l'histoire des sciences, la science bouge. La démarche du scientifique, qui ne s'arrête jamais, est de toujours tendre vers une meilleure appréhension du monde. Qu'est-ce qui donne à la science sa qualité intellectuelle première ? La réponse est simple : la science marche, elle fonctionne.

  • Remèdes mortels et crime organisé ; comment l'industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé Nouv.

    Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l'industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L'auteur établit des rapprochements convaincants entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie du tabac et révèle l'extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l'attention du public et des politiciens. Il s'appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l'extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l'inefficacité de la réglementation pharmaceutique - une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c'est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C'est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste... Tout ce que nous savons sur leur compte, c'est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins... Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu'ils extrapolent la confiance qu'ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s'ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n'est les informations fabriquées de toutes pièces par l'industrie pharmaceutique... Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m'écrire pour m'expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité... Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes - ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments -, nous aurions tout fait pour la contenir. »

  • L'histoire de la philosophie est une oeuvre collective qui s'étale sur une longue période. Les
    chapitres s'enchaînent sans avoir été coordonnés. Aussi, l'enjeu, pour chaque nouvelle génération, c'est de se réapproprier cette histoire.

    Les auteurs du présent ouvrage nous proposent une manière originale d'y arriver. Par le dialogue, les philosophes de la tradition semblent revivre pour faire le point sur leur cheminement. Socrate, Kant, Marx, Arendt et bien d'autres répondent aux questions de Laure Becdelièvre, Laurence Hansen-Löve et Fabien Lamouche.

    Au fil de ces conversations imaginaires, nous découvrons comment l'esprit de résistance a pu s'incarner à travers les figures de penseurs aussi profonds que subtils et aussi novateurs qu'insoumis.

  • Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu'au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l'artisanat.

    Les Atikamekw ont une très longue histoire d'occupation de leur territoire et d'utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure.

    Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.

  • Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Economie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d'origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.

  • Dans cet ouvrage, en se basant sur les faits disponibles, l'auteur de Psychiatrie mortelle et déni organisé montre que la manière dont nous utilisons habituellement les médicaments psychiatriques inflige beaucoup plus de tort qu'elle ne fait du bien. Le professeur et médecin Peter C. Gotzche établit que les médicaments psychiatriques tuent chaque année plus d'un demi-million de gens de 65 ans et plus aux Etats-Unis et en Europe. Ces médicaments sont la troisième cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer. Or, la consommation actuelle de psychotropes pourrait être réduite de 98%, tout en améliorant la santé mentale et physique ainsi que la survie des patients. Cependant, il peut s'avérer difficile d'arrêter les traitements, car plusieurs patients deviennent dépendants de ces médicaments. Comme les symptômes de sevrage peuvent s'échelonner sur une longue période et même être dangereux, il sera habituellement nécessaire de recourir à un sevrage lent et progressif.

    Dans son livre, Gotzsche soutient aussi que les chefs de la psychiatrie - souvent à la solde de l'industrie pharmaceutique - ont créé et promu de nombreux mythes pendant des décennies pour mieux cacher le fait que la psychiatrie biologique a été généralement un échec. La psychiatrie biologique croit que les médicaments sont la « solution » à presque tous les problèmes, en contradiction marquée avec les opinions des patients, car plusieurs ne réagissent pas bien aux médicaments qu'ils reçoivent.

  • Le xxie siècle a débuté, dans bon nombre de pays, avec des progrès législatifs conséquents pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes (LGBTI). Le mariage pour tous, l'ouverture à l'adoption pour les couples de même sexe, des lois réprimant les discriminations liées aux identités de genre et aux orientations sexuelles... autant de dispositions qui s'appliquent dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord et quelques pays du Sud, même si quelques-uns, ici ou là, y voient encore une perversion de l'Occident et considèrent toujours les personnes LGBTI comme de dangereux délinquants, des malades chroniques, des pécheurs sans remords.

    Les jeunes « sont » le monde d'aujourd'hui et, à ce titre, le façonnent. Les jeunes LGBTI sont donc une partie de ce monde et de ses artisans. Mais ils investissent également d'autres mondes, à la marge, plus ouverts à leurs identités. Ils investissent des « lieux autres », réels et imaginaires, où ils peuvent enfin exister, être reconnus et, lorsqu'ils ont été symboliquement mis à mort, renaître. Il peut y avoir des passages d'un monde à l'autre, mais il peut aussi y avoir des frontières infranchissables, des murs de la honte. Le risque, c'est que ces deux mondes soient tellement étrangers l'un à l'autre et deviennent tellement inconciliables qu'aucun échange ni aucun partage ne puisse advenir.

