Les éditions de L'instant même

  • Professeur de philosophie, peintre et passionné de mythologie grecque, Alexandre Leboeuf accompagne régulièrement des groupes d'étudiants en Grèce. Inspiré par les paysages, les couleurs, les odeurs et les rythmes de ce pays de mers et de montagnes, il prend plaisir à raconter les mythes des anciens. Par une approche dynamique et respectueuse, cohérente avec l'oralité de l'aède, il redonne littéralement vie à un monde légendaire trop souvent oublié. Quelque part entre le ludisme du récit, l'effort philosophique et le travail philologique, son projet d'Antimanuel de mythologie grecque se veut une véritable occasion de voyager.
    Les récits, courts et vifs, sont à l'opposé des entrées sèches des dictionnaires de mythologie et rappellent, à juste titre, que le mythe est langage, qu'il est vivant, et qu'il permet encore aujourd'hui de comprendre le monde et de se l'approprier.

  • L'essai Le corps souillé, d'Éric Falardeau, s'intéresse à deux genres cinématographiques souvent méprisés (le gore et la pornographie) et plus particulièrement à ce qui les unit : l'exhibitionnisme spectaculaire des fluides corporels, qui exprime selon lui un rapport trouble, voire haineux, au corps.
    Leur exposition, fétichisée par le gros plan, agit comme un révélateur de la relation ambiguë que le sujet, le spectateur ou son double cinématographique (les personnages auxquels il s'identifie ou non), entretient avec son enveloppe charnelle.
    Le corps souillé aborde différents enjeux (anthropologiques, sociologiques et psychologiques) à travers l'analyse de la représentation des fluides corporels. Objets de dégoût et de fascination, ils sont l'expression d'une angoisse existentielle que le gore et la pornographie nous obligent insidieusement à confronter.

  • Professeur de philosophie au cégep et passionné de mythologie grecque, Alexandre Leboeuf accompagne régulièrement des groupes d'étudiants en Grèce, leur faisant découvrir sur le terrain les paysages, les odeurs et les rythmes qui ont pu, il y a quelques millénaires, inspirer les conteurs. C'est dans cette approche associée à la transmission qu'il propose une relecture et une réécriture de certains mythes, en choisissant une formule proche de l'oralité et en se penchant davantage sur les récits, personnages et événements trop souvent occultés au profit des vedettes de ce corpus.
    Les trois parties de ce livre, L'Éveil, La Mort et La Renaissance, permettent ainsi à Alexandre Leboeuf de raconter, avec un bel élan, les histoires du squelette de Méduse, du lit de Procuste ou de Bysas au pays des aveugles, sans oublier la Voie lactée, les Muses et tant d'autres. Les récits, courts et vifs, sont à l'opposé des entrées sèches des dictionnaires de mythologie et rappellent, à juste titre, que le mythe est langage, qu'il est vivant, et qu'il permet encore aujourd'hui de comprendre le monde et de se l'approprier.

  • En 2098, un agent suédois travaillant pour l'Institut des sciences comportementales de la Parakaar est dépêché au Québec pour faire l'évaluation de la premika du très puissant Théodore Désilets, dont la fortune personnelle est évaluée à trente-six milliards de nouvelles roupies. En quelques déplacements ultrarapides, grâce à un réseau de transport planétaire performant, l'agent arrive à destination et rencontre Angèle, un modèle d'androïde doté d'une intelligence artificielle dont on craint qu'elle soit devenue « humaine ».
    Le protagoniste du roman est chargé d'évaluer les premikas produites par la compagnie Parakaar pour déterminer leur degré d'humanité. Il s'appuie pour ce faire sur une série de tests destinés à détecter et à protéger ces entités devenues trop intelligentes pour leur propre bien. Il doit, de façon non équivoque, évaluer qui est humain et qui ne l'est pas. Ce qu'il découvre, et ce qu'il met à nu, relève d'une réflexion fondamentale sur la nature profonde de l'existence.

