Les Belles Lettres éditions

  • « Toi aussi, mon fils... » C'est à ce cri de Jules César que Marcus Junius Brutus doit sa célébrité. Né vers 85 avant J.-C., Brutus n'est pas le fils de César, mais celui de sa maîtresse Servilia. Le grand général a pris ce jeune homme brillant sous son aile protectrice, le pensant promis à un grand avenir. Pourtant, le 15 mars de l'an 44, Brutus est l'un de ceux qui percent de vingt-trois coups de poignards le corps de César. Les conjurés reprochent à celui qui vient d'être proclamé dictateur à vie d'avoir piétiné une République déjà moribonde au profit de sa toute-puissance. Pire, on le soupçonne de vouloir être fait roi. S'il n'est pas l'instigateur du complot, Brutus en a pris la tête, poussé par les républicains en raison de sa réputation d'homme vertueux et d'une grande rigueur morale. Mais, faute d'un projet élaboré, l'attentat se solde par un fiasco politique. Poursuivi par la haine de Marc Antoine, qui se pose en vengeur de César, Brutus choisit l'exil. Féru de philosophie, ami de Cicéron, Brutus n'aime ni la violence, ni la guerre. S'il fait couler le sang de César, c'est au nom d'un idéal de liberté et de justice. S'il lève des légions avec son complice Cassius, c'est dans l'espoir de rétablir la République d'antan. Mais c'est encore un échec. Brutus meurt en octobre 42 à la bataille de Philippes, défait par Marc Antoine et Octave, le futur empereur Auguste. Une histoire aux multiples rebondissements entre amitié et trahison, idéalisme et duplicité, que nous racontent Plutarque, Appien, Suétone, Dion Cassius, Cicéron. Textes réunis et présentés par Alain Rodier.

  • De Marc-Aurèle (121-180) l'Histoire retient surtout l'empereur philosophe, opposant bonté, raison et tempérance aux troubles d'un empire chancelant.
    Fils adoptif d'Antonin le Pieux, fort d'une solide éducation, il prend le pouvoir tardivement, non sans appréhension. Partisan du peuple et du Sénat, il affrontera avec patience et endurance malgré une santé précaire, les prémisses des invasions barbares. Il subira la grande peste de 167, l'épreuve du partage du pouvoir, la trahison de son général Cassius, et le fanatisme chrétien, vivace et encore neuf.
    Solitaire écrivant ses Pensées les soirs de campagne, Marc Aurèle ne renoncera jamais à la philosophie comme remède, comme lien universel ne souffrant aucune frontière, poursuivant un idéal d'unification des peuples en une Cité commune, régie par la raison.
    Raillé par ses détracteurs pour son manque de dureté et de vigueur, encensé par son entourage pour ses qualités humaines exceptionnelles, il laissera à l'Empire romain un fils tyrannique et violent, Commode, qui s'empressera de piétiner les principes de son père.
    L'Histoire auguste, Dion Cassius, Fronton, Eusèbe de Césarée ou encore Aurélius Victor, témoins et historiens antiques, nous dévoilent qui fut véritablement Marc Aurèle, entre pouvoir et réflexion.

  • 525 av. J.C.: Athènes domine un territoire d'à peine quelques milliers de km2.
    480 av. J.C.: une flotte de 300 trières, maîtresse de la mer Egée et venant de la plus grande base navale de la Méditerranée bat les 600 navires de l'envahisseur perse à Salamine. C'est la fin de la deuxième guerre médique. Athènes domine le monde grec.
    En 525, Thémistocle naît à Athènes. En 460, il meurt en exil. Qui a doté Athènes de cette flotte invincible? Thémistocle. Qui a vaincu le Grand Roi de Perse à Salamine? Thémistocle. Qui a créé le port du Pirée? Thémistocle.
    Celui qui éleva sa patrie au premier rang sera pourchassé comme un traître et finira ses jours chez l'ennemi.
    Plutarque, Diodore, Hérodote nous racontent.