    Cette enquête auprès des jeunes LGBTI plaide pour un métissage des cultures, pour une ode à la diversité, pour une attention distinctive à toutes les existences.

  • Etrangement, même si les personnes handicapées ont toujours existé dans l'histoire de l'humanité, bien peu de réflexions leur ont été consacrées. La philosophie est quasiment muette sur le sujet. Le temps paraît venu de proposer une véritable pensée du handicap. Les sciences sociales l'ont entreprise, en s'opposant à la conception médicale qui considérait spontanément le handicap comme une infirmité, une chose purement négative. Les handicapés eux-mêmes nous ont appris à revenir sur cette vision simpliste, certains (en particulier les sourds) rejetant complètement le terme de handicap pour les qualifier. Il est sans doute possible aujourd'hui d'aller plus loin, en élargissant radicalement cette notion. Ne sommes-nous pas tous, au fond, valides ou invalides, des handicapés d'une certaine manière à l'égard de l'existence ?
    L'homme présumé « diminué » par le handicap apparaît également, de nos jours, opposé en tous points à l'homme supposé « augmenté » dont parle ce courant de pensée contemporain, le transhumanisme. Mais cette confrontation est-elle justifiée ? N'y a-t-il pas plutôt, dans la réconciliation entre pensée du handicap et transhumanisme, une occasion nouvelle et originale de repenser la vieille question du sens de la vie ? C'est ce que cet essai tentera de démontrer.

  • Il y a chez Thomas d'Aquin une autre morale que celle que nous connaissons. Si elle n'a pas été développée, c'est que les options et les sensibilités du temps ne la réclamaient pas. Cette autre morale, dont les assises ne font aucun doute, se trouve, elle, en rapport avec le meilleur des options et des sensibilités de notre temps.
    La morale de Thomas d'Aquin est celle du chemin qui conduit à Dieu. Les humains sont ici-bas des voyageurs, en quête de leur fin bienheureuse. Si riche soit-elle, cette morale ne promeut pas pour elles-mêmes les valeurs proprement terrestres et humaines.
    L'autre morale se définit comme une manifestation de ce qui nous habite : Dieu est en nous et pas seulement dans un au-delà, et notre vie éternelle est déjà commencée. En manifestant ce qui en nous est vie et valeur, nous les faisons nôtres et nous les développons; en les engageant dans des tâches terrestres et humaines, nous prenons au sérieux la création de Dieu remise entre nos mains. Et nous travaillons au voeu que celle-ci porte : la promotion des peuples et l'instauration d'une société juste et fraternelle dès ici-bas.
    Le livre articule, en finale, ces deux morales dans un nouvel ensemble.

  • La littérature scientifique regorge d'informations sur le phénomène religieux qui, malheureusement, atteignent rarement le grand public. L'auteur a parcouru des centaines de ces travaux et nous livre, dans cet ouvrage de vulgarisation, des résultats qui étonneront tant les spécialistes de diverses disciplines que tous ceux et celles qui se questionnent sur le phénomène religieux.

    Les données recueillies révèlent des aspects fort méconnus de la religion et défont plusieurs idées reçues. Est-il vrai, par exemple, que la religion est un gage de meilleure santé ? La croyance religieuse est-elle en régression ou connaît-elle une remontée ? Religion et morale vont-elles de pair ? La religion est-elle un facteur de violence ou de pacification? Que révèlent les recherches scientifiques sur les expériences de mort imminente (near death experience) et les « sorties hors corps » ? Comment la théorie de l'évolution explique-t-elle l'origine et la persistance de la religion ?

    Ce sont là quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage qui jette un regard critique sur le phénomène religieux en prenant résolument parti pour la science. Que vous soyez croyant ou incroyant, vous ne verrez plus la religion de la même manière après avoir lu ce livre.

  • Montrant que le temps de grandes concertations internationales est certainement venu pour sauver un patrimoine commun, le texte passe en revue les réactions des Etats envers le cyberterrorisme pour couper le réseau aux terroristes... Le but du terrorisme est de semer le trouble, d'exercer du chantage, de provoquer le chaos. Il passe par deux vecteurs, l'un humain, l'autre technologique.