  • Le jour où la belle Junie emménage avec Britannicus, le royaume d'Agrippine est menacé. Néron n'a plus qu'une idée en tête, posséder Junie, quitte à mettre Octavie dehors. L'ordre établi s'écroule et tous se retrouvent dans une course à qui mettra le feu à la maison familiale.
    Si les personnages sont empruntés à Racine, c'est dans un royaume de vinyle et de mélamine que se déploie cette histoire de trahisons, de sacrifices, de désirs, de flammes et de corps ensevelis sous la neige et les cendres, mais aussi d'amours infinis.

  • Captation de mouvement et captation de jeu, notions relativement récentes étudiées dans cet ouvrage, induisent une remise en question de la façon de faire du cinéma. Ce livre n'a toutefois pas la prétention de proposer une redéfinition du cinéma tel que nous le connaissons. Il a plutôt pour objectif de soulever des questions et de provoquer des discussions et des débats sur son état actuel, et, par la même occasion, sur son avenir.
    Dans cette optique, Justin Baillargeon propose de donner aux lecteurs et aux lectrices quelques outils pour alimenter leur réflexion en décrivant l'évolution constante de ces procédés, mais également en expliquant comment la captation de mouvement et de jeu a su se frayer un chemin au sein du septième art, jusqu'à devenir l'une des technologies les plus fréquemment utilisées dans le domaine des effets visuels. Enfin, pour illustrer son propos, il effectue une analyse comparative de deux films qui partagent le même univers fictif, l'un réalisé en prises de vues réelles (Tintin et le mystère de la Toison d'Or, Jean-Jacques Vierne, 1961) et l'autre en captation de jeu (The Adventures of Tintin, Steve Spielberg, 2011). Il met ainsi en évidence les situations pour lesquelles les techniques de saisie de mouvement ainsi que le cinéma virtuel sont des outils indispensables à la réalisation de certains projets.

  • « Ventre » le deuxième volet d'une trilogie théâtrale du comédien et dramaturge Steve Gagnon continue l'exploration de la séparation amoureuse amorcée avec « La montagne rouge (SANG) ». Elle et lui s'affrontent, s'entrechoquent et se déchirent avec leurs mots nus et leur chair crue.

  • Trois comédiennes, Julie, Kathleen et Geneviève, s'ouvrent le temps d'un cinq à sept où les tabous s'avalent aussi rapidement que les shooters.
    L'amour, le couple, le désir, la sexualité, les impératifs de performance, la morale sociale autour de l'utérus, les standards de beauté anxiogènes et l'insupportable pression qui comprime le corps dans un moule One size (must) fit all nourrissent les échanges de surface.
    Puis, l'ivresse aidant, les trois femmes plongent en des zones plus intimes, celles où sont enfouis les aspects inavouables de leur personnalité, leurs pulsions, leurs peurs, leurs angoisses et leurs drames, avant de regagner la surface et de trinquer de plus belle.
    Fanny Britt compose une partition syncopée rythmée par un langage cru et franc où la frontière entre la réalité et la fiction demeure volontairement floue.
    Cinq à sept est le deuxième volet d'une trilogie amorcée avec Ils étaient quatre, de Mathieu Gosselin et Mani Soleymanlou, et close par Huit, de Mani Soleymanlou.

  • Ce volume fait suite au Parcours de la musique baroque publié en 1995. Il est dans le même esprit. Destiné au mélomane profane, ce bref survol cherche à cerner ce qui, dans la musique classique au sens restreint, exerce un attrait sur le grand public. Seuls les grands maîtres viennois de la haute période (1750- 1820) sont ici examinés : Haydn, Mozart et Beethoven, l'après- Beethoven étant considéré comme le début de la période romantique. L'ouvrage contient un court résumé de la biographie de chacun des trois compositeurs suivi d'une présentation succincte de l'ensemble de l'oeuvre.