  • De Tibère (42 av. J.-C. - 37 ap. J.-C.), l'Histoire retient surtout l'image d'un homme tourmenté, mélancolique et misanthrope, renonçant au pouvoir pour se livrer à d'inavouables débauches.
    Le beau-fils d'Auguste est pourtant dans sa jeunesse un général adulé, reconnu par tous pour ses qualités militaires et son génie stratégique. Élevé par la « marâtre » Livie dans le culte du pouvoir, Tibère est longtemps le jouet de manigances politiciennes avant de parvenir sur le trône impérial et de se voir assigner cette tâche impossible : devenir César après Auguste.
    Jusqu'au jour où il décide de tout quitter...
    Suétone, Tacite, Velleius Paterculus ou Dion Cassius nous racontent l'histoire d'un empereur malgré lui qui chercha, sa vie durant, à se dérober au monde et aux rouages de l'Histoire.

  • Cicéron a dix sept ans quand débute la lutte armée entre Marius et Sylla. Pendant plus d'un demi- siècle, la guerre civile va ensanglanter Rome, jusqu'à ce qu'Auguste inaugure un nouveau régime. Dans cette terrible période de convulsions et de déchirures, un homme va désespérément tenter de sauver la République. Une république conservatrice, dominée par les classes privilégiées, mais préférable à ses yeux aux aventures de la dictature militaire ou aux illusions d'un despotisme aux accents populistes. Présent sur tous les fronts, foudroyant une conjuration aux effets mortels, mais acceptant de lourds compromis au nom du moindre mal, Cicéron oscilla entre les intransigeances et les louvoiements, entre les fidélités et les volte-face. Jusqu'à l'ultime combat qu'il affronta avec énergie et avec panache.
    Mais ce lutteur avait bien d'autres passions. Orateur d'exception, philosophe érudit, poète de talent d'après Plutarque, il laissa une oeuvre abondante, qui nous est, pour l'essentiel, parvenue, et qui nous permet de suivre le cours de ses pensées et de ses émotions. Avec son appétit de culture, son idéal de tolérance, son culte de l'amitié, son attention aux autres, Cicéron ne fut pas seulement le dernier Républicain de Rome. Il en fut aussi le premier humaniste.
    Plutarque, Tacite, Appien, Salluste, Dion Cassius et Cicéron nous racontent.

  • La tradition historiographique dans sa diversité considère la conversion de Constantin au christianisme comme un moment décisif tant pour l'histoire de la Chrétienté occidentale et de Byzance que pour celle de l'Empire romain. Sa victoire sur Maxence, le 28 octobre 312 au pont Milvius, est restée célèbre car c'est à la veille de la bataille que Constantin aurait vu une croix lumineuse. Les conséquences idéologiques sont immenses et l'Empire donne ainsi à l'église chrétienne une position officielle (édit de Milan, 313). En 325, est réuni, à son initiative, le premier concile oecuménique à Nicée pour mettre un terme à l'hérésie arienne qui déchirait l'Église.
    Cet empereur au long règne (306-337), maître tout puissant de l'Empire après plusieurs guerres contre ses rivaux, met fin au système tétrarchique en rétablissant la monarchie héréditaire. Homme politique d'exception, Constantin est aussi un grand bâtisseur. Constantinople, la ville qui porte son nom, sera pour onze siècles la capitale politique, culturelle et artistique de l'Empire romain d'Orient, le centre d'une brillante civilisation.
    À sa mort, après avoir favorisé de nombreuses réformes politiques, monétaires et fiscales, sociales et religieuses, Constantin laisse derrière lui un empire pacifié. De ce personnage pragmatique et efficace que disent les sources controversées tant païennes que chrétiennes ? On trouvera dans ce livre le récit des grandes étapes de sa vie, au travers des témoignages favorables ou défavorables de Lactance, Eusèbe de Césarée, Libanios, Zosime et bien d'autres.

  • 133 avant J.-C. Rome, qui sort d'une troisième et harassante guerre contre Carthage, est au bord de la faillite: les finances sont asséchées, les populations en quête de travail s'agglutinent dans les insulae de la capitale, et la corruption règne à la tête de l'État. C'est dans ce climat économique trouble que deux frères, Tiberius et Caius Gracchus, prennent le parti du peuple et tournent le dos aux idéaux conservateurs des classes dirigeantes dont ils sont issus. En faisant voter une série de lois remettant le peuple au centre du débat public et révélant les manoeuvres politiciennes d'un Sénat corrompu, les deux hommes provoquent un mouvement d'insurrection inédit dans l'histoire de la République romaine. La riposte du Sénat, impitoyable, ne tarde pas. Politiciens véreux, arrangements mafieux, élections truquées, meurtres et conspirations: plus de cent-cinquante extraits d'auteurs antiques nous invitent à pénétrer dans les coulisses d'un système politique en perdition et à suivre l'itinéraire de deux des figures parmi les plus controversées de l'histoire de Rome. Christopher Bouix est l'auteur aux Belles Lettres de La véritable histoire de Tibère (2009), La véritable histoire des Gracques (2012) et Hocus Pocus. À l'école des sorciers en Grèce et à Rome (2012).