    Les terroristes agissent sur les hommes en suscitant la peur ou en étant prosélytes.Ils agissent par Internet, soit en laissant planer des doutes sur la sécurité et la sûreté des installations stratégiques, soit en provoquant la dépendance par des méthodes sectaires.

    Ainsi, les machines auraient un pouvoir sur les hommes, les uns seraient convertis, les autres terrorisés...
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    Pour sortir du chaos et rétablir un ordre, passer les relais après l'état d'urgence, il faut se garder des dérives totalitaires qui seraient des leurres pires finalement que le mal...

    Le présent essai est un appel citoyen qui est fait aux familles qui doivent prendre conscience de la menace jusque dans les recoins les plus éloignés de la République et agir sur l'éducation des enfants. Le texte s'adresse également aux éducateurs qui ont en charge les plus exposés. Enfin, il invite à propager l'esprit de résistance, tout comme les terroristes propagent l'esprit de peur.

  • Qui ne connaît pas Apple, la marque californienne dont le logo est une pomme croquée? Son parcours extraordinaire, commencé il y a longtemps dans un garage d'étudiant, a donné lieu à de nombreux livres. Mais, étonnamment, on trouve très peu de réflexions consacrées à penser en profondeur cette marque elle-même. Cet ouvrage est le premier essai philosophique sur le sujet écrit en français. Son but est de traiter vraiment de philosophie et vraiment d'Apple, de comprendre en particulier ces objets aujourd'hui mondialement célèbres, commençant par le fameux « i » (iPod, iPhone, iPad iMac...).
    Qu'est-ce que ces créations apportent de nouveau dans le monde? Comment les définir et quel est leur sens? Voilà les interrogations philosophiques, on pourrait même dire ontologiques (c'est-à-dire concernant la nature fondamentale de ce qui est), dont traite cet ouvrage et auxquelles il tente d'apporter les réponses les plus claires et précises possibles.

  • Parce que l'étrangeté figurative déconcerte, elle est souvent reléguée au rang des bizarreries qu'on préfère tenir à distance. Enoncée sous de multiples formes, elle témoigne d'un imaginaire fécond où « fantasme » et « fantasmagorie » se conjuguent pour donner l'impulsion à une iconographie particulièrement déroutante et entêtante. En revisitant l'histoire de l'art classique et moderne, une telle iconographie se donne également à voir sous d'autres formes dévoilant des imaginaires complexes, débridés et tourmentés dont les figures, souvent rejetées par quelques contemporains, conservent aujourd'hui encore une opacité sémantique saisissante. Par exemple, Jérôme Bosch n'hésite pas à entrecroiser les images fantasmatiques inspirées, entre autres, des bestiaires antiques et médiévaux avec celles de la scientificité de la Renaissance. Dans une perspective proche, Francisco Goya expose un imaginaire travaillé par la maladie, les angoisses et les cauchemars, peuplé de démons et d'hommes aux visages déformés et aux postures animales. Dans un style certes différent de Bosch ou de Goya, les images alchimiques font également voir des figurations singulières où des formes mimétiques convenues côtoient des figures insolites. Loin de la description d'un monde fantasmagorique, les images alchimiques nous montrent non pas l'état émotionnel de leurs auteurs, mais la nature complexe de l'art que les alchimistes pratiquent. Ces représentations étant tributaires de connaissances très spécifiques, leurs analyses par des théoriciens du visuel sont plus rares, moins approfondies, et surtout, elles négligent l'aspect parfois déconcertant des figures représentées.

  • La pensée d'Edgar Morin est inclassable. Ni science ni philosophie, enjambant la science et la philosophie, les sciences humaines et les sciences naturelles, sa pensée échappe aux cloisonnements disciplinaires et aux modes de connaissance compartimentée. Véritable touche-à-tout du savoir, autodidacte par complexion, Edgar Morin est l'auteur d'une oeuvre considérable, qui couvre le vaste champ du savoir et qui propose une méthode pour traiter la complexité du réel.