  • Entretiens avec Peter Brook menés par Pierre MacDuff, directeur général de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes.

  • Du modernisme des années 1960, en passant par le réalisme politique des années 1970, le postmodernisme des années 1980 et 1990, jusqu'aux premières décennies du cinéma du numérique, le cinéma de répertoire rayonne aussi dans les cinématographies nationales.
    Enrichi de tableaux récapitulatifs regroupant les films essentiels pour chaque période donnée, Le cinéma de répertoire et ses mises en scène propose une rétrospective historique d'un cinéma indépendant tantôt lumineux, tantôt désabusé, mais jamais à court d'inventivité.

  • Un an après le suicide de son amoureux, une jeune femme retourne à l'endroit où le couple s'était inventé un refuge. Elle veut confier sa détresse à celui qu'elle aimait, et la culpabilité qui la ronge. S'ouvre un dialogue où le temps n'a plus de prise. Au mal-être qu'exprime le jeune homme, la jeune femme réplique par sa propre colère et son trouble devant la nécessité de continuer à vivre.
    À travers le désarroi d'une jeune femme qui porte seule le poids de son deuil et la rage d'un jeune homme qui refuse la norme, Steve Gagnon expose crûment le malaise d'une société à court de rituels.

  • Tess et Jude sont passés maîtres dans l'art du voyage virtuel. Un jour, l'idée de faire des Jack Kerouac d'eux-mêmes s'impose. Tess travaille au Subway, Jude est prestataire de l'aide sociale ; ils conviennent que rédiger le récit de leur expédition est l'unique moyen de la financer. Tess s'abreuve aux enseignements d'un gourou des lettres et tire les ficelles auprès d'un amoureux transi, auteur de romans abscons, afin d'obtenir une subvention du gouvernement. Le duo quittera-t-il enfin Grand-Mère à bord de sa Monte Carlo 2003 jaune pour sillonner les routes jusqu'à Bird-in-Hand, en Pennsylvanie ?

  • Textes de trois pièces de théâtre de Lomer Mercier Gouin accompagnés d'un dossier bibliographique et d'une présentation de André G. Bourassa, éminent spécialiste du théâtre québécois et des écrivains automatistes.

  • Ce florilège des textes parus sur la question du français de la Conquête à aujourd'hui présente la situation de notre langue en terre d'Amérique telle que nous la vivons et que l'ont vécu nos ancêtres. Contributions d'auteurs anciens et modernes. Texte général de Gilles Pellerin.

  • Ce roman met en scène la banlieue qui est l'image même de la cohérence avec ses bungalows, ses pelouses rasées de près, ses arbres émondés, ses cabanons, ses plates-bandes bien ordonnées. Derrière leurs haies bien taillées, les occupants s'épient, s'envient, se lient, se trompent. Bercés par les slogans publicitaires, ils attendent le bonheur promis.

  • Recueil de nouvelles présentant des personnages contemporains aux prises avec les problèmes inhérents à la condition humaine : la détresse d'une femme au retour de l'hôpital, l'infidélité suspectée et redoutée, la difficulté du rompre la solitude, etc. Chaque nouvelle devient une ponction, une plongée, une saisie.

  • Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D'abord ce «glissement de terrain» qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s'effondre, signe visible de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays. En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi. Pas d'autre morale, pas d'autre lutte, pas d'autre foi, pas d'autre parole, quand ça vous crie au ventre, que d'échapper à l'étranglement. On veut partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d'une société en perdition. Une maladie qui n'épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe, que nul n'habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants...

  • Un jeune homme qui trouve un numéro de téléphone sur un mur de toilette de bar entreprend une correspondance électronique avec la jeune femme qui lui répond lorsqu'il compose le numéro. Le sujet peut semble banal, une histoire d'amour ratée. Par contre la forme est inventive, la narration étant parsemée de courriels, de fabliaux racontés comme outils de séduction, et des interventions d'un narrateur omniscient qui n'hésite pas à résumer l'action et à faire le point.