  • Empereur pendant un an et huit mois seulement, Julien dit l'Apostat (332 - 363) figure sur la liste des persécuteurs de l'Église, un cas unique dans l'histoire des empereurs de l'Antiquité tardive.
    Fils autoproclamé d'Hélios, vouant aux anciens dieux ainsi qu'à la philosophie grecque une adoration sans borne, il tente de mener son empire en suivant la raison éclairée et le courage conquérant de ses deux grands modèles Marc Aurèle et Alexandre le Grand.
    Il est l'un des rares empereurs à avoir jalonné son expérience du pouvoir de traités théologiques et philosophiques écrits au beau milieu de la tourmente. Il nous est également parvenu assez de lettres pour que se dresse un étonnant témoignage de la fonction même de maître d'un empire immense et peu uni à l'aube des grandes invasions.
    Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Libanios, Zosime, et Mamertin nous racontent.

  • « Delenda est Carthago! Il faut détruire Carthage! » s'évertuait à clamer Caton l'Ancien en plein Sénat romain.
    En 218 av. J.-C., Hannibal, 60 000 hommes et 40 éléphants remontent l'Espagne, passent les Pyrénées, entrent en Gaule et traversent les Alpes pour envahir l'Italie. Fin stratège, le Carthaginois bat les Romains à Trasimène et surtout à Cannes, un des plus grands affrontements de l'Antiquité, où 70 000 légionnaires, dont les deux consuls de l'année et ceux de la précédente, trouvent la mort. C'est la plus grande défaite de l'histoire romaine.
    Les cités d'Italie centrale et méridionale et la Sicile s'allient aux Carthaginois. La République est en danger.
    À partir de l'année 210, le vent tourne et les Romains menés par Fabius Maximus le Cunctator reprennent l'avantage.
    En 204, conduits par Scipion l'Africain, ils attaquent Carthage. Hannibal est rappelé d'urgence d'Italie pour affronter les Romains à Zama. Il est enfin vaincu. La paix est signée.
    Un demi-siècle plus tard, Scipion Émilien, le petit-fils de l'Africain, trouvera un prétexte pour raser la ville. Ainsi disparaît la plus grande menace qu'aura connue la République romaine.
    Qui est cet Hannibal rusé, courageux et pugnace, fin connaisseur des institutions romaines et qui fit trembler Rome? Polybe, Tite-Live et Cornélius Népos nous racontent.

  • Rome. Caligula (12-41), devient empereur à l'âge de 25 ans et ne tarde pas à s'acheminer vers un despotisme sanglant. Il mourra assassiné.
    Il laisse à sa mort l'image d'un mégalomane décadent, prompt à la débauche et aux crimes en tous genres. Quand il ne viole pas les épouses des sénateurs, il entretient avec ses soeurs des relations incestueuses et fait assassiner ou bannir la plupart de ses proches.
    Les témoignages abondent, dont beaucoup ont construit une légende noire autour de l'empereur. Certains en font un fou se prenant pour Jupiter, rejeton d'une consanguinité pratiquée par la dynastie julio-claudienne, d'autres un pauvre monarque abandonné à l'ivresse de son pouvoir trop vaste par un Sénat corrompu et lâche.
    Qui était-il ?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Dion Cassius, Suétone, Sénèque, Pline l'Ancien, Philon d'Alexandrie et Flavius Josèphe.