    Cet ouvrage retrace les grands moments de l'histoire personnelle et intellectuelle qui ont fait d'Edgar Morin un des grands penseurs de notre temps, et l'auteur d'une oeuvre majeure à la convergence des savoirs, oeuvre colossale et désormais incontournable pour penser notre temps et les problèmes de notre temps. L'ouvrage est composé de trois parties :

    Antes, c'est ce qui marque l'antériorité, ce sont les ouvrages d'Edgar Morin écrits avant La Méthode et qui annoncent La Méthode ;

    Camino, c'est le chemin que suit l'auteur dans La Méthode, sa grande oeuvre (six ­tomes). oeuvre synthétique et encyclopédique, La Méthode regroupe les grandes idées de l'auteur et opère le lien qui unit les différents fils de sa pensée. Le rôle capital qu'elle joue dans la pensée ­d'Edgar Morin justifie le titre de cet ouvrage et explique comment cet ouvrage a été construit ;

    Caminantes, c'est ce qui vient pendant ou après La Méthode. Ce sont essentiellement des ouvrages d'anthropolitique (politique de l'homme), « des exercices de pensée complexe » qui nous aident à mettre en pratique les principes de La Méthode sur les plans social et politique.

    Le chemin se fait en marchant (Machado). Tout au long de ce travail nous avons voulu accompagner l'auteur, et en nous laissant entraîner dans ses pas, nous avons été conduits à revisiter son oeuvre, que nous avons pu reconstituer. Ce sont plus de cinquante ans de vie intellectuelle, près de quarante volumes qui défilent devant nous et qui s'articulent autour d'un même axe central (La Méthode). Une oeuvre fascinante qui prend ici une tout autre dimension. Cet ouvrage voudrait témoigner de l'importance et de l'actualité de cette oeuvre qui inaugure son nouveau mode de pensée, la pensée complexe, seule capable de faire face aux défis vitaux et mortels du nouveau millénaire.

  • Depuis une vingtaine d'années, le thème des migrations est en vogue dans le milieu muséal, comme en témoigne la création de musées des migrations en Amérique du Nord, en Australie ou en Europe. Cet intérêt est stimulé par un contexte favorable aux migrations et à l'immigration en particulier. Il répond aussi à des enjeux sociaux et politiques contemporains. L'ouverture des frontières, le développement des outils de communication, des transports et des technologies ont favorisé les migrations, poussant certaines sociétés d'accueil à se redéfinir et à chercher des façons d'assurer l'intégration des nouveaux venus. Des nations nées de l'immigration ont pour leur part interrogé l'histoire des migrations, notamment pour construire une mémoire collective qui reconnaisse la pluralité des appartenances à l'origine de la construction du récit national. En tant que lieux de médiation, de conservation et de transmission du patrimoine collectif, les musées d'histoire et de société n'ont pas échappé à cette tendance.



    Ce recueil étudie la façon selon laquelle les musées s'approprient le thème de l'histoire des migrations et le mettent en exposition. Il dresse ainsi l'état actuel de la recherche et, ce faisant, propose une réflexion sur les rapports entre les milieux scientifiques et les lieux de diffusion des connaissances.

  • À bien des égards, le Canada est un pays de limites, un paradoxe pour un territoire qui jouit d'un espace pratiquement illimité. La majeure partie de cet espace est inhabité et inhabitable. Le nord du pays est très vaste, mais la majorité de la population vit dans le sud, le long de la frontière américaine. L'éminent historien Robert Bothwell soutient que l'histoire du Canada va au-delà de l'aspect régional ou national. À certains égards, le Canada a plus de sens vu de l'extérieur. Le reste du monde a toujours considéré ce pays comme une terre d'expérimentation et d'avenir. Les colonies, les régions et les populations disparates qui ont formé le Canada venaient d'un monde plus vaste, et y étaient liées. Au départ, la survie du pays et, ultérieurement, sa prospérité dépendaient des liens avec le monde extérieur : les technologies qui faisaient avancer les bateaux à vapeur et les trains d'un océan et d'un continent à l'autre, les armées qui se battaient pour l'Amérique du Nord, les fourrures, le blé et l'or, qui assuraient au Canada une place dans le système commercial mondial.

    À d'autres égards, le Canada est inhabituel. Pour réussir à vivre ensemble, ses habitants ont dû composer avec des croyances bien ancrées à l'égard de la religion et de la nationalité. Le compromis n'a pas été facile et l'élaboration d'un système tolérable de gouvernement et de politique a donné lieu à des affrontements pénibles entre les Français et les Anglais, l'Est et l'Ouest, les natifs du pays et les non-natifs.

    Pays difficile et aux prises avec des défis, le Canada a néanmoins réussi contre toute attente : au XXIe siècle, il demeure un havre de paix et de prospérité. Ouvrage érudit, bien qu'accessible et témoignant d'un don pour la narration, Une histoire du Canada brosse un riche portrait d'un pays dynamique et complexe.