  • Deux frères se retrouvent sur la ferme familiale pour la lecture du testament de leur père. L'aîné, Arnaud, a quitté la maison quatorze ans auparavant. Devenu correspondant de guerre, il n'a plus jamais donné de ses nouvelles. Armand, son frère, l'accueille carabine en main.
    Brisé par l'horreur des conflits, Arnaud peine à comprendre la rage qui habite Armand. Mais, traqué par ses souvenirs, il ne peut plus se dérober. Il doit creuser et déterrer ce qu'il gardait enfoui, libérer les mots qui l'étranglent.
    Avec la pièce Dehors, le dramaturge, comédien et traducteur Gilles Poulin-Denis signe sa troisième oeuvre. L'auteur, originaire de la Saskatchewan, marie avec adresse et sensibilité l'anglais au français dans une écriture précise et poétique. À travers le personnage d'Arnaud, il explore les passages empruntés par un homme en quête de repères.

  • Bouleversé par le décès de sa mère, un jeune archéologue accepte d'aller travailler sur un chantier de fouilles à des milliers de kilomètres de chez-lui. Loin de Montréal, étourdi par une fuite en avant qui ne semble pas combler l'immense vide laissé par la disparition maternelle, il fait la rencontre d'Edna, qui l'accueille pendant son séjour. Avec l'aide de cette femme sensible et vraie il parvient à se réconcilier avec la vie pour mieux revenir à sa belle infirmière, Nathalie.
    Avec une tendresse et une violence d'une rare complémentarité, Steve Gagnon donne la parole à un homme déchiré, un adulte / enfant incapable d'affronter l'existence. Touchant et sincère, le personnage qu'il crée dans Os. La montagne blanche exprime avec simplicité toute la douleur et la colère du deuil, sans compromis ni concessions.

  • À la fois biographie, enquête, témoignage et autobiographie, Un livre sur Mélanie Cabay est une réflexion sur la mémoire et la violence faite aux femmes. Avec humilité et tendresse, François Blais revient sur les années qui se sont écoulées depuis la disparition de Mélanie Cabay, le 22 juin 1994. La nostalgie est ici teintée de douleur, voire de culpabilité. Ces jeunes femmes qui disparaissent, ces Mélanie, Kristina, Karine ou Rosiana, François Blais les ramène à notre mémoire, leur redonne vie quelques instants, le temps de se dire qu'elles auraient pu être ses sœurs, ses copines, ses professeures.

  • La finance est devenue une abstraction et s'est immiscée dans toutes les sphères de notre vie.
    Jusque dans l'art contemporain.
    Surtout dans l'art contemporain.
    Ce que vous verrez ce soir s'appuie sur une recherche documentaire. On a cité des artistes, des galeristes, des encanteurs, des spéculateurs et des économistes. On a tenté de voir plus clair dans les mécanismes obscurs du marché. Et d'entrer dans l'intimité de l'art et de l'économie.
    Cette démonstration est faite à partir du récit de l'évolution de la carrière d'une jeune artiste en art visuel. Un peu à bout de souffle, l'augmentation du prix du cuivre l'obligeant à revoir son mode de création, elle obtient une résidence d'artiste à Londres pour se ressourcer. Sa vie et sa carrière seront complètement transformés par sa rencontre avec un trader américain très actif sur le marché de l'art.

  • La pièce met en scène la fin tragique des rêves d'étendues immenses et de liberté d'adolescents déçus par leur entourage. Frédéric, dans la vingtaine, attend la mort dans sa chambre d'hôpital. À son chevet défilent ses proches dévastés à qui il refuse de parler. Au coeur de sa fièvre émergent son frère d'âme, Wilson, et son amour de jeunesse, Odile, qui l'accompagnent jusqu'à sa fin qui prend des airs de tempête de sable.

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