  • « Quant aux honneurs qui sont accordés au roi à sa mort, les lois de Lycurgue veulent montrer par là qu'on honore plus que tous les rois des Spartiates non pas en tant qu'hommes mais en tant que héros. »
    Xénophon, Constitution des Lacédémoniens, XV, 9
    Sparte, la cité orgueilleuse et guerrière, fascine les hommes depuis l'Antiquité. Plus quepour les autres cités grecques, le culte des héros fit partie des fondements de sa société. Son histoire est donc étroitement liée aux récits glorieux de ceux qui donnèrent souvent leur vie pour défendre les valeurs de leur patrie. Autant de héros que de visages différents de Sparte.
    Du législateur Lycurgue, aux courageux Othryadès et Léonidas Ier entouré de ses 300 compagnons en passant par les grands stratèges Lysandre et Agésilas et les rois audacieux Agis IV et Cléomène III pour terminer avec le tyran Nabis qui plonge Sparte dans la décadence, c'est cette histoire qu'Hérodote, Plutarque, Xénophon, Polybe, Tite-Live, Diodore et Pausanias nous racontent.

  • Avec Vercingétorix, Pompée (106-48) fut le second grand ennemi que César dut vaincre.
    Général à 23 ans, Pompée prend le parti de Sylla contre Marius, Victorieux en Afrique, en Sicile et en Espagne, il est acclamé imperator et reçoit de Sylla le surnom de Maximus, « Le Grand » en référence au conquérant macédonien Alexandre. Puis ce sont les succès contre le gladiateur Spartacus et contre les pirates qui sèment la terreur en Méditerranée. Il étend l'empire romain en Orient par ses victoires contre Mithridate et pacifie la Judée. En 60, il fait partie du premier triumvirat avec César et Crassus et épouse Julia, la fille de César. Après la mort de Crassus et alors que César est en Gaule pour vaincre Vercingétorix, Pompée est nommé consul unique pour réprimer les troubles qui sévissent à Rome. C'est en franchissant le Rubicon et en marchant en armes sur Rome que César se met hors la loi en 49. La guerre civile est déclarée. Pompée passe en Grèce avec ses partisans dont Brutus et Cicéron pour constituer une armée imposante. Le 9 août 48, il sera battu à la bataille de Pharsale et mourra décapité par les sbires du pharaon Ptolémée XIII sur les rives de l'Egypte.
    Il est écrit que César, en découvrant la tête de son ennemi, pleura.
    Appien, César, Cicéron, Dion Cassius, Flavius Josèphe, Lucain, Plutarque, Suétone et Velleius Paterculus nous racontent.

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • Avant le roi Ying Zheng (247-210), plus connu sous son titre de Premier empereur, la Chine était morcelée en de nombreux États luttant inlassablement les uns contre les autres. L'un d'entre eux, le Qin, parvint au long des IVe et IIIe siècles à devenir une puissance militaire insurpassable. Ying Zheng, faisant fond sur l'oeuvre de ses prédécesseurs, conquit alors tous les royaumes chinois, et unifia en 221 l'ensemble du territoire sous son autorité, créant un nouveau système politique : l'Empire.
    L'Empire des Qin ne survécut pas au despote qui le fonda, mais les réformes idéologiques et administratives qu'Ying Zheng fit appliquer jetèrent les bases de tous les pouvoirs politiques s'étant succédé en Chine jusqu'au début du XXe siècle.
    Que racontent les sources chinoises sur ce souverain à la fois génial, excessif et mégalomane, celui-là même qui se fit enterrer avec une armée de huit mille soldats de terre cuite ?
    On trouvera dans ce livre son histoire telle qu'elle est relatée dans les textes les plus anciens, en premier lieu les Mémoires historiques du grand historien Sima Qian (140-86).

  • Auguste, fossoyeur de la République ?
    Auguste, père de la Rome moderne ?
    Auguste, fauteur de guerres ou architecte de la paix ?
    Sa destinée l'a placé sur la route de Jules César, et le glaive à la main, sur celles de Brutus, de Marc Antoine et de Cléopâtre.
    Avec son ami Mécène, il a fait venir à lui les beaux esprits du monde latin : Horace, Virgile, Ovide.
    Il a inspiré Sénèque, passionné les historiens : Suétone, Plutarque, Tite Live, Tacite, étonné Cicéron.
    Cruel ou magnanime, vertueux ou dépravé. Seul au sommet du pouvoir, déçu par les siens. 42 ans de règne, sans partage. Auguste n'a pas eu de fils, mais il a bâti une dynastie.
    Il est né en 63 avant Jésus-Christ. Il est mort 14 ans après le début de notre ère. Il y a 2000 ans de cela. L'histoire d'Auguste nous interroge toujours.
    Appien, Dion Cassius, Suétone et Plutarque nous racontent.
    Bruno Albin a été journaliste pour France Inter, Antenne 2, France 2 et France 3.