    « Cette grande synthèse d'histoire canadienne est l'oeuvre remarquable d'un historien solide qui touche aux principaux thèmes de l'histoire du Canada présentés avec une grande clarté et appuyés sur une écriture limpide qui a du souffle. Robert Bothwell tient compte de l'ensemble de l'histoire du pays et de ses régions sans jamais entrer dans des visions étroites des faits. » - Réal Bélanger est historien, codirecteur du Dictionnaire biographique du Canada, auteur de Wilfrid Laurier. Quand la politique devient passion et professeur retraité du Département d'histoire de l'Université Laval.

  • Une étude comparée des théories de la connaissance chez les savants du 19e siècle et les philosophes du début du 20e siècle

  • Qui n'éprouve pas avec crainte ou nostalgie la résonance intérieure des mots du poète-chanteur : " Mourir, cela n'est rien, mais vieillir... " ? Source de peurs individuelles et collectives, le vieillissement représente un véritable défi pour nos sociétés occidentales, fondées sur le progrès et la modernité, et pour leurs responsables politiques, qu'ils soient nationaux ou locaux. Pour cela même, nous sommes invités à une vision renouvelée de l'avancée en âge par la saisie de possibilités inédites et créatrices sur le terrain des relations intergénérationnelles, de l'aménagement du territoire, de la question éthique, de l'offre de services sociaux et sanitaires, de l'engagement associatif et politique... Dès lors, comment ne pas y déceler un domaine d'élection pour un opportun croisement des regards, source d'analyse comparée, de confrontation des pratiques et de dialogue entre chercheurs et acteurs ? L'importance de ces enjeux a conduit les inspirateurs québécois et français des Rencontres Champlain-Montaigne à faire du vieillissement le thème de leur troisième colloque. Ce moment particulier de réflexion a permis de discerner dans le vieillissement un indicateur privilégié de la transformation des formes de solidarité et de responsabilité et un vecteur de modalités nouvelles de la construction du lien civique.

  • Arnold van Gennep (1873-1957) est aujourd'hui reconnu comme un chercheur méticuleux et talentueux. Amoncelant et classant des sommes de travaux ethnographiques, avec le temps et la rigueur nécessaires, il perçoit avec une acuité fulgurante, au travers des imaginaires sociaux qui se déploient sous ses yeux, des structures symboliques propres aux organisations humaines. Avec ses Rites de passage, c'est tout un pan de l'anthropologie religieuse qui s'éclaire et éclaire les destins croisés de l'être humain et des communautés humaines.

    Arnold van Gennep se révèle encore aujourd'hui comme un analyseur du vivre ensemble. Naître, grandir, se rencontrer, s'unir, se séparer, mourir, demeurent des temps de crise individuelle qui ébranlent, dans les sociétés traditionnelles aussi bien que dans les sociétés modernes, les tribus, les cercles relationnels du sujet concerné.

  • J'espère que la vérité de mes livres est dans l'avenir.
    Michel Foucault

    Dans les sciences de l'organisation et de la gestion, ce livre est le premier à réunir les principaux travaux anglosaxons et francophones sur la pensée de Foucault. Face aux formes actuelles de la gestion des entreprises ou aux courants académiques, y compris les plus critiques, la discussion des concepts foucaldiens permet des prises de distance et des avancées nouvelles. Quatre thèmes sont ici privilégiés : Foucault, théoricien des organisations ?, les instruments de l'action collective, la question de l'autonomie et la gouvernementalité en action. En montrant que les dispositifs de gestion forgent non pas la « vérité », mais le « réel » des organisations, ce livre confirme l'importance insoupçonnée des modes de gestion ou de gouvernement pour l'histoire de la culture et de l'action collective modernes.

  • Les voix qui se font entendre dans ce volume sont celles de femmes latino-américaines (Mexique, Guatemala et Pérou) qui, pour des raisons socioéconomiques ou politiques, n'ont pas hésité à partir ailleurs pour s'en sortir, laissant derrière elles tous leurs repères. Leur récit est un continuel va-et-vient entre leur présent et leur passé, une sorte de bilan où chaque événements est soumis à une évaluation. La distance qu'elles prennent par rapport au trauma vécue leur permet de donner un sens à ces événements et d'en tirer toute leur force, faisant preuve d'une réelle capacité de résilience. Le rôle joué par le médiateur auprès de ces sujets narrants rappelle la relation binaire existant entre le psychnalyste et son patient : dans les deux cas un pacte de confiance s'établit et l'un écoute ce que l'autre a à lui révéler. Comme le thérapeute, le médiateur peut observer les effets positifs du travail de la mémoire sur l'estime de soi du sujet narrant. Ces femmes ont accompli des tours de force dans leur parcours de vie et particulièrement pendant et après leur démarche pour obtenir leur statut d'immigantes. Elles n'avaient pas le choix, c'était comme le dit l'expresion populaire : « Marche ou crève », et bien sûr elles sont choisi de marcher, marcher, marcher...