  • Né en 37 après J.-C., Néron est porté au pouvoir à 17 ans par les intrigues de sa mère Agrippine. Conseillé par le grand Sénèque, le dernier empereur de la dynastie julio-claudienne se montre bon administrateur au début de son règne. Il rétablit le Sénat dans ses prérogatives, procède à d'importantes réformes et se veut le bienfaiteur de son peuple. Après le grand incendie de 64, il conçoit des projets grandioses pour rebâtir Rome.
    Mais on ne lui pardonnera jamais l'assassinat de son demi-frère Britannicus, de sa mère et de son épouse Octavie. Ni la répression sanglante de la conspiration de Pison quand il pousse Sénèque au suicide et élimine une partie de l'élite politique romaine. L'Histoire retient aussi qu'il fut l'instigateur des premières persécutions contre les Chrétiens. Ses débauches, son goût immodéré pour les festivités et ses cabotinages sur scène finissent par lasser. Confronté à la révolte de grands chefs militaires, le dernier empereur de la lignée julio-claudienne est déclaré ennemi public par le Sénat et contraint de se suicider en 68.
    Tacite, Suétone, Sénèque, Dion Cassius nous racontent.

  • Périclès (495-429), stratège et homme d'État athénien, est la figure emblématique de l'âge d'or de la Grèce antique. Son influence fut si importante que la période est souvent appelée « le siècle de Périclès ».
    Avec sa compagne Aspasie, femme de tête et d'esprit, ils forment un des grands couples mythiques de l'histoire. Autour d'eux, ils rassemblèrent les plus éminents penseurs et artistes, les philosophes Anaxagore et Socrate, et Phidias le sculpteur qui supervisa la construction du Parthénon.
    Toutefois, le grand homme eut aussi ses détracteurs, à commencer par les poètes comiques quile couvrirent des piressarcasmes pour en faire un pantin gouverné par sa maîtresse courtisane et le responsable d'une guerre de 27 ans entre Athènes et Sparte.
    Qui était-il?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Plutarque, Platon, Thucydide, Diodore et des comiques grecs.

  • 480 avant J.-C., après le sacrifice désespéré du roi Léonidas et de ses 300 meilleurs guerriers au passage des Thermopyles, les soldats perses de l'empereur Xerxès Ier se ruent par milliers à travers le Péloponnèse pour aller saccager Athènes.
    Les habitants s'enfuient et vont se réfugier sur l'île de Salamine au large d'Athènes.
    Malgré le profond découragement des Grecs, l'Athénien Thémistocle, aidé du Spartiate Eurybiate, décide de livrer bataille en mer. Après 12 heures de combat acharné, malgré l'aide fougueuse de la reine d'Halicarnasse, Artémise Ière, les Perses battent en retraite en ayant perdu 200 trières contre 40 pour les Grecs.
    Eschyle écrit dans Les Perses :
    « Une plainte mêlée de sanglots règne seule sur la mer au large jusqu'à l'heure où la nuit au sombre visage vient tout arrêter. »
    Xerxès s'enfuit pour retourner en Perse en laissant son beau-frère Mardonios à la tête d'une armée de 300 000 hommes selon Hérodote.
    En 479, la bataille de Platées sera le dernier affrontement terrestre des Guerres médiques qui verra la défaite sanglante de l'armée perse et la mort de Mardonios.
    La flotte grecque portera l'estoc à la bataille du cap Mycale. Le Perse est définitivement vaincu.
    Hérodote, Diodore de Sicile, Eschyle et Plutarque racontent.
    Cet ouvrage est la suite de La véritable histoire de Sparte et de la bataille des Thermopyles paru aux Belles Lettres en 2007.

  • « Il crut qu'il était envoyé de Dieu avec la mission d'organiser tout, de modifier tout dans l'univers. Il voulait assujettir à une seule forme de gouvernement l'univers tout entier » (Plutarque, Vie d'Alexandre).
    Alexandre le Grand... Né en 356 avant J.-C. à Pella, fils du roi Philippe II de Macédoine et d'Olympias d'Épire, héritier du trône de Macédoine.
    En treize ans, il devient le plus grand conquérant de l'Antiquité et se constitue un immense empire. Des montagnes macédoniennes jusqu'aux rives du fleuve Indus, au pied de l'Himalaya, il unit l'Occident à l'Orient en un espace immense qui représente aujourd'hui la Grèce, la Turquie, Israël, la Palestine, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan.
    Les instantanés pris sur le vif par ses compagnons de route se sont perdus à jamais dans les poussières du temps. Seuls subsistent des récits élaborés bien après sa mort, par des historiens grecs et latins comme Plutarque (c. 45-125), Arrien (95-180), Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) ou Quinte-Curce (Ier-IIe siècle). Dans ces récits, choisis et organisés par Jean Malye, c'est toute la vie et la personnalité de ce jeune homme surdoué qui nous sont restituées: ses conquêtes, ses batailles, sa mort, sa légende.

  • Caius Iulius Caesar: cet être humain exceptionnel qui devint une légende dès son assassinat, qui inspira Bonaparte pour devenir Napoléon, ce fou de pouvoir au point d'en mourir, celui qui dépensa des fortunes en largesses et en pots-de-vin, ce noble qui s'appuya sur le peuple pour pouvoir être proclamé un jour dictateur à vie, celui qui donna le surnom de sa famille à ses successeurs comme à des héritiers et son patronyme à un mois de l'année et à notre calendrier... Tout a été dit sur lui: ragots sur sa sexualité, cruauté injustifiée en Gaule, culte maladif de la personnalité, intrigues politiques et graissages de patte... Comment peut-on se faire une idée juste et précise de ce personnage protéiforme, tel qu'il pouvait apparaître aux yeux de ses contemporains? Comment raconter sa « véritable » histoire? Nous avons à notre disposition les textes antiques qui nous sont parvenus: oeuvres écrites sur le vif de la main même de César (La Guerre de Gaules et la Guerre Civile) ou rédigées par un pseudo (La Guerre d'Alexandrie, la Guerre d'Afrique et la Guerre d'Espagne), portraits élaborés à partir de ouï-dire et d'archives existant encore plus d'un siècle après sa mort par l'historien latin Suétone et par le moraliste grec Plutarque, mais aussi correspondance de Cicéron, sans oublier le poème épique La Pharsale de Lucain et les textes des historiens grecs de Rome comme Dion Cassius et Appien. Et c'est avec ces textes, et ces textes seuls, que nous proposons aux amateurs de véritable Histoire ce "vrai César"... Toutes ces traductions sont extraites des collections des Universités de France, Classiques en poche et La Roue à Livres, publiées aux Éditions Les Belles Lettres. Textes réunis et commentés par Jean Malye.

  • Étranger, va dire à Sparte que nous gisons ici par obéissance à ses lois. 480 avant Jésus-Christ, les Perses, menés par Xerxès, fabriquent deux ponts de bateaux sur l'Hellespont pour envahir la Grèce. D'après Hérodote, c'est une armée de 2 millions d'hommes qui déferle du nord et une puissante flotte de 1 207 trières (plus de 500 000 hommes) qui s'approche des coetes hellènes. C'est le début de la deuxième guerre médique. Août 480, 300 guerriers originaires de Sparte menés par leur roi Léonidas décident de retarder l'ennemi qui se dirige vers Athènes pour l'incendier. Seul passage entre la Thessalie et la plaine de l'Attique, un étroit défilé coincé entre la montagne et la mer, les Thermopyles. Durant 3 jours, les Spartiates tiendront tête héroïquement aux assaillants en surnombre avant de succomber jusqu'au dernier autour du cadavre de leur roi. Quelles sources ont perpétué cet exploit insensé, ce sacrifice courageux, cet acte patriotique, ce symbole d'abnégation? Quels textes anciens nous permettent d'imaginer le caractère trempé de ces guerriers jusqu'au-boutistes? Quels auteurs antiques nous parlent de l'organisation de cette société spartiate qui fut plus tard, à différentes époques, le support de nombreuses idéologies totalitaires? Qui nous décrit ces Barbares, ce peuple d'Asie aux coutumes si différentes des Grecs? Qui étaient leurs chefs, Xerxès et Léonidas? Hérodote, Eschyle Lysias, Xénophon et Plutarque nous racontent... Toutes ces traductions sont extraites des collections des Universités de France, Classiques en poche et La Roue à Livres, publiées aux Éditions Les Belles Lettres. Textes réunis et commentés par Jean Malye.

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