  • La figuration de l'altérité amérindienne constitue l'axe thématique choisi pour explorer les relations littéraires interaméricaines à partir d'un corpus constitué de romans contemporains brésiliens, québécois et argentins, publiés depuis 1980. L'examen des modalités de construction de la figure fictionnelle de l'Amérindien s'ouvre au dialogue avec les discours sociaux produits au sein de nos sociétés contemporaines, tout en cherchant à éclairer les lignes de force thématiques et formelles que les auteurs explorent pour mettre en scène la contemporanéité des contacts entre des systèmes culturels distincts - ceux des communautés amérindiennes et des sociétés nationales des Amériques. Les textes romanesques étudiés proposent une relecture de l'histoire de cette rencontre, récupèrent la dimension mémorielle de l'inscription du territoire du continent américain dans la longue durée, dévoilent une vision du monde qui participe de notre temps présent et avec laquelle nous éprouvons un besoin urgent d'apprendre à dialoguer. Ce faisant, ils contribuent à élargir le potentiel imaginaire de la sensibilité contemporaine.

  • Cet ouvrage décrit les parcours de soins, entre biomédecine, médecines traditionnelles et religions des personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) suivies entre 1994 et 2012 au Centre hospitalier Louis-Constant-Fleming (hôpital de Saint-Martin, Antilles françaises). Ces parcours s'inscrivent dans différents espaces transatlantiques : l'île de Saint-Martin, Haïti, la France hexagonale et les États-Unis. L'analyse ne s'arrête pas à la scène de l'hôpital, mais présente également les contextes économiques et politiques dans lesquels les itinéraires des patients et les pratiques biomédicales s'insèrent. Le livre propose une approche théorique des espaces thérapeutiques dans le contexte de migrations transnationales malgré une législation très coercitive à l'égard des étrangers. L'approche multisituée a permis de suivre les itinéraires en relation avec différentes échelles locales, transnationales et mondiales et de proposer une écriture qui met en jeu plusieurs styles narratifs, reflet de ces différents niveaux. Il s'agit de la première ethnographie sur la partie française de Saint-Martin, paradis fiscal pour les investisseurs, friendly island pour les touristes, mais " coeur des ténèbres ", pour reprendre l'expression de Joseph Conrad, pour les migrants.

  • «Les hommes sont hommes avant d'être avocats, médecins, marchands, ou manufacturiers, et si vous en faites des hommes sensés et compétents, ils deviendront par cela même des avocats et des médecins compétents et sensés. [...] On peut être un homme de loi compétent sans avoir reçu une éducation générale; mais il appartient à l'éducation générale de donner à l'homme de loi l'esprit philosophique qui cherche des principes et les saisit, au lieu de charger sa mémoire de détails, et il en va ainsi de toutes les autres professions, y compris les métiers manuels. » John Stuart Mill

    John Stuart Mill a été nommé en 1865 recteur honoraire de l'Université de St-Andrews. Deux ans plus tard, il y prononce un discours fameux dans lequel il expose ses idées sur l'université et sur l'éducation qu'elle doit procurer à quiconque la fréquente.
    C'est ce texte qui est ici pour la première fois intégralement présenté aux lecteurs francophones. Ils y mesureront à la fois la distance qui nous sépare de l'université anglaise du XIXe siècle, mais aussi l'actualité des hautes exigences qu'avait le recteur Mill à l'égard de cette institution. Mill reste en effet un réformateur social utilitariste, démocrate et égalitariste, pour qui l'éducation doit former des personnes capables non seulement de développer leurs capacités et dispositions cognitives, émotionnelles et morales de manière à devenir autonomes, mais aussi de coopérer entre eux (et elles) afin de transformer le monde [...] (Normand Baillargeon, Antoine Beaugrand-Champagne et Camille Santerre Baillargeon)